Botet de Lacaze.
C.H.G.H.47
Au bureau, 54 rue de Cocquard, à Villeneuve-sur-Lot, les adhérents peuvent consulter nos archives, de nombreux dépouillements et relevés de tables décennales.

Armes de sinople à un lion d'or traversé par  une Flèche de gueules ; au chef d'argent chargé de trois étoiles d'azur. Casque taré au tiers, orné de ses lambrequins de sinople, d'or, de gueules, d'argent et d'azur et sommé d'une couronne de comte.

La famille de Botet de Lacaze est anciennement et honorablement connue en Agenais où elle possède depuis plus de trois siècles le domaine de Lacaze, près de Casteljaloux. O'Gilvy, qui en a donné une généalogie dans son Nobiliaire de Guienne et de Gascogne, croit qu'elle a eu pour berceau la maison noble du Boutet, située entre Casteljaloux et Condom. Ce même auteur mentionne un noble et honorable homme Pierre du Boutet, damoiseau, Sgr de la Salle de Beauregard, dans la juridiction de Lavardac, auquel Charles, sieur d'Albret, captal de Buch, fit donation le 30 août 1461 de la maison noble de Salles et qui fournit le 3 mai 1462 un dénombrement de son fief de la Gardelle.

Bonnet Boutet, sieur de Lacaze, auquel remonte la filiation suivie, épousa vers 1575 Suzanne, fille de monsieur maître Jacques des Bordes. Leur fils, Jean-François Botet, sieur de Lacaze, marié en 1632 à Antoinette du Castaing, fut dans la première moitié du XVIIe siècle un des chefs des protestants de Guienne. François Botet de la Lacaze, fils du précédent, acquit le 8 janvier 1680 la charge de lieutenant-général au siège de Casteljaloux et fut nommé en 1692 maire perpétuel et héréditaire de la ville et juridiction de Casteljaloux ; il eut beaucoup à souffrir de la révocation de l'édit de Nantes, fut emprisonné au Château-Trompette, eut une partie de ses biens confisqués et sa maison de la Caze démolie. Il laissa un fils, François Botet de Lacaze, qui épousa Mlle Joly de Bonneau et qui fut pourvu le 27 septembre 1711 de l'office de lieutenant particulier civil et criminel au sénéchal de Casteljaloux. Ces premiers auteurs de la famille Botet de Lacaze paraissent n'avoir eu aucune prétention nobiliaire ils ne portaient pas la qualification d'écuyer et ne cherchèrent pas à faire reconnaitre leur noblesse lors des diverses recherches ordonnées par Louis XIV. La famille Botet de Lacaze ne figure pas non plus au nombre de celles qui prirent part en 1789 aux assemblées de la noblesse de Guienne. Son chef, Jean-Ferdinand Botet de Lacaze, né en 1739, avocat au Parlement, marié en 1775 à Jeanne de Brezets, avait été pourvu le 7 juin 1780 de l'office de conseiller en la Cour des aides de Guienne et le conserva jusqu'à sa suppression à l'époque de la Révolution. On sait que cet office ne conférait à ses titulaires la noblesse héréditaire qu'après deux générations. Louis de Botet de Lacaze, né en 1855, marié en 1882 à Mlle de Montfort, fait partie du conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton de Bouglon.

La famille de Botet de Lacaze n'est pas titrée.

Elle a fourni un grand vicaire du diocèse de Bordeaux au commencement du XIXe siècle, des officiers, des magistrats.

Principales alliances Joly de Bonneau, de Brézets 1775, du Casse 1817, de la Faye 1840, de Menou 1852, de Barthez de Montfort 1882, 1883, etc.

In Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, Chaix d’Est-Ange (1906)

 

 

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