Eglises, chapelles & paroisses.
C.H.G.H.47

Au bureau, 54 rue de Cocquard, à Villeneuve-sur-Lot, les adhérents peuvent consulter nos archives, de nombreux dépouillements et relevés de tables décennales.

Photos Catherine Bonhomme.

MONTIGNAC-TOUPINERIE.

Saint-Martin d'Olmeyrac ou de la Toupinerie.

Le pouillé de Valéri place dans l'archiprêtré de Besaume la rectorie Dolmeyrac et d'Aguassas.

L'église est longue de douze ou treize cannes, large et haute de six. Elle n'est pas voûtée.

La dîme de tous les fruits se paie au douzième. Le curé prend tout le revenu qui est exactement de 882 livres.

L'Évêque nomme au bénéfice.

On compte cent communiants auxquels le curé doit le service ordinaire. Le titulaire actuel est Jean Laguionie, futur constitutionnel qui aura une conduite déplorable pendant la Révolution.

Saint-Barthélemy de La Perche et ses annexes :

Notre-Dame de Montignac et Saint-Pierre de Viraguet.

Valéri place dans l’archiprêtré de Besaume la rectorie « Sancti Bartholomei de Biraguet et de Montinhac ». En 1597, Nicolas de Villars, constate dans ses Mémoires que l'église de Viraguet « est toute démolie sans aucun vestige de fondement ». En 1675, il y avait encore un autel et une croix de bois sur son emplacement et on y disait la messe une fois dans l'année, le jour de saint Pierre ès liens.

Les huguenots avaient bâti un temple vers 1650 dans le faubourg de Saint Barthélémy. Ce temple, construit contrairement aux édits de pacification, fut démoli le 3 mars 1673 par un arrêt du Conseil d'État, en date du mois de février de la même année, obtenu à la sollicitation de Claude Joly.

L'église de Saint-Barthélemy, était autrefois là où est le château. Son clocher sert de tour à cet édifice. Elle avait été démolie par les huguenots, lorsque le seigneur du lieu jugea à propos de faire construire son château sur ses ruines. Depuis, il est vrai, il a fait bâtir en compensation l'église actuelle. Cette église est longue de treize ou quatorze cannes, large et haute de six. Elle n'est pas voûtée. Il y a une chapelle de chaque côté.

Celle de Montignac est en rase campagne. Il y a seulement à cent pas deux ou trois maisons. Elle est longue de douze cannes, large et haute de cinq.

A Saint-Barthélemy la dîme de tous les fruits se paie au treizième. Le curé prend toute la dîme sauf soixante sacs de froment et vingt et un sacs de seigle, qu'il doit abandonner au seigneur du lieu et douze sacs de froment et six de seigle qu'il cède au seigneur de Montastuc, en vertu d'une prétendue inféodation. Il y a apparence que c'est plutôt une usurpation des seigneurs de Lauzun pendant qu'ils étaient maîtres de cette terre. Il y a un gleysage en pré dont le curé jouit à la charge d'entretenir le luminaire de l'église. A Montignac la dîme de tous les fruits se paie au douzième à l’exception des menus grains qui n'ont pas de cote réglée. Le prieur de la Réole prend les trois huitièmes des gros fruits, le curé les cinq huitièmes et tous les menus grains. Le revenu total de ce dernier est estimé 2.500 livres.

L'Évêque nomme au bénéfice.

On compte en tout neuf cents communiants. Les deux églises ont droit au service ordinaire, la matrice est desservie par le curé, l'annexe par un vicaire. Le patron de la première est saint Barthélémy apôtre, dont la fête est célébrée avec un grand concours de peuple. La seconde est sous le patronage de Notre-Dame de l'Annonciation et de saint Michel. Il y a un hôpital administré par un syndic avec des biens-fonds d'une valeur de 28.015 livres (1). Le titulaire actuel est Joseph François de Champier, ex-jésuite, l'un des meilleurs curés du diocèse, qui subira la déportation, sera nommé, après le Concordat, d'abord à Saint-Hilaire d'Agen et peu à près à Notre-Dame de la même ville.

Note :

1. Ils ont été légués par Marc de Conord, dans son testament en date de 7 septembre 1779.

L'Eglise d'Agen sous l'ancien régime. Pouillé historique du diocèse d'Agen pour l'année 1789 par le chanoine DURENGUES.

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