Perles d'archives.
C.H.G.H.47
Au bureau, 54 rue de Cocquard, à Villeneuve-sur-Lot, les adhérents peuvent consulter nos archives, de nombreux dépouillements et relevés de tables décennales.

AGNAC (1764) : Comblement d’une fontaine.

Mes successeurs sauront que le 18 juillet 1764, Monsieur Dijon s’avisa de faire combler la fontaine qui se trouve au fond du cimetière un lopin de terre entre deux. Ne voulant pas souffrir un pareil attentat aux droits de mes paroissiens, après avoir épuisé toutes les voyes de la politesse, je le rendis assigné au sénéchal pour qu’il me réintégrat.

L’exploit fut controlé à Miramont par Charotte le 20 juillet voyant que je ne badinois pas, je le quittois les moyens de douceur pour prendre celuy de la rigueur. Il donna ordre tout de suite que la dite fontaine fut mise dans son premier état.

Ainsi font les braves qui le sont autant qu’eux. La possession de la fontaine est immémoriale.

Vaquier, curé d’Agnac.

Sources : BMS.

ARMILLAC (1780) : Décès d'un couple le même jour.

L'an mil sept cent quatre vingt et le onzième du mois de Septembre sont décédés au bourg d'Armillac et presque à la même heure, Françoise et Antoine Huiraud mariés ensemble. L'épouse mourut après quatre heures et L'époux avant cinq heures du même soir comme L'un et L'autre L'avait souhaité pendant leur vie dont l'amitié n'eut jamais d'exemple. Tous les deux âgés d'environ soixante et dix ans munis des Sacrements de l'église, furent ensevelis L'un près de L'autre au gré de leurs désirs dans le même instant dans le cimetière de la paroisse en présence de leurs parents, de Guillaume Colombet et de Pierre Huiraud qui n'ont signé pour ne pas savoir en foy de ce.

Lalaurie Curé.

Sources : BMS.

BARBASTE (1762) : Déclaration de grossesse chez un notaire.

Aujourd'hui 18e jour du mois d'avril I762, avant midi, dans le bourg de Barbaste, juridiction de Lausseignan, et dans la maison de Jeanne Dupeyré, veuve du sieur Bernard Cazenobe, par devant nous, notaire de la ville de Nérac, se rendant au dit lieu, soussigné, présents les témoins bas nommés, a été présente en personne la dite Jeanne Dupeyré, habitante de la présente maison, laquelle de son bon gré et volonté, a dit, déclaré et confessé, qu'ayant appris que dans la présente juridiction de Lausseignan, il n’y a aucun officier pour la distribution de la justice, et, étant dans le cas de la requérir, pour faire sa déclaration de grossesse elle se serait transportée en la ville de Nérac, sans une incommodité qui l'empeche de voyager, et aussi d'autres raisons très légitimes pour faire de la route.

C'est pourquoi la dite Dupeyré, pour satisfaire aux ordonnances du Roy et en cas d'évenements imprévus, elle a dit et déclaré en présence du dit notaire et des témoins, qu'ayant depuis longtemps en pension chez elle le sieur André Filliastre, employé dans les fermes du Roy, elle aurait contracté pour lui une forte amitié, et qu'après des promesses les plus flatteuses et les plus réitérées de la part du nommé Filliastre, la dite comparante n'a pu eviter d'etre « coinçée » charnellement, de la part de ce dernier, duquel elle se trouve enceinte d'environ cinq mois. Laquelle présente déclaration de la dite Dupeyré à fait, pour servir d'a valoir a celle… (deux mots illisibles) que de raison, et pour les raisons susdites,et de laquelle elle m'a requis, a été fait et passé en présence de François Gasquet, maitre es Arts, habitant de la paroisse de Bréchau, juridiction de Lavardac, et du sieur Étienne Cadraud, négociant, habitant du présent bourg, et ont signé, non la dame Dupeyré, pour ne savoir, ainsi qu'elle l'a déclaré, de ce faire, par moi interpellée.

Saintaraille, notaire.

Contrôlé le 28 avril 1862.

Sources : A.D. Lot et Garonne : 3 E 183/27.

BEAUZIAC (1839) : Naissance de Marie de Mars.

L’an mil huit cent trente neuf et le seize du mois de mars, a dix heures du matin, par devant nous Grandjean Maire et officier de Letat Civil de la commune de Beauziac, au canton de Casteljaloux, arrondissement de Nérac, département de Lot et Garonne sont comparus Marie Armant cultivatrice agée de quarante ans habitante de St Gervais et Jeanne Couleau cultivatrice agée de quarante huit ans habitante en cette commune lesquelles nous ont déclaré que Catherine Pons cultivatrice agée de trente trois ans habitante en cette commune au lieu dit au Turey laquelle est accouchée ce jourd’hui a une heure du matin en la maison au Turey d’une fille née d’elle et de père inconû a la quelle ont donné le prénom de Marie de Mars. Les dittes declarations et presentations nous sont faitte en presence de Jean Lestrade cultivateur et de Jean Labadie cultivateur habitans en cette commune. Les quels nont signé avec noux le present acte ni les declarations pour ne savoir Ce sont requis par nous apres lecture faitte.

Grandjean.

Sources : Etat civil.

BEAUZIAC (1839) : Décès de Marie d'Avril.

L’an mil huit cent trente neuf et le deux aout a dix heures du matin par devant nous Grandjean maire et officier de letat civil de la commune de Beauziac au canton de Casteljaloux arrondt de Nérac dept de Lot et Garonne sont comparus Bernard Cazemajou cultivateur agé de quarante sept ans et Jean Bernède thisseran agé de tente ans tous deux habitans de cette commune voisins de Trilles. Les quels nous ont déclaré que Marie D’Avril fille naturelle de père inconnu et de Marie Léveillé est decedée cejourd’hui a cin heures du matin en sa maison a Trilles agée de quinze mois. Les déclarants témoins du deces nont signé avec nous le present acte pour ne savoir ce sont requis par nous pares lecture faitte.

Grandjean.

Sources : Etat civil.

BEAUZIAC (Le Tren, 1725) : En bout du Tren, pour le dernier voyage.

L’an de grâce mille sept cent vingt cinq et le deuxième janvier est décédée de maladie paralitique demoiselle Charlotte Castaing épouse du Sieur Moïse Chael étant de religion prétendue réformée, ayant néanmoins donné des marques pendant sa maladie quelle desirait mourir dans le sein de l’église Catholique Je luy ay administré les sacrements de l’extrême onction agée environ de… a été ensevelie le troisième du même mois à l’extremité du cimetière du Tren, présents Bernard Lagardère, François Castaing, sacristain, tous dudit Tren qui n’ont point signé pour ne scavoir foy de quoy j’ay signé.

Canterac d’Andiran servant du Tren.

Sources : BMS.

BEAUZIAC (Bouchet, 1738) : Un mariage sans mariés.

Le 18 fevrier 1738 ayant publié un dimanche seulement les bans du futur mariage et ayant averti le peuple que cetoit pour la premiere et derniere publication les parties ayant resolu de se pourvoir devant monseigneur leveque pour la dispense de deux autres bans les ont obtenus, sans quil soit venu a ma conoissance aucun empechement lesparties sy etant preparées par les sacremens de penitence et leucaristhie, leur ay imparti la benediction nuptiale en presence de Manieu Capdeville et de Barthelemy Lague qui nont signé pour ne sçavoir en foy de quoy ay signé.

Biroat desservant Bouchet.

Sources : BMS.

BEAUZIAC (Bouchet, 1772) : Mort sur le chemin.

L’an 1772 et le trente unieme jour du mois de janvier on a trouvé mort dans le grand chemin de la ville de Casteljaloux a bazas dans la paroisse de beauziac près de la Veyriere, le nommé barthelemi lestrade agé d’environ soixante dix ans de la paroisse de Saint gervais ; monsieur Ducassé fils procureur du roy du Senechal de Casteljaloux après qu’on luy eut fait le rapport qu’etant sujet a la maladie epyleptique, il etoit mort de cette maladie permit qu’il fut inhumé dans le cimetiere de la paroisse de bouchet le premier de fevrier de la susdite année avec les ceremonies accoutumées…

Sources : BMS.

BOUGLON (1790) : Meurtre ou assassinat ?

Pierre Moulié agé d’environ cinquante ans epoux de Marie Chaissel est decedé de mort violente ayant eté assassinné dans le moulin de la herrere dont il il etoit le fermier le neuf juin 1790. Son corps a eté inhumé le lendemain dans le cimetiere de Bouglon vieux en presence d’Antoine Doussin et de Pierre Tauzin qui ont declaré ne savoir signer. Degans ancien curé archipretre.

Sources : BMS.

BOUGLON (Bouglon-Vieux, 1784) : L'achat d'un nouveau cimetière.

Le 25 aoust 1784 est decedé dans la comunion de leglise Guillaume Fauconau tonolier age denviron soixante quinse ans il a este enseveli le lendemain dans le cymetiere de la presante paroisse en presence de Jean Mauget et François Tessié qui ont declaré ne scavoir signer Garbay de Lafon curé.

Deliberation de paroisse dans laquelle il a este statué que le cymetiere seroit changé avec laprobation de m(onsei)gneur leveque.

Aujourdhui trentieme may 1784 a lisue de (la) messe paroisiale de Samadet en la jurediction de Bouglon diocese de Basas, les habitans et principaux tai(l)lables de la dite paroisse de Samadet assamblés a son de cloche et convoqués par deux avertissements au prone de la messe par mr me Joseph Garbay de Lafon docteur en theologie curé de la dite paroisse a este dit que le cymetiere indepandament de sa petitese se trouve entierement ouvert ; au poin que chaque jour les animaux paturent, que dailleurs le nombre de cadavres quon y ensevelit depuis quelque temps empechent quil nest plus possible dy faire denterements que le dernier qui a este enseveli na este quavec pene puisque le sacristain ne trouvoit de place a faire une fosse quil ne trouvat de cadavres du tout consomés quil seroit essentiel de pourvoir incessament a tous ces incovenients facheux a tous egars ; par mr me Antoine Merac juge de la jurediction de Bouglon a este dit que lassemblée reconoisant la justice des represantations de mon dit sieur curé consentir tres volontiers au changement du cymetiere si les habitans qui gemisent sous le poids des impositions etoient dans le cas den faire la depanse ; sur ce mon dit sr Garbay de Lafon curé a offert den acquerir un aproximité possible a ses frais et depans tant au principal quaccessoires a la charge par les dits paroissiens de consentir 1° que lencien cymetiere de la contenance denviron une late et demy non compris le chemin qui joint leglise et la maison curiale reste et demere en proprieté et usufruit audit sieur curé et a ses succeseurs 2° quil fosoyieront le nouveau cymetiere par corvée de trois pies de large sur trois de profondeur garni daubepine 3° quil y aura une porte en pierre faite au depans du dit sieur curé suivant ses offres et les materiaux seront transportés par les paroissiens les piere de taille pour la dite porte genereusement oferte par le sieur Merac ; sur quoy la presente assamblée après avoir murement reflechi sur tout ce dessus sur le bon plaisir de Monseigneur leveque que mon dit sieur curé et ses succeseurs sont et demeurent proprietaires incontestables du cymetiere actuel a la charge par luy den fournir un autre aussi près que possible de la contenance dun quart de journal a ses frais et depans tant en principal quaccessoires aux autres offres par luy cy dessus faites en telle sorte que les paroissiens ne soi(e)nt dans le cas que fournir les transports des materiaux pour la porte et le fosoyer de la maniere cy dessus, et pour y parvenir lassamblée a nomé Antoine Pomicon pour leur sindic present et acceptant a lefet de pour et au nom des deliberans supplier M(onsei)g(neur) leveque davoir pour agreable, non seulement le dit changement de cymetiere mais encore les authoriser dans les objets cy dessus delibérés donant a cet efet tous les pouvoirs au dit Pomicon quil peut avoir besoin a raison de tout ce dessus circonstances et depandance aprouvants et confirmant tout ce quil faira fait et areté le dit jour mois et an que dessus es presents les sieurs Leonard Dufau maitre arpanteur habitant de la paroisse et jurediction de Samasan et Jean Fourget brassier habitant de la paroisse St Sauveur jurediction de Caumon themoins le sieur Dufau a signé avec partie des deliberations de ceux qui savent non les dits Fourget ny les autres deliberans qui ont declaré ne scavoir de ce interpellés aussi signés a loriginal Garbay de Lafon curé, Merac juge, Serres, Casenave, Serres, Barthelemy Dous, Pomicon, Jean Pomicon, S(anit)Tourens, Dufau et le notaire soussigné.

Loriginal controllé au bureau de Marmande Raine no(tair)e royal.

Sur la requete qui a este presentée par le sieur procureur sindic a Monseigneur leveque il a este ordoné par monseigneur Jean Baptistte Amedée de Grégoire de St Sauveur que mr Ferran archipretre de la ville de Casteljaloux le transporteroit sur le lieu pour voir les faits exposés dans la dite deliberation et dans la requete presentée.

Mr Ferran archipretre ayant fait son verbal le 20 juin 1784 il a este ordoné par monseigneur leveque que le nouveau cymetiere sera beni par le dit Feran quil a comis a cet effet par son ordonance datée du 25 juin 1784 aux conditions cy dessus designées et quil y aura de plus dans le nouveau cymetiere une crois en pierre.

Le 27 juin 1784 le nouveau cymetiere a este achété par mr Garbay de Lafon au nomé Parisau qui a este payé argent compté dans une assemblée de paroisse qui sest tenue apres la messe le contrat a este retenu par le sieur Raine notaire royal habitant la paroisse de Samasan.

Le 29 aoust 1784 par ordre de monseigneur J B Amedée Gregoire de St Sauveur le nouveau cymetiere a este beni par mr Ferran archipretre et chanoine de Casteljaloux.

Le 4 7bre 1784 est née a receu le bapteme par la sage fame et est decedée un heure après Marie Vignau fille legitime a Jean Vignau metayer et a Louise Duchamps elle a este ensevelie le lendemain dans le cymetiere de la presente paroisse en presence de Jean Maurau et Francois Marteynac qui ont declaré ne scavoir signer. Garbay de Lafon curé.

Sources : BMS.

BRUCH (1768) : Sépulture d'un enfant nègre.

Le 29 mars 1768, est décédé un enfant nègre, esclave du Seigneur de Bruch, nommé Noël, agé de douze ou treize ans environ.

Il a été enterré dans la communion de l’église, le 30 dudit mois, en présence de Michel BONNIN, d’Arnaud MONTUS, et autre Arnaud Montus qui n’ont signé, pour ne savoir, de ce, requis par moi.

Pelous, curé de Bruch

Sources : E supplément 2.770.

CASTELJALOUX (17 septembre 1545) : Marché de plomberie passé entre Pierre Potier et Bernard Valenton, plombier de Casteljaloux en Bazadais.

L’an mil cinq cens quarante cinq et le dix septieme du mois de septembre regnant Francois etc dans la cite de Toulouse et dans la maison de noble Pierre Potier scuyer seigneur de la Terrasse par devant moy notaire establi en sa personne Bertrand Valenton plombier habitant de la ville de Castel Gelos en Bazadaois lequel de son gre a promis a noble Pierre Potier squier seigneur de la Terrasse et de saint Helix secretaire du Roy notre sire present luy fere et couvrir de plomberie quatre pams de couverture destoc garny une tour estant au chasteau de Saint Helix icelle qui est maintenant preste a couvrir et lequel Valenton a dict et affirme au dict seigneur de la Terrasse y avoir besoin pour icelle couvrir de pomberie quinze quintaulx de plomb et seize livres d’estaing et non plus et avec la dite monition la … sans ce que le dict sieur de la Terrasse soit tenu lui en bailler davantage au cas il en y failloir plus le dict Valenton sera tenu le fornir a ses despens […] que luy a affirme de present en y avoir assez des dicts quinze quintals plomb et seize livres staing et sera tenu faire la dicte couverture et besoigne en la forme maniere et tout insi qu est convenu à un pourtraict entre les mains du capitaine du dict Saint helix et le dict sieur de la Terrasse sera tenu luy fornir tant seulement les plombs staing clous et fer necessaires et le dict Vallenton fere et pourté tout le demeurant a ses pespens et aura faict et parfaict dicy a la feste de Touts les Sainctz prochain venant et apres la dicte besoigne faicte sera visitée par mestres a ce entendus pour scavoir sy la dicte besoigne sera bonne et bien faicte selon le dict pourtraict et au profit de la maison et pour ses peines travaulx despens et autres fornitures le dict seigneur de la Terrasse a promis et sera tenu donner et peyer au dict Vallenton la somme de cinquante sols tournois pour chacun quintal ouvre et pouse et laquelle somme le dict seigneur de la Terrasse a promis et sera tenu payer au dict Vallenton incontinent apres la dicte besoigne faicte pousee visitee et que aura este retene et trouvee bonne par experts et le refere a ses propres couts et despens et avec ce estably en sa personne Bertrand de Capdeport maistre porpoinctier de Toulouse deumeurant a la rue de Servinhieres lequel a plege et cautione pour le dict Vallenton et a promis au dict sieur de la Terrasse luy fere la dicte besoigne en la forme et maniere et dans le temps dessus specifie et acomplir tout ce dessus et pour ce faire a faict son propre et privé faict et dette et constitue principal facteur et debiteur et le dict Vallenton la promis relever indemne de tous despens dommages et interets sur la dicte obligation… 

Sources : AGHG, 3 E 5-212 f° 109.

DOLMAYRAC (1722) : Fille ou garçon ?

L’An mil huit cent vingt deux, le douzième du mois de Juillet à neuf heures du matin, par devant nous Guillaume Malaure adjoint et officier de l’état civil délégué par monsieur le maire de la commune de Dolmayrac, Canton de Sainte-Livrade, quatrième arrondissement du département de Lot et Garonne, est comparu Marie Capiel âgée de vingt trois ans habitante au bourg de Dolmayrac laquelle nous a déclaré que le douze dudit à quatre heures du matin Anne Marrou domiciliée au dit bourg est accouchée dans sa maison d’un enfant du sexe masculin ou féminin (qu’il ou elle) nous présente, et auquel (il ou elle) donne le prénom de Jean.

Les dites déclarations et présentation faites en présence de Guillaume Delbrel agé de vingt neuf ans et Jean Papon agé de vingt huit ans, cultivateurs domiciliés au dit bourg de Dolmayrac et nont les déclarants signé pour ne savoir de ce requis interpellés par moy après que Lecture leur en a été faitte.

Malaure.

Sources : BMS.

ESQUERDES (1786) : Imbécile.

Le trois du mois de juillet mil sept cent quatre vingt six est morte dans l’etat d’imbecillite Catherine Duthil age d’environ cinquante ans et le quatre du dusdit mois celle est ensevelie dans le cimetiere de cette eglise en presence de Jean Joseph Couzinet sonneurs des cloches qui n’ont signe pour ne savoir de ce interpelles par moi.

Chaigne, curé d’Esquerdes.

Sources 5 MI 11 (R 20).

FALS : Hyver de 1694.

L’hyver de l’année mille six cens quatrevingt quatorze fut tres sec et tres froid par les grandes gelées qui ont duré presque tout le mois de mars. Les bleds bien que semés estaient tres beaux, mais par la grande secheresse et un grand vent d’autan qui survint le dixième de mars et qui dura le dix huit et dix neuf et qui les deracina si fortement que tout le monde se croyait perdu, mais troys jours apres furent raffraichit par une douce pluie qui promettoit une tres forte recolte lorsque le sept de may à troys heures apres midy tomba une grele qui emporta notre recolte de vin…

L’année ayant été la plus miserable que les vivants aussent veux car la comparant à celle de 1631 et de 1633 la pire, il n’y avait de comparaison.

Le bled se vendait au moys de janvier douze et treize livres, au mois de fevrier quatorze et quize, au moys de mars et d’avril à quinze et seize.

En May jusqu’à la saint Jean à dix sept et dix huit…

Tout le monde vendait aux marchés au cry public, linges, habits, meubles. Les nouvellement mariés vendoient leurs habits nuptiaux. Pour les biens fonds, on en acheptoit à tres vil prix. Le Roy fait force liberalités a Paris et dans tout le royaume, a nostre part, nous eusmes cent livres par le secours de Madame de Bastard la tresoriere. Il y a eu aussi un ordre du Roy de taxer dans toutes les paroisses les bien tenans et aysés et que tous les pauvres restassent dans leurs lieux. Le Parlement de Tholose donna arrest pour que les femmes mariées peussent vendre et que ceux qui leur presteroient feussent payés preferablement a dot. Avec ceste grande precaution, il est mort dans la province un tiers du monde de misere. La faim leur engendroit une fievre tierce, tantost double tierce, tantost quarte, et une gale generale par tout le corps, avec ce une langueur qui les mettoit au tombeau. La recolte du bled ayant este tres petite, il s’est vendu soubs le fleau 9 livres, 13 sous. Point de vin. Le millet tant gros que petit qu’on avoit seme en quantite a sauve la vie a force monde, car dans le moys de septembre et pour le reste de l’année le bled ne s’est vendu qu’a sept livres. L’ete a este tres chaud. La gelée commença a mi octobre. Tout ce qui estoit necessaire pour la vie des hommes estant tres cher, le vin s’est vendu toute l’année a 22 livres, 24 livres, et 30 livres sur la fin, en détail, partout à six sels. La volaille tres chere a cause des grandes et generales maladies. Canaux, bordier de Laillé, vendit au moys de septembre 3 poules a 30 sous piece, les … tres rares, un sou la paire, les veaux et moutons tres chers. Tout le monde estoit presque reduit à l’aumone. La plupart des pauvres se rendoint valeurs, surtout les ports espées de ceux qui n’estoit distingues par quelque malchance, tesmoing M. Noat, curé d’Espiens qui ayant apporté de son pays de Normandie, deux mille escus, troys feurent la nuit dans sa maison et luy proposerent de choisir quel des deux il aymoit le mieux de leur donner ou sa vie ou sa bourse, et leur ayant donne trente louys qu’il portait sur luy, ils ne feurent contans, il fallut qu’il leur donna mille escus cent pistolles par homme. Il y a eu force pareille exemples dans la province, jusques la que les voleurs prenoient habits de moynes pour se deguiser. Les prevosts avoient force compation. On en fait brusler troys Agen pour la mort desquels on donna un peu l’epouvante. Point de l’eglise, qui ayt este à l’abry du brigandage, jusques meme a deterrer les morts pour avoir le suaire qu’ils vendoient.

Extrait des registres paroissiaux de Fals, archives départementales de Lot-et-Garonne, E supplt. 186, année 1694.

FOURQUES (Notre-Dame de Fourques, 1703) : Choix d’un sacristain.

Le deuxième septembre mil sept cent trois, nous soussignés prêtre et curé de cette paroisse de Fourques, et sindiqs et marguillier de la ditte église, après démission volontaire de Jean Piccart, tailleur, si devan sacristain de nostre église, à cause de son esloignement, impossibilité et incompatibilité de profession à servir en qualité de sacristain.

Lequel nous aient remis la crois et clefs de l’église ; c’est présenté Jean Pissos paroissien plus proche voisin de l’église pour servir en ceste qualité de sacristain et se faisant reconnaît la probité, bonne vie et mœurs et propre pour la dite fonction, nous l’avons unanimement approuvé et reçu, et lui avons remis la ditte crois et clefs de l’église.

La charge de bien et dignement faire sa fonction de tenir le linge et les chandeliers et lampes nets, de balier soigneusement la ditte église la veille des festes et dimanches, d’accompagner le Vicaire quand il porte le Saint Sacrement de l’Eucaristie et d’Extrême Onction, sonner les messes et aux marias et faire généralement toutes les fonctions d’un zellé sacristain, consentent qu’il tire les rétributions et salaires accoutumés.

Sources : BMS.

GUÉRIN (Esquerdes, 1786) : Imbécile.

Le trois du mois de juillet mil sept cent quatre vingt six est morte dans l’etat d’imbecillite Catherine Duthil age d’environ cinquante ans et le quatre du dusdit mois celle est ensevelie dans le cimetiere de cette eglise en presence de Jean Joseph Couzinet sonneurs des cloches qui n’ont signe pour ne savoir de ce interpelles par moi. Chaigne, curé d’Esquerdes.

Sources : 5 Mi 11 (R 20).

LABASTIDE-CASTEL-AMOUROUX (Veyries, 1640) : Une bénédiction de cloche.

La cloche de Nostre Dame de Beyries fut baptisé le dimanche 12 aoust 1640 par Me François Decornet, curé ; lequel eut pour assistant le Révérend Père Aymond Egreville, de l’ordre des Pères de la Mercy… Y eust sermon à la grand messe par le frère Nolasque, théologien fils de M. Tillol, de Casteljaloux. Et la ditte cloche eust pout parrin Bourthoumieu Dubrana, consul ; lequel estrena la ditte cloche d’un carton et deux picotins de froment ; tout aultant  que la ditte cloche en peut seullement contenir ; et s’en retourna le reste du sac.

Et la mesme chose eust pour marrine Berthoumieue Balenton, femme à M. Benlibeigne ; laquelle estrena la ditte cloche de cinq aulnes de toille de maison, fort honeste. Et de laquelle toille nous en avons faict faire une albe, pour servir à l’autel, garnie de dentelle, tout à l’entour, par le bas, et les manches ; et le tout aux despans de la marrine.

Et la ditte cloche ce monta au clocher, la veille de l’Assomption Nostre-Dame le 14 aoust 1640, par maistre Bernard de Labadie, faure ; lequel la ferra...

Sources : Reg. par. de Veyries.

LABASTIDE-CASTEL-AMOUROUX (Notre-Dame-des-Prés, 1669) : Refonte dune cloche.

Le 15 mai 1669, dans l’église de Notre-Dame des Prés, juridiction de Villefranche en Condomois, assemblés Monsieur de Maluin de Latourrasse présent, docteur en théologie et curé de Notre Dame des Près et ses annexes, Raymond Dubrana dit Potet, jurat de Villefranche, Arnaud Salenave, Jean Moret, Jean Ardilouze, Bernard Robert et Etienne Mourgans, tous habitants de Notre Dame et le Mourgans de St Martin de Guereguit annexe, ont convenu avec sieur Augier St Martin, maître fondeur habitant de Nérac pour la façon et la refonte de la cloche de ladite église de Notre Dame  sont obligés ces dits paroissiens à fournir la main d’œuvre pour assister le dit Monsieur et tous les matériaux nécessaires pour la refonte de ladite cloche que ledit Mr. Augier St Martin s’est obligé à leur rendre bonne, parfaite et sonnante moyenne moyennant la somme de trente six livres a été accordé que en cas qu’il vient à manques… il s’oblige aussi à la refaire à ses propres coûts et dépens. Pour cet effet ladite cloche ayant été mise en pièces, s’est trouvé qu’elle pesait deux cent soixante livres, a été arrêté du consentement desdits paroissiens et dudit Augier qu’il fera une cloche de deux cent vingt cinq et rendra le surplus s’il en reste.

Fait à Notre Dame des Prés le jour et an que dessus.

Latourrasse de Maluin curé.

Sources : BMS.

LABASTIDE-CASTEL-AMOUROUX (Labastide, 1788) : Empoisonnement.

Lan de grace mil sept cents quatre vingt huit et le cinquieme jour du mois d’octobre est décédé dans la maison de son père au present bourg Jean Bareyre agé de six ans pour avoir eté emposonné en mangeant chés une voisine des champignons qu’elle avoit cueilli dans les pins, fils de Jean Bareyre sabotier et d’Anne Dubourg mariés, son corps a eté inhumé le lendemain dans le cimetiere de la presente eglise en présance de Jean Planté sonneur de cloche de Claude Plantion et autres qui n’ont scu signer de ce requis par moi.
Monestier curé.

Sources : BMS.

LABASTIDE-CASTEL-AMOUROUX (1872) : Foudroyé.

L’an mil huit cent soixante-douze, le cinq septembre à huit heures du matin, devant nous, Barthélemy Porc, maire, officier de l’état civil de la commune de Labastide, canton de Bouglon, Lot-et-Garonne, sont comparus Jean Dagan, tisserand, âgé de cinquante trois ans, et Pierre Bugaret, forgeron, âgé de trente ans, tous les deux domiciliés de cette commune, non parents du défunt, lesquels nous ont déclaré que le nommé Vidal, ouvrier terrassier, âgé d’environ cinquante ans, résidant temporairement en cette commune, est décédé hier, à trois heures du soir, dans un champ de vigne, frappé par la foudre. N’ayant pu nous procurer d’autres renseignements et après nous être assuré du décès, nous avons dressé à la mairie le présent acte que les déclarants ont signé avec nous après lecture faite.

LACHAPELLE (Saint-Martin de Gardelles et Saint-Cloud son annexe, 1709) : État des meubles et ornements des églises.

Un calice avec la patène d’argent qui sert pour toutes les deux églises et celuy pour la mettre.
Deux chasubles l’une d’un costé de taffetas violet, de l’autre à fleurs de coleur blanc, rouge et vert ; l’autre chasuble d’un costé à fleurs de couleur blanc rouge et vert de l’autre costé noir.
Une house avec deuc coporeaux.
Une aube fort usée avec lamp et cordon.
Un surplis fort usé.
Une grande croix de fonte pour les processions, une petite pour l’autel, 4 napes de devant d’autel fort usés l’un vert l’autre blanc.
Des cremières (1)d’estein, une cuvette cuivre un encensoir 2 chandeliers de ter…

Sources : BMS.

LACHAPELLE (Saint-Cloud son annexe, 1709) : État des meubles et ornements des églises.

2 chasubles, l’une… de deux costés, l’autre costé à fleurs de couleur rouge vert et blanc de l’autre de taffetas vert, l’autre chasuble de couleur blanc.
Une aube avec amy (2) et cordon.
5 nappes, un devant d’autel, une grande croix d’estein et une petite pour l’autel.
Un missel et rituel à chaque église.

Sources : BMS.

LAGRUÈRE (1772) : Mort d'un inconnu.

L’An de Grace Mille Sept Cent Soixante Douze et le vingt six Juin, j’ai enseveli dans le cimetière de Lagruère un garçon inconnu noyé dans la Garonne, âgé de quinze ans, après que la justice du Mas a eu fait le procès verbal et qu’elle m’a prié par lettre de l’ensevelir dans le cimetière de Lagruère en présence de Gabriel… valet de ville et de Pierre MAGNON qui n’ont signé pour ne savoir de ce requis par moy.

Lalibert Vicaire.

Sources : BMS.

LAVARDAC (1728) : Imbécile.

L’an de Grace 1728, et le 11 décembre, est morte Claire Préchac, imbécile, agée d’environ 52 ans, et a été ensevelie, dans le cimetière de la paroisse de 12 du dit mois. Présents : Joseph Farbos, Jean Larquié, Jean Bellet.
Signé, Farbos, Bellet, Larquié.

Lafargue, curé.

Sources : E supplément 2.790.

LEVIGNAC (1649) : Mort du curé.

« Le vingt septième du mois de décembre mil six cent quarante neuf, est décédé messire Pierre Staguil de Beaumon, prétre et docteur en théologie, Abbé de Notre Dame de Chastres en Périgord et curé de Notre Dame de Lévignac et Saint Vincent son annexe, assassiné de deux coups de fusil devant sa maison environ deux heures de nuit du dit jour, feste de Saint-Jean l'Évangéliste, et a été enseveli le vingt neuvième desdits mois et an, assisté en ses honneurs funèbres par Messieurs les curés et vicaires, prestres soubssignés. Et d'autant qu'il n'y a pas de registre de morts, le présent acte a été inséré en cest endroict pour servir de mémoire de son mérite et bon exemple à la postérité et qu'il ne soit pas enlevé étant mis ailleurs. Ainsi a été délibéré par les soubssignés.

Grilhon, prestre et curé de Saint-Géraud en Bazadois.
Lespinasse, prestre et curé de Sainte-Croix.
Ch. Lasale, prestre et curé de Caubon en Bazadois.
Massalue, prestre et vicaire de Saint-Pierre de Matherin.
Bourdeyron, prestre et curé de Duras en Agenois.
J. Texier, prestre et curé de Saint-Martin de Sivert en Bazadois.
Juliac, prestre et vicaire de Saint-Ayrard de Duras ».

« Et dudit Saint-Sauveur, nous estant transportés au lieu de Lévignac ou nous avons trouvé le curé qui réside sur le lieu, lequel nous a conduit dans l'église laquelle nous avons trouvée en très bon estat, trois autels bien garnis et ornés chacun d'un tableau, bien carrellée, calice et patène d'argent et ornements très honnestes. Le clocher a besoing d'estre réparé autrement menasse cheute ».

Sources : E. Spplt 1997. folio 54.

LOUBÈS-BERNAC (Bernac, 1781) : Bénédiction d’une cloche.

Le 13 juin 1781, la cloche de Bernac qui depuis 4 ans avait été fêlée par le tonnerre a été refondue dans mon sol et augmentée de 220 livres de métail et le lendemain 14 juin de la même année, jour de la fête-Dieu, elle a été bénie par moy soussigné.

Mr de TEYFON seigneur de Théobon en a été le parrain et Madame son épouse la marraine quoiqu’absents, comme il conste par l’inscription que j’y ai fait mettre dessus, en foy de ce.

CAZAUX, curé de Bernac.

Sources : BMS.

Le MAS d’AGENAIS (1798) : Enfant trouvé.

Aujourd’hui 1er brumaire an VII (22 octobre 1798) de la République une et indivisible, à dix heures du matin, nous agent municipal de la Commune du Mas d’Agenais, soussigné, chef lieu de Canton, Département de Lot-et-Garonne, avions été averti qu’il avait été exposé à la porte de la ci-devant église du Mas, où était attaché une panière en osier avec un avant clou garni d’un linge blanc neuf le dit enfant mailloté dans une chemise garnie d’un mètre environ d’étoffe blanche et avec une mauvaise couverture de laine rayée, un bonnet de satin blanc à la teste ceint de ruban bleu.

Lequel enfant a été de suite transporté dans la maison du citoyen SAZI, par le citoyen MESNARD du bosc, secrétaire en chef de ladministration municipale qui estima que la longue exposition fut préjudiciable à la santé du dit enfant, le réchauffait et nous donnait le temps de nous transporter pour en faire verbal et que nous avons fait après l’avoir fait visiter et reconnu pour être une fille née de trois jours, et avions le dit enfant enveloppé comme ci-dessus couché dans du foin dans un panier d’osier où était un petit flacon rempli de vin.

Le dit enfant l’avions remis aux soins de la citoyenne CRIDELAUZE, épouse du citoyen BOUIN, domicilié dans cette Commune pour l’abriter en attendant qu’il se présente une nourrice ou qu’il soit envoyé à l’hospice de Marmande de tout quoy avons fait et donné le présent procès verbal ce jour mois au susdit.

Sources : État civil.

MAUVEZIN (1782) : Pauvre.

Le vingt six du mois d’avril de l’année mil sept cens quatre vingt deux dans le cimetiere de l’eglise parroissialle de St Pierre de Malvoisin a esté enseveli le nommé Jean Petit vulgairement appellé le pauvre de Malvoisin agé d’environ soixante ans, decedé le jour precedant a Seguin chez M. de Fontainemarie chevalier de St Louis, qui luy avoit charitablement permis de loger chez luy, faisant profession de notre sainte religion, ont esté presents a son enterrement Jean Lespinasse, et François Moulade qui n’ont signer de ce requis suivant.

Dumas, curé de Malvoisin.

PRAYSSAS (1764) : Don en nature et séquestre.

Etat des ornements ou autres effets ou meubles d’église, que Dame Marianne de MORIS de MONTAMAT, marquise de Sonneville, Baronne Seigneuresse de Prayssas, a donné à notre église, ornements que j’ay en garde, dans ma maison, pour ne pas les laisser exposés dans une sacristie mal saine, ou à d’autres accidents.
1° un rayon, ou soleil, d’argent, d’un pied et demi de haut, très beau ouvrage de Paris,
2° un ornement noir d’un gros de naples, avec tout l’assortiment dalmatique et le reste,
3° une chape d’un satin noir avec son étole, garnie d’une crépine et soye blanche,
4° un ornement d’une étoffe des Indes à fleur d’or avec son voile bourse et tout l’assortiment,
5° un devant d’autel noir de velours, garni d’un ruban de soye blanche,
6° une aube avec son amit et son cordon, lesquels effets je reconnais avoir reçu de Madame la Marquise de Sonneville pour servir à notre église à Prayssas le 25 7bre 1764.

DUBLANC, curé de Prayssas.

Sources : BMS.

PRAYSSAS (1768) : Deuxième don.

Le 13 may 1768, haute et brillante dame marie anne de moret de montarnal, baronne de prayssas, marquise de sonneville, a donné à l’église de prayssas, un calice neuf d’environ un pied de haut, en façon de paris, at qu’ai reçu des mains de mon frère.

Barsalou, curé de Prayssas.

Sources : BMS.

Le RAYET (Saint-Grégoire, 1789) : Un curé progressiste.

Année à jamais mémorable par l’heureuse et grande Révolution qui s’opère en France. Année tumultueuse, mais année qui a mis le despotisme en cendres, secoué le joug de l’aristocratie. Anéanti le régime féodal, supprimé la dixime et déclaré que tous les hommes naissent et demeurent égaux en droit de la légalité. Plus de distinctions, de prééminence, les conditions sont confondues, la vertu seule distingue le bon du méchant. Tout français citoyen, tout citoyen soldat. Et l’homme est libre.

Delpi, curé de Saint-Grégoire.

Sources : B.M.S. Le Rayet, Saint-Michel-de-Monseyroux et Saint-Grégoire, son annexe, 5 Mi 35 (R 34) 1645-1792 (E sup. 3908 et 3909).

TAILLEBOURG (Saint-Pardoux de Taillebourg, 1788) : Les grands froids.

Les grands froids ont commencé cette année vers la mi-novembre après diverses intempéries. Ils devinrent excessifs vers les fêtes de Noël. Le 20 décembre la Garonne chariait beaucoup de glaces, le 30 et le 31 elle en était couverte devant l’église de Taillebourg où elles étaient mouvantes, mais la rivière fut entièrement gelée à Tonneins, eu un grand nombre de personnes la traversaient à Marmande les 30 et 31 décembre.

Le 1er de l’an 1789, le dégel survint, mais le 4 janvier le froid recommença avec autant de violence. Le 9e du même mois la Garonne fut entièrement couverte de glaces immobiles devant Taillebourg et gelée et tout à fait prise devant Caumont, puis jusqu’à Marmande.

Le dégel survint le 10 et le 17 il ne paraissait plus de glaces sur la rivière, ni sur les bords. Le thermomètre est descendu à Tonneins jusqu’à 15 degrés de gésine de congélation, et à Paris, le même jour, au matin du 31 décembre, il est descendu jusqu’à 18 degrés.

Le froid a été beaucoup plus considérable qu’en l’année 1766.

Sources : BMS.

RUFFIAC (1789) : Mort d'un inconnu.

L’an mil sept cents quatre vingts neuf et le treisième jour du mois de janvier, un homme inconnu n’ayant que sa chemise age danviron trente ans, ayant été trouvé près la grande route dans la paroisse de Rufiac a été transporté par Jean Nadau en leglise dudit Rufiac et a été inhumé par ordre de la justice dans le cimetiere de la susdite parroisse en presence de Pierre Comblon de Jean et Guillaume Baupui de Jean Cauboue et autres assistans qui nont signé pour ne savoir Loffice fait par moi

Abeilhé curé.

Sources : BMS, 4 E 230.

SAINT-GÉRAUD (1709) : La froidure de l'hiver.

Le 6 janvier 1709, commença à geler si fortement que la gelée, qui dura l'espace de 15 jours environ, avec de la neige, qui étoit sur la terre de 2 ou 3 pans, emporta généralement tous les arbres fruitiers et principalement tous les chataigniers et noyers. La plus grande partie de la volaille se gela.

Pour exprimer enfin la grande rigueur de cet hiver, les charettes chargées passoient à Libos sur la rivière du Lot glacée, les voituriers y passoient, avec leurs cheveaux chargés sans grande crainte. Quand le dégel arriva, la rivière du Lot devint si furieuse, qu'il sembloit qu'elle alloit submerger tout Libos par la grande quantité de glace qui descendoit ; les unes étoient si entassées sur les autres qu'il sembloit voir des navires sur la rivière. Le murmure et le bruit de l'eau étoient si furieux, que tout le monde en étoit émerveillé. Enfin il ne resta pas une digue sur la rivière qui ne fût très andommagée.

Il y auroit plusieurs autres choses à rapporter qui sont des conséquences nécéssaires : le pain étoit si gelé qu'il étoit presque impossible de le couper ; le vin pur se geloit dans les cuves ; à grand peine pouvoit-on en tirer de la barrique et celui qui en sortait étoit si fort qu'il en falloit peu pour s'enivrer. On trouvoit en plusieurs endroits des personnes gelées.
Une nuit il gela si fort que cet humeur qui sort du souffle que l'on fait en dormant se trouva gelée entre les draps de lit et le visage ; la salive se geloit en l'air avant qu'elle ne fut à terre...

Sources : BMS.

SAINT-GEORGES (1788) : Le testament du curé.

Au nom du pére, et du fils, et du St esprit ; Le douzième jour du mois de mars de la présente année Mil sept Cent Quatre Vingt Huit, au lieu de St George ; je soussigné Jean Baptiste de Lacoste prêtre et Curé du Lieu de St Gezorge, Considérant, qu’il est du Devoir d’un chrétien de s’occuper souvent de la pensée de La mort, et de La prudence humaine et chrétienne, de ne pas attendre Les derniers moments de Cette vie, pour disposer de ses Biens, et qu’il est mieux de Réserver ce tems précieux, pour L’employer tout entier à perfectionner L’ouvrage du salut, dans cet objet, et animé par Ces motifs, je fais, et ordonné mon présent testament clos, mystique, et secret ; et comme je ne puis L’écrire facilement moi-même, àcause d’un tremblement dans Les mains, dont je suis affecté, j’ai prié Mo. L’abbé malbec Curé de St Vite, en qui j’ai toute Confiance de L’écrire pour moi, Ce qu’il a fait, après quoi je L’ai signé suivant l’ordonnance.

Je Commence par Récommander mon ame à Dieu, Le priant de m’accorder La rémission de mes pêchés par les mérites de nôtre Seigneur Jésus Christ, par L’intercession de La très Ste Vierge ; par Celle de mon ange gardien, par Celle de mon patron, et par Celle de tous les Saints.

Je charge et prie Séparément et Communément mes trois héritiers Bas nommés, de faire dire Le nombre de Six Cents messes à mon intention et d’employer à Cette œuvre pie La somme de trois Cents Livres.

Je donne et Légue à mon Successeur dans La Cure du dit présent Lieu de St George, la maison, et le petit jardin attenant, que j’ai acquis de Jacques Capoulun, aynsi que La pièce de terre, que j’ai acquis du Sieur Labouc, à Condition, et à La charge par mon dit successeur, et des personnes, qui Le Représenteront dans Cette Partie et jouïront des dits effets, d’entretenir une Lampe Brulant à perpetuité, nuit et jour, avec de L’huile d’olive devant Le très St Sacrement, dans L’église de La présente paroisse de St George, Comme aussi d’acquiter à perpétuité Le nombre de trente messes par an dans La dite église, savoir, une Le jour de mon décès, une autre Le vingt trois avril, une autre Le Trente et un mai, et une autre Le huit octobre, et Les autres vingt six se diront dans L’ordre Suivant, Sçavoir trois au mois de janvier, trois au mois de fevrier, et deux autres messes par mois pendant les Dix autres mois ; je veux et entends, que Le Curé déservant prévienne Le peuple le dimanche précedent, du jour, où Les dittes messes se diront, et en Considération de Cette charge, je veux que les jouïssants des dits effets, payent La somme de trois Livres pour chacune des dittes messes, Ce qui féra au total La somme de quatre vingts dix Livres par an.

Je donne et Légue à Madame Cossaune ma nièce épouse de Mo. Cossaune ancien Brigadier des gardes du Corps du Roi, chevalier de L’ordre Royal,  et militaire de St Louis, pensioné de Sa majesté, un diamant de La valeur de dix Louis d’or faisant deux Cents quarante Livres, La priant de se Contenter de Ce petit objet en Considération des Relachements et des Libéralités, Considérables que j’ai cy devant faits tant à elle-même, qu’à feue ma Sœur sa mère, dont elle est héritiére.

Je donne et Légue à madame La Veuve Bel De Roudigou aussi ma niéce épouse de feu Mo. Bel De Roudigou avocat au parlement, tout Ce qui me Reste Dû, et tout Ce que j’ai à prétendre, tant pour mes Droits paternels et maternels, que autres, Les quels Sont fixés, Réduits et modérés par Les Contrats, accords, et Conventions, que j’ai passé avec feuë ma ditte Sœur ; au Surplus, je Confirme, j’approuve, et je Ratifie par exprès La donation, que j’ai fait à ma ditte niéce dans son Contrat de mariage avec Le dit feu Sieur Bel, à L’effet de quoi, et en tant que de Besoin, je Lui fais un don pur et simple et un Légat du Contenu en La ditte donation.

Je déclare que Mo. Bel De Roudigou mon neveu m’a payé Le montant de tous Les Révénus, et de toutes les jouïssances, dont j’ai eû droit de me prévaloir sur Ses Biens en vertu du testament de feu son pere, de tout quoi, je Le décharge et Le tiens quitte.

Je donne et Légue à chacun des domestiques, qui Se trouveront à mon Service au jour de mon décès La Somme de Trente Livres, et ce outre et par-dessus ce qui pourrait Leur être dû de gages à Cette époque.

Je donne et légue de plus et en particulier à La nommée Marie Lagrimardie veuve de Jacques Fayolle, ma gouvernante La Somme de Cent Livres outre et par-dessus Ce qui pourroit Lui être dû de gages, Lors de mon décès, Le quel Légat n’aura Lieu, qu’autant, qu’elle Continuera à me servir, et qu’elle se trouvera être encore à mon service, Lors de mon décès.

Et au Surplus de tous et un chacun, mes biens, meubles et immeubles, noms, voyes, droits, Raisons et actions, en quoi que Le tout puisse Consister, je nomme et institue pour mes héritiers généraux, et universels Conjointement, et Séparement et avec droit d’accroissement de l’un à L’autre Mo. Pierre Bar prêtre Curé de Vauris, Mo. Arnaud Bourgés Curé de St Vivien, et Mo. D’escoure De peluzac, pour par eux faire et disposer de ma Succession à Leur volonté, de manière, que si L’un de Ces Mos. ne vouloit ou ne pouvoit pas être mon héritier, les deux autres Le Seroient, Comme aussi un Seul séroit mon héritier, si les deux autres ne vouloient ou ne pouvoint pas accepter ma Susditte Succession testamentaire.

Telle est ma disposition et ordonnance de dernière volonté dans La quelle je persiste après L’avoir Luë et Réluë, La quelle je fais sous Le Beneffice de la clause Codicillaire, dans toute L’étendue du droit, dont elle est Susceptible, et afin que Ce soit une chose certaine, Solide, et valable, je me Suis Signé au gré de L’ordonnance, Le tout quoi j’ai fait à St George Le dit jour douzieme du mois de mars mil Sept Cent quatre vingt huit Cy … 12 mars 1788.

Lacoste curé de St George.

Par devant le Notaire royal soussigné présente les témoins, Basnommés, le quatrième jour du mois d’avril mil Sept cent quarante huit avant midy, dans le lieu et paroisse de St George Juridiction de Tournon... ai constitué En Sapersonne Messire Jean-Baptiste De Lacoste prétre , docteur En théologie Curé de la présence paroisse de St George lequel nous a rémis le présent papier Contenant son testament, Clos, mistique  Et Secrét, Ecrit d’une main Etrangère mais signé deluy, suivant Lordonnance, auquel il nous  aréquis de mettre E... Lacte de suscrption requis par Cordicille afin de le rendre Effectif et valable ; lequel testament est Cachetté avec quatre cachets de Sire rouge Entrelassé dun  ruban noir ; Est Ecrit sur deux feuilles de papier timbré Ensus ladite réquisition nous avons procédé audit acte de Subscrition ainsi que sy dessus... En présence de M. Antoine Borderie pretre Docteur en Théologie vicaire de la présente paroisse habitant, de M. Barthélemy Et M. Pierre Barthélemy marie Mesires Delanauze pere et fils, d’antoine St Martin Trad. Decelieu habitant. Et de jean Pouzet domestique de M. Deneresse habitant du lieu de Libos Et d’autre Antoine St martin tisserand aussy de ce lieu habitant témoins... et aie expressent appellés ; le dit Sieur Testateur asigné avec ledit Sieur Borderie vicaire ; Etles Sieurs Lanauze pere Etfils non les autres temoins qui nous ont déclaré ne savoir Ecrire ny Signer dece par nous –requis-fait Etpassé Leu Et Redcité auSusdit testateur Et aus susdits Temoins lesdit jours mois Et an quedessus Et par nous dit Notaire sousigné y habitant.

Lacoste curé de St George Borderie vic de St George, Lanauze Pere, Pinède notaire Royal, Lanauze fils.

Sources : Me Pinède. 3E726-6.

SAINT-MARTIN-DE-CURTON (1771) : Petite taille.

Le nomé Jean agé denviron quinze ans valet ches mr Beauroche depuis peu autrefois ches Labarrere dans la p(rese)nte parroisse qui se disoit de la parroisse dasques dans le Maransin mort dans la comunion de leglise le deux septembre de la p(rese)nte 1771 a eté enterré le trois du susd(it) moy temoins Jean Plantey et Pierre Cassagnos de cette parroisse qui nont signé aiant declaré ne savoir de ce requis par moi soussignés.

Fillette, curé. (En marge : mort de Jean qui se disoit du Maransin parroisse agé denviron seize ans petite taille).

SAINT-MARTIN-DE-CURTON (1776) : Bénédiction d’une cloche.

Le 30 juin 1776 jour de dimanche avant la messe de paroisse feut benie la grande cloche de la presente paroisse pesant 745 monsieur Alexandre Pouget, s(ei)g(neu)r de Cauboue parrain retrepsenté par monsieur Brocas de Lanuze fils feut maraine dame Sageran épouse de mr Pouget La ceremonie feut faitre par moi curé soussigné assisté de monsieur le curé du Tren Bouchet et Notre Dame de Casteljaloux.

Fillette, curé. Sindic Etiene Dupouy, gardes Pierre Carsin et Nicolas Duluc.

SAINT-MARTIN-DE-CURTON (1779) : Chute.

Vital Garnier proffessant la religion catholique scieur de long agé de pres de trente ans de la paroisse de Collat (1) jurisdiction de La Chaise Dieu en Auvergne mort le vingt avril mille sept cents soixante dix neuf au bourg de Saurine sur cette paroisse a eté enterré dans le cimetiere le vingt un du susdit mois davril temoins et presents a sa mort et sepulture Bernard Dussillol fils de la veuve Lamothe mousseigné de cette paroisse Pierre et Jacques Bouhoure freres et Pierre Granger scieurs de la paroisse de Collat en Auvergne presents et temoins a lenterrement seulement Nicolas Duluc Jean Dussillol Alexandre Laban et François Faves de cette paroisse n’ont les touts susd(it)s signé aiant declaré ne savoir de ce requis pour moi soussigné.

Fillette, curé.

Le susd(it) Vital Garnier feut tue de la chute dun pin au lieu de Saurines et mourut dans linstant le vingtieme avril mille sept cents soixante et dix neuf Bertrand Dussillol la veuve Lamothe soussigné etoint presents ainsi que les autres scieurs només dans lacte cy dessus et me lont declaré avant de faire ledit enterrement presents Nicolas Duluc Jean Dussillol Alexandre Laban et François Faves en nont les susdits signé ne sachant de ce requis par moi soussigné qui ai mis la presente apostille pour savoir en tant que de raizon ce 21e avril 1779.

Fillette, curé.

1. - En 2012, la commune de Collat a une population comprises entre 80 et 100 habitants. Collant est distant de 14 kilomètres de la Chaise-Dieu.

SAINT-MARTIN-DE-CURTON (1797) : Une naissance double.

Aujourd’hui vingt et un germinal (10 avril 1797), l’an cinquième de la republique française, à sept heures du matin, devant moi pierre Campagne, adjoint de l’agent municipal de la commune de Saint Martin de Curton, canton de Casteljaloux est comparu le citoyen Jean Labardin ainé, cultivateur, propriétaire, residant en cette commune, section de Sausine assisté des citoyens Bernard Dussillol, et Jean Mengeon, qui m’a exposé que cette nuit, tout le monde etant couché dans sa maison, on a entendu au dehors de grands cris, ce qui ayant obligé les gens de la maison, et les proches voisins à se lever et à sortit, on a trouvé sous une galerie extérieure de la maison dudit citoyen Labardin deux enfans nouveaux nés, à terre et tous nuds ; et a quelque distance de là une femme couchée à terre, que lon a reconnu pour être une fille imbecille qui frequente depuis quelques années cette commune et les communes voisines sans avoir dans l’une, ni dans les autres aucun domicile, ni personne qui l’avouë, dont on ne connoit ni la famille, ni le nom, qu’on désigne seulement sous le nom de la parra, laquelle interrogée a déclaré que c’étoit elle qui venoit d’accoucher de ces deux enfans jumeaux. sur cela le citoyen Labardin, mû de pitié a fait envelopper par les gens de sa maison, ces deux enfans nouveaux nés, qui sont deux enfans males ; et les a fait introduire dans sa maison pour leur être donné les soins necessaires pour le moment ; et il a également fait entrer dans la chambre du four de sa maison, la dite parra, pour qu’elle y reçut les premiers secours que l’humanité sollicite ; et moi pierre Campagne adjoint de l’agent municipal de cette commune ; etant d’ailleurs élu pour recevoir les actes servant à constater l’état civil des citoyens, en cette qualité ai plus particulierement examiné les deux enfans jumeaux ; j’en ai reconnu un pour être bien constitué, et paroissant assés fort, auquel j’ai donné le prénom d’antoine ; et l’autre m’a paru, ainsi qu’aux assistans tres foible, et languissant, auquel j’ai donné le prénom de guillaume ; et sur ce qui m’a été representé par ledit citoyen Labardin qu’il ne lui etoit pas possible de demeurer longtems chargé de la mère et des deux enfans, je l’ai engagé à faire prendre soin de la mère, et des enfans, jusqu’à ce que j’en eusse référé a l’administration municipale du canton, n’y ayant dans cette commune particuliere aucune ressource ; de tout quoi, moi pierre Campagne, tant comme adjoint de l’agent municipal que comme officier public elu pour recevoir les actes servant à constater l’état civil des citoyens, ai dressé le procès-verbal, que j’ai signé, et que n’ont signé le citoyen Labardin, ni les citoyens Dussillol, et Mengeon, qui ont déclaré ne savoir, de ce interpellés.

Campagne ad.

Sources : État civil.

SAINT-PARDOUX-DE-TAILLEBOURG (1791) : L’inondation.

26 décembre grande inondation de la Garonne. Les eaux ne rentrèrent dans leur lit que dans la journée du 30, après s’être élevées à une hauteur qui ne fut moindre de celle où elles parvinrent en 1770 que de deux pieds. Les bords de Garonne furent emportés et plusieurs terrains furent sablés extraordinairement. Peu de récolte cette année là. Le blé a un prix.

Ceuiller de Beaumoir, curé.

Sources : BMS.

SAINT-PARDOUX-DE-TAILLEBOURG : 2 mai 1781 : Une épidémie de rougeole.

Ces deux enfants et les suivants ont été enlevés par une rougeole maligne et épidémique qui était accompagnée de tumeurs, de chancres et d’ulcères à la gorge. Un grand nombre de personnes de tous ages ont été attaquées avec les mêmes sympthomes. Les enfants surtout ont été les victimes. Ils mourraient le 3ème ou le 4ème jour de la maladie. Presque tous ceux qui se sont rétablis ont changé de peau.

Sources : BMS.

SAINT-PARDOUX-DE-TAILLEBOURG (1767) : L’inondation de décembre.

Le 21 décembre 1767, un très grand débordement de la Garonne parvint à son plus haut point le matin de la fête de Saint Thomas, apôtre, pendant les 24 heures qui ont précédé les eaux couvrent toute la plaine et leur accroissement était d’un pouce et demi à l’heure.

Ce qui annonçait une très grande crue, quand elles s’élèvent de plus d’un pouce par heure dans le jour du débordement. Elles passèrent au-dessus des mates du cimetières huit à dix pouces et montaient à quatre pieds moins trois pouces dans les appartements du presbytère.

Le 8 mars 1783 elles s’élevèrent de 25 pouces plus haut et le 9ème d’avril 1770 quarante trois pouces plus haut. Jamais de mémoire d’homme aucun débordement n’avait enlevé tant de terrain surtout vis-à-vis de l’église qu’en cette année 1767.

Huit à neuf toises de terrain ont disparu devant la maison de François COURSAN qui n’est plus loin de la rivière que de six toises dans le coin du levant.

Elle a d’ailleurs causé grands dégats par la quantité incomparable de sable qu’elle a jeté par les terres.

Sources : BMS.

SAINTE-COLOMBE-EN-BRULHOIS (Goulard, 1775) : Une tradition.

L’an mil sept cens soixante quinze et le six (janvier) constitués les paroissiens, le soussigné avec, ont fait action d’ériger un croix à l’honneur de St Roc, pour demander au Seigneur la cessation de la maladie épidémyque qui régnoit par le bétail dans les environs de la paroisse de Goulard (baillage et vicomté de Brulhois) depuis Bayonne jusqu’à Montauban. Maladie qui avoit pénétrée jusqu’aux paroisses de Laplume et Moncaup. Cette croix a été plantée au lieu de Thou et bénite le vingt sept du même mois. Après cette bénédiction le bétail qu’on y avoit amené fut également béni. Les paroissiens dans leur vœu se sont obligés premièrement avec leurs pasteurs d’aller en procession tous les dimanches jusqu’au jour de la feste de St Roc et d’y aller à perpétuité en procession le dit jour et d’y faire conduire leur bétail pour y être béni ! Cecy est écrit pour être transmis, et aux successeurs, et à la postérité pour être fidèlement observée. Le sieur curé en a envoyé la supplique à Condom (évêché) pour être enregistrée à Goulard le dit jour que dessus 1775.

Villeneuve Curé.

Sources : BMS.

 

Notes :

 

(1) Crémières pour crémaillères.

(2) Amits : Linge blanc, de forme carrée ou rectangulaire que le prêtre, le diacre et le sous-diacre placent sur leurs épaules avant de revêtir l'aube et les ornements sacrés pour dire ou servir la messe.

 

 

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