Eglises, chapelles & paroisses.
C.H.G.H.47

Au bureau, 54 rue de Cocquard, à Villeneuve-sur-Lot, les adhérents peuvent consulter nos archives, de nombreux dépouillements et relevés de tables décennales.

Photos Catherine Bonhomme.

NICOLE.

Saint-Symphorien de Nicole.

Valéri place dans l'arcliiprctré de Montaut la rectorie de « Puy de Bure ». Pech de Bère est l'ancien nom de la paroisse. Celui de Nicole paraît la première fois dans une lettre (1) d'Édouard Ier, en date du 20 mai 1293, relative à la construction de la bastide de Nicola in loco prius vocato Cangio. L'abbé de Clairac était seigneur du lieu lorsqu'il appela en paréage Raymond comte de Toulouse, pendant les guerres des Albigeois. Il a perdu depuis tous droits seigneuriaux sur Nicole, peut-être en 1348, lorsque cette petite ville fut mise dans la juridiction d'Aiguillon. L'ancienne église était située sur la colline de Pech de Bère. Elle n'a été définitivement abandonnée que dans le milieu du XVIIe siècle.

Vers 1700, deux ou trois ermites de l'ordre de Saint-Antoine abbé, vinrent s'établir sur le territoire de cette paroisse. A force de travail, ils bâtirent leur ermitage et une chapelle dans les rochers de la colline de Pech de Bére. Expulsés brutalement par le duc d'Aiguillon, propriétaire de cette colline, ils furent reçus, en 1732, par le comte de La Vauguyon, dans une terre qu'il possédait à Montardit. Les ermites purent rentrer dans leurs grottes de Nicole et leur chapelle fut bénite le 1er mars 1758, par l'archiprêtre de Tonneins. Les Évêques d'Agen, qui étaient leurs supérieurs, leur avaient donné la règle des ermites de Saint-Vincent d'Agen.

L'église paroissiale actuelle a été construite, vers 1750, pour la plus grande commodité des habitants. Elle est sur la croupe d'une colline, à cinquante pas de la Garonne et sur le bord de la route d'Aiguillon à Tonneins. Il y a, dans le voisinage, une dizaine de maisons. Elle est longue de huit cannes, large de quatre, haute de six et lambrissée. Il y a un clocher.

La dîme du blé et du vin se paie au onzième, du millet et des menus grains au quinzième. Le curé prend toute la dîme sauf en un très petit canton, au centre de la paroisse, où c'est l’abbaye de Clairac. La part du curé est exactement de 2.500 livres. Il y a un petit presbytère.

L'Évêque, comme vicaire général du roi dans l'abbaye de Clairac, nomme au bénéfice.

Au moment de la révocation de l’Édit de Nantes, il y avait vingt-cinq catholiques sur cent vingt huguenots. On compte aujourd'hui cent soixante-dix communiants. Le curé est tenu au service ordinaire. Le titulaire actuel est Jean-Baptiste Secheyran, qui prêtera le serment, le rétractera et sera maintenu à son poste après le Concordat.

Note :

1. Voir cette lettre publiée par M. Tamizey de Larroque dans ses Documents inédits pour servir à l'histoire de l'Agenais.

L'Eglise d'Agen sous l'ancien régime. Pouillé historique du diocèse d'Agen pour l'année 1789 par le chanoine DURENGUES.

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