de Tamanhan.
C.H.G.H.47
Au bureau, 54 rue de Cocquard, à Villeneuve-sur-Lot, les adhérents peuvent consulter nos archives, de nombreux dépouillements et relevés de tables décennales.

Nobles, Messires, écuyers, Chevaliers, Seigneurs Des Maisons Nobles De GRAVILLAS, MONTARAS, BASTI, LA BARTHE, BONNEGARDE, etc. – En Bazadais et Bordelais.

Armes : D'argent, au lion de gueules, armé et lampassé de sable, tenant de ses deux pattes une souche de mirthe de simple, soutenue d'un croissant d'azur; au chef d'azur, chargé de 3 étoiles d'or (ainsi déclarées à Bazas pour l'Armoriai général de France, registre Guienne, en 1698 et 1699) (V. planche XV).

La famille de Tamanhan fut maintenue dans sa noblesse en 1668, par jugement rendu par M. du Puy, subdélégué de M. Pellot, intendant de Guienne, et en 4 697 par ordonnance de M. Bazin de Bezons, aussi intendant de Guienne. Elle a été convoquée par le prince de Condé pour le camp de Fontarabie, en 1638, et par le maréchal d'Albret, en 1674. Elle a également été convoquée aux bans et arrière-bans de la noblesse du Bazadais, au XVIIe siècle, ainsi qu'à l'Assemblée générale du même ordre, en 1789. Elle avait son tombeau dans l'église de Saint-Michel de Puybarban, et durant plusieurs siècles a possédé divers fiefs dans le Bazadais. Gravillas, le plus ancien fief que nous lui connaissions, et dont elle faisait directement hommage au Roi comme duc de Guienne, était situé dans la paroisse de Puybarban. Il fut aliéné en 1669 par quatre MM. de Tamanhan frères, seigneurs des maisons nobles de Gravillas, de Montaras, de La Barthe et de Bonnegarde, en faveur du monastère des Chartreux de Bordeaux.

On trouve assez souvent dans les actes ce nom écrit de Tamaignan ; mais l'orthographe véritable, la plus ancienne, celle qui a été conservée à peu près sans exception par les membres de la famille depuis au moins quatre cents ans, est de Tamanhan.

La généalogie que nous publions a été dressée et rédigée par nous, exclusivement à l'aide des titres nombreux qui nous ont été produits.

 I. Jean Tamanhan, Ier du nom, né vers 4440, possédait Gravillas, dont il vient d'être parlé. Le 10 décembre 1496, il passe devant Me Jean de Abbat, notaire royal, un bail à fief d'une pièce de vigne dépendant de Gravillas, en faveur de Petit-Jean Benteu et Michel Dubois (Archives départementales de la Gironde, registre n° 692, Chartreux, Terrier, Branens et Blagnac, années 1486 à 1703, p. 444, n° 109). Il fait son testament le 14 avril 1523, et institue pour son héritier son second fils, Pierre, alors marié avec Catherine de Lavaissière. Ce testament, dans lequel Jean Tamanhan est qualifié écuyer, fut produit en 1668 devant M. Pierre du Puy, conseiller et procureur du Roi en la sénéchaussée de Condom, commissaire subdélégué de M. Pellot, intendant de Guienne, pour la recherche des usurpateurs de titres nobiliaires (Inventaire des titres produits au subdélégué de M. Pellot). Il eut au moins deux enfants :

1° Guillaume et Pierre Tamanhan, frères germains, consentent le 15 janvier 1491 (v.st.), en faveur de Peyrot Ingilard, un bail à fief d'une pièce de vigne au Gravillas, sous le devoir de 6 deniers de rente et du quint de tous les fruits, que ledit Ingilard s'engage à porter en leur maison, dans le village de Puybarban. L'acte est retenu par Pierre de Abbat, notaire royal (Archives départementales de la Gironde, registre cité, p. 413, n° 110). Ils passent devant le même notaire, le 20 janvier 1491, en faveur de Raymond Porte, un nouveau bail à fief pour une deuxième pièce de vigne, sous les mêmes devoirs de 6 deniers de rente et du quint des fruits, portable dans leur maison de Puybarban (Idem, p. 409, n° 108). Dans ces deux actes, Guillaume Tamanhan agit en son nom et pour Pierre, son frère germain.

2° Pierre, qui suit :

II. Pierre Tamanhan, que nous venons de voir mentionné dans deux baux à fiefs des 15 et 20 janvier 1494 (v. st.), avait déjà une fille de son mariage avec Catherine de Lavaissière le 14 avril 1523, date du testament de Jean Tamanhan, écuyer, son père. Il achète par contrat du 12 mai 1543, passé devant Me de Lalanne, notaire à La Réole, à Jacques d'Aulède, écuyer, seigneur de Bageran, des rentes, huitains et autres devoirs seigneuriaux au Gravillas, dans les paroisses de Puybarban et de Blagnac, pour une somme de huit cents francs bourdelois, chaque franc étant de soixante ardits. Ce contrat, dans lequel Pierre Tamanhan est qualifié écuyer et habitant de la ville de La Réole, fut produit en 1668 devant M. du Puy, subdélégué de M.l'intendant Pellot (Il existe aux Archives départementales de la Gironde, carton communautés relig. Chartreux, fiefs de Cayac).

Jean et Pierre Tamanhan père et fils avaient dans des actes publics la qualité d'écuyers, caractéristique de noblesse : ils étaient par conséquent nobles; néanmoins, Pierre Tamanhan, père d'une famille nombreuse, ayant aliéné des rentes nobles et dérangé sa fortune, voulut la réparer et fit le commerce durant quelques années. Il ne le faisait pas encore en 1523, ni même en 1543, comme le prouve la qualification d'écuyer donnée dans les actes passés à ces dates, et avait repris son état nobiliaire avant 1569. Il est qualifié écuyer dans son testament en date du 16 novembre de ladite année 1569. Il déclare dans ce testament avoir épousé : 1° Catherine de Lavaissière, sœur de Peyrot de Lavaissière, et avoir de celte union une fille nommée Françoise ; 2° Marie de Cot, dont il a Pierre, François, Jean et Catherine ; 3° Jeanne de Labat, veuve de N... de Coutetz ; 4° Sébastienne Boisse. Il ajoute qu'il avait jadis vendu à M. Me Antoine de Gaultier, seigneur de Camiran, des rentes pour la somme de six cents francs bourdelois, sur les terres et vignes qu'il possède au Gravillas, en la paroisse de Puybarban, rentes qu'il avait fait racheter depuis par Pierre, son fils aîné. Il divise entre ses trois fils les rentes foncières qu'il prend 6ur les tenanciers de Gravillas, et donne en particulier à Jean une maison noble dans la Grand'rue de La Réole et le domaine de Labarthe. Il substitue ses fils et leurs descendants les uns aux autres jusqu'à la quatrième génération (Copie collationnée par le conseiller secrétaire du Roi, maison couronne de France, signé Léglise). Pierre Tamanhan laissa de son mariage arec Catherine de Lavaissière !

1° Françoise de Tamanhan, mariée : 1° le 20 mai 1542 à Bertrand Abault ; 2° le 21 juin 1556 à Me Jean Ducourret, avec lequel elle vivait le 16 novembre 1569 ;

De son mariage avec Marie de Cot :

2° Noble Pierre de Tamanhan, écuyer, eut de Jeanne Monchard, sa femme :

Damoiselle Marie de Tamanhan, mariée par contrai du 2 mai 1618 à Gabriel de Saint-Gaxier, écuyer. Après la mort de ce dernier, elle cède, par acte du 20 février 1639, retenu par Me Dubernet, notaire, tous ses droits ou ceux qui lui viennent de son père ou de François Tamanhan, son oncle paternel, à Mathieu Tamanhan, écuyer, seigneur de Gravillas, son cousin-germain, et cela pour se conformer aux volontés de feu sieur Peyrot Tamanhan, ayeul paternel des parties, qui, dans son testament du 16 novembre 1569, a voulu que ses biens fussent substitués pendant quatre générations (Copie collationnée) ;

3° François de Tamanhan, écuyer, passe une transaction le 20 mars 1572 avec Catherine, sa sœur (Extrait d'un arrêt du Parlement, signé de Pontac), et le 3 mars 1573 un contrat de transaction avec Françoise de Tamanhan, sa sœur aînée (Idem), et meurt sans avoir été marié ;

4° Jean, qui a continué la postérité ;

5° Damoiselle Catherine de Tamanhan, mariée avec Me Jacques de Coutetz, fils de feu N... de Coutetz et de Jeanne de Labat, selon le testament du 16 novembre 1569, rapporté plus haut (Acte cité).

III. Noble Jean De Tamanhan, IIe du nom, écuyer, seigneur de Gravillas, épouse avant l'année 1577 Françoise de Mellon, fille de François et sœur de Jean de Mellon, coseigneur de Samazan. Il rend l'hommage suivant au roi Louis XIII, le 10 décembre 1619, entre les mains d'André de Lauvergne, conseiller du Roi, lieutenant général en la sénéchaussée de Bazadais, et commissaire député par Sa Majesté pour la réception des hommages, etc. :

« A compareu cejourdhuy pardevant nous, lieutenant général et commissaire susdit, maistre Jehan Tamaignan, escuyer, advocat en la cour de parlement de Bourdeaux, lequel, en présence et du consentement de maistre Baymond de Chalup, procureur du Boy en la présente sénéchaussée, estant teste nue, les deux genoux en terre, sans ceinture, espée, ny espérons, tenant ses mains joinctes entre les nostres, a faict et presté la foy et hommage lige et serement de fidélité qu'il doit et est tenu faire au roy nostre sire Louys treiziesme, roy de France et de Navarre, à présent raignant, pour raison d'une maison noble dans la ville de La Béolle, sur la grande rue, près la porte de Piis, et de la maison noble de Gravilla, deux moulins, terres, vignes, preds, aubarèdes, quins, huictains et rentes, le tout sois et situé ez paroisses de Puybarban et Blaignac, prévosté de La Béole et debvoirs qui en dépendent, tenus et mouvans de Sa Majesté, à cause de sa duché de Guienne etcouronne de France ; a promis et juré ledit Tamaignan sur les saints Évangiles, qu'il sera bon, fidèle, loyal serviteur et vassal du Roy et de ses successeurs roys de France, son bien et honneur pourchassera et gardera, son mal esvitera de tout son pouvoir, servira, gardera et deffendera sadite Majesté contre toutes personnes sans aucune excepter; auquel foy et hommage ledit Tamaignan a esté receu, à la charge et sans préjudice des lots et ventes et de plus grands droits et debvoirs qui se trouveront estre deubs à sadite Majesté, à cause desdites maisons, biens nobles et fiefs en deppendans… » (Signé) de Lauvergne, lieutenant et commissaire susdit ; Pontarrieu le jeune, greffier » (Collationné sur l'original par moy, conseiller secrétaire du Roy, maison couronne de France et de ses finances, Chanevas).

Jean de Tamanhan fait son testament dans sa maison noble de Gravillas le 11 mai 1612. Dans ce testament, qui fut produit devant M. du Puy, subdélégué de l'intendant de Guienne, il déclare avoir vécu trente-cinq ans avec sa défunte femme Françoise de Mellon, dont il a eu neuf enfants, qui suivent (Testament signé de Castets, notaire royal, et en marge du Puy, commissaire ; collationné par Lafargue et de Besse, notaires royaux) :

1° Jean I, mort avant 1612 ;

2° Me Jean II de Tamanhan, écuyer, avocat au Parlement de Bordeaux, mort en novembre ou décembre 1633 ;

3° Marie-Jean III de Tamanhan, mort avant 1612 ;

4° Jean IV de Tamanhan, mort avant 1612 ;

5° Mathieu, qui a continué la descendance ;

6° Damoiselle Marie I de Tamanhan, épouse de Jean Braylens, avant 1612 ;

7° Guiraude de Tamanhan ;

8° Damoiselle Catherine de Tamanhan ;

9° Damoiselle Marie II de Tamanhan, mineure lors du testament de son père, en 1612, épouse Me Pierre du Saulx.

IV. Noble Mathieu de Tamanhan, écuyer, seigneur de Gravillas, épouse par contrat du 11 mai 1627 damoiselle Marie de Peyrusse, fille de noble homme Arnault de Peyrusse, écuyer, seigneur de Bonnegarde, et de Peyronne de La Rose, damoiselle, sa femme, en présence de Gabriel de Saint-Gaxier, écuyer, sieur de Laignet, et Joseph du Vignau, écuyer, sieur de Berpaurest (Contrat signé de Barbe, notaire royal). Il rend hommage au Roi, le 21 décembre 1636 et le 3 mai 1645, pour sa maison noble de La Réole et le fief de Gravillas. Il est convoqué par le prince de Condé le 7 juillet 1638 pour se rendre, ainsi que les autres gentilshommes de Guienne, au camp de Fontarabie, et s'y rend en effet le 10 septembre suivant (Ordre cité et notification notariée au commissaire général des saisies réelles). Il fait son testament le 4 juin 1657, devant Me Lafenestre, notaire royal (Acte cité signé Lafenestre, notaire royal), et dit avoir de Marie de Peyrusse quatre fils :

1° Noble Jean de Tamanhan, IIIe du nom, écuyer, seigneur de Gravillas, habitant à La Réole, donne à titre d'échange, le 20 août 1669, en son nom et au nom de François, Raymond et Jérôme, ses frères, à révérend père dom Jean Boyer, prieur de la Chartreuse Notre-Dame-de-Miséricorde de Bordeaux, la maison noble des Gravillas, en la paroisse de Puybarban, juridiction de La Réole, en Bazadais, avec moulin, jardin, etc. Il est qualifié noble et écuyer dans cet acte, retenu par Pierre Thomas, notaire royal à Bordeaux (Archives départementales de la Gironde, registre 692, intitulé Chartreux, Terrier, Brannens et Blagnac, 1486-1703, p. 364, n° 93). 11 est maintenu dans sa noblesse avec ses frères, le 5 mai 1668, par M. Pierre du Puy, subdélégué de M. Pellot, intendant de Guienne (Copie authentique en parchemin), et le 5 août 1697 par M. Bazin de Bezons, aussi intendant de Guienne (Original). Il fit enregistrer ses armoiries à Bazas, le 6 février 1699, et laissa les dix enfants suivants de son mariage avec dame Françoise de Losteau, morte le 5 avril 1726 (Etat civil de Blagnac), nièce de damoiselle Anne de Timbrune de Valence (celle-ci de la même famille que MM. de Timbrune, marquis de Valence) :

A. Noble François de Tamanhan, écuyer, lieutenant d'une compagnie d'infanterie en 1699 (Etat civil de Blagnac) ;

B. Mathieu de Tamanhan, écuyer, qualifié aussi écolier en 1695 ;

C. Noble Pierre de Tamanhan, écuyer, parrain de Paul, son frère ;

D. Noble Joseph de Tamanhan, né le 4 août 1681 (État civil de Blagnac), signe le registre des baptêmes les 21 juillet et 20 septembrE 1695 (Idem) ;

E. Noble Etienne de Tamanhan, né le 24 décembre 1683 (Idem) ;

F. Noble Jean de Tamanhan, né le 4 avril 1685 (Idem) ;

G. Messire Paul de Tamanhan, écuyer, né le 6 novembre 1688, capitaine, aide de camp du roi Charles XII de Suède, épouse Suzanne de Challau, le 24 février 1721, et fait son testament dans sa maison noble de Savignac, le 22 décembre 1767, ayant eu de son union :

I. Noble, messire Judes-Simon de Tamanhan, écuyer, marié le 16 juin 1753 avec demoiselle Marie de La Roque de Budos, fille de feu messire Charles-Joseph de La Roque de Budos, écuyer, et de dame Jeanne de Calmeilh (Cop. collat.), dont il eut :

a. Messire N... de Tamanhan, mort sans avoir été marié ;

b. Demoiselle Jeanne-Nanette de Tamanhan, née le 25 octobre 1754, morte sans avoir contracté d'alliance ;

c. Demoiselle Rosalie de Tamanhan, mariée le 7 floréal an X (27 mars 1802) à messire François-Joseph de Guiraudès de Saint-mezard, dont elle n'a pas eu d'enfants.

II. Louise de Tamanhan, née le 20 septembre 1730, a pour parrain noble Judes-Simon de Tamanhan, son frère ;

III. Jeanne-Henriette I de Tamanhan, marraine de sa sœur ;

IV. Suzanne de Tamanhan épouse en 1771 M. Me Pierre Dabadie, avocat ;

V. Jeanne-Henriette II de Tamanhan, née le 24 mars 1740.

H. Noble demoiselle Catherine de Tamanhan, née le 2 août 1682, ensevelie dans l'église de Saint-Jean de Blagnac le 16 juin 1767 ;

I. Jeanne de Tamanhan, née le 21 novembre 1686 (État civil de Blagnac) ;

J. Marthe de Tamanhan, marraine le 11 septembre 1699 (Idem) ;

2° François, qui a continué la descendance ;

3° Noble Raymond de Tamanhan, écuyer, seigneur de la maison noble de La Barthe, troisième fils de Mathieu de Tamanhan, seigneur de Gravillas, et de Marie de Peyrusse, servait comme volontaire en 1650 dans le régiment de Lasserre, suivant le testament d'un militaire du 4 décembre 1650 (Cop. collat.). Il est maintenu dans sa noblesse en même temps que ses frères, le 5 mai 1668 (jugement cité), et passe des articles de mariage devant Me de Labrouche, notaire royal, le 1er avril 1685, avec damoiselle Marie de Forcade, fille de noble Jean-Silvestre de Forcade, écuyer, sieur de Lastranenq, et de damoiselle Suzanne de Pinon. Le futur époux agit de l'avis de noble Jean de Tamanhan, écuyer, sieur de Gravillas, noble François de Tamanhan, écuyer, sieur de Montaras, et noble Jérôme de Tamanhan, écuyer, seigneur de la maison noble de Bonnegarde, ses frères germains; Arnauld de Peyrusse, écuyer, seigneur de la maison noble de La Brette, noble Jean de Peyrusse, seigneur de la maison noble du Cau, ses cousins-germains. La future épouse agit de l'autorité et conseil de ses père et mère et de l'avis de noble Pierre de Forcade, écuyer, son oncle; noble Louis de Forcade, écuyer, sieur de Caubeyran ; noble Etienne de Forcade, écuyer, sieur de Caubeyran, et sieur Pierre du Barry; noble Bernard de Forcade, écuyer, et noble Bertrand de Forcade, écuyer, ses frères ; Marthe de Forcade, damoiselle, et Antoinette de Forcade, ses tantes, et damoiselle Élizabeth de Forcade, sa sœur. Lesdits articles de mariage sont transformés en contrat public le 8 du même mois, devant le même notaire, qui passe cet acte dans la maison noble de Lastranenq, demeure du père de la future épouse, située paroisse de Masseilles, prévôté de Bazas (Grosse en parchemin). Le seigneur de La Barthe eut de cette union :

A. Noble Jean-François de Tamanhan, écuyer, né le 29 janvier 1686, assiste le 16 juin 1753 au contrat de mariage de messire Judes-Simon de Tamanhan, écuyer, seigneur de Gravillas, son cousin, et meurt curé de Poussignac, près Casteljaloux, le 30 septembre 1756, âgé de 70 ans (Actes de l'état civil) ;

B. Pierre de Tamanhan, mort âgé de deux ans, le 20 août 1692 ;

C. Marguerite de Tamanhan, née le 6 mars 1688 ;

D. Élizabeth de Tamanhan, née le 30 mars 1692.

4° Noble, messire Jérôme I de Tamanhan, écuyer, seigneur de la maison noble de Bonnegarde, fief situé dans la paroisse de Savignac, prévôté de La Réole, et qu'il tenait de sa mère damoiselle Marie de Peyrusse, est maintenu dans sa noblesse par jugement du 5 mai 1668, rendu par M. du Puy, subdélégué de M. Pellot, intendant de Guienne (cité), et par ordonnance de M. Bazin de Bezons du 5 août 1697 (Original). Il fait enregistrer ses armoiries à Bazas, le 26 septembre 1698, et laisse de son mariage avec damoiselle Marguerite de Lalanne ;

A. Noble, messire François de Tamanhan, écuyer, seigneur de Bonnegarde, né en 1674, fait son testament le 25 octobre 1749 et meurt le 19 février 1732, âgé de 78 ans, laissant de dame Antoinette Capdeville, sa femme ;

I. Jean de Tamanhan, mort avant la date du testament de son père ;

II. Noble Jérôme II de Tamanhan, écuyer, seigneur de Bonnegarde, appelé le chevalier de Tamanhan, mort sans avoir contracté d'alliance ;

III. Demoiselle Jacquette de Tamanhan, mariée avec messire Antoine-Gabriel de Galard, seigneur de Pauillac, fait son testament le 13 avril 1761, et meurt audit Pauillac, près Lectoure, le 16 septembre 1773 (État civil de Pauillac).

B. Demoiselle Jacquette de Tamanhan, née à Savignac le 14 août 1680, épouse le 22 août 1700 messire François de Saubat, écuyer, lieutenant de nosseigneurs les maréchaux de France, mort le 12 décembre 1735, à Figuières (État civil d'Argenton). Elle fut inhumée le 11 mars 1768, à l'âge de 87 ans.

5° Damoiselle Marguerite de Tamanhan, fille de noble Mathieu de Tamanhan, seigneur de Gravillas, et de damoiselle Marie de Peyrusse, mariée, par contrat du 3 mars 1655 à Me Tholouse, avocat, lieutenant général de la prévôté de La Réole.

V. Noble François De Tamanhan, écuyer, seigneur de Montaras et de Basty, second fils de noble Mathieu de Tamanhan, écuyer, seigneur de Gravillas, et de damoiselle Marie de Peyrusse, était lieutenant dans le régiment de Candalle en 1654, lorsqu'il reçut le congé temporaire suivant :

« Le duc.de Candalle, pair et colonel général de France, gouverneur et lieutenant général pour le Roy en ses pays de Bourgogne, Bresse, haut et bas Auvergne.

« Nous avons donné et donnons conget au sieur de Tamaignan, lieutenant dans nostre régiment d'infanterie de Candalle, pour aller chez luy, en Guienne, et se faire guérir de ses blessures, et y demeurer jusques à ce qu'il n'en ressente plus l'incommodité ; luy enjoignons, après sa guérison, de rejoindre ledit régiment pour continuer à y faire sa charge. Faict à Paris, ce 19e avril 1654.

« Le duc de Candalle.

« Par monseigneur, Bertrand. » En marge est écrit : « Veu du Puy, commissaire » (Original).

On voit qu'il était capitaine lorsqu'il fut convoqué pour l'armée du maréchal d'Albret, en 1674 (Original).

François de Tamanhan et ses trois frères furent maintenus dans leur noblesse le 5 mai 1668, par jugement de M. Pierre du Puy, subdélégué de M. Pellot, intendant de Guienne (Copie authentique en parchemin). Le même sieur de Montaras fait anoblir sa maison de Basty, située dans la paroisse Saint-Martin de Monphélix, le 1er juin 1685 (original), et en rend hommage le 3 avril 1686 au commandeur de Pondaurat (Grosse en parchemin). Il fait son testament le 16 février 1686, et laisse de damoiselle Jeanne du Boscq, avec laquelle il s'était marié le 16 juin 1658 :

1° Pierre-Étienne, qui suit ;

2° Damoiselle Bonaventure I de Tamanhan, marraine de son frère le 14 octobre 1663, mariée avant 1686 avec noble Jean-Jacques du

Bousquet, écuyer, seigneur de Caubeyres, ne vivait plus le 13 juillet 1693 ;
3° Damoiselle Marguerite de Tamanhan, née en 1658, fait donation le 14 avril 1739 en faveur de nobles Pierre-Étienne et Jean-Paul de Tamanhan, ses neveux (Grosse en parchemin), meurt sans avoir contracté d'alliance, et est inhumée le 28 octobre 1746 dans l'église Saint-Michel de Puybarban, dans la sépulture de sa famille (État civil de Puybarban) ;

4° Damoiselle Marie de Tamanhan fait son testament le 12 février 1705 en faveur de Pierre-Étienne, son frère ;

5° Damoiselle Bonaventure II de Tamanhan, reçue religieuse à Casteljaloux le 12 septembre 1687.

VI. Noble, messire Pierre-Étienne I de Tamanhan, écuyer, seigneur de Montaras et de Basty, né le 25 septembre 1663, baptisé à Saint-Martin de Monphélix le 11 octobre suivant, est convoqué en 1690,1693, 1697 et 1702 pour le ban et l'arrière-ban (quatre originaux), et fait enregistrer ses armoiries à Bazas pour l'Armoriai général de France le 6 février 1699. Il épouse, par contrat du 2 septembre 1702, retenu par Me Jean Caussade, notaire royal à Bordeaux, demoiselle Marie-Jeanne Dubernet, morte le 12 janvier 1758, fille de Me Pierre Dubernet, avocat, et de demoiselle Jeanne Gondat, habitants de Bordeaux. Il fait hommage de sa maison noble de Basty le 8 octobre 1719 (grosse), son testament le 5 mars 4750 (Cop. collat.), et laisse de son mariage :

1° Messire Pierre-Étienne II de Tamanhan, écuyer, seigneur de Montants, mort sans postérité, à Rome ;

2° Noble, messire Jean-Paul de Tamanhan de Montaras, écuyer, né le 26 août 1704 à Saint-Martin de Montphélix, épouse par contrat du 21 octobre 1733 passé dans la paroisse de Saint-Exupéry, juridiction de Gironde, devant Me Rasteau, notaire royal, demoiselle Marie Beyries, dont :

Demoiselle Marie de Tamanhan, née à Camiran le 20 septembre 1738, fait son testament en faveur de Marc-Jean-Baptiste de Tamanhan, son cousin-germain.

3° Pierre, dont l'article suit ;

4° Noble Paul-Clément de Tamanhan, présent au mariage de Jean-Paul, son frère, n'a pas contracté d'alliance ;

5° Demoiselle Marie I de Tamanhan épouse noble Daniel du Cla, écuyer, dont elle était veuve en 1777 ;

6° Demoiselle Marie II de Tamanhan.

VII. Noble, messire Pierre De Tamanhan, écuyer, seigneur de Montaras, appelé le chevalier de Tamanhan, épouse : 1° le 15 décembre 1719 demoiselle Jeanne Dufour, qui fait son testament le 20 mai 1765, et meurt le 28 juillet 1766 ; 2° demoiselle Geneviève Pérès, morte le 13 janvier 1768, le lendemain du baptême de son fils Jean ; 3° par contrat du 5 juin 1769 demoiselle Magdeleine de Lalande, fille de messire Joseph de Lalande, écuyer, sieur de Tastes, et de dame Jeanne du Boscq. Il est mort le 28 janvier 4786, âgé de 75 ans, laissant de cette dernière union :

1° Marc-Jean-Baptiste, qui suit ;

2° Demoiselle Marie-Rosalie de Tamanhan ;

3° Demoiselle Marie-Angélique de Tamanhan, née le 10 septembre 1774, épouse de noble Pierre-Gabriel du Bois du Fresne, décédée le 11 mai 1833.

VIII. Noble Marc-Jean-Baptiste de Tamanhan, né le 11 avril 1775, a soutenu de longs et dispendieux procès pour revendiquer des biens substitués en 1569 par Pierre Tamanhan, écuyer, son cinquième aïeul, échus en majeure partie à M. François de Guiraudès de Saint-Mézard, époux et héritier de dame Rosalie de Tamanhan de Gravillas. Il a épousé le 20 mai 1816 devant Me Brannens, notaire à Bordeaux, demoiselle Marie-Étiennette-Virginie Lalanne, fille de M. Jean-Baptiste Lalanne, ancien contrôleur de marine, et de dame Marie-Étiennette Lavisse. Voici les noms de quelques-uns des signataires de ce contrat : de Taraanhan, née de Lalande ; de Saint-Mézard, née de Tamanhan ; Jeanne de Tamanhan ; M. de Tamanhan ; de Fabas, née de Tholouze ; de Baritault du Carpia, née de Lalande ; Aimée de Peyrusse ; de Castelnau, née de Savignac ; de Peyrusse ; de Peyrusse, née Seguin ; Personnel de Castelnau ; de Piis ; de Mons, née de Verthamon ; de Caupenne, née de Piis ; de Piis de Marcellus ; de Mons de Piis ; Jean-Baptiste de Peyrusse aîné ; Louis de Peyrusse ; le comte de Marcellus ; du Tauzin de Belso ; de Pichard ; chevalier de Peyrusse ; de Peyrusse, née Robert (Grosse). Il est né de cette union un fils et une fille :

1° Pierre-Gabriel, qui suit ;

2° Demoiselle Marie-Magdeleine-Méry de Tamanhan, mariée le 31 août 1841 à noble Julien-Séverin-Titus de Gasztold, ancien officier d'artillerie polonaise, exerçant actuellement la médecine à Bordeaux, fils de Benoît Gasztold et d'Angélique Krolikowska. Les armes de Gasztold sont : De gueules, au double W gothique d'or.

La famille Gasztold était l'une des plus considérables de la Lituanie. De courtes citations, extraites des historiens, suffiront à le démontrer.

Léonard Chodzko rapporte dans son Histoire de Pologne, t. I, p. 361 à 366, une légende lituanienne sur le seigneur Gasztold, vivant au XIVe siècle.

Gasztold, palatin de Vilna, à la tête des seigneurs lituaniens, prit les armes en 1455 pour obliger Kazimir IV, leur ancien grand-duc, roi de Pologne depuis 1444, à reconnaître les droits de la haute noblesse du grand-duché et à rétablir un grand-duc en Lituanie (Léonard Chodzko, Histoire de Pologne, t. II, p. 124).

« Les seigneurs, dit Lelevel, mécontents de ce qu'il (Kazimir IV) favorisait la noblesse inférieure, demandèrent un duc lieutenant… Gasztold, moteur de tous les troubles aristocratiques, proposa de choisir un grand-duc lieutenant parmi les princes, sans aucun égard pour Kazimir » (Joachim Lelevel, Histoire de Pologne, t. I, p. 105).

Stanislas Gasztold, palatin de Troki, fut marié à Barbe Radzivill, fille de Georges Radzivill, de famille déjà princière, la même que celle du prince Radzivill actuel. Sa veuve monta sur le trône de Pologne (26 juillet 1548), en épousant Sigismond-Auguste II, le dernier roi polonais de la race des Jagellons, qui était veuf en premières noces d'Élizabeth, archiduchesse d'Autriche, fille de Ferdinand Ier, roi des romains, empereur d'Allemagne, après la mort de son frère Charles-Quint (Léonard Chodzko, cité, t. I, p. 290. – Bouillet, Dictionnaire universel d'Histoire et de Géographie, articles Radzivill, Ferdinand, etc. – Encyclopédie Méthodique, in-4°, histoire, t. V, p. 76. – Lelevel, Histoire de Pologne, t. I, p. 115).

Gasztold, palatin de Vilna, qui était en 1455 à la tête de la haute noblesse lituanienne, avait au dernier siècle pour descendant direct Michel Gasztold, lituanien, ayeul de M. de Gasztold, marié à Bordeaux avec mademoiselle de Tamanhan, qui lui a donné :

a. Louis de Gasztold, mort en bas âge ;

B. Adrien de Gasztold, mort en bas âge ;

C. Marie-Augustine-Claire de Gasztold ;

D. Rose-Barbe-Gabrielle de Gasztold ;

E. Marie-Louise-Françoise de Gasztold ;

IX. Noble Pierre-Gabriel de Tamanhan, né le 28 janvier 1820.

 

 

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