Eglises, chapelles & paroisses.
C.H.G.H.47
Au bureau, 54 rue de Cocquard, à Villeneuve-sur-Lot, les adhérents peuvent consulter nos archives, de nombreux dépouillements et relevés de tables décennales.

VARÈS.

Notre-Dame de Varès.

Valéri place cette paroisse dans l'archiprêtré de Montaut.

On lit dans les anciens documents : Notre-Dame des Prats de Varès.

L'église, démolie par les huguenots, est restée en ruines jusque vers 1673. Le service se faisait tant bien que mal dans une chapelle latérale dédiée à sainte Catherine. Cette chapelle et une autre qu'il y avait furent alors démolies avec l'autorisation de M. Joly et les matériaux employés à la restauration de l'église. Rebâtie dans des proportions plus restreintes, cette église a huit cannes de long, trois de large et cinq de haut. Elle est champêtre dans un vallon avec cinq ou six maisons aux environs.

La dîme du blé et du vin se paie au onzième, du tabac au quinzième, des menus grains au seizième. Le curé prend tout le revenu qui est exactement de 2.036 livres. Il y a un presbytère et un pré de gleysage, dit de Montardit.

L'Évêque nomme au bénéfice.

Avant la révocation de l'Édit de Nantes, il y avait autant de huguenots que de catholiques. Lespremiers, à la vérité, étaient les plus riches et les plus influents. Il y a aujourd'hui cent trente communiants et quarante protestants. Le curé est tenu au service ordinaire. La fête patronale est le 8 septembre. Le titulaire actuel est François Luc Vidouze, futur constitutionnel qui sera nommé à Villotes, après le Concordat.

Saint-Cirice de Villotes.

Valéri place cette paroisse dans l'archiprêtré de Montaut.

L'église est champêtre, au bas d'une colline et à l'entrée d'un vallon ou plutôt d'une petite plaine. Il n'y a auprès que deux ou trois maisons. Elle est longue de six cannes, large de deux et demie, haute de quatre et lambrissée. Détruite par les huguenots, elle n'a été relevée qu'en 1673. Dans l'intervalle, le service se faisait dans une chapelle latérale qui avait été épargnée et que M. de Chabannes, ordonna de démolir en 1744, parce qu'elle tombait en ruines.

La dîme du blé, vin, tabac, etc., se paie au onzième. On ne dîme pas les menus grains. Le curé prend tout le revenu qui est estimé 1.296 livres.

L'Évêque nomme au bénéfice.

On compte cent dix communiants auxquels le curé doit le service ordinaire. Il y a un certain nombre de protestants. Au commencement du XVIIe siècle, ils étaient la très grande majorité. Le prêtre, chargé du service de la paroisse, ne pouvait y résider « ne trouvant pas de logis, à cause qu'ils sont quasi tous huguenots. » Le titulaire actuel est Antoine Gargue, qui se mariera pendant la Révolution.

L'Eglise d'Agen sous l'ancien régime. Pouillé historique du diocèse d'Agen pour l'année 1789 par le chanoine DURENGUES.

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