Eglises, chapelles & paroisses.
C.H.G.H.47
Au bureau, 54 rue de Cocquard, à Villeneuve-sur-Lot, les adhérents peuvent consulter nos archives, de nombreux dépouillements et relevés de tables décennales.

PUCH-D'AGENAIS.

Puch et son annexe : Vignes.

Toponymie.

Bullaire d’Agen (XIII 2e s.) : Bulle A.D. : Decima de Podio Gontisalti. Bulle T.N. : Sancti Petri de Puch. Th. Carte. I 52, 1318 : Podium de Gontaldo. Collect. de documents DELPIT CCXXIII art. 777, 1363-1370 : Podium de Gontaldo. Comptes de 1326 : capella de Gontaldo. Arch. hist. de la Gironde : III, 280, 1383 : Puy de Gontaud ; III, 216, 1390 : Puch de Gontauld ; VI, 269, 1467 : Puchs de Gontaud ; XIIII, 321, 1580 : Le Puy de Gontaul ; XV, 4786, 1677 : Puchs. Lettres de Clément V du 26 février 1308 : Ecclisia de Goncoldo S. Marie de Vincis ; du 12 mars 1309 : Ecclesie de Podio Gontaldi S. Marie de Vincis.

Saint patrons.

Le patron de la paroisse de Puch est Saint Pierre, prince des apôtres. La fête locale se célèbre le dimanche qui suit le 29 juin. L’annexe Vignes est sous le vocable de N.-D. de la Nativité (8 septembre).

Titres.

Sous l’ancien régime, la paroisse de Puch avec ses annexes Lompian et Vignes était une cure du diocèse de Condom, archiprêtré de Cayran, à la nomination de l’évêque. Dans le projet de circonscription des Constitutionnels, Puch garde son titre de cure avec Lompian pour succursale ; l’église de Vignes est supprimée. À l’organisation (1803) la paroisse de Puch fut érigée en succursale du canton de Damazan, ainsi que la paroisse de Lompian ; l’église de Vignes d’abord supprimée a reçu le titre d’annexe par décret du 17 avril 1806. Par ordonnance du 10 décembre 1828 la paroisse de Puch fut érigée en cure de seconde classe.
Anciens établissements religieux. L’église de Saint-Pierre de Lançon. Au moyen âge Puch possédait une troisième annexe comme le prouivent ces deux lettres de Clément V. Pietavis, 24 feb. 1308. Vacantes per obetum Petri de Lagolio ecclesias de Podio Gpncoldo (Gontaldo). S. Marie de VIncis, S. JOhannis de Lompiano, ; S. Petri de Lano, que canonia sunt unita et per unum gubernari conserverunt rectorem ad epi collationem spectantes… Avenione, 12 mart. 1309. Parrochiales ecclesiae de Podio Gontaldi. S. Marie de Vincis, S. Petri de Lario (Lano) et S. Johannis de Lompiano simul unita. Les ruines de l’église de Saint-Pierre de Lançon subsistaient encore en 1790. On trouve, en effet, dans les affiches de Biens nationaux la mention suivante : Un journal de terre dans la paroisse de Puch, sur lequel il y a les ruines d’une vieille église, bâtie en brique (alias en moellon), cette paroisse figure comme cure avec pour annexe N.-D. de Lussac. À la fin de l’ancien régime, elle était desservie dans les conditions que nous avons relatées (art. Monheurt) par le curé de Monheurt.
Chapellenies. D’après le pouillé LAGUTÈRE les deux chapelles de Notre-Dame et de Saint-Georges avaient été établies dans l’église de Puch.

Topographie.

Cette paroisse a pour territoire celui de la commune du même nom, distraction faite de la paroisse de Lompian. Sa superficie est de 1773 hectares. Les principaux lieux sont : Bayle à 1.000 mètres de l’église, Gaube à 300 mètres, Vigneaux à 3.200 mètres, Berci à 3.000 mètres, Vignes (annexe) à 3.000 mètres, Ballion à 3.200 mètres, Det à 1.600 mètres, Caperagnot à 4.000 mètres, Pélissier à 3.400 mètres.
À 9 kilomètres de Damazan, à 28 kilomètres de Nérac et 38 kilomètres d’Agen. Bureau de P.T.T. à Puch. Gare la plus rapprochée : Tonneins ou Aiguillon (10 kilomètres).

Note d’archéologie et d’histoire. « Au lieu Castel-Viel à 300 mètres à l’est du village, s’élève un refuge en terre d’une forme triangulaire avec de grosse tours rondes sur les angles ; le tout ayant a peu près la configuration d’une feuille de trèfle. Chaque côté a 80 à 100 mètres de longueur. La hauteur de la plate-forme continue varie de 6 à 8 mètres. Cet ouvrage était entouré de fossés encore très apparents malgré les nivellements opérés par la culture. On a trouvé sur ce point aucun objet qui permette de dater ce curieux monument dans lequel quelques personnes veulent voir trois tumulus associés. Il paraît plus vraisemblable que ces terrassements avaient une destination militaire. » (G. THOLIN, note inédite).
Sur le même sujet : « À six cents mètres de Puch, à gauche de la route de Puch à Boucheton (Saint-Léon), dans une mauvaise prairie dont le sol est composé de gravier ferrugineux et de terre très maigre, on aperçoit un tumulus de grande dimension ; c’est le tumulus de Castel-Viel. La prairie va en pente du sud au nord vers un ruisseau, le tumulus est placé dans sa partie basse et a été formé par des emprunts faits à ladite prairie. Il a de 7 à 8 mètres de pente. En 1880, M. ROQUES, employé des tabacs, décédé depuis, essaya de faire fouiller ce tumulus. À l’est on pratiqua une tranchée de 8 mètres de longueur à la base… les travaux en sont restés là. Un reste de fossé existe au nord, entre le tumulus et le ruisseau. » (Note fournie le 12 novembre 1892 par M. P. de LAUSAC, juge de paix de Damazan.
« L’église de Vignes du XVe siècle est construite sur un tumulus de 4 mètres environ de hauteur dont les contours ont été déformés par l’établissement d’un ancien cimetière. On a découvert notamment à 50 mètres de cette butte une hachette de grés clivé et poli. » (G. THOLIN, note inédite).
Le dictionnaire de SAMAZEUILH, p. 600, donne la note suivante : « L’église de Vignes est bâtie sur un tumulus qui vient d’être exploré avec un soin extrême par M. CALCAT, juge de paix de Damazan. Des fouilles ont amené la découverte de deux sépultures, l’une à 4 mètres, l’autre à 2 mètres du sol, où de petits ossements se trouvaient mêlés à de la cendre et à des fragments de poterie provenant sans doute d’urnes funéraires brisées. Ce qui tendrait à le prouver, c’est qu’un peu plus tard et dans la même direction, du nord au sud, on a recueilli deux urnes intactes remplies de terre et de cendre. Tout auprès on a relevé des squelettes, ce qui établit déjà deux modes de sépultures par ustion et par inhumation superposés ou contemporains quand à l’ornementation très rudimentaire des urnes décorées de mamelons, elle semblait indiquer l’époque mérovingienne. A la base de la butte s’ouvre trois excavations semi-circulaires à l’orifice et remplies de terre meuble. Dans un conduit, en maçonnerie, voûté, on a trouvé encore des fragments de poterie ornementée, un crâne et des ossements. À la surface le sol est jonché de tuiles à rebords et la charrue amène des ossements humains. En se rapprochant de l’église on rencontre de nombreux fragments de marbres divers, fûts de colonnes, chapiteaux mutilés, plaques de revêtement, etc. on y a trouvé aussi un éclat de silex de belle dimension, des objets de fer et de bronze, des lingots de plomb, des bois de cerf, des monnaies de Constantin, etc. etc. parmi les plaques de marbre, il en est une qui porte quelques sigles qui promettent une inscription. » (Cf. G. THOLIN, Sépultures anciennes. Église de Vignes).
En 1365, Bérard d’Albret est seigneur de Puch. Le 2 janvier 1378, réunion de Puch à la couronne d’Angleterre (Th. CARTE, I. 52). Puch se rend à Biron en juillet 1580. 26 décembre 1621, ordre de démolition du château de Puch (Arch. hist. de la Gironde, t. III, p.221).
Églises. A) de Puch. Église construite en brique et sans style. La voûte s’étant écroulée en 1873, elle fut remplacée en 1874 par une autre en croisée d’ogives, soutenue par de forts dosserets élevés à l’intérieur de l’édifice. On dépensa 60.000 francs pour cette restauration, la part contributive de l’État (secours du 5 mars 1874) fut de 3.000 francs. En 1894 on fit la façade et le clocher. À cette occasion, l’État accorda un secours de 10.000 francs. Il y a une cloche de 12 quintaux, baptisée en 1847. Les deux chapelles sont respectivement dédiées au Sacré-Cœur et à la Sainte Vierge.
B) de Vignes. Église du XVe siècle, non voûtée et sans intérêt sous le rapport de l’art.

Temporel.

Dans le cartulaire d’Agen, il est fait mention de la dîme de cette paroisse. Bulle A.D. : Nobilis vir Guilhermus Ramundi de Pinibus, dominus de Talhaborg, quitavit D.N.A.E. quartam partem decime de Podio Gontisalti, cum pertinencris suis, pro qua decima per dictum D.N.A.E. excommunicationis sentencia innodatus extiterat. Item dictus nobilis pro emenda fienda capellanis locorum suorum que loca fuerant ratione dicti nobilis interdicta promisit satisfacere usque ad quinquaginta libras arnaldenses pro quibus dedit fidejussores dominum Ramundum et Bertrandum Larrival, qui, ad premissa, omnia bona sua principaliter obligaverunt, etc.
Bulle T.N. : Nandrie de Gontauld, filius et heres de l’ondrat Gastoni de Gontault milites, usuit D.N.A.E total suam partem decimarum ecclesie sancti Petri de Puch de Gontold et sancti Petri d’Ecobet et Montinhac.
Ce bénéfice cure sous l’ancien régime, était l’un des plus riches du diocèse de Condom. Pierre CLAIRAC, dernier curé de Puch avant la Révolution, avait affermé la dîme qu’il percevait dans les paroisses de Puch, Lompian et Vignes, ses annexes, sous la réserve des terre et revenus dépendant de la cure de Puch appelées les terre de Pélane et du cimetière, avec la dîme desdites terres, comme aussi de toute la dîme que le curé était en droit de percevoir sur les vignobles du sieur DUMIRAIL, situés dans la paroisse de Lompian, de 3 paillères de méture à prendre sur le sol de Lompian et de 3 autres paillères de froment à prendre sur le sol de Puch et les sommes attribuées par les communautés de Puch et de Damazan pour le loyer de la maison presbytérale ; le dit bail pour 6.000 livres, plus 100 livres par an de pot de vin, 12 livres de café et 12 livres de sucre. » (Registres de directoire du district de Tonneins, 8 janvier 1791). Les biens de la cure comprenaient : 1° Une pièce de terre labourable et friche de 1 journal ¾ à la Gravière estimée 748 livres en 1790. 2° Une pièce de terre labourable, appelée à Pellane de ¾ de journal, 30 escats, estimée 160 livres. 3° Une pièce de terre labourable, appelée à Buannes, de 1 journal ¾, 30 escats, estimée 748 livres. (Biens nat. Affiches). Le curé, il est vrai, avait à sa charge, les deux vicaires de Puch et de Lompian. Il n’y avait pas de presbytère, mais le curé touchait une indemnité de logement. Cet état de choses dura jusqu’en 1840 ou environ, époque où la commune fit l’acquisition de la cure.
Revenus de la fabrique : en 1814, 60 francs dont 48 fournis par le produit des chaises et 12 par la location d’une chapelle. En 1843, 302 francs. En 1876, 2.300 francs dont 1.200 fournis par le produit des chaises, le reste provenant de rentes. Nota. Il y avait 50 francs de rente pour l’acquit d’une messe fondée.

Spirituel.

Sous l’ancien régime comme depuis le Concordat cette paroisse a toujours eu droit au service curial ordinaire. Avant la Révolution, l’église de Lompian était desservie par un vicaire spécial, celle de Vignes par le vicaire de Puch. Sous l’ancien régime concordataire, un vicariat a été créé à Puch par ordonnance du 12 décembre 1825. L’annexe a été assez régulièrement desservie tantôt à la quinzaine, tantôt tous les huit jours. Le curé bine depuis longtemps dans l’église de Puch. Les confréries du Scapulaire et de l’Immaculée Conception sont établies dans cette église. On y célèbre la fête de l’Adoration le 9 août. Il y a eu dans cette paroisse pendant une certaine période, une école congréganiste communale, tenue par des sœurs de l’Immaculée Conception de Bordeaux. Aujourd’hui, il y a deux écoles laïques.

Démographie.

En 1845, 1.316 habitants, 33 protestants et 1283 catholiques. A cette date 100 hommes et 200 femmes faisaient leurs Pâques. En 1876, 1.250 habitants dont 50 protestants ; 200 hommes et 400 femmes faisaient leurs Pâques. L’ordo de 1917 donne 1.248 âmes.

Titulaires depuis le Concordat.

1° Henri Raymond Marcellin CANIHAC, né le 5 octobre 1754, chanoine théologal du Mas avant la Révolution, nommé à Puch à l’organisation (1803), transféré au Mas le 20 août 1808 (Voir art. Mas).

2° Joseph MONCES, né le 10 septembre 1763, nommé à Puch le 19 novembre 1808, retourné à Bordeaux, son diocèse d’origine le 6 novembre 1809.

3° Pierre BEAUSSENS, né le 19 mars 1756, capucin avant la Révolution, nommé à Durance à l’organisation (1803), transféré le 25 avril 1810 à Puch où il meurt le 10 mars 1821.

4° Arnaud DUCOMET, né le 14 juillet 1797, nommé à Puch le 8 novembre 1822, transféré à Monclar en 1828.

5° Bernard GÉLADE, né le 17 février 1798, nommé à Puch le 15 mai 1828, transféré à Saint-Victor le 21 octobre 1846 (Voir art. Allemans-du-Dropt).

6° Louis Alcide de ROUDRAILH, né le 6 avril 1813, nommé à Puch au mois de janvier 1847, décède le 25 juillet 1865 (Voir art. Unet).

7° Jean MONESTIS, né le 19 décembre 1833, nommé à Puch le 1er octobre 1865, décède le 2 janvier 1888 (Voir art. Saint-Christophe).

8° Joseph Augustin BISSIÈRES, né le 13 mars 1834, nommé à Puch le 11 août 1884, en retraite le 15 novembre 1897 (Voir art. Couthures).

9° Paul MESPLÉ, né le 15 juillet 1853, nommé à Puch 11 janvier 1897, transféré à Casseneuil le 19 mars 1907 (Voir art. Saint-Salvy).

10° Pierre CADEL, né le 4 juin 1868, nommé à Puch le 19 mars 1907, transféré à Sainte-Bazeille en 1916 (Voir art. Coleignes).

11° François Victor GAY, né à Tonneins (N.-D.) le 26 septembre 1881, prêtre le 29 juin 1906, vicaire à Clairac le 18 juillet 1906, recteur de Moncassin le 1er août 1910, transféré à Puch en 1916.

Lompian.

Toponymie.

Cartulaire d’Agen (XIIIe s.) – Bulle R. Parrochia sancti Johannis de Lompian – Bulle F. G. Idem – Bulle G. O. bis) : Parrochia sancti Johannis de Lompiano – Bulle C. S. (bis) : parrochia de Lompiano – Bulle F. Q. : Parrochia sancti Johannis de Lopiag – Lettre de Clément V du 24 février 1308 : Eccl. Sancti Johannis de Lompiano.

Saint Patron.

Saint Jean Baptiste (24 juin). La fête patronale se célèbre le jour de l’incidence et d’une façon très solennelle. C’est l’abbé DUFFOUR, curé de Lompian qui en 1848 établit cet usage. L’année précédente, le 24 juin, une grêle épouvantable avait détruit toute la récolte. Le curé profita de cette calamité pour décider ses paroissiens à célébrer leur fête patronale non plus le dimanche suivant mais le jour même du saint et avec la plus grande solennité. Cette sorte de vœu est encore de nos jours fidèlement observé.

Titres.

Sous l’ancien régime la paroisse de Lompian du diocèse de Condom, archiprêtré de Queyran était une annexe de Puch. Cet état de choses existait déjà au commencement du XIVe siècle, comme le prouve la lettre ci-dessus citée de Clément V. Les Constitutionnels, dans leur projet de circonscription de 1792 en avaient (fait) une succursale de Puch. À l’organisation (1803) elle a été érigée en succursale du canton de Damazan.

Topographie.

Cette paroisse est une section de la commune de Puch. Elle emprunte aussi une partie de son territoire à la commune de Damazan. Sa superficie est de 776 hectares. Les principaux lieux sont : dans la commune de Puch, Guilloutête à 500 mètres de l’église, Capéragnot à 1.800 mètres et dans la commune de Damazan, Campagne à 100 mètres, Bacheron à 2.000 mètres.

Bureau de postes et télégraphe à Puch.

Note d’archéologie. On a trouvé près de l’église de Lompian des objets de l’époque franque ou mérovingienne (Cf. THOLIN, Études, p. 303). On a découvert un cimetière antique qui n’a pas été étudié. Il y a aussi beaucoup de tuiles à rebords.

Église.

M. THOLIN (Études, p. 231) a consacré à l’église de Lompian (XVe siècle) la courte notice suivante : « Église à une nef avec chevet pentagone. 20 mètres de longueur (alias 29 m. 80), 5 mètres 20 de largeur. Cette église diffère des autres (du même type) en ce qu’elle est voûtée en petites croisées d’ogives. Quatre travées assez basses précèdent le sanctuaire. Les arcs sont ornés de moulures qui caractérisent la dernière période gothique. Les fenêtres, divisées par d’épais meneaux, ont pour tout remplage un petit oculus. Les contreforts de ce petit édifice sont en brique. » Il y a une cloche pesant 150 kilos. Le clocher-arcade forme pignon sur la façade ouest dans laquelle s’ouvre le portail à cintre surbaissé, décoré de moulures rectilignes.

Temporel.

Les dîmes de cette paroisse sont plusieurs fois citées dans le cartulaire d’Agen. Bulle R. : Sebilla et magna filie quondam Seguine de Bedouri et Amaldus de Mille sanctis maribus sibille quitaverunt D.N.A.E. quartam partem decime quam habebant in parrochia sancti Johannis de Lompian et in decima parrachie de Fourques. Bulle F. G. de Beduon : Miles et domina Grasenna d’Estussan ejus uxor et Odo d’Arnaldus de Bedon, fratres exum filii quitaverunt D.N.A.E. partem decime quam habebant in parrochiis sancti Johannis de Lompian et sancti Johannis de Infontan prope castrum de Monte Galhardo. Bulle C.S. : B. Pelet, miles de Pug, quitavit D.N.A.E. partem decime quam habebat in parrochia de Lompiano. A. Delboure, de Puch, quitavit D.N.A.E. decimam quam habebat in parrochia de Lompiano. Bulle G.O. : Magister Bernardus Peleti, doctor legum et Petrus Peleti, ejus frater, remiserunt D.N.A.E. octavam decime bladi parrochi sancti Johannis de Lompiano. Guilhermus Ramundi de Villanova domicellis, gratis donavit magistro Arnaldo de Canta, officiali agennensi, recipiendi in nomine D.N.A.E. octovam partem decime, parrochi sancti Johannis de Lompiano. Bulle F.Q. : Arnaldus de Sora, de Bedul et Sebilia, ejus filia, quitaverunt D.N.A.E. decimas quas habebant in parrochiis sancti Johannis de Lopian et de Fourques. Sous l’ancien régime la paroisse de Lompian faisait partie du bénéfice cure de Puch (Voir art. Puch). Le presbytère de cette paroisse fut construit vers 1834 par les paroissiens et appartenait à la fabrique. Le casuel payé en blé, par une sorte d’abonnement appelé la coussure produisait 300 francs en 1876. Il y avait avant la séparation une fondation de deux messes établie sur un pré loué 50 francs. Revenu de la fabrique : 250 francs en 1876 et 1880.

Spirituel.

Cette paroisse desservie par un vicaire avant la Révolution, par un desservant ou curé titulaire depuis le Concordat a toujours eu droit au service curial ordinaire. Pendant la période concordataire, le curé a été ordinairement chargé du service de Vignes, annexe de Puch. La confrérie du Rosaire est établie dans l’église de Lompian. La fête de l’Adoration s’y célèbre le 15 novembre. Il y a une relique de la tête de Saint Jean Baptiste. Le reliquaire très petit et commun est appliqué à une croix noire et vernie de 0 m. 30 de hauteur sans aucune valeur artistique. Cette relique fut apportée de Paris et donnée à la paroisse par M. DUFFOUR, ancien curé. L’authentique porte le sceau de Mgr AFFRE, archevêque de Paris et le visa de Mgr VESINES évêque d’Agen. Il n’y a pas d’école à Lompian ; les enfants vont à Puch, chef-lieu de la commune.

Démographie.

En 1823, 551 habitants dont 10 protestants. En 1876, 400 âmes, 100 hommes et 150 femmes font leurs Pâques. En 1890, 385 âmes. L’ordo de 1917 donne 238 âmes.

Titulaires depuis le Concordat.

1° Jean LARRIBEAU, né le 9 janvier 1764, vicaire de Damazan en 1788, refusa le serment et subit la déportation en Espagne. À l’organisation (1803) il fut nommé à Lompian. Transféré à N.D. de Tonneins en 1833, il y mourut en 1836. Presque tout le mobilier de l’église de Lompian appartenait à M. LARRIBEAU qui avant de mourir en fit donation à la paroisse. Ce prêtre vertueux fut longtemps le directeur de Melle de TRENQUELLÉON, fondatrice des Filles de Marie (Cf. SIMLER, Vie du P. CHAMINADE, pp. 232, 238, 337, 669).

2° de ROUQUETEAU (1836).

3° Pierre Augustin CONQUERET, né au Port-Sainte-Marie le 28 août 1811, prêtre le 19 décembre 1835, vicaire à Puch le 7 janvier 1836, recteur de Lompian le 22 juillet 1836, de Meneaux le 30 mars 1842, de Mazères le 23 décembre 1852, binant de Thouars le 9 décembre 1851, décédé le 5 novembre 1884.

4° François MOUCHAUD, né le 5 février 1791, nommé à Lompian le 29 mars 1842… (Voir art. Lacépède).

5° Pierre DUFFOUR, né le 23 juillet 1815, nommé à Lompian le 1er janvier 1847, transféré aux Veunes au mois de juillet 1857 (Voir art. Esclottes).

6° Antoine ARTHAUD, né la 12 février 1822, nommé à Lompian au mois de mai 1859, transféré à Sermet le 18 juillet 1870 (Voir art. Sermet).

7° Jean Henri PIMOUGUET, né à Bazac par Eymet (Dordogne) le 16 avril 1842, prêtre le 19 décembre 1868 (ordonné pour le diocèse de Bayeux), professeur à Arcueil depuis 1867, vicaire à Sainte-Livrade le 1er octobre 1870, à Nérac le 17 juillet 1871, recteur de Lompian le 28 juillet 1874, retiré au Petit-Nérac depuis le mois de mai 1907.

8° François Joseph MARTIN, né le 29 août 1880, nommé à Lompian le 10 février 1908, transféré à Saint-Martin-de-Curton le 15 juillet 1909 (Voir art. Saint-Martin-de-Curton).

9° Amboise Hubert Antoine Jules Henri Marie Guy de ROZER, né à S. Cirice le 2 septembre 1865, prêtre le 25 mai 1893, professeur à Saint-Caprais au mois d’octobre 1892, à Belsunce au mois d’octobre 1901, recteur de Doulougnac le 1er novembre 1903, de Lasserre le 1er septembre 1908, de Lompian le 4 novembre 1909, de Monbran le 28 décembre 1910, en retraite à la maison Saint-Martial.

10° Louis Marie Le BLANC, né à Kergall-Glomel (Côtes du Nord) le 14 décembre 1850, prêtre le 23 mai 1891, professeur à Saint-Caprais, à Belsunce, vicaire à Sainte-Livrade le 1er janvier 1895, recteur de Saint-Marcel le 1er juillet 1895, de Devillac le 1er octobre 1897, sorti du diocèse le 15 janvier 1902, recteur de Jusix le 1er novembre 1908, de Lompian en 1910…

Texte du chanoine DURENGUES. 18 J 36 à 42. Archives départementales de Lot-et-Garonne.

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