Eglises, chapelles & paroisses.
C.H.G.H.47
Au bureau, 54 rue de Cocquard, à Villeneuve-sur-Lot, les adhérents peuvent consulter nos archives, de nombreux dépouillements et relevés de tables décennales.

VILLEBRAMAR.

Saint-Saturnin de Villebramar.

Valéri place cette paroisse dans l'archiprêtré de Besaume. Il y avait un prieuré dépendant de celui de Sainte-Livrade et de l'abbaye de la Chaise-Dieu en Auvergne. Il a été détruit pendant les troubles du XVIe siècle (1).

L'église est champêtre, sur une petite éminence, auprès de quinze ou seize maisons. Elle a vingt cannes de long, cinq de large, et sept de haut. Elle n'est pas voûtée. Du côté de l'Évangile, il y a une chapelle dédiée à l'Annonciation de Notre-Dame, et bâtie en 1662 par un curé de la paroisse. Le clocher est sur le mur du fond, en forme de triangle.

La dîme de tous les fruits se paie au douzième. Le curé prend tout le revenu, qui est estimé 1.810 livres. Il y a un presbytère, et la fabrique possède deux cartonnats de terre (2).

Le prieur de Sainte-Livrade nomme au bénéfice.

On compte deux cents communiants auxquels le curé doit le service ordinaire. Saint Sernin est le patron de la paroisse, et saint Côme et saint Damien en sont les titulaires. Le curé actuel est Jacques Vayssière, qui mourra pendant la Révolution.

Saint-Martin d'Allemans.

Valéri place dans l'archiprêtré de Besaume la rectorie « de Alamanis prope Carliam ». Cette paroisse est un membre du prieuré de Virazeil (3).

L’église est champêtre, dans un petit vallon, auprès de neuf ou dix maisons. Elle est longue de douze cannes, large de quatre, haute de six et lambrissée. Le clocher est sur le mur du fond en forme de triangle.

La dîme de tous les fruits se paie au treizième. Le prieur de Virazeil est seul décimateur. Le curé est à la portion congrue. Il y a un presbytère.

L'Évêque nomme au bénéfice.

On compte cent cinquante communiants auxquels le curé doit le service ordinaire. Ce sont pour la plupart de petits propriétaires qui se sont établis sur des terres délaissées (4). Le titulaire actuel est François Brousse, qui prêtera le serment, le rétractera et après le Concordat refusera, par puritanisme, la succursale de Savignac.

Saint-Pierre de Tourtrès.

Valéri place cette paroisse dans l'archiprêtré de Besaume.

L'église est sur le sommet d'une colline élevée, à l'un des points culminants du diocèse, auprès d'une vingtaine de maisons. Elle est longue de quinze cannes, large de cinq, haute de sept, et lambrissée. Le clocher est au bas de l'édifice.

La dîme du blé se paie au treizième, du vin au douzième. L'Évêque prend le quart de la dîme, le prieur de Tombebœuf le quart, le curé la moitié. La part de ce dernier est estimée 950 livres. Il y a un presbytère.

L'Évêque nomme au bénéfice.

On compte quatre cents communiants auxquels le curé doit le service ordinaire. Plusieurs font partie de la confrérie du Saint-Sacrement. Outre la fête patronale de Saint-Pierre, le 29 juin, il y a une grande fête votive le jour de Saint-Jean-Baptiste, le 24 du même mois. Le titulaire actuel est Pierre Dupuch, qui mourra pendant la Révolution.

Note :

1. Il y avait autrefois deux religieux clercs du monastère de Sainte-Livrade qui y faisaient l'office. En 1598 l’abbé de la Chaise-Dieu nomme encore au prieuré de Villebramar (Voir la Notice du prieuré de Sainte-Livrade publiée, par M Tamizey de Larroque).

2. Il y avait aussi quelques fondations : Louis Baudet donna aux curés le pré de Bardesoule par acte du 30 avril 1708 à la charge de dire douze messes. – Marie de Gervain ayant attaché à la chapelle de l'Annonciation une rente de 6 livres à la charge de douze messes, son héritier, de Roquepiquet, donna en 1726 une pièce de terre pour se libérer de la rente. – Le 25 février 1703 les paroissiens avaient abandonné aux curés l'emplacement d’un vieux cimetière à la charge de donner 10 livres par an pour les réparations de l'église.

3. Dans un rapport du curé à l’évêque, en date de 1665, on lit : « Le prieur de Virazel tire toute la dîme, estimant que lad. cure dépend de son prieuré de Virazel, ce qu'on ne croit pas, parce que l'union en fut faite par M. Delbène, laquelle la révoqua, il y a environ trente ans. »

4. Selon M. J. Massip, op. cit., après la bataille de Veuille, un fort parti de fuyards Wisigoths dut s'établir à Allemans. Les hommes blonds, dit-il, n'y sont pas rares et autour de ce hameau on trouve quelques autres noms d'origine bien germanique.

L'Eglise d'Agen sous l'ancien régime. Pouillé historique du diocèse d'Agen pour l'année 1789 par le chanoine DURENGUES.

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