de Menou.
C.H.G.H.47
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 de Pins

 

I. Noble Louis de Menou, écuyer, seigneur de La Cave et de La Carbonnière, s'établit en Périgord au commencement du XVIe siècle, sans doute par le mariage qu'il contracta en 1500 avec Suzanne de Barbarin. – Un mémoire généalogique, écrit vers le milieu du siècle dernier, le dit issu de Louis de Menou, – marié dans le XVe siècle à Jeanne de Thaïs, – et frère de Jean de Menou, seigneur du Mée, de Nicolas, d'Antoine et de Pierre de Menou. Louis de Menou, qui fait le sujet de cet article, fut présent, le 26 octobre 1542, à la montre des gentilshommes sujets au ban et arrière-ban de la sénéchaussée de Périgord, qui fut faite par devant Hélie de Merle, écuyer, seigneur de Montgaillard, lieutenant de cette sénéchaussée ; chargé de faire le service d'un archer et de deux piquiers, conjointement avec Jean Bonnet, François du Theil, autre François du Theil, Jean du Theil, Jean Faure, Pierre de Fayolle, Nadau du Saulx, Guillaume Émeric, Jean Malet, Hervé del Mas, et autres de deçà la rivière de Dordogne, il présenta avec eux, pour faire ce service, Fourton de Beaulieu, armé et équipé (ordonnance en parch., orig.). Louis de Menou est cité dans une enquête du 13 juin 1643, dont nous parlerons plus loin, comme étant le fondateur de deux chapelles domestiques, situées l'une à cent pas de son château de La Carbonnière, l'autre dans l'église de sa paroisse, et ornées de bannières portant ses armes et devises.

– On trouve vers la même époque : Louis de Menou, propriétaire de la forge vieille du Bugue, marié à Marguerite Rey de La Roche-Beaucourt, avec laquelle il constitua en dot 200 écus et beaucoup de joyaux et habits de noce à Françoise de Menou, leur fille, en la mariant, par contrat passé le 9 août 1555, à Louis d'Abzac, écuyer, seigneur de La Boissière-Bellegarde. (de Courcelles, Hist. des Pairs, t. IX).  

Louis de Menou laissa de sondit mariage avec Suzanne de Barbarin :

1° Nicolas, dont l'article suit ;

2° Noble Pierre de Menou, écuyer, sieur de La Vallée, coseigneur de La Carbonnière, se fixa dans la ville de Montflanquin, en Agenois, et fut père de :

Pantaléon de Menou, écuyer, conseiller en la Chambre de Justice, marié à Magdeleine de Boisseau, sœur de Jacques de Boisseau, écuyer, seigneur de La Baroderie, intendant des Jardins du Roi. De cette union :

a. Jacques de Menou, conseiller du Roi en ses conseils, intendant de ses Jardins et gentilhomme de sa Chambre, marié avec Marie Le Coq, dont il eut :

I. Louis de Menou, mort sans enfants ;

II. Armand de Menou, mort également sans enfants ;

III. Jacques de Menou ;

IV. Marie de Menou, alliée à Jean, marquis de Béringhen, seigneur de Fléhédel et de Langarreau, dont :

Suzanne de Béringhen, seconde femme, le 12 mars 1673, de Jacques-Nompar de Caumont, duc de La Force, pair de France ;

N…, marquis de Béringhen, père d'une fille mariée au marquis de Varennes-Kersauson ;

N…, comte de Béringhen, allié à une demoiselle de la maison de Goyon-Matignon, dont il a laissé une fille.

V. Marthe de Menou, mariée au marquis de Fabrisce, dont sont venues la marquise d'Estrada, en Auvergne, et la marquise de Vervans ;

VI. N… de Menou, épouse du baron de Jandro, gentilhomme de Languedoc, dont elle eut un fils qui passa en Angleterre après la révocation de l'Édit de Nantes, et fut marié à la veuve de lord Barclay, qui le rendit père de plusieurs enfants ;

VII. N… de Menou, sur laquelle nous n'avons aucun renseignement.

b. Noble Pierre de Menou, écuyer, sieur de La Vallée, avocat en Parlement, fut marié à dame Marie-Suzanne de Calvaybac, dont il eut :

I. Alexandre de Menou, écuyer, sieur de Rastouilhac, qui, le 21 février 1698, fit enregistrer à Agen, dans l'Armorial Général de France, ses armoiries de la manière suivante : d'azur, au chevron d'or, accompagné de 3 molettes d'éperons du même, 2 en chef et 1 en pointe. Il n'a laissé que des filles ;

II. Anne de Menou, demoiselle, mariée, dans le temple de l'église réformée de Gavaudun, en Agenois, à noble Pierre II de Vernejoul, écuyer, habitant de Montflanquin, seigneur de La Roque-David, le 6 octobre 1661.

II. Noble Nicolas de Menou, écuyer, sieur de La Carbonnière et de La Cave, en Périgord, transigea avec Pierre de Menou, son frère, le 8 novembre 1558 (copie collat.), servit le Roi en Lorraine, et fut tué dans cette expédition, comme le constate l'enquête du 15 juin 1643. Il avait épousé, par contrat passé le 2 juillet 1552, dame Jeanne de Mauguin, fille de Pierre de Mauguin et de Suzanne du Muy. De ce mariage provint :

III. Noble Samuel de Mehoc, écuyer, seigneur de la maison noble de La Carbonnière, y habitant, fit son testament le 5 juin 1604 (cop. collat.), y nomma ses enfants dans l'ordre qui suit, et leur mère, noble Jeanne de Gravier, damoiselle, sa femme, qu'il chargea de remettre son hérédité à Pantaléon de Menou, leur fils ainé.

1° Pantaléon, dont l'article suivra ;

2° Théodose, auteur de la branche de La Facrélie, qui sera rapportée plus bas ;

3° Françoise de Menou ;

4° Jeanne de Menou, damoiselle, mariée, par contrat passé le 20 janvier 1622, à Pierre du Vignal, fils d'Antoine du Vignal, capitaine, et de Louise couteau, habitants de la ville de Montflanquin, en Agenois. Elle eut en dot la somme de 1.200 livres pour ses droits paternels et maternels (orig. en papier) ;

5° Anne de Menou.

IV. Noble Pantaléon de Menou, écuyer, seigneur de La Carbonnière et de Cumont, épousa, par contrat passé le 22 mai 1631, signé Pizanol, notaire royal, noble damoiselle Suzanne de Lolmye de Rans, co-seigneuresse de Camboulan, en Rouergue, fille de feu noble Jean-Jacques de Lolmye, seigneur de Camboulan, et de noble Agnès de Lye, damoiselle. Dans ce contrat, la future procède sous l'assistance de noble Honorat de Lolmye, sieur du ditlieu, son frère ; noble Étienne du Breuilh, seigneur du noble repaire de La Mothe, près Monflanquin, en Agenais ; noble Jean-Louis de Vezin, sieur du Rouvre, habitant de la juridiction de Tournon ; noble Henry du Breuilh, sieur de La Tour, etc. (copie. collat.).

Pantaléon de Menou fut convoqué au ban et arrière-ban le 18 juin 1639, et servit dans l'armée du duc du Maine, gouverneur de Guienne. Dans cette convocation, il fut baillé pour aide à Pierre de La Romagère, écuyer, seigneur de La Fillolie et de Roucecy, pour faire la quarantième partie d'un cheval léger. Il paya. en conséquence, le 22 juillet 1639, la somme de 15 livres, montant de sa cotisation, à Jean Brugière, écuyer, sieur de La Coutaudie, commis à la recette des deniers qui se devaient lever sur le fait du ban et arrière-ban, par le seigneur de Bourdeille, sénéchal et gouverneur pour le Roi, en Périgord (copie collat, par Petronnet, écuyer, conseiller secrétaire du Roi, maison, couronne de France, et de ses finances).

Le 5 janvier 1641, Pantaléon de Menou acquit certains biens de Bardy Menet. Le 13 juin 16453 il fit faire enquête pour prouver l'ancienne noblesse de sa famille. Cette enquête, présidée par Jehan Chevalier, avocat en la Cour de Parlement de Bordeaux, conseiller élu pour le Roi en l'élection de Périgord, eut pour témoins : 1° Jehan de La Mothe-Lambert, écuyer, sieur de Beauregard, habitant de la ville de Limeuil, âgé de 53 ans ; 2° Jean-François de Beynac, écuyer, sieur de La Navarre, habitant au château de Tayac, âgé de 51 ans ; Henry d'Abzac, écuyer, sieur de Mondiol, habitant de Limeuil, âgé de 51 ans ; François de La Clergerie, écuyer, sieur de Lortal, y habitant paroisse de Manaurie, âgé de 54 ans ; Étienne du Breuilh, écuyer, seigneur de La Mothe, y habitant en son château, en Agenois, âgé de 65 ans ; Izaac Bérail, écuyer, seigneur de Boisjorant, habitant à Issigeac, âgé de 64 ans, etc. Il résulte de ces divers témoignages et d'autres, que, de toute ancienneté, la maison de Menou avait été réputée noble ; que ses membres avaient toujours vécu noblement, faisant profession d'armes et sans déroger ; qu'ils tenaient chiens de chasse, etc., etc. (copie collat, en papier).

Par une seconde enquête faite le 5 août 1645, devant de Montozon, avocat en la Cour de Parlement de Bordeaux, et qui eut pour témoins Jean Escorne, La Cropte, notaire, et du Montheil, notaire, il fut établi : « Que la chapelle, bâtie de pierres de ° taille et voûtée, avec un autel en dedans, située à main droite en entrant dans l'église Saint-Sulpice du Bugue, a été fondée par les seigneurs de Menou, auteurs des seigneurs de La Carbonnière et de La Cave, en laquelle chapelle était jadis leur sépulture, comme en autre chapelle fondée par lesdits seigneurs de Menou au coin de l'enclos de la maison noble de La Carbonnière, – dans lesquelles chapelles il souloit y avoir une bannière portant leurs devise et armoiries, – attestent que les seigneurs de Menou ont fait bâtir trois maisons nobles et anciennes, qui sont près du Bugue, avec leurs tirousses, flancs et défenses, bâties à tire-point. »

Pantaléon de Menou avait épousé en premières noces Marie de Madaillan, de laquelle il n'eut point de postérité. Comme on l'a vu plus haut, il se remaria avec Suzanne de Lolmye de Rans, laquelle était veuve dès le 6 mai 1659, et, le 18 septembre 1679, fit une donation à Louis de Menou, son fils. Voici les noms de ses enfants :

1° Louis, dont l'article suit ;

2° Demoiselle Françoise I de Menou, morte avant le 13 septembre 1713 ;

3° Françoise II de Menou, mariée à Pierre Guarrisson, bourgeois de Montauban, fit donation de ses droits sur le château de Camboulan à Pierre-Gaston de Menou, son neveu, le 13 septembre 1713 (copie coll.) ;

4° Demoiselle Antoinette de Menou, morte avant le 13 septembre 1713.

V. Noble Louis de Menou, IIe du nom, écuyer, seigneur de La Carbonnière, habitant du château de Camboulan, en Rouergue, épousa, par contrat passé le 13 novembre 1679, devant Souffron, notaire royal, demoiselle Marie de Simon, fille de Pierre Simon et de Peyronne Poumeyrie, habitants du Bugue ; à cet acte, par lequel les futurs époux s'engagent à se marier devant l'Église prétendue réformée, assista Jean d'Artensec, sieur de Landrevie, neveu du futur, habitant du village de La Faurie (copie collat, en parch.).

Par ordonnance de M. Le Gendre, intendant de la Généralité de Montauban, Louis de Menou et ses sœurs furent déchargés, le 12 septembre 1702, de la taxe des francs-fiefs, sur la représentation qu'ils firent de leurs titres de noblesse (orig. signé Le Gendbe). Dès le 4 juin 1674, Louis de Menou avait obtenu de M. le marquis de Bournazel un certificat attestant que le sieur de Menou, écuyer, avait, par lui, été appelé, pour aller au service du Roi, dans la convocation des gentilshommes faite par M. le maréchal d'Albret ; et le 11 juillet suivant, du même maréchal d'Albret, un certificat de service dans la convocation de la noblesse de Mont-de-Marsan. Louis de Menou laissa six enfants de sondit mariage, entre autres :

VI. Messire, noble Pierre-Gaston de Menou, écuyer, seigneur de cancan, Sarret, La Carbonnière et autres places, habitant de la ville de Montségur, en Bazadois, servit pendant vingt années dans les gendarmes de la garde du Roi ; vendit le château de La Carbonnière en 1715, et celui de Camboulan au marquis de Crussol d'Uzès de Montsalez, par acte du 27 mai 1725. Il épousa successivement : 1° par contrat passé le 22 août 1716, signé Robert, notaire royal, demoiselle Isabeau de Caumont de Guaches, issue de la maison de La Force, fille de feu noble Raymond de Caumont, écuyer, sieur de Guaches, et de dame Jeanne de Casta, de la ville de Monségur, en Bazadois (copie collat, en parch.) ;2° Marie Gergerès. Isabeau de Caumont fit son testament clos et cacheté, dans sa maison de Montségur, le 28 décembre 1724 ; l'ouverture de cet acte eut lieu le 2 janvier 1749 (copie collat.). Du premier mariage de Pierre-Gaston de Menou provinrent :

1° Bernard, dont l'article suit ;

2° N… de Menou, mort jeune ;

3° Demoiselle Marie de Menou, légataire de 1.000 livres par le testament de sa mère, fut mariée à Jacques de Beutzman, avocat au Parlement de Bordeaux ;

4° Demoiselle Jeanne de Menou, mariée avec Arnaud d'Auzaneau de Gastebois, gentilhomme de la province de Périgord.

Du second lit provinrent plusieurs enfants morts en bas âge, et

5° Françoise de Menou, mariée à Joseph de Comarque, chevalier, seigneur de Couys.

VII. Messire, noble Bernard de Menou, écuyer, chevalier, seigneur de Sarret, Les Philiberts, près Montségur, L'Estage, Couloumine, et autres lieux, gendarme de la garde ordinaire du Roi, et garde du corps de Philippe V, roi d'Espagne, fut émancipé parson père, devant le juge royal de Montségur, le 27 juin 1747 (acte signé Gendron, greffier) ; présenta, au nom de son père, leurs titres de noblesse à la Cour des Aydes de Bordeaux, le 22 mai 1753 ; les retira le 16 janvier 1754, du consentement du Procureur Général de cette Cour ; obtint, le 5 mars 1760, de Jean-Baptiste-Amédée de Grégoire de Saint-Sauveur, évêque et seigneur de Bazas, conseiller du Roi en tous ses conseils, un droit de banc et de sépulture en l'église paroissiale de la ville de Montségur (orig. en pap.), et assista, le 10 mars 1789, à l'Assemblée générale de la Noblesse du Bazadois, réunie à Bazas pour nommer des députés de son Ordre aux États Généraux. Il avait épousé, par articles arrêtés le 7 mai 1745, demoiselle Françoise du Peyron, sa cousine, fille de Charles du Peyron et de Marie de Thais. De ce mariage provinrent huit enfants, dont quatre moururent jeunes :

1° Louis-Armand-François, dont l'article suit ;

2° André-Guillaume deMenou, dit l'Abbé de Camboulan, grand vicaire de l'évêché de Lisieux ;

3° Messire Pierre-Armand, chevalier de Menou, sous-lieutenant en la compagnie de chasseurs du régiment d'infanterie de Soissonnois, fut nommé sous-lieutenant de grenadiers au même corps, par brevet du 29 décembre 1777 (signé Louis, et plus bas : le Prince de Montbarey). Il y servait comme capitaine de grenadiers au moment de la Révolution, assista en 1789 à l'Assemblée de la Noblesse de Bazas, émigra, et mourut en Angleterre.

4° Catherine-Jeanne de Menou, mariée à N… Bonnin, dont :

Marie-Françoise-Catherine Bonnin, alliée à Jean-Jacques-Marie de Rolland.

VIII. Messire Louis-Armand-François, comte de Menou, écuyer, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, naquit à Montségur le 19 novembre 1744, fut nommé enseigne au régiment de Briqueville, devenu Soissonnois, le 18 février 1761 ; lieutenant, le 3 mai de la même année ; sous-lieutenant, à la composition de 1763 ; replacé lieutenant le 27 juin 1764, il eut le grade de premier lieutenant de la compagnie de chasseurs du régiment de Soissonnois, à la formation du 7 juin 1776 ; fut nommé capitaine en second le 30 juin 1778 ; capitaine commandant, le 18 novembre 1784 ; major du régiment d'Auvergne-Infanterie, le 10 mai 1782 ( brev. en parch., signé Louis, et, plus bas : Ségur) ; lieutenant-colonel au même corps, le 1er mai 1788, reçu le 1er juin suivant (brev. en parch., signé Louis).

M. le comte de Menou cessa de faire partie des cadres de l'armée, le 24 juillet 1791, pour cause d'infirmités constatées, après trente-neuf ans et douze jours de service, et fut pensionné de 2.119 fr. 50 c. En l'an X, il servait de nouveau comme lieutenant-colonel dans le 47e régiment d'infanterie. Il assista avec son fils, le 12 mars 1814, à l'entrée triomphale à Bordeaux de Monseigneur le duc d'Angoulême, et, à cette occasion, fut fait chevalier du Brassard-Bordelais. Par brevet provisoire de M. le comte Maxime de Puységur, il fut nommé, le 24 mars 1815, chef de la légion des gardes nationales de l'arrondissement de La Réole, dont il avait été nommé sous-inspecteur par le même, le 7 mars précédent. Enfin, il fut promu au grade de colonel, par brevet délivré à Paris le 1er novembre 1826 (orig. en parch., signé : par le Roi, Marquis de Clermont-Tonnerre).

M. le comte de Menou, ainsi qualifié dans un grand nombre de brevets du Gouvernement, et entre autres dans celui de colonel, dont nous venons de parler, avait fait en Allemagne les campagnes de 1761, 1762, 1768 et 1769 ; dans l'Amérique septentrionale, celles de 1782 et 1785, comme major du régiment d'Auvergne. Appelé par le Ministre en 1787 au Conseil de la Guerre, où il resta huit mois, il fut envoyé par le même Ministre, en 1788, dans la province de Hainaut, pour inventorier les effets de campement existant dans les magasins. La même année, le Ministre de la Guerre l'expédia au camp de Saint-Omer, commandé par le prince de Condé, pour y suivre les manœuvres et fournir des observations. M. le comte de Menou avait obtenu une pension de 400 livres sur l'Ordre de Saint-Louis, en récompense de ses services militaires. Il commandait à l'affaire de Nancy, en 1790, 600 grenadiers ou chasseurs de la garnison de Metz. Pendant sa longue carrière militaire, il fit partie de neuf campagnes, assista à plusieurs batailles, à deux combats de mer et à un siège. Il fut présent, comme gentilhomme, à l'Assemblée de la Noblesse, tenue à Bazas en 1789, pour la nomination des députés aux États Généraux.

M. le comte de Menou avait épousé, par contrat passé le 26 janvier 1780, demoiselle Anne Daney de Graville, héritière du château de La Mothe-Monlauban, fille de Pierre Daney de Graville, écuyer, capitaine de cavalerie, seigneur de la maison noble de La Mothe-Montauban, et de dame Catherine Pradier. (copie en parch.). De cette union sont provenus :

1° Joseph-Pierre-Emmanuel-Maxime, dont l'article suit ;

2° Catherine-Bernardine de Menou, mariée à Joseph, comte de Montault.

IX. Joseph-Pierre-Emmanuel.Maxime, comte de Menou, chef des nom et armes de sa famille, a servi dans les Volontaires Royaux en 1814, et a été décoré du Brassard. Il s'est marié, au mois de juin 1850, à mademoiselle Henriette-Helmina de Cazenate de Montpetroux, fille de M. Jacques de Cazenave de Montpeyroux, ancien officier de chasseurs, et de madame Louise de Puch de Montbreton. De ce mariage :

1° Louis-Joseph-Armand, vicomte de Menou ;

2° Catherine-Léontine de Menou, mariée, au mois d'octobre 1852, à M. Jean-Baptiste-Ferdinand-Paulin de Botet de La Caze.

BRANCHE DE MENOU DE LA FAURÉLIE (cadette).

IV. Théodose de Menou, Ier du nom, seigneur de La Cave, second fils de noble Samuel de Menou, seigneur de La Carbonnière, naquit après le testament de son père, et servait en 4 650 dans les chevau-légers de Monsieur de Vendôme. Par sentence de cette même année, rendue conjointement en sa faveur et celle de Pantaléon de Menou, il fut déchargé de la cotisation qui lui avait été imposée sur les rôles des tailles de la paroisse du Bugue ; testa en 1653, et eut pour fils :

V. Josué de Menou, seigneur de La Cave et de La Tour, vivant en 1675, et marié à Gabrielle du Cluzel, dont :

VI. Théodose de Menou, IIe du nom, seigneur de La Cave et de La Tour, marié à Marthe de Passelaigue en 1705, dont :

VII. Joseph de Menou, écuyer, seigneur de La Tour et de La Faurélie, vivant en 1760, marié en 1754 avec Anne d'Escours, dont :

VIII. Jacques de Menou, écuyer, seigneur de La Faurélie, brigadier des gardes du corps du roi Louis XVI, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, marié avec Marie de Clergeaud en 1756, dont :

IX. Élie-Antoine de Menou, né le 8 octobre 4766, officier au régiment de Haynauld, le 7 janvier 1785, émigra en 1790, fit les campagnes de l'armée des Princes. Rentré en France en 1804, il épousa, en 1806, Élisabeth de Fumel, fille de messire Bernard Sylvain de Fumel, IIe du nom, sire de Roquebrune et de La Salle, en Agenois, et d'Anne-Marguerite de Cladech, sa première femme. De ce mariage :

1° Bernard-Adolphe-Jean, dont l'article suit ;

2° Charles de Menou, qui est marié et a des enfants ;

3° N..., demoiselle de Menou ;

4° N..., demoiselle de Menou.

X. Noble Bernard-Adolphe-Jean de Menou a épousé N… Barrié, dont il a des enfants.

 

 

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