Eglises, chapelles & paroisses.
C.H.G.H.47

Au bureau, 54 rue de Cocquard, à Villeneuve-sur-Lot, les adhérents peuvent consulter nos archives, de nombreux dépouillements et relevés de tables décennales.

Photos Catherine Bonhomme.

MOULINET.

Saint-Ferréol de Lentignac.

Le pouillé de Valéri porte : « In archipresbyteratu Montaldensi : Rector Beate Marie Magdalenes de Lentilhaco. » En 1614, l'archiprêtre visiteur écrit dans son verbal : « Cette église est appelée Sainte-Madeleine (1) ». Aujourd'hui saint Ferréol est reconnu comme patron, mais il y a toujours une fête votive le jour de sainte Madeleine. Il y a dans l'étendue de cette paroisse une chapelle en ruines, dédiée à saint Gervais et à saint Protais. Le chapelain est l'abbé de Gondon qui doit y dire la messe le jour de saint Gervais et qui prélève la dîme du petit village de Gabaldot où elle est située. Le revenu annuel est de 45 livres.

L'église paroissiale est champêtre, sur une petite éminence dans le voisinage de cinq ou six maisons. Elle est longue de dix cannes, large de trois, haute de cinq, en partie voûtée. Le clocher est sur le mur du fond en forme de triangle.

La dîme du blé se paie au dixième, du vin au dix-huitième, des menus grains suivant une transaction. Le curé prend tout le revenu qui est évalué à 600 livres. Il y a un presbytère et un gleysage avec quelques fonds obituaires de la contenance totale de neuf cartonnats.

Le prieur de Sainte-Livrade nomme au bénéfice (2).

Il y eut en 1712 un procès au Parlement de Bordeaux entre un curé nommé par l'Évêque et un autre curé présenté par le prieur de Sainte-Livrade. Le 4 juin 1734 fut rendu un arrêt de maintenue en faveur de ce dernier.

On compte quatre-vingts communiants auxquels le curé doit le service ordinaire. Le titulaire actuel est Antoine Labatut, qui prêtera le serment, le rétractera et sera nommé à Saint-Jean de Lasbardes après le Concordat.

Notre-Dame de Monbahus et son annexe : Saint-Jean de Lasbardes.

On lit dans le pouillé de Valéri : « In archipresbyteratu Montaldensi : Rector de Montbaus et de las Bardas. »

L'église de la matrice est dans un bourg, composé d'une trentaine de feux. Elle est longue de quatorze cannes, large de quatre, haute de six. Elle n'est pas voûtée. Il y a une chapelle. Le clocher est sur le mur du fond en forme de triangle. Ruinée pendant les troubles du XVIe siècle, cette église a été rebâtie en 1612.

Celle de l'annexe est champêtre, assise sur une petite éminence, avec cinq ou six maisons à deux cents pas. Elle est longue de vingt cannes, large de quatre, haute de huit. Le sanctuaire est voûté. Le clocher est sur le mur du fond en forme de triangle.

Dans les deux paroisses, la dîme des gros grains se paie au douzième, du vin, des menus grains, dîme verte et carnelage au dix-septième. A la matrice le curé est seul décimateur. A l'annexe le chapitre Saint-Étienne et le curé se partagent la grosse dîme par portions égales. Le curé prend toute la dîme verte et le carnelage et trois sacs d'avoine par préciput sur la pile commune. Son revenu est estimé 1.000 livres. Il y a un presbytère avec jardin à Monbahus et un autre à Lasbardes. Dans cette dernière paroisse, il y a une métairie appelée des Pauvres qui s'afferme 150 livres et dont le revenu doit être employé par le curé à doter des jeunes filles pauvres de l'une et de l'autre paroisse. A Monbahus le curé doit acquitter une fondation d'une messe tous les lundis, dimanches et fêtes au capital de 4.000 livres produisent 200 livres de revenu.

Le chapitre Saint-Étienne nomme et présente au bénéfice.

On compte cinq cents communiants à la matrice et deux cent cinquante à l'annexe (3). La première est desservie par le curé, la seconde par un vicaire et toutes les deux ont droit au service ordinaire. Le titulaire actuel est Joseph Fournié qui mourra à la fin de la Révolution.

Note :

1. « Il y a, ajoute ce bon archiprêtre, le jour de Saint-Ferréol, force affluence de peuple qui portent là certains bâtons, de quoi je n’ai pu savoir la cause ni l'origine. »

2. L'Évêque avait cependant pour lui une possession immémoriale. La partie adverse ne citait pas un seul exemple où le prieur eût nommé à cette cure. Le droit du prieur était fondé sur un jugement arbitral, en date du 14 avril 1258, rendu entre l’évêque et le prieur. D'après ce jugement le droit de présenter à plusieurs cures et notamment à Lentillac est reconnu au prieur, moyennant la cession faite par lui à l’évêque du quart de la dîme de ces paroisses. Cette sentence, paraît-il, n'aurait jamais reçu d'exécution avant 1707 et l'évêque ne prélevant pas le quart des dîmes, se croyait autorisé à refuser au prieur le droit de patronage.

3. M. J. Massip, op. cit. prétend que les Bardes dont le nom roman, las Vardas ou Wardas correspond au mot tudesque warta qui a le sens de protection, de garde et de surveillance, était la capitale d'un petit pays goth après la défaite des Wisioths par les Francs à Vouilié.

L'Eglise d'Agen sous l'ancien régime. Pouillé historique du diocèse d'Agen pour l'année 1789 par le chanoine DURENGUES.

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