Eglises, chapelles & paroisses.
C.H.G.H.47
Au bureau, 54 rue de Cocquard, à Villeneuve-sur-Lot, les adhérents peuvent consulter nos archives, de nombreux dépouillements et relevés de tables décennales.

TRÈMONS.

Saint-Pierre de Trémons et son annexe : Sainte-Quitterie de Mondoulens.

Dans le pouillé de Valéri, ces deux paroisses forment deux rectories séparées de l'archiprêtré de Opere. Le recteur a le titre de prieur-curé. Depuis longtemps la fête de Saint-Pierre passait inaperçue, tandis que celle de Saint-Jean était célébrée avec la plus grande solennité. Voilà pourquoi, sans doute, saint Jean est aujourd'hui reconnu, même officiellement, comme patron de la paroisse de Trémons.

L'église de la matrice est longue de trente pas sur huit de large. Le choeur est voûté. Celle de l'annexe a quinze pas de long sur sept de large. Elle n'est pas lambrissée.

Dans les deux paroisses, la dîme du vin se paie au dixième, du vin au seizième. Le curé prend toute la dîme à la matrice. Le patrimoine de l'église était autrefois fort riche. Il a été en partie usurpé pendant les troubles religieux du XVIe siècle. Il reste encore avec le presbytère quatre carterées de gleysage en terre labourable, pré et vigne, et six sols de rente sur les terres et maisons qui avoisinent l'église du côté du midi. A l'annexe, le prieur de Monsempron prenait jadis la moitié de la dîme, il n'en prend aujourd'hui que les deux cinquièmes. Les deux autres cinquièmes et toute la dîme verte reviennent au curé. Le presbytère est depuis longtemps démoli. Le bénéfice vaut officiellement 1.700 livres.

C'est l'Évêque qui a la nomination.

On compte deux cent quatre-vingts communiants à la matrice et cent trente à l'annexe. Le prieur-curé dessert Trémons, et un vicaire va dire la messe tous les dimanches à Mondoulens, et les vêpres de quinze en quinze jours. Le titulaire actuel est Bernard Trenty, qui résignera sa cure en 1790 à Jean-Baptiste Méral, son vicaire. Ce dernier, futur assermenté et abdicataire, se rétractera de bonne heure et sera maintenu à son poste après le Concordat.

Notre-Dame de Puycalvary.

On lit dans le pouillé de Valéri : « In archipresbyteratu de Opere : Rector de Capella et de Podio Calvario. » Il y avait en effet deux églises sur cette paroisse : la chapelle du château, et à six cents pas du château, l'église paroissiale. Cette dernière était déjà en ruines lors de la visite de Nicolas de Villars, en 1602. En 1668, Claude Joly la trouva toute découverte et pleine de ronces. Les murs, à la vérité, étaient encore de toute leur hauteur. Elle était longue de trente pas, large de six, et avait un clocher à quatre ouvertures. De mémoire d'homme le service se faisait à la chapelle du château, dite de Notre-Dame. A la demande de Claude Jolv, le seigneur du lieu consentit à ce que cette chapelle devint à perpétuité l'église paroissiale et offrit même remplacement d'un cimetière. Il ne mit qu'une condition qui fut agréée, c'est que les décimateurs et les paroissiens seraient désormais chargés de l'entretien et des réparations. Dès lors l'ancienne église fut tout à fait abandonnée et la porte murée.

L'église actuelle a été consacrée par Eustache, évêque de Saintes, vicaire-général d'Antoine de La Rovère, le 17 avril 1556. Elle est longue de trente pas, large de douze, et en partie lambrissée. Il y a une chapelle à droite, en bas de l'église. Il y en a une autre, à gauche, voûtée, appartenant au seigneur, et dédiée à sainte Foy. Au-dessus est une tribune également voûtée. La chapelle et la tribune communiquent avec le château.

La dîme du blé se paie au dixième, du vin au dix-huitième. Autrefois le Chapitre Saint-Caprais prenait les trois quarts de la dîme, il n'en prend aujourd'hui que la moitié. L'autre moitié est au curé avec la dîme verte et huit sacs qu'il prélève sur la pile commune pour lui tenir lieu de novales. Le curé jouit, en outre, d'un beau gleysage de cinq carterées en pré, vigne et terre labourable. Son revenu ne dépasse guère le chiffre de la portion congrue. Le 1er septembre 1754 fut porté un décret d'union des paroisses de Dausse et de Puycalvary, fondé sur l'insuffisance du reveuu de cette dernière paroisse. Il y avait une erreur de fait et après la procédure ordinaire le décret fut rapporté le 20 janvier 1762.

C'est le Chapitre Saint-Caprais qui nomme au bénéfice.

On compte cent quatre-vingts communiants auxquels le curé doit le service ordinaire. Il y a une confrérie de Sainte-Foy qui a remplacé les antiques confréries de Sainte-Quitterie, de Sainte-Catherine et de Sainte-Aurelle. Le titulaire actuel est Bernard Baget, futur assermenté et abdicataire qui se rétractera et mourra pendant la Révolution.

L'Eglise d'Agen sous l'ancien régime. Pouillé historique du diocèse d'Agen pour l'année 1789 par le chanoine DURENGUES.

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