Eglises, chapelles & paroisses.
C.H.G.H.47

Au bureau, 54 rue de Cocquard, à Villeneuve-sur-Lot, les adhérents peuvent consulter nos archives, de nombreux dépouillements et relevés de tables décennales.

Photos Catherine Bonhomme.

MIRAMONT-DE-GUYENNE.

Notre-Dame de Miramont.

Le pouillé de Vaiéri porte : « In archipresbyteratu Vesalmensi : Rector de Miramonte prope Salvitatem Caumontis et de Maurinhaco. » Il y a, en effet, à deux mille pas de Miramont, une église en ruines appelée de Mérignac. Il ne s'y fait, de temps immémorial, aucun service. D'après la tradition, cette église était autrefois une annexe de Miramont, et elle était desservie par un vicaire. Le fait est qu'elle appartenait primitivement à un prieuré de l'ordre de Grammont. Ce prieuré, qui comptait, en 1295, cinq religieux, fut uni, en 1317, à celui de Garrigues, près Marmande. Le prieur de Garrigues prend, de nos jours encore, tout le revenu, qui consiste en une dîme sur les terres d'alentour, affermée 400 livres.

L'église, fort petite et irrégulière, a été en partie démolie par les huguenots. Le choeur est voûté, la nef lambrissée. Il y a une chapelle dédiée à saint Antoine, non lambrissée.

La dîme de tous les fruits se paie au treizième. Le curé prend tout le revenu, qui est estimé 1.900 livres. Il y a un presbytère.

L’Évêque nomme au bénéfice.

On compte quatre cent cinquante communiants, en tout huit cent cinquante âmes (1). Le curé est tenu à toutes les fonctions curiales. La fête patronale est le 15 août ; l'Adoration perpétuelle est le 1er novembre. Le titulaire actuel est Jean-Pierre de Laboissière, qui mourra pendant la Révolution.

Saint-Étienne de Beffery.

Valéri place cette paroisse dans l’archiprêtré de Besaume.

L'église, du XIIe siècle, est longue de quinze cannes, large de sept, haute de sept. Le chœur seul est lambrissé. Il y a un clocher.

La dîme de tout se lève au treizième. Le curé est seul décimateur. Son revenu est estimé 750 livres, il y a un presbytère, un jardin et un petit gleysage.

On compte cent vingt-cinq communiants. Le curé leur doit le service ordinaire. Le patron est saint Étienne, premier martyr et il y a une fête votive le jour de la Fête-Dieu. Le titulaire actuel est Joseph Pépin, nommé en 1760. Il refusera le serment, sera détenu dans la maison de Paulin à Agen, et ne sera pas employé à l'organisation à cause de son grand âge.

Note :

1. Les habitants appartenaient jadis en grande majorité à la religion P. R. Ils  avaient un temple dans la ville. Ils abjurèrent en masse en 1685.

L'Eglise d'Agen sous l'ancien régime. Pouillé historique du diocèse d'Agen pour l'année 1789 par le chanoine DURENGUES.

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