Eglises, chapelles & paroisses.
C.H.G.H.47

Au bureau, 54 rue de Cocquard, à Villeneuve-sur-Lot, les adhérents peuvent consulter nos archives, de nombreux dépouillements et relevés de tables décennales.

Photos Christian Capdegelle.

 

POUSSIGNAC.

Saint-Martin de Poussignac.

Toponymie.

Saint Patron - Saint-Martin (11 novembre). Voir art. Serres. La fête patronale locale se célèbre le 2e dimanche de juin à une grande distance de l’église.

Titres.

Sous l’ancien régime, Poussignac était une cure de l’archiprêtré de Sadirac dans le diocèse de Bazas. Dans leur projet de circonscription (1792), les Constitutionnels lui conservèrent son titre de cure. A l’organisation (1803), elle fut érigée en succursale du canton de Bouglon.

Topographie.

Le territoire de cette paroisse se confond avec celui de la commune du même nom. Sa superficie est de 1.600 hectares, son étendue de 7,5 km du nord au sud et de 5 km de l’est à l’ouest. Le pays est accidenté. Principaux lieux : Lapange à 3.000 mètres de m’église, le Baron à 2.800 mètres.

A 6 km de Bouglon, à 20 km de Marmande et de 52 km d’Agen...

Église.

L’église de Poussignac du XIVe et du XVIe siècles est toute recouverte d’une belle voûte en pierre. Il y a trois chapelles. Deux sont respectivement dédiées à la Sainte Vierge et à Saint Joseph. Dans la troisième se trouvent les fonts baptismaux et le confessionnal. Nota. En 1831, on a consacré 3.000 francs à la restauration de cet édifice.

Temporel.

Sous l’ancien régime, le curé de Poussignac jouissait d’un pré situé autour de l’église, d’un journal, d’une valeur locative de 55 livres et capitale de 600 livres en 1790. Nota. Il y avait aussi dans cette paroisse au lieu dit aux Pins dans Moungés une pièce de terre en bois brouteys (sic) (1) et quelques pins d’un journal et demi, estimée 90 livres appartenant aux Cordeliers de Casteljaloux.

Le presbytère de Poussignac estimé 675 livres, fut aliéné pendant la Révolution. Celui qui fut fourni par la commune après le Concordat a été reconstruit vers 1873.

Revenu de la fabrique : en 1843, 88 francs ; en 1882, 350 francs ; en 1890, 200 francs.

Nota. Dans cette paroisse la coussure tient lieu de casuel.

Spirituel.

Sous l’ancien, comme sous le nouveau régime, cette paroisse a toujours eu droit aux fonctions curiales ordinaires par un titulaire soit curé soit desservant. La confrérie du Scapulaire y a été établie en 1827. La fête de l’Adoration se célèbre le 15 octobre.

Il y a une école laïque mixte tenue par une institutrice et fréquentée par une quarantaine d’enfants.

Démographie.

En 1843, 723 âmes avec Ruffiac. En 1841, 500 âmes après la perte de Ruffiac. En 1890, 450 âmes, 50 hommes et 150 femmes faisant leurs Pâques ; 100 hommes et 90 femmes ne les faisant pas. En 1892, 450 âmes, 70 hommes et 100 femmes faisant leurs Pâques ; 60 hommes et 40 femmes ne les faisant pas. L’Ordo du diocèse porte en 1914 : 363 âmes.

Titulaires depuis le Concordat.

1° Pierre POUGET, né le 12 septembre 1742, né à Caubun, près de Casteljaloux. Son frère fut élu député du Lot-et-Garonne à l’Assemblée Législative le 1er octobre 1791. Il était frère de Cyprien POUGET, curé de Casteljaloux et de Nérac. Au moment de la Révolution, il était curé de Damazan qu’il desservit, ayant prêté le serment, jusqu’à la Terreur. A la reprise du culte, il desservit Poussignac et il fut régulièrement nommé à l’organisation (1803) à cette succursale où il mourut le 24 décembre 1807.

Nota. Les deux frères POUGET n’avaient aucun lien de parenté avec deux autres frères du même nom, prêtres aux aussi, qui séjournèrent vers le même temps dans les mêmes parages. Le père de ces derniers, originaire de Mende, avait été attiré à Bazas, par M. de S. SAUVEUR, évêque de cette ville, pour lui servir de médecin. De ces deux fils prêtres, l’aîné, Amédée, né vers 1757 était chanoine de la Collégiale d’Uzeste. Il prêta serment. Il exerçait à Figuiers à la veille du Concordat. Il ne fut pas employé à l’organisation. Le second, Jean-Pierre-Joseph POUGET, né vers 1758, était curé de Figuiers quand éclata la Révolution. Il refusa le serment et partit pour l’Espagne à la fin de septembre 1792. La première étape dans la terre d’exil fut à Huesca dans un couvent des Capucins. Il séjourna ensuite quelques temps à Madrid. Rentré en France sous le Consulat, il s’établit à Bazas où il rétablit le culte dans l’ancienne cathédrale. A l’organisation (1803), il fut nommé curé de La Réole. Là, il devait être victime d’une affreuse machination de ses ennemis.

Il avait eu la faiblesse d’accepter comme vicaire un certain Antoine DUTAU qui mit à un moment donné tout en œuvre pour le supplanter. Ce prêtre, né à Auvillars, le 30 mars 1764, était vicaire de Buzet au moment de la Révolution. Il refusa le serment et au mois de mars 1792, il alla se réfugier dans une maison de campagne voisine de la paroisse de Figuiers. C’est là que M. POUGET le connut. Le curé et le vicaire partirent ensemble pour l’Espagne. Dans la capucinière où ils étaient internés, l’imagination de l’abbé DUTAU prit feu. Il eut des visions, des révélations et se crut appelé de Dieu pour accomplir le salut de sa malheureuse patrie. De fait, malgré les supplications de son compagnon, il rentra en France. Le malheur veut qu’une séduisante jeune fille lui fît très vite oublier sa prétendue mission. Il la rendit enceinte, l’épousa, l’enterra et reprit les fonctions ecclésiastiques. Grâce à une puissante protection, ce fâcheux événement ne devait pas peser trop lourdement sur sa carrière. A l’époque du Concordat, M. THIERRY, grand vicaire de Bordeaux, vivait en communauté de ménage avec deux religieuses, parentes de l’abbé DUTAU. L’une d’elles avait été supérieure du couvent de la Madeleine. L’évêché d’Agen ne pouvait vouloir que du bien à un ecclésiastique si fortement appuyé. Le curé de Sainte Bazeille, M. de LUGAT, ayant donné sa démission qu’il devait reprendre ensuite, l’abbé DUTAU fut nommé à sa place le 18 messidor an XIII (7 juillet 1805). Mais cette nomination ne fut pas maintenue. Peut-être trouva-t-on à la réflexion, que Sainte Bazeille était vraiment trop près de Pujols où la femme de cet abbé était morte. Quoi qu’il en soit, M DUTAU se trouva du côté de M. POUGET et lui demanda de le prendre comme vicaire. Celui-ci refusa d’abord et finit par céder à ses instances et à la volonté du grand vicaire protecteur. M. DUTAU ne devait jamais pardonner à M. POUGET ses hésitations et son premier refus.

Le curé de La Réole eut aussi le malheur de s’attirer la haine de la supérieure de l’hôpital, Sœur Victoire des filles de la Charité. Cette religieuse se mit dans la tête d’avoir dans sa chapelle à 11 heures tous les dimanches sa messe élégante. Le curé, jugeant cette messe inutile aux malades et préjudiciable à la paroisse, apposa son veto. On dit la messe quand même et l’affaire fut portée en haut lieu. Sœur Victoire fut blâmée par l’archevêché, tancée par la Supérieure générale de son Ordre. Ces choses ne s’oublient pas.

La bonne sœur avait eu la finesse de mettre dans son jeu le sous-préfet et le maire. Ces deux personnages n’aimaient pas le curé : le sous-préfet parce qu’on lui refusait l’encens et l’eau bénite à l’office, le maire parce que M. POUGET, disait-il l’avait scandalisé. Un soir qu’il revenait de la campagne en voiture avec une demoiselle et le curé, il dut faire arrêter et descendre, à cause des propos indécents de celui-ci. Le fait dénoncé à l’archevêché, fut démenti dans un acte public et l’accusateur en fut pour sa courte honte.

Mais la capitale ennemi du curé de La Réole, celle qui mena toute l’intrigue et la fit triompher est une ci-devant religieuse de Fonteurault, madame Victoire de Verduzan. Voici le portrait qu’en a tracé M. POUGET : « Son esprit est vif et entreprenant ; ses manières sont souples et insinuantes ; il n’est point d’affaire dont elle n’aime à se mêler, point d’intérêt qu’elle ne favorise ou ne contrarie ; il faut qu’elle vous serve ou qu’elle vous nuise, qu’elle vous persécute ou vous protège. Ses amitiés sont des passions ; ses besoins, des emportements.»

« Cette dame, dit encore M. POUGET, a de l’esprit et de la gaieté, quoique sa société ne soit pas sûre ; elle est extrêmement agréable et je ne fuyais pas le plaisir qu’on y peut goûter. » De fait des relations très suivies et presque quotidiennes s’étaient établies entre le curé et l’ancienne religieuse. Soudain, sans rime ni raison au moins apparente, voilà Mme de VERDUZAN qui se met à faire grise mine à M. POUGET et qui, avec une mobilité, une désinvolture bien féminines, passe avec armes et bagages, dans le camp de l’abbé DUTAU. Peut-être espérait-elle sur cet ecclésiastique plus jeune et de sens moins rassis, jeter avec plus de succès, son emprise. Quoi qu’il en soit, à partir de ce moment son parti fut pris de faire sauter le curé et de mettre à la place le vicaire.

Sur ces entrefaites, un événement scandaleux vint à propos servir ses desseins. Une jeune fille de ses amies les plus intimes devint enceinte dans le cours du mois d’août 1810. Cette demoiselle, Eugénie L. avait depuis longtemps des bontés suspectes pour le sacristain, sorte de bellâtre qui plus tard, dans un moment de vantardise, devait revendiquer la responsabilité du « marmot ». La chose, quand elle fut connue, fit un train d’enfer. Bien des noms furent mis en avant même celui du curé.

M. POUGET obtint de la malheureuse fille et de sa famille une déclaration qui le mettait hors de cause. Puis trop sensible aux bruits impérieux qui couraient sur son compte, il envoya sa démission à l’archevêché qui la refusa. Cela ne faisait pas l’affaire de la coterie. L’abbé DUTAU eut alors le front de mettre son curé en demeure de renouveler sa démission. Le curé comprenant que c’était cette fois signer sa culpabilité refusa avec indignation. Madame de VERDUZAN fit à son tour une tentative analogue, mais elle n’eut pas plus de succès.

Il ne restait plus qu’à employer les grands moyens. Eugénie L. circonvenue, dûment stylée, alla se jeter aux pieds de l’abbé DUTAU et lui fit en confession une dénonciation en règle. L’accusation mise en bonne et due forme, on crut devoir y ajouter certaines imputations qui devaient la corser. On attaqua le curé dans son honneur professionnel, on dit qu’il excédait le tarif des oblations, qu’il avait laissé mourir à l’hospice trente malades sans sacrements, etc. On envoya ces pièces à l’archevêché ; le maire et le sous-préfet écrivirent de leur côté. On devine dans que sens. Cela fit un joli dossier et les esprits dans la curie archiépiscopale furent singulièrement prévenus.

Profitant d’un de ses fréquents séjours dans le château voisin du comte de Marcellus, l’archevêque vint à La Réole pour instruire lui-même le procès. Le 21 avril 1811, les chevaux du comte le portèrent dans la maison religieuse de la Réunion. Là il fut si bien accaparé et chambré par la coterie qu’il ne vit pas même le curé mais seulement ses pires ennemis. M. POUGET prévenu demanda une audience. Elle lui fut accordée pour le lendemain. Quand il se présenta, il comprit tout de suite qu’il était condamné d’avance. Le premier mot du vicaire général, M. BOYER. Le préfet prit peu de part aux débats, fut pour lui demander sa démission. M. POUGET répondit qu’il était là pour se défendre et non pour se diffamer. Il voulut connaître les chefs d’accusation portés contre lui, les noms de ses accusateurs. On lui opposa une fin de non-recevoir. On refusa d’entendre ses témoins à décharge. Il ne put que déposer ses moyens, la défense qu’il avait rédigée par écrit à tout événement. Quatre jours, il peut de nouveau aborder l’Archevêque. Il s’était fait accompagner de quatre pères de famille portant une attestation signée par l’immense majorité des habitants de la ville et de tout le clergé de la paroisse. Cette députation fut accueillie très froidement ainsi que la dernière plaidoirie du curé. Le soir même l’interdit était fulminé.

« Quoi ! s’écria le malheureux prêtre, l’on m’accuse et l’on refuse de m’entendre ! On m’accuse et on ne veut pas m’indiquer les crimes que l’on m’attribue ! On cherche des témoins dans l’ombre. On les interroge avec mystère. On jette un voile impénétrable sur les délibérations ; tout ce que je puis combattre, on le tient secret ; tout ce je pourrais réfuter on le dissimule ! Est-ce donc ainsi grand Dieu, que vous avez voulu qu’on jugeât les hommes?»

En attendant la justice de Dieu, la population indignée multiplia autour du vaincu les manifestations de sympathie. Des pétitions revêtues de plus de 400 signatures firent adressées au ministre des cultes, portées au Préfet. Des attestations très favorables furent signées par les membres du tribunal de La Réole le 23 avril 1812, par les prêtres du canton et lieux circonvoisins, par ses anciens confrères de l’Albret le 23 juin 1812, etc. etc.

Après sa disgrâce, M. POUGET résida quelques temps à Bordeaux. En 1814, il se rapprocha de sa première paroisse Figuiers et vint s’établir à Poussignac. Il fit demander à l’Evêché d’Agen un celebret par l’intermédiaire de son ami et homonyme M. POUGET, curé de Nérac. A cette occasion, Mgr JACOUPY écrivit à ce dernier la lettre suivante : « Je vous envoie, Monsieur, comme vous le désirez, une réponse à M. POUGET, dans laquelle j’ai inséré un celebret (2) pour mon diocèse. Ayez la bonté de la lui transmettre et recevez les nouvelles assurances du sincère attachement avec lequel je suis, Monsieur, etc. » La réponse au curé de La Réole était ainsi conçue : « A Monsieur POUGET, prêtre à Poussignac, le 5 août 1814. Je ne puis que vous louer, Monsieur, de votre modération et de la résignation avec laquelle vous supporter votre malheur. Les hommes, avec les meilleures intentions, peuvent se tromper ; mais Dieu qui lit au fond des cœurs ne se trompe jamais, et lorsqu’il lui plait de nous affliger, il ne nous laisse jamais sans consolation, lorsque nous savons nous résigner à sa volonté sainte. Je vous envoie très volontiers un celebret pour mon diocèse. Je suis très parfaitement etc. (Arch. de l’Évêché. Correspondance de Mgr JACOUPY. Cf. Mémoire à consulter et consultation pour le sieur POUGET, curé de La Réole).

2° Louis Henri DESMOTHES, né le 7 mars 1737, ex-chanoine de Casteljaloux, nommé à l’organisation (1803) à Moncassin, transféré le 21 avril 1808 à Poussignac, mais il n’accepte pas, transéféré à Montgaillard le 26 octobre 1809.

3° Marc Antoine SAMAZEUILH, né à Casteljaloux le 1er février 1755. Il était prébendé du chapitre de Casteljaloux lorsqu’il fut nommé en 1790 curé de Bouglon-Vieux. Il refusa le serment et subit la déportation en Espagne. A l’organisation (1803), il fut nommé curé de Bouglon. Ayant démissionné pour cause de santé, il fut transféré le 9 septembre 1808 à Poussignac où il mourut le 12 juin 1821.

4° Jacques PIBOU, né le 9 septembre 1796, nommé à Poussignac le 22 avril 1824.

5° Jean BINOT, né le 21 octobre 1804, à Réaup, prêtre le 20 décembre 1834, recteur de Ruffiac en 1847, de Figuiers le 10 février 1871, en retraite à Ruffiac en 1877, décédé le 15 avril 1891.

6° Jean BAREYRE, né à Longueville près Marmande le 14 septembre 1811, prêtre le 17 décembre 1836, vicaire à Seyches le 19 décembre 1836, recteur de Milhac (Cancon) le 15 janvier 1849, de Couls le 26 novembre 1853, décédé le 3 septembre 1868.

7° HERMÈS Guillaume, né le 2 août 1807 (Agen), nommé à Poussignac le 19 décembre 1853 (Voir art. à Bordiels-Cassignas).

8° DUPRAT Bernard, né le 5 avril 1827 (Cocumont), nommé à Poussignac le 28 octobre 1858, transféré à Ruffiac le 8 février 1871 (Voir art. à Frégimont).

9° Jean BENABEN, né à Montaut le 28 octobre 1842, prêtre le 6 juin 1868, vicaire à Saint-Sernin d’Eysses (Villeneuve-sur-Lot) le 16 juin 1868, recteur du Nomdieu le 17 juillet 1871, de Massoulès le 1er juin 1875, de Poussignac le 10 juillet 1877, de Montmarès (Villeneuve-sur-Lot) le 21 octobre 1879, de Rives le 30 janvier 1884, de Noaillac (Pujols) le 1er juillet 1889, quitte le diocèse en juillet 1893, retiré à Toulouse.

10° Jean-Marie LE MESLE, né le 11 février 1836, nommé à Poussignac le 21 octobre 1879, transféré à Puisserampion le 4 mai 1883 (Voir art. à Figuiers).

11° Antoine LAFARGUE, né à Eysus, canton d’Oloron (Basses Pyrénées) le 26 juin 1866, prêtre le 17 décembre 1881, professeur à Saint-Caprais en octobre 1879, recteur d’Anzex le 26 avril 1882, de Poussignac le 30 juillet 1883, excorporé pour Bayonne le 2 novembre 1886, rentre à Poussignac en 1887, repart pour Bayonne le 15 juillet 1889.

12° Jean ROUSSILLE, né à Puymiclan le 26 novembre 1864, prêtre veuf le 8 juillet 1888, vicaire à Duras le 24 juillet 1888, recteur de Poussignac le 18 août 1889, de Montcassin le 1er janvier 1893, décédé le 1er mai 1910.

13° Armand DAUZON, né à Durance le 2 septembre 1845, prêtre le 23 septembre 1871, professeur à Saint-Caprais en octobre 1869, vicaire à Villeréal le 14 novembre 1871, recteur à Pompogne le 10 avril 1875, d’Artigues (Francescas) le 22 janvier 1877, précepteur au château de Bisoire par Champesser Père (Vendée) le 15 octobre 1884, recteur d’Allons en 1885, de Frégimont le 1er octobre 1891, de Poussignac le 1er février 1893, de Saint-Just en 1897. Ayant cédé au démon de midi, il est condamné par la cour d’assises à 5 ans de prison à Thouars. Décédé, prêtre habitué à Toulon le 18 novembre 1902.

14° Léon EYRAUD, né à Sangues (Haute Loire) le 10 novembre 1845, prêtre le 27 juin 1872, vicaire dans son diocèse, professeur au petit séminaire d’Agen en 1877, vicaire à Castelmoron le 30 juin 1877, recteur de Lisse le 1er juillet 1871, de Monviel le 1er octobre 1878, de Sermet (Castelmoron-sur-Lot) le 27 juin 1885, de Villebramar le 10 décembre 1887, de Soubirous (Villeneuve-sur-Lot) le 7 mars 1899, de Gandaille (Engayrac) le 1er novembre 1899 (n’a pas pris possession), de Theus le 15 janvier 1900, de Poussignac le 3 juin 1901.

Note :

Jean LEYGUES, né le 23 juin 1797, vicaire à Casteljaloux (1821 à 1825) desservit en même temps Poussignac et Bouchet.

Note du C.H.G.H.47 :

1. Du gascon « brosta », substantif traduit en français par buisson ou branchage ; un chemin forestier se disant « camin brostèir » (prononcer « brousteÿ »). Dans le Bazadais, le broustey ou brousté signifie broussailles. Selon Bernard VIGNEAU, plusieurs maisons portent ce nom à la campagne parce qu’elles sont entourées de chênes tailles (Lexique du gascon parlé dans le Bazadais, 1879). Broustey décliné en Broustey Conilh, le Broustey, le Broustey de Bouet, la piste de Broustey et les Brousteys, semble relativement répandu en Gironde (Sources I.G.N.).

2. Document délivré par l'autorité ecclésiastique et attestant que le prêtre à qui il est accordé peut être admis à célébrer la messe.

Texte du chanoine DURENGUES. 18 J 36 à 42. Archives départementales de Lot-et-Garonne.

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