Eglises, chapelles & paroisses.
C.H.G.H.47

Au bureau, 54 rue de Cocquard, à Villeneuve-sur-Lot, les adhérents peuvent consulter nos archives, de nombreux dépouillements et relevés de tables décennales.

Photos Catherine Bonhomme.

GRÉZET-CAVAGNAN.

Toponymie.

Cartulaire d’Agen, 1305 ; Bulle A. O. Decima de Grecets. Comptes des décimes de 1326 : capella de Grezets. Hommages de 1259 : Castrum del Greset… apud Rozans (Uzan ?).

Saint Patron.

Saint-Caprais, martyr, 1er évêque d’Agen (20 octobre) est le patron de l’église et paroisse du Grézet. (Sur Saint-Caprais, voir art. Cuq).

L’église de Cavaignan est sous le vocable de Saint-Hilaire (14 janvier).

La fête locale se célèbre le 8 septembre ou le dimanche suivant.

Titres.

Sous l’ancien régime la paroisse du Grézet était une cure de l’archiprêtré de Cayran, diocèse de Condom, à la nomination de l’Évêque. Celle de Cavaignan était aussi une cure de l’archiprêtré de Sadirac, diocèse de Bazas. Dans leur projet de circonscription (1792) les Constitutionnels avaient fait de l’église d’Uzan et Grézet une succursale de Sainte-Gemme et de l’église de Cavaignan une succursale de Labastide. A l’Organistion (1803) l’église de Cavagnan fut érigée en succursale du canton de Bouglon. Mais en 1808, le titre de succursale fut transféré de l’église de Cavaignan à celle du Grézet. L’église de Cavaignan a été érigée en chapelle de secours par décret du 7 septembre 1862.

Topographie.

Le territoire de cette paroisse se confond avec celui de la commune de Grézet-Cavaignan. Il a une étendue de 8 kilomètres du nord au midi et de 3 kilomètres de l’est à l’ouest. Sa superficie est de 1.222 hectares. Les principaux lieux sont : Lacouture à 1.500 mètres de l’église principale ; Joillinllans à 900 mètres, Gabriel à 1.200 ; Cap de Bosc à 1.850 mètres ; Cavaignan, annexe, à 2.500 mètres ; Les Rayats à 1.700 mètres ; Joinnes à 2.000 mètres ; Les Lalubins à 2.700 mètres ; Les Touyrats à 3.000 mètres.

A 5 kilomètres de Bouglon, à 16 kilomètres de Marmande et à 53 kilomètres d’Agen. Bureau de poste et télégraphe et gare la plus rapprochée : Bouglon.

Note historique et archéologique. « Tumulus au lieu-dit Lanau, aujourd’hui détruit. Ruines gallo-romaines autour du presbytère. On a cru reconnaître les restes d’un camp à Malvirade. Mais le monument le plus intéressant est la butte factice de Lanau sur une éminence naturelle assez escarpée et dont les fouilles ont amené la découverte de couches de cendres, de poteries de tous les âges de silos, de bagues de bronze, de pointes de lances en fer, etc… Sont-ce là les restes du château de Lanau cité en 1259 ? » (G. THOLIN, annuaire de 1905).

Églises.

L’église du Grézet, à chevet plat, du XVe siècle, a été rebâtie en 1895. Il y a trois autels de marbre, de beaux vitraux, une cloche de 75 kilos. L’église de Cavaignan est en bon état.

Temporel.

Il est question de la dime du Grézet dans le cartulaire d’Agen : Bulle A. O. Guilhermus Ramondi et Stephanus Fereoli fratres quittaverunt D.N.A.E. decimam de Greceto. Un pré de 1 journal situé à Argenton avait été légué à charge de fondation, par François BACCAS dans son testament du 9 novembre 1738. Ce pré estimé en 1790, 836 livres fut adjugé pour 1.200 livres pendant la Révolution.

Nota. POYFERRE le Jeune qui possédait une dime inféodée dans la paroisse de Cavaignan en fut dépouillé sans indemnité en vertu de la loi du 215 août 1792.

Le presbytère de Cavaignan estimé 328 livres 3 sols… demi fut aliéné pendant la Révolution. La commune le racheta après le Concordat pour 1.260 livres et y fit pour 800 francs de réparation. Il en fut quitte pour le revendre après la réparation de la succursale en 1808.

Le presbytère du Grézet ne fut pas aliéné pendant la Révolution et fut rendu à sa destination après le Concordat.

Revenu de la fabrique : en 1814, 32 francs dont 26 francs provenant des chaises et 6 francs de l’herbe du cimetière. En 1874, 280 franc ; en 1875, 320 francs ; en 1882, 250 francs.

Nota. Vers 1858, Mlle de ROSSANE avait légué pour la desserte de l’église de Cavaignan une somme qui produisait en 1882, 128 francs de revenu.

Spirituel.

Sous l’ancien régime les deux églises avaient droit aux fonctions curiales ordinaires par leur propre curé. Pendant toute la période concordataire elles ont été desservies par le titulaire du Grézet au moyen du bis in dia.

La fête de l’Adoration se célèbre le 21 février.

Il y a deux écoles laïques fréquentées par une trentaine d’enfants.

Démographie.

En 1845, 623 âmes. En 1876, 585 âmes avec 100 hommes à Pâques et 200 femmes. En 1882, 550 âmes avec 75 hommes à Pâques et 180 femmes.

Titulaires depuis le Concordat.

1° Pierre ROUCAUT, né le 25 mai 1756. Il était originaire d’Auvillars et curé de Saint-Gény au moment de la Révolution. Il prêta le serment, le rétracta presque aussitôt et subit la déportation. A l’Organisation (1803) il fut nommé à Cavaignan, au Grézet en 1807 et mourut en 1843.

2° François LAFITTE, né à Feugarolles le 5 juin 1808, prêtre le 19 décembre 1835, vicaire à Astaffort le 1er janvier 1836, recteur du Nomdieu le 1er janvier 1840, de Lisse en 1843, du Grézet le 1er novembre 1845, et binant de Sainte-Gemme, de Saint-Jean de Duras en janvier 1861, décédé le 23 juillet 1861.

3° André PEYRÉ, né à Argenton le 18 septembre 1816, prêtre le 20 décembre 1845, vicaire à Meilhan le 1er janvier 1846, recteur de Bouchet le 19 septembre 1846, du Grézet en mars 1861, décédé le 5 février 1900.

4° Élie Étienne Henri ENSERGUE, né à Layrac le 29 octobre 1870, prêtre le 27 mai 1893, professeur au Petit Séminaire en 1893, vicaire de Lavardac le 1er janvier 1894, de Casseneuil en 1896, recteur de Poussignac le 1er juillet 1897, du Grézet le 30 mars 1900, de Goulens-Amans le 1er août 1908.

5° Jean PRADY, né à Montpézat le 19 décembre 1861, prêtre le 30 mai 1885, vicaire à Sainte-Bazeille le 30 mai 1885, recteur de Saint-Hilaire (Monflanquin) le 8 novembre 1886, de Saint-Colomb le 15 janvier 1895, de Brugnac le 15 juin 1896, vicaire à Mézin le 15 octobre 1896, recteur d’Artigues (Francescas) le 1er juin 1899, du Grézet le 1er octobre 1908.

Texte du chanoine DURENGUES. 18 J 36 à 42. Archives départementales de Lot-et-Garonne.

Photos de Catherine Bonhomme.

Retour haut de page