de La Vayssière de Verdusan.
C.H.G.H.47
Au bureau, 54 rue de Cocquard, à Villeneuve-sur-Lot, les adhérents peuvent consulter nos archives, de nombreux dépouillements et relevés de tables décennales.

 de Pins

Nobles Hommes, Messires, Nobles, Ecuyers, Damoiseaux, Chevaliers, Seigneurs d'ESCORAILLES, MONTBEAU, FLOUDÈS, BONREPOS, BROCAS, LOUBENS, CAPCHICOT, BEAUSÉJOUR, VERDUZAN, BOUTEVILLE, CADREILH, LA SYLVESTRIE, LA BASSE-COUR, GALAN, MONTLÉON, etc.

Armes : D'azur, à la branche de coudrier d'or, fruitée du même, à la bande de gueules brochante sur le tout. Couronne de vicomte. Devise : Vis et Virtus. Légende : Aurillac-Montal.

Selon ses traditions, la famille de La Vayssière de Verduzan, que nous nous plaisons à reconnaître comme l'une des plus anciennes de la Guienne, serait sortie d'Auvergne et aurait une origine commune avec la maison de La Vayssière, qui existait de toute antiquité dans cette dernière province.

Du reste, les armes des uns et des autres, par l'identité ou les rapprochements qu'elles présentent, doivent être considérées comme une forte présomption en faveur de cette origine traditionnelle.

A différentes époques, cependant, les armoiries de la maison de La Vayssière, en Guienne, ont subi des modifications qu'il n'est pas sans importance de signaler dans un travail sérieux comme celui que nous avons entrepris.

L'Armorial Général de France, dressé par ordre du Roi, en conséquence de l’édit de 1696, porte les énonciations suivantes d'armoiries au sujet de cette famille :

« Jean Pierre de La Vayssière, écuyer : Écartelé, aux 1 et 4 d'azur, au lion d'or ; aux 2 et 3 de gueules, au genet d'argent. – Condom, 24 février 1698. Jacques de La Vayssière, trésorier de France au bureau des Finances de Guienne : Tiercé en » fasce ; au 1 d'azur, à 3 demi-vols d'argent ; au 2 d'or, au croissant de gueules ; au 3 fascé ondé de gueules et d'argent de 6 pièces. – Bordeaux, 29 novembre 1697. »

Un cachet de Jacques de La Vayssière, seigneur de Capchicot, lieutenant criminel de La Réole, porte : D'azur, au lion d'argent, armé et lampassé de gueules, au chef du même chargé de 3 étoiles du second.

Enfin, Isabeau de La Vayssière, dame de Montbeau, mariée en 1576 avec Antoine de Montalembert, portait : D'argent, à l'arbre arraché de simple. (de Courcelles, Hist. des Pairs de France, t. XII.)

Ces dernières armes présentent une assez grande analogie avec celles attribuées par d'Hozier, dans l'Armoriai Général de France, à la famille de La Vayssière de Cantoinet. Ce généalogiste a, en effet, décrit en cet endroit une sorte de genêt ou coudrier en pied, arraché.

La famille de La Vayssière de Verduzan avait adopté d'une manière définitive, longtemps avant la Révolution, les armes dont nous avons donné l'énoncé en tête de cet article. Elle les timbrait d'une couronne ducale, qu'elle a remplacée par une couronne de vicomte depuis qu'elle a obtenu la concession de ce titre.

Nous allons inscrire ici quelques données sur la maison et les armes des La Vayssière, en Auvergue, après avoir fait observer que leur nom, comme celui des La Vayssière de Verduzan, s'est orthographié diversement : de La Vayssière , de La Veyssière, Veïssière, La Vaissière, La Veissière, etc.

Originaire du bourg de La Vayssière, dont elle a pris le nom, situé entre ViC et Aurillac, dans la haute Auvergne, cette maison a marqué son existence dans cette province et les contrées voisines où elle s'est répandue, par une ancienneté incontestable, de belles alliances et des services distingués.

Elle est connue par chartes depuis les commencements du XIIe siècle. Cent ans après, elle se trouvait divisée en deux rameaux, dont l'un vint s'établir en Agenois, et y fut, paraît-il, la souche de la famille de La Vayssière de Verduzan ; l'autre resta en Auvergne, et y continua le nom sous plusieurs ramifications que nous allons énumérer par ordre :

1° De La Vayssière-Cantoinet, — rameau établi par la suite en Rouergue. Ses membres prenaient les titres de nobles hommes, écuyers, chevaliers, seigneurs de Cantoinet, Verniolles, L'Anglade, Cissac, Beauregard, Caudèze, Cocural, L'Albaret, Saint-Amand, etc., éteint après 1721. Ce rameau, aîné de la maison, a fait ses preuves au cabinet de l'ordre du Saint-Esprit, à partir de l'année 1527. Sa généalogie est imprimée dans l'Armoriai Général de France, par M. d'Hozier de Sérigny, juge d'armes, à partir de la même année 1527, et de noble homme Philippe de La Vayssière, damoiseau, seigneur de Cantoinet, qualifié chevalier dans un titre de 1570. – D'azur, au coudrier d'or, à la bande de gueules brochante sur le tout.

2° De La Vayssière, seigneur de Beauregard et de Pat, — rameau issu du précédent, établi vers 1666 à Vitrac, près Aurillac, descend de noble Michel de La Vayssière, seigneur de L'Anglade et de Beauregard, second fils de noble homme Antoine II de la Vayssière, écuyer, seigneur de Cantoinet, marié, en 1520, à Magdeleine D'antil ; a prouvé depuis 1440 ; maintenu en 1666. – D'azur, au coudrier ou noisetier d'or. (Lainé, Nobil. d'Auvergne, p. 89.)

3° De Lavayssière, seigneurs du Mas, Labobie, Lolyère, Villeneuve, Freyssonnet, Calmels, Crozac, etc., -   rameau qui a prouvé à partir de 1503, et a été maintenu en 1666 ; éteint en 1775. La Chesnaye des Bois en donne la généalogie à partir de Gaspard de La Vayssière, vivant en 1503. – D'or, à la branche de coudrier de sinople posée en bande, à la barre d'argent brochante sur le tout, (lbid. ; Dict. de la Nobl., t. XII.)

4° De La Vayssière, seigneurs de Valence ; – ce rameau a prouvé à partir de 1531, et a été maintenu en 1666. – D'azur, au lion d'or, lampassé de gueules et armé de sable. (Lainé, Nobil. d'Auvergne, p. 92.)

La maison des seigneurs de La Vayssière de Verduzan, de Capchicot et de Montléon, a fait ses preuves de noblesse devant le Juge d'armes de France, avant la Révolution, comme on le voit dans l’Indicateur nobiliaire, p. 241. (Bibliothèq. de l'auteur.) La filiation qui suit a été relevée, jusqu'à l'année 1559, sur un tableau généalogique qui nous a été communiqué par cette famille, et, à partir de cette époque, sur titres produits à M. du Pin, de La Réole.

I. Annet de Lavayssière d'Escorailles, probablement cadet de sa famille, ayant quitté la province d'Auvergne, vint s'établir, vers l'année 1220, au château de Montbeau en Agenois. Les traditions de la maison de La Vayssière portent qu'il était sorti de la terre d'Escorailles, près de Vic, dans la haute Auvergne. Il eut pour fils :

II. Raymond de Lavayssière, seigneur de Montbeau, vivant en 1280, père de :

III. Arnaud de La Vayssière, seigneur de Montbeau, vivant en 1560, père de :

IV. Noble homme Augier de La Vayssière, damoiseau, seigneur de Montbeau, se maria vers 1436, et fut père de :

V. Noble homme Pierre de La Vayssière, écuyer, seigneur de Montbeau, qui eut de Jeanne de Calmels, son épouse, probablement sœur de Cécile de Calmels, épouse de Bernard-Raymond de Pins, chevalier, seigneur baron de Caucalières :

1° Noble homme Étienne de La Vayssière, seigneur de Montbeau, qui fut père de :

Noble Isabeau de La Vayssière, dame héritière des seigneuries de Montbeau et de Bonrepos, fut mariée, le 28 décembre 1576, avec Antoine de Montalembert, seigneur de Montbeau, capitaine de 100 arquebusiers et de 100 pistoliers à cheval. Elle testa le 16 juillet 1610, et d'elle descendent les comtes de Montalembert et marquis de Lostanges, en Agenois.

2° Blaise, qui a continué la postérité masculine ;

3° Noble Pierre de La Vayssière, écuyer, sieur de Floudès, père de :

A. Noble Jacques de La Vayssière, écuyer, avocat en la Cour de Parlement de Bordeaux, habitant de cette ville, épousa, par contrat passé le 25 août 1559, devant du Graing, notaire à Bordeaux, Antoinette de Ferrand, fille de feu Pierre de Ferrand, conseiller au Parlement de Bordeaux, et de feue Françoise de Villeneufve. La future est assistée, dans cet acte, de François et Saubat de Ferrand, ses frères ; Pierre de Ferrand, chanoine de Saint-Emilion ; Jean de Villeneufve et Bertrand de Mac-Anan, conseillers au Parlement de Bordeaux, ses oncle et cousin. De ce mariage :

Izaac I de La Vayssière, écuyer, capitaine de la ville et du château du Mas d'Agenois, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi (1613), mort vers 1623, marié, par contrat passé le 25 juin 1594 (il habitait alors La Réole), avec Esther de La Coste, fille de feu Pierre de La Coste, écuyer, et de Louise de Bruet ; celle-ci fit donation à la future épouse, sa fille, du village du Bosc, consistant en maison, jardins, terres en labours, prés, etc. Le futur est assisté, dans cet acte, d'Antoine de Jayles, écuyer, son beau-frère ; noble Hugues Sacriste, sieur de Sufferte ; Jean de Ligardes, écuyer ; Pierre Sacriste, sieur de Marques, – ses cousins germains ; – la future, de Louise de Bruet, sa mère ; Jacques de Bruet, sieur de La Garde, et Marc-Antoine de Bruet, frères, ses cousins germains ; Louis du Duc ; noble Jean de Tauzia ; Jean de La Ramière ; Nicolas Bacoue, sieur de L'Auvergne, etc. (Contrat retenu par Gaxie de Maigneto, notaire au Mas.) De ce mariage provint :

Paul de La Vayssière, capitaine d'infanterie au régiment de Colonges en 1634, et volontaire sous le duc d'Épernon ; père de :

Izaac II de La Vayssière, sieur de Cadreilh (1664), enseigne au régiment de Guienne, sous le duc d'Épernon. (Cette branche s'est éteinte de nos jours.)

B.Noble Pierre de La Vayssière, écuyer (1559).

4° Noble Bertrand de La Vayssière, co-seigneur de Montbeau (1559).

VI. Noble homme Blaise de La Vayssière, 1er du nom, écuyer, passa, l'an 1500, une transaction avec la dame de Noailhan. Il eut pour fils :

VII. Noble homme Blaise de La Vayssière, IIe du nom, écuyer, juge royal de la ville de La Réole, épousa, par contrat passé devant du Perrey, notaire à La Réole, le 19 janvier 1559 (v. st.), Catherine du Gua, fille de Mr Me Arnaud du Gua, juge royal de La Réole. Il fut assisté, dans cet acte, par noble Bertrand de La Vayssière, seigneur de Montbeau, son oncle, et noble Pierre de La Vayssière, écuyer, son proche parent, fils du sieur de La Vayssière de Floudès. Blaise de La Vayssière, pourvu au mois d'octobre 1570 de la charge de conseiller du Roi, juge de la ville et juridiction de La Réole, puis successivement de celles de lieutenant et de juge en la même ville et prévôté, en fit résignation à son fils aîné, et obtint des lettres d'honneur à la date du 6 octobre 1598. (Arch. de Bordeaux.) Il mourut en 1607 ou 1608, et laissa de sondit mariage :

1° Étienne, dont l'article suit ;

2° Jean de La Vayssière, nommé conseiller du Roi au Parlement de Bordeaux et commissaire aux requêtes du Palais, par provisions du 19 mai 1605, en remplacement de Jacques du Duc (ibid.). Il peut avoir eu pour fils :

François de La Vayssière, pourvu, le 31 mai 1628, de l'office de conseiller du Roi, magistrat présidial en Guienne, au lieu de Pierre de Rousseau (ibid.). De lui descendaient sans doute :

a. Jean-Pierre de La Vayssière, écuyer, qui fit enregistrer ses armes à l'Armoriai général de France, à Condom, le 21 février 1698, de la manière suivante : Écartelé, aux 1 et 4 d'azur, au lion d'or ; aux 2 et 3 de gueules, au genêt d'argent.

b. N..., chevalier de La Vayssière, possesseur de biens fonds à Meillan et à Saint-Germain, en Condomois, et porté en 1723 sur la capitation noble de cette sénéchaussée.

VIII. Étienne de La Vayssière , écuyer, avocat au Parlement de Bordeaux, puis juge royal de la ville de La Réole, sur la démission de son père, épousa, par contrat du dernier août 1595, dans lequel il fut assisté de ses père et mère et de Raymond Royaume, sieur des Artigaux, son oncle, Catherine d'Orgier, fille de Mr Me Antoine d'Orgier, premier élu en Bazadois, et de Marie Le Brethon, qui lui constituèrent la somme de 5.000 écus, revenant à 9.000 livres. (Beyere, notaire à La Réole.) Étienne de La Vayssière, décédé vers 1612 ou 1613, laissa de sondit mariage :

IX. Noble François de La Vayssière, écuyer, avocat en Parlement, conseiller du Roi, magistrat présidial en Guienne, se démit de cette charge pour embrasser la carrière militaire. Capitaine des milices de La Réole, il servit en cette qualité au siège de Fontarabie en 1638, et était capitaine au régiment de Lusignan en 1640. François de La Vayssière épousa : 1° par contrat passé le 18 mai 1628, devant Chausse, notaire à Bordeaux, Luce de Galatheau, fille de Nicolas de Galatheau, sieur de Colomb, conseiller au Parlement de Bordeaux, et de Jeanne du Périer. Il fut assisté, dans cet acte, de Mr Me Salomon du Bernet, avocat en la Cour ; Jean du Bernet, avocat au Parlement et docteur en lois ; François du Bernet, sieur de Garros ; Pierre de La Vayssière, écuyer, – ses cousins et alliés ; – la future, de Mr Me Jean de Loupes, conseiller du Roi, doyen au Parlement de Bordeaux ; Jean de Pichard, conseiller du Roi et lieutenant particulier au siège présidial de Guienne ; Gabriel de Galatheau, écuyer, avocat en la Cour, et Denis de Galatheau, écuyer, frères de la future ; Jean d'Arnal, écuyer, avocat en la Cour ; Geoffroy de Baritault, conseiller et magistrat présidial ; Jean du Périer, écuyer, avocat en la Cour ; Jean de Labat, écuyer ; etc. Les père et mère de la future constituèrent à celle-ci, chacun pour moitié, la somme de 42.000 livres.

François de La Vayssière fut marié : 2° par contrat passé le 18 décembre 1645, avec Jeanne du Castaing, dame de Capchicot, en Agenois, veuve de Guilhem de Saint-Vincent, sieur de Capchicot. François de La Vayssière ayant été assassiné sur sa terre de Capchicot par MM. de Sangosse et de Conros, seigneurs de Verduzan, sa veuve fit confisquer, par arrêt de la Cour de Parlement de Bordeaux, les biens des assassins en faveur de Jacques de La Vayssière, son fils aîné, dont on va parler. Du premier mariage de François de La Vayssière étaient provenus :

1° Jacques I, dont l'article suit ;

2° Noble Denis de La Vayssière, écuyer (30 août 1681), auteur de la branche de La Vayssière-Loubens, fondue de nos jours dans la maison de Peyrusse, eut de damoiselle Marie du Vergier, sa femme, morte veuve en 1716 (V. p. 136 de cet ouvrage) :

Louis-Denis de La Vayssière, écuyer, porté sur les capitations nobles de La Réole et de Casteljaloux en 1723, auteur de :

a. Louis de La Vayssière-Loubens, mort sur l'échafaud révolutionnaire ;

b. Pierre de La Vayssière, mort aussi sur l'échafaud révolutionnaire, laissant veuve Marie-Marguerite-Prudence Hévin, sa femme. Il avait assisté en 1789 à l'assemblée de la noblesse de Bazas.

c. Jacques de La Vayssière-Loubens, écuyer, condamné à mort par le tribunal révolutionnaire, a laissé de son mariage avec Marie de La Vayssière de Verduzan :

I. Gabriel-Barthélemy de La Vayssière-Loubens, émigré pendant la Révolution, décédé sans postérité ;

II. Magdeleine-Louise de La Vayssière-Loubens, dame de Loubens, mariée à M. Renaud de Peyrusse, dont :

Hyacinthe-Philémon de Peyrusse ;

Marie de Peyrusse, épouse de Pierre-Bernard-Louis de Berault.

(La branche de Loubens a produit un rameau connu sous le nom de La Sylvestrie, qui s'est établi dans les environs de Montclar, en Agenois. Un des enfants s'est marié à la Guadeloupe avec une demoiselle de Vipart, dont postérité ; de ceux qui subsistent en France, l'un est une femme, l'autre a embrassé l'état ecclésiastique.)

3° Jacques II de La Vayssière, écuyer, seigneur de Capchicot, conseiller du Roi et lieutenant criminel de la ville de La Réole, épousa, par contrat passé le 7 février 1671, devant Beyere, notaire, Marie de Lostau, fille de Louis de Lostau, écuyer, avocat en la Cour de Parlement de Bordeaux, juge royal, assesseur civil et criminel, commissaire examinateur et enquêteur de la ville et prévôté de La Réole, et de Catherine de Ville, fille de Blaise de Ville, procureur du Roi en la même localité (1620), et de Radegonde Sauteyron. De ce mariage :

Noble Marc-Antoine de La Vayssière, écuyer, seigneur de Capchicot, né à La Réole le 21 septembre 1680, décédé le 14 mai 1753, trésorier de France ; allié, par contrat du 2 décembre 1719, à Marguerite du Noguès, dame de Beauséjour (V. page 169 de cet ouvrage), morte le 1er juin 1731. Il laissa sept enfants vivants de sa première femme, que nous venons de nommer, ou de sa seconde, Marie d'Arman ; savoir :

a. Jean-Jacques de La Vayssière, écuyer, seigneur de Beauséjour, né le 17 mars 1720, marié, par contrat du 27 novembre 1760, et réellement le 3 décembre suivant, à Thérèze-Suzanne-Angélique de Piis. Il mourut sans enfants, le 10 janvier 1764, et laissa, par son testament du 23 février 1763, la maison noble de Beauséjour à sa femme, qui se remaria le 17 mars 1766 avec André-Joseph de Martin, comte de Marcellus, après contrat passé le 7 mars même année ;

b. Antoine de La Vayssière, mort jeune ;

c. Jean-Jacques de La Vayssière, mort à Egra vers 1742 ;

d. Elisabeth de La Vayssière, mariée à noble Barthélémy de La Lande, écuyer, par contrat du 23 décembre 1750, dont deux filles :

N... de La Lande, dame de Baritault du Carpia, morte vers 1848 ;

N... de La Lande, dame de Borrit.

e. Marguerite I de La Vayssière, demoiselle de Beauséjour, religieuse au couvent de Fontgrave.

f. Marguerite II de La Vayssière, demoiselle de Bouteville, religieuse au couvent de Fontgrave.

g. Noble demoiselle Jeanne de La Vayssière de Capchicot, demoiselle de Brocas, vivant à La Réole en 1780, décédée à La Réole le 20 septembre 1814, à l'âge de 84 ans et demi, religieuse au couvent de Fontgrave.

4° Catherine-Thérèze de La Vayssière, mariée, par contrat passé devant Berretté, notaire, le 27 février 1656, à Jean du Fourg, écuyer, sieur du Prada, habitant du lieu de Montgaillard. Le futur fut assisté, dans cet acte, de noble Mathieu du Fourg, écuyer, sieur de Padère, son cousin ; noble Olivier du Leau, écuyer, sieur de La Garenne, son beau-frère ; noble Josué d'Esmalle, écuyer, etc. ; – la future, de Gabriel de Galatheau, écuyer, avocat en la Cour de Parlement, et Mr Me Denis de Galatheau, conseiller au Parlement, ses oncles ; Jeanne de Galatheau, dame de Saucatz, sa tante ; Bonaventure de Galatheau, veuve du sieur de Pommiers, conseiller et président aux Enquêtes ; dame Anne du Sault, veuve du sieur de Galatheau, conseiller, et Denise de Galatheau, épouse d'Antoine d'Aydie, conseiller en la Cour des Aydes, ses tantes ; Louis de Cabiro, avocat en la Cour ; noble Jean d'Orgier, écuyer, sieur du Luc, son cousin ; etc.

X. Noble Jacques de La Vayssière, chevalier, seigneur de Capchicot et de Verduzan, épousa, par contrat passé le 18 décembre 1645 (date du second mariage de son père), devant Pouget, notaire royal, Isabeau de Saint-Vincent, fille de Guilhem de Saint-Vincent, sieur de Capchicot, et de Jeanne du Castaing. De ce mariage :

Jean-Jacques de La Vayssière, dont l'article suit ;

2° Jean de La Vayssière, écuyer, capitaine au régiment du Roi-Infanterie (30 août 1681), tué au service ;

3° Denis de La Vayssière, chanoine de Saint-Michel de La Réole (30 août 1681) ;

4° Jacques de La Vayssière, écuyer, lieutenant dans le régiment du Roi, marié à Isabeau de Sadihac, dont :

Marie de La Vayssière, née à Bordeaux le 8 août 1681.

5° Jeanne de la Vayssière, alliée : 1° par contrat passé le 30 août 1681, devant Berjec, notaire à La Réole, avec Charles de Borrit, écuyer, coseigneur de Pouymignan, habitant de Saint-Sever, fils de Pierre de Borrit, écuyer, et de Quitterie de L'Artigue. A cet acte assistèrent, du côté du futur : Messire N... de Poudenx, chevalier, vicomte dudit lieu, baron de Saint-Cricq ; Jean-Jacques de Tuquoy, baron de Montault ; Charles de Poudenx, écuyer, sieur de Serresloux ; Bernard de Pauzader, capitaine ; Mathieu de Pauzader, baron de Bâcher ; Jean-Jacques de Borrit, sieur de Saint-Germain ; PierreEustache de Borrit, sieur de Pouymignan ; Henry d'Artiguenabe, baron de Vielle ; Jean-Jacques de L'Artigue, sieur de Cachou ; etc. ; – du côté de la future : Étienne Rolle, sieur de Bareilles, son oncle ; Ogier de Montaudon, conseiller au Parlement de Guienne ; Jean de Pichard, conseiller audit Parlement ; François de Louppes, écuyer, sieur de Loubens et de Castera ; Paul de La Vayssière, écuyer, sieur de Cadreilh ; noble Geoffre de La Vayssière, écuyer. Les père et mère de la future lui constituèrent 7.000 livres, dont 3.000 en biens fonds. Elle se remaria, par contrat passé le 27 mai 1685 devant de Larieu, notaire, avec Noble Gaspard de Verdun, écuyer, sieur de Galan et de Sainte-Radegonde, fils de feu noble Jean de Verdun, écuyer, et d'Antoinette de Cadouin, en présence de noble Raymond de La Peyre, écuyer, sieur d'Auriolle ; Marie de Verdun, tante du futur ; François de Dons, écuyer, sieur de Tamize, et Marie de Verdun, son épouse ; François-Auzone du Duc, écuyer, sieur d'Auzonne, et Isabeau de Bonnel, son épouse ; etc.

XI. Messire Jean-Jacques de La Vayssière de Verduzan, chevalier, seigneur de Verduzan, Capchicot, et de la maison noble de La Basse-Cour, conseiller du Roi, président trésorier général de France, en la généralité de Guienne, bureau de Bordeaux, jusqu'au 10 mai 1757, qu'Arnaud Tranchère se fit pourvoir de cet office, – épousa : 1° par contrat passé le 26 janvier 1719, devant Treyssac et Grégoire, notaires, dame Élisabeth-Magdeleine de Basterot, fille de Gabriel de Basterot, secrétaire du Roy ; 2° le 2 juillet 1726 (Rég. de Saint-Michel de La Réole), Marie du Val, veuve de Pierre de La Borie, ancien capitaine au régiment de Haynault. Du premier lit :

XII. Messire Gabriel-Barthélemy de La Vayssière de Verduzan, chevalier, seigneur de Verduzan, La Basse-Cour et Galan, né à Bordeaux le 3 mars 1722, s'est fait représenter à l'assemblée de la noblesse de Bordeaux, en 1789, par messire Thomas de Montalier, ancien chevau-léger de la garde du Roi, son procureur fondé, et a assisté en personne à l'assemblée de la noblesse du Bazadois. Il avait épousé, dans l'église de Saint-Michel de La Réole, le 1er juin 1750, demoiselle Marie-Magdeleine de Briet, fille de Jean de Briet, sieur de Pradel, et de Jeanne de Rolle. Ce mariage fut béni par Jean-Baptiste Amédée de Grégoire de Saint-Sauveur, évêque de Bazas. Assistaient à la cérémonie : nobles Jean-Éléazar de Meslon, chevalier de Saint-Louis, capitaine de grenadiers au régiment de Rosnyvinen ; Raymond de Briet, chevalier de Saint-Louis, capitaine de grenadiers au régiment de Condé ; Thomas de Virazel, écuyer ; Jean de Casmont, écuyer ; Gaspard de Verdun, écuyer ; Drouilhet de Sigalas, écuyer ; de Lostau, écuyer ; etc. De cette union sont provenus :

1° Hyacinthe-Philémon, dont l'article suit ;

2° Marie de La Vayssière de Verduzan, née le 12 mai 1752, tenue sur les fonts par Raymond de Briet, chevalier de Saint-Louis, capitaine des grenadiers de Condé. Elle épousa, par contrat du 11 août 1773, Jacques de La Vayssière, sieur de Loubens.

3° Jeanne-Amédée de La Vayssière de Verduzan, née le 30 septembre 1754, mariée, par contrat du 13 février 1776, à noble Thomas de Montalier, seigneur de Mahourat, chevau-léger de la garde du Roi, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, dont :

Marie-Gabrielle-Amédée de Montalier, mariée, le 29 juin 1800, à Ferdinand-Eugène, comte de Lur-Saluces, baron de Fargues, dont :

Thomas-Joseph-Henry, comte de Lur-Saluces ;

Louise-Alexandrine-Jeanne de Lur-Saluces, mariée en 1824 avec Anne-Jacques-Auguste, comte de La Myre-Mory.

4° Jeanne-Victoire de La Vayssière de Verduzan, religieuse au couvent de Paraviz.

XIII. Hyacinthe-Philémon, vicomte de La Vayssière de Verduzan (titré vicomte sous la Restauration, avec érection de terre en majorat), chevalier, lieutenant en second au régiment des Gardes-Françaises, avec rang de lieutenant-colonel, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, naquit le 21 mai 1755. Il fut baptisé par Jean-Baptiste-Amédée de Grégoire de Saint-Sauveur, évêque de Bazas, le 26 août suivant, et fut tenu sur les fonts par noble Hyacinthe-Philémon de Grégoire de Saint-Sauveur, brigadier des armées du Roi, enseigne chef de brigade des gardes du corps de Sa Majesté (compagnie de Luxembourg), et par Jeanne de La Vayssière de Capchicot. On remarque à cet acte les signatures suivantes : de Pichon de Louppes ; chevalier de Lugat ; d'Aubert ; chevalier d'Hénin-Liétard ; chevalier de Virieu-Beauvoir ; chevalier de Tilly-Prémont ; etc.

M. de La Vayssière de Verduzan émigra pendant la Révolution, et est décédé le 2 février 1854. Il avait épousé : 1° par contrat passé le 7 janvier 1782, devant Menjaud, notaire à Paris, demoiselle Marie-Élisabeth Graton de Chambellan, nièce du maréchal duc de Broglie ; 2° Marguerite-Charlotte de Baylle, morte sans postérité. Du premier lit :

XIV. Gabriel-Amédée-Édouard de La Vayssière de Verduzan, chevalier, lieutenant au 1er régiment de cuirassiers, né le 15 novembre 1782, fut baptisé le 10 décembre suivant par Monseigneur de Grégoire de Saint-Sauveur, évêque de Bazas. L'acte dressé à cette occasion est souscrit par les personnages suivants : Marie-Anne de Belrin, comtesse de Chambellan ; d'Aicour de Chambellan ; marquis de Chambellan, oncle ; le chevalier de Saint-Sauveur ; le chevalier de Labescau ; Thomas de Montalier ; Caupenne de Piis ; de Borrit ; de Pichard ; de Lugat ; d'Uzard ; etc.

M. de La Vayssière de Verduzan, mort avant son père, a laissé de son mariage, contracté en 18… avec demoiselle Marguerite-Thérèze Boileau, nièce du maréchal Lobeau :

1° Hyacinthe-Philémon-Joseph-Édouard, dont l'article suit ;

2° Hyacinthe-Philémon-Adelberg de La Vayssière de Verduzan, mort le 8 août 1850, a eu en partage la terre de Capchicot, et a laissé de son mariage avec Marguerite Jautard :

A. Noble André-Léonce de La Vayssière de Verduzan ;

B.Demoiselle Marie de La Vayssière de Verduzan.

3° Claire-Eugénie de La Vayssière de Verduzan, mariée, le 16 juin 1830, à Jean-Guillaume-Vincent-Numa de Baylle, écuyer, fils de Jean-Guillaume de Baylle, chef d'escadron, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de Marie de Géreaud. Ont assisté à la cérémonie du mariage : le vicomte de Verduzan, aïeul de l'épouse ; Jean-Guillaume-Vincent, comte de Bonsol, lieutenant général retraité, grand-croix de l'Ordre de Saint-Louis, oncle de l'époux ; le chevalier de Lonjon ; etc.

XV. Hyacinthe-Philémon-Joseph-Édouard, chevalier, vicomte de La Vayssière de Verduzan, chef des nom et armes de sa maison, a épousé Anne-Louise de Castelnau d’Auros, fille de Léonard-Antoine-Gabriel, baron de Castelnau d'Auros, et d'Anne-Félicité de Molandrin. De ce mariage :

Noble Léonard-Antoine-Gabriel-Henry de La Vayssière de Verduzan, né à Bordeaux le 18 juin 1835.

 

 

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