Histoire de Sainte-Bazeille.
C.H.G.H.47
Au bureau, 54 rue de Cocquard, à Villeneuve-sur-Lot, les adhérents peuvent consulter nos archives, de nombreux dépouillements et relevés de tables décennales.

GÉNÉALOGIES.

I. NOGUÈRES.

 

(D'après les archives de M. le Marquis de Bonneau et de M. Bentéjac et les Registres paroissiaux)

Armes : d'argent au noyer de simple, support deux lions.

Cette famille parait être originaire de Sainte-Bazeille.

Un RAYMOND DE NOGUÈRES, né vers la fin du XVe siècle, figure dans plusieurs actes, et en particulier dans un contrat de vente de l'année 1539. (Archives de M. Bentéjac). Il fut juge royal de Sainte-Bazeille et maria ses deux filles, savoir :

1° Anne avec Colin de Brocas, écuyer, capitaine dans une compagnie de cavalerie franche, habitant de Figues et veuf en première noces ;

2° Jeanne, avec Pierre de Bacoue, écuyer. (Nobiliaire de Guyenne et de Gascogne : Généalogie Brocas, t. II. p. 56.)

Un Arnaud de Noguères est premier consul de Sainte-Bazeille en 1575 (Archives de M. Bentéjac).

 

NOGUÈRES DE SAINT-MARTIN.

 

I. JACQUES DE NOGUÈRES, écuyer, né vers le commencement du XVIe siècle, épousa Marguerite de Chamborel, fille de N... de Chamborel, écuyer, seigneur de Saint-Martin et en eut :

1° François, qui suit,

2° Mondet de Noguères, écuyer, capitaine, marié avec Annette Mathieu, d'où, provinrent :

1. Jean de Noguères, écuyer, capitaine, marié le 9 juin 1596 avec Anne de La Veyssière, fille d'Arnaud de La Veyssière et de Billotte Dupuy. Le contrat est passé devant M. Me Bèze, notaire royal de La Réole dans la maison dudit Arnaud de La Veyssière. Le futur époux agit de l'avis de François de Noguères, son oncle, absent, de Jean Gaultier, de Jean Forestier et de M. Me Martin Constantin son beau-frère ; et la future épouse de l'avis et consentement de ses père et mère, de M. Me Blaise de La Veyssière, juge royal de La Réole son cousin, de Pierre de La Veyssière, son frère, et de M. Me Etienne de La Veyssière. Ledit Jean de Noguères est parrain le 20 février 1616 de Jean de Chamborel, fils de Bertrand de Chamborel, écuyer, sieur de Saint-Martin, et d’Anne de Noguères. Il agit, le 11 mars 1617, comme père de ses deux fils et administrateur de leurs biens, sa femme étant morte, de laquelle il eut :

1. François de Noguères, marié avec Isabeau Rivière, habitante de la juridiction de La Réole (Arch. de M. Bentéjac) ;

2. Pierre de Noguères, écuyer, sieur du Frêche, bourgeois de Ste-Bazeille qui, d'accord avec son dit frère, fait un contrat d'échange le 8 octobre 1628, avec M. Me François de Noguères, consul de Sainte-Bazeille. Il habitait la paroisse de Saint-Martin de Serres, juridiction de Ste-Bazeille. Ledit contrat d'échange est passé en présence de Jean de Noguères, sieur de La Gaille et de Pierre de Noguères, sieur du Frêche. (Ibidem) - Lesdits frères, François et Pierre, agissent tant pour eux que comme ayant pris le procès et la cause de Me François de Noguères, procureur du roi, en opposition de noble Jean de Noguères, écuyer, sieur de Saint-Martin, syndic de l'hôpital de Marmande (Ibid.)

Ledit Pierre avait épousé Suzanne Vilotte, dont naquirent :

1. Jean, baptisé le 13 juillet 1623, filleul de Jean de Noguères et de Marie Bèze.

2. Béatrix, baptisée le 3 octobre 1624, filleul de Me Jacques Moreau, avocat, et de Béatrix de Bonneau.

3. Marie, baptisée le 8 mars 1627, filleule de Me François Dubernard, notaire royal de Sainte-Bazeille et de Marie Vilotte.

4. Marie, née en 1631, filleule de Jean de Noguères, écuyer capitaine, sieur de La Gaille, consul de Sainte-Bazeille et de Marie d'Arnal ;

5. Anne, ensevelie le 4 septembre 1652 (Reg. parois.)

3. Jean de Noguères, écuyer, conseiller au parlement de Bordeaux (Archives de Bonneau.)

II. FRANÇOIS DE NOGUÈRES, écuyer, seigneur de Saint-Martin, habitant de Sainte-Bazeille, épousa par contrat du 7 mai 1557 passé à Sainte-Bazeille, Marie de Serres, fille de Jean de Serres, écuyer, et de Catherine Foulaney, en présence de François de Lapeyre, écuyer, Adam de Goulard, écuyer, et Jean de Foulaney, habitant de Sainte-Bazeille. Le futur époux est assisté de Jacques de Noguères, son père. Il fut gouverneur de la ville et du château de Sainte-Bazeille. Il eut :

1° Jean, qui suit ;

2° Jean de Noguères, écuyer, capitaine. Il partagea avec son dit frère la succession de son père le 17 novembre 1590. Il épousa Jeanne Dupeyron, qui, devenue veuve, se remaria avec Héliot Cousseau. Il testa le 9 novembre 1595 et dut laisser :

1. François de Noguères, procureur du roi à Sainte-Bazeille, né en 1589, dont nous donnerons la descendance à l'article II de la généalogie de Noguères ;

2. Marguerite.

III. JEAN DE NOGUÈRES, écuyer, sieur de Lagrange et de Monplaisir, avocat au parlement de Bordeaux, gouverneur de la ville et du château de Sainte-Bazeille, chevalier de l'ordre de Saint Michel, premier jurat de Bordeaux, puis seigneur de Saint-Martin, épousa en premières noces par contrat passé le 17 octobre 1605, à Bordeaux devant Me Labat, Béatrix de Bonneau à laquelle il fut constitué en dot 14.600 livres avec clause expresse que tous les joyaux qui lui seraient donnés pendant le mariage lui appartiendraient en propre (Arch. de M. Bentéjac et du marquis de Bonneau). Il épousa en secondes noces, par contrat passé à Bordeaux devant Me Dautiège, Marie d'Arnal, fille de feu M. Me Jean d'Arnal, écuyer et avocat au parlement de Bordeaux et de Marguerite Dupérier. Il fut enseveli le 12 avril 1641 dans l'église de Saint Projet de cette dernière ville.

Il avait eu de Béatrix de Bonneau, sa première femme :

1° Marguerite de Noguères, baptisée le 13 octobre 1620, filleule de Me Jacques Moreau, avocat, et de Marguerite Deymier, femme de Me Martial Rapin, lieutenant de juge à Sainte-Bazeille. Elle épousa le 4 mars 1647 Jean de Lapeyre, écuyer, fils de Michel de Lapeyre et d’Andrée Gaulthier (Reg. parois).

2° François, baptisé le 20 novembre 1621, filleul de Jean Robert, capitaine, et de Marie Bèze, mort en bas âge ;

3° Jean, baptisé le 7 septembre 1623, filleul de Me Jean Bacquey, avocat au parlement de Bordeaux et d’Anne de Noguères, demoiselle de Brocas.

4° Jacques, qui suit ;

5° François de Noguères, écuyer, sieur de Cazenave, baptisé le 5 août 1626, filleul de Jean de Chamborel, écuyer, et d’Anne Robert et enseveli dans l'église de Notre-Dame le 7 septembre 1701 (Reg. parois.). Il avait épousé Hélène de Lavergne, de laquelle il eut :

1. Catherine, baptisée le 16 décembre 1674, filleule de Jacques de Noguères, écuyer, sieur, de Saint-Martin et juge de Sainte-Bazeille, et de Catherine Lavergne, habitante de Saint-Pardoux près Marmande ;

2. Marie, mariée le 7 janvier 1700 à Jean François de Cazenove, écuyer, sieur de Châteauneuf, capitaine au régiment d'Aunis, habitant de Fauguerolles près Gontaud, et ensevelie dans l'église de Notre-Dame le 8 mai 1716 (Ibid).

Ledit Jean de Noguères avait eu de sa seconde femme, Marie d'Arnal :

1° Louis de Noguères, écuyer, brigadier des gardes du corps, marié le 20 septembre 1665 avec Marie de Lestrilles, d'où provinrent :

1. Paul, écuyer, né en 1666, sieur de Bonuargues, capitaine au régiment d'Aubigny, et enseveli le 9 septembre 1706, à l'âge de 40 ans dans l'église de Notre-Dame ;

2. N... de Noguères, tué au service du roi et ayant une commission de garde marine (Arch. du marquis de Bonneau et Registres paroissiaux).

2° Marie, alliée le 30 novembre 1666 à Jean Beaune, fils d'Elie Beaune, avocat, et de Isabeau Rapin. Ledit Jean Beaume testa en 1678 et laissa l'administration de ses biens à Jacques de Noguères, juge de Sainte-Bazeille et institua pour héritier Paul de Noguères, fils de Louis de Noguères et de Marie de Lestrilles et à défaut dudit Paul, ledit Jacques de Noguères, son beau-frère et Jean de Noguères, écuyer, fils aîné dudit Jacques (Arch. de M. Beaune et de M. Bentéjac).

3° Jeanne.

IV. JACQUES DE NOGUÈRES, écuyer, sieur de Saint-Martin, avocat et juge royal de Sainte-Bazeille, se maria par contrat du 29 janvier 1648 avec Andrée de Lapeyre, fille de Jean de Lapeyre, avocat et Juge royal de Sainte-Bazeille, et de Marie de Labessède. Il fut enseveli le 11 décembre 1696 dans l'église de Notre-Dame ; sa femme était morte à l'âge de 37 ans, le 23 mars 1670, et ensevelie le lendemain dans la même église. Ils avaient eu :

1° Jean, sieur de Saint-Martin, baptisé en 1649, filleul de Jean de Lapeyre, avocat et juge, et marié par contrat du 1er mars 1683 passé devant Me Lacam, notaire royal à Sainte-Bazeille, avec Marie de Noguères, fille de Bertrand de Noguères, procureur du roi de ladite ville et de Anne Clerc. Il fut enseveli le 27 septembre 1692 à l'âge de 45 ans dans l'église de Notre-Dame, et sa femme le 15 juin 1684, un an et un jour après le mariage religieux qui avait été célébré le 14 juin 1683 (Reg. parois.)

2° Jean, sieur de Lartigue, baptisé le 15 août 1651, filleul de Jean de Noguères, écuyer, son oncle, et enseveli dans l'église de Notre-Dame le 31 octobre 1676, à l'âge de 25 ans.

3° Louis, baptisé le 5 septembre 1655, filleul de Louis de Noguères, écuyer, son oncle et de Marie de Lapeyre, fille de Jean de Lapeyre, juge royal de Sainte-Bazeille.

4° François, baptisé le 9 juin 1661, filleul de François de Noguères écuyer, sieur de Casenave et de Marthe de Lapeyre.

5° Jean, qui suit ;

6° Marie, baptisée le 6 septembre 1667, filleule de François Boulin, avocat et de Marie de Lapeyre (Reg. parois.).

Le 29 mai 1693, Jacques de Noguères, père des précédents, déclare n'avoir qu'une fille et un fils, lieutenant au régiment de la Sarre, qu'un autre de ses fils, lieutenant au régiment de Cursol, a été tué au siège de Besançon et que l'aîné, lieutenant au régiment de Picardie, est mort de maladie (Arch. du Marquis de Bonneau).

V. JEAN DE NOGUÈRES, écuyer, sieur de Saint Martin, baptisé le 21 juin 1664, épousa par contrat du 22 septembre 1693 Jeanne Dubois de Saint-Georges, habita Lagrange près de la ville de Sainte-Bazeille et fut enseveli dans l'église de Notre-Dame le 20 avril 1749, à l'âge de 85 ans. Il eut de son mariage :

1° Jean Jacques, baptisé le 9 novembre 1694, filleul de Jacques de Noguères, écuyer, et de Jeanne de Chartres Complestie de Lignières, de la paroisse de Noyan, et enseveli dans l'église de Notre-Dame le 14 août 1706.

2° Marguerite, née en 1695 et ensevelie dans l'église de Notre-Dame le 25 novembre 1747, à l'âge de 52 ans.

3° Marie, baptisée le 18 avril 1697, filleule de Michel Dubois, écuyer, sieur dé Lamothe Saint-Georges, habitant de ce dit lieu et de Marie de Noguères, et mariée le 16 février 1719 à Jean Joseph Duval, écuyer, sieur de Lamothe Cangrand, habitant de La Réole. (Reg. parois, et Arch. du Marquis de Bonneau.)

 

BRANCHE DES NOGUÈRES.

PROCUREURS DU ROI.

 

IV. FRANÇOIS DE NOGUÈRES, né en 1589, dut avoir pour père Jean de Noguères, capitaine, second fils de François de Noguères, écuyer, sieur de Saint-Martin et de Marie de Serres, et pour mère Jeanne Dupeyron. Il fut avocat et plusieurs fois consul de Sainte-Bazeille. Le 26 septembre 1637 il fut reçu, en remplacement de Me Pierre Janneau, procureur du roi de ladite ville, par devant M. Me Gabriel de Brocas, conseiller du roi et lieutenant en la cour de la sénéchaussée d'Albret au siège de Casteljaloux (1 ). Un de ses fils, Bertrand, qui suit, fait de son père dans le livre de raison l'éloge suivant : « Le troisiesme jour du mois d'octobre 1664 vers la minuit jour de vendredi tirant vers le samedi, Me François Noguères mon père mourust la veille de son patron et fut honorablement ensevelly le quatriesme dudit mois par M. Lhomenie curé. Il a esté un grand homme de bien et fort craignant Dieu, j'appréhende que ses successeurs ne l’imiteront pas ». Ledit François, avait épousé Marie Chaubin fille de Pierre Chaubin et de Catherine Vignolles (Registres paroissiaux et Archives de M. Bentéjac) d'où provinrent :

1° Marie, baptisée le 21 novembre 1617 et femme de Jean Gayrard, morte le 4 juillet 1652.

2° Catherine, baptisée le 8 juin 1620, filleule d'André Chaubin et mariée le 7 septembre 1638 avec Odet Destais, bourgeois de Meilhan, fils de feu Jean Destais, jurat de cette dernière ville et de Bertrande Collom, (Registres paroissiaux et Archives de M. Bentèjac).

3 ° Bertrand, qui suit ;

4° Autre Catherine, baptisée le 1er janvier 1628, filleule de Bertrand et de Catherine de Noguères et morte jeune ;

5° Marguerite, baptisée le 30 mai 1631, filleule de Bertrand et de Françoise de Noguères et mariée le 19 avril 1650 avec Fortis Carles, bourgeois de Marmande, fils de Gaubert Carles et de feue Jeanne Giraudeau, de Marmande.

6° Anne, baptisée le 10 octobre 1636, filleule de Jean Gayrard et de Catherine de Noguères et mariée le 4 octobre 1654 avec Bernard Antoine Baradat, Me Chirurgien de Marmande, fils de Jean Baradat et Jeanne Héraud, décédés. (Ibidem).

7° Autre Marie, filleule de François Maury et de Marie Mareusse et mariée avec Bertrand Laujac, de Cocumont.

8° Autre Marie, mariée le 15 novembre 1660 avec François Deymier, homme d'armes, âgé de 23 ans, fils de feu Michel Deymier et de Marguerite de Berry. Le contrat est du 23 septembre précédent et retenu par Me Martin, notaire de Castelnau-sur-Gupie.

V. BERTRAND DE NOGUÈRES, avocat, né le 4 février 1624 et baptisé trois jours après, filleul de Bertrand Sainsarric et de Marie de Noguères. Il remplaça son père dans la charge de procureur du roi, fut reçu le 28 septembre 1662 juge de la juridiction de Couthures à la place de feu Jean Courrèges, se démit le 21 mars 1677 de cet office qui fut rempli par François Courrèges. Il fut enseveli dans l'église de Notre-Dame le 15 janvier 1693. Il avait épouse en premières noces le 26 avril 1645. Jeanne de Seguin, seconde fille de Jacques de Séguin, de Monpouillan, et de Marie de Lafon, et ensevelie le 7 juillet 1652. Il en avait eu :

1° Marie, baptisée le 25 août 1646, filleule de François de Noguères, son grand-père, procureur du roi, et de Marie de Lafon, sa grand'mère maternelle.

2° Jacques, qui suit ;  

3° Autre Marie, baptisée le 26 novembre 1651, filleule de Me Jean Noguey, son oncle et de Marie de Noguères, femme de feu Jean Gayrard, et ensevelie dans l'église de Notre-Dame le 24 mai 1662.

Ledit Bertrand de Noguères avait épousé en secondes noces au mois de mai 1654 Anne Clerc, fille de Pierre Clerc, de Marmande, et morte le 23 décembre 1682. De ce mariage naquirent :

1. Marie, née le mardi 18 mai 1655, baptisée le 23 du même mois, filleule de Pierre Clerc et de Marie Chaubin et mariée le 14 juillet 1674 avec Jean Goyneau, fils de feu Jacques Goyneau, procureur d'office de la juridiction de Caubon, et de Jeanne Cassereau.

2. François, né le 8 mars 1657, filleul de Me François de Noguères, procureur du roi et d'Anne Bourgeois, veuve de Me Lérisson, apothicaire et tante d'Anne Clerc. Il devint prêtre et curé de Sainte-Croix de Lévignac.

3. Antoine, baptisé le 15 août 1 660, filleul, de noble Antoine de Scorbiac et de Léonarde Goyneau.

4. Bertrand, baptisé le 28 octobre 1662, filleul de Bertrand Laujac, de Cocumont, et de Catherine de Noguères, et mort le lendemain.

5. Autre Marie, baptisée le 5 janvier 1664, filleule de Jacques Rousset, fils de Rémy Rousset, et de Marie Gayrard ; mariée le 14 juin 1683 avec Jean, de Noguères, écuyer, fils de Jacques de Noguères, écuyer, sieur de Saint-Martin, et de feu Andrée de Lapeyre, et ensevelie au tombeau de son mari dans l'église de Notre-Dame le 1 7 juin 1684.

6, Autre Marie, morte célibataire.

7. Catherine, née le 29 janvier 1668 et baptisée le 2 février suivant, filleule de François Sainsarric, prêtre, et de Catherine Perret, et mariée le 23 février 1686 avec Jean Noguey, de Moupouillan. Quand son père testa le 16 mai 1691, il ne lui restait de sa seconde femme que Marie, autre Marie, François, autre Marie et Catherine.

VI. - JACQUES DE NOGUÈRES, né le 8 juin 1649 et baptisé le 24 du même mois, filleul de Me Jacques de Séguin, son grand-père et de Marie Chaubin, sa grand-mère, (Ibidem.)

 

II. LAPEYRE.

 

Armes : d'or au lion de gueules couronné de sable, senestre d'un roseau de sinople surmonte de trois flammes de gueulesposées enchef, un et deux et mal ordonnées.

(Déclarées à Bordeaux le 21 février 1698).

Le plus ancien de cette maison que nous fassent connaître nos archives est :

I. JEAN DE LAPEYRE , écuyer, né au commencement du XVIe siècle, qui épousa Marguerite de Lescure et eut :

1° Arnaud, qui mourut avant son père et laissa plusieurs filles.

2° François, qui mourut aussi avant son père en laissant des enfants.

3° Pierre qui eut un fils.

4° Michel, capitaine, qui épousa Andrée de Gauthier dont naquirent :  

1. Marie, qui se maria avec Charles Chambaudet, juge royal de Monségur et resta sa veuve avant 1642. Nous la trouvons marraine en 1621 de Marie de Lapeyre, fille de Jean de Lapeyre et de Françoise de Ferrebouc, ainsi que d'un autre enfant, dont le parrain fut Jean de Chamborel, fils de Bertrand de Chamborel, écuyer, seigneur de Saint-Martin (Registres paroissiaux).

2. Jean, avocat et Juge royal, civil et criminel de Sainte-Bazeille. Il épousa en premier mariage Marie-de Labessède, de Meilhan, ensevelie dans l'église de Notre-Dame le 20 décembre 1641 (Reg. parois.), et en secondes noces, le 4 mars 1647, Marguerite de Noguères, fille-de Jean de Noguères, écuyer, avocat, sieur de Monplaisir, et de Béatrix de Bonneau, et âgée de 27 ans, ensevelie le 29 juillet 1687 dans la tombe de son mari, inhumé, dans l'église de Notre-Dame le 25 août 1661. Il eut de Marguerite de Noguères :

1. Jean, baptisé le 27 décembre 1647, filleul de Jean de Noguères, écuyer, et de Marie de Lapeyre, veuve de Charles Chambaudet, et enseveli dans ladite église, le 12 octobre 1661, à l'âge de 14 ans.

2. Jacques, baptisé le 20 janvier 1649, filleul de Me Jacques de Noguères écuyer, et de Andrée de Lapeyre femme de Jacques de Noguères, écuyer, et enseveli à Notre-Dame le 24 septembre 1652.

3. François, baptisé le 13 février 1650, filleul de François de Noguères, écuyer, sieur de Cazenave, et de Marthe de Lapeyre et enseveli a Notre-Dame le 10 octobre 1652.

4. Louis, baptisée le 16 août 1651, filleul de Louis de Noguères et de Andrée Chambâudet et enseveli à Notre-Dame le 25 septembre 1652.

5. Marie, née et ondoyée en 1652 à La Réole, où sa mère était réfugiée à cause du siège de Sainte-Bazeille, et baptisée dans cette dernière ville le 18 décembre 1661.

6. Autre Marie, baptisée le 6 mars 1656, filleule de Jean de Noguères, écuyer, fils de Jacques de Noguères, écuyer, et de Marie de Lapeyre, sœur de la baptisée.

7. Autre Marie, baptisée le 24 mai 1657, filleule de Louis de Noguères, écuyer, et de Marie de Lapeyre, sœur de la baptisée et ensevelie le lendemain de son baptême.

8. Thérèze, baptisée le 20 avril 1660, filleule de Jean de Noguères, écuyer, fils de Jacques, et de Marie de Lapeyre, sœur de la baptisée (Reg. parois.)

Cette branche s'éteignit alors avec ledit Jean de Lapeyre, juge de Sainte-Bazeille, mort le 24 août 1661.

5° François, qui suit.

II. FRANÇOIS DE LAPEYRE, écuyer, épousa Antoinette Desclausie. Il fut capitaine et gouverneur de Couthures durant les troubles, de la Religion. C'est celui dont parle Henri de Navarre dans sa lettre de la fin de septembre 1583 au maréchal de Matignon : « ... Je vous-prie despecher un exemption de. logis pour mes terres et nomement pour celles de Casteljaloux, où Lapeyre fait tous les désordres dit monde. Le capitaine Domenies saura bien faire valoir vostre sauvegarder. » Il eut de sadite femme :

1° Raymond, sieur de la Sauviolle, juridiction de Mauvezin, jurat et premier consul de Sainte-Bazeille, enseveli le 20 juillet 1652 dans l'église de Notre-Dame. Il avait épousé Isabeau de Marailhiac de La Vallade, qui mourut le 11 décembre 1652 et dont il eut :

1. Anne, baptisée à Mauvezin le 30 mai 1632, filleule de Pierre de Lapeyre, son oncle, et ensevelie dans l'église de Notre-Dame le 31 octobre 1641.

2. Jean, baptisé-à Mauvezin le 26 août 1635, filleul de Jean de Labessède, procureur du roi à Meilhan, et de Catherine Fonpaille. Il défendit de concert avec Raymond de Lapeyre, son cousin germain, sa noblesse contre le marquis de Bbisse, seigneur de Mauvezin-et François Rapin, jurat de Sainte-Bazeille. Il épousa demoiselle Jourdanneau, de Mauvezin, (Voir Notice sur le château, les anciens seigneurs et la paroisse de Mauvezin.)

3. Michel, capitaine, baptisé à Mauvezin le 23 août1638, filleul de Michel de La Vallade, écuyer, et de Marguerite de Ferrand, dame de Mauvezin. (Registres paroissiaux de Mauvezin). Il épousa le 9 février 1658, Jeanne Mouguessot. (Registres paroissiaux de Sainte-Bazeille.)

4. Autre Jean, qui épousa par contrat du 4 novembre 1686, Marie de Villepreux, fille d'Etienne de Villepreux, écuyer, et de Marie Boisvert (Arch. de M. de Villepreux). De ce mariage provinrent :

1. Anne Marie, baptisée le 17 août 1687, filleule d'Etienne de Villepreux, écuyer, de Marmande, et de Anne de Boissière, aussi de Marmande (Reg. parois. de Sainte-Bazeille). Elle épousa Jean de Fontainemarie,  dont elle fut veuve en 1772 (Arch. de M. de Villepreux).

2. Raymond, baptisé le 5 mai 1689, filleulde Raymond de Lapeyre, écuyer, et de Hélène de Villepreux (Reg. parois.)

2° Pierre capitaine, parrain de Anne de Lapeyre, sa nièce. Il doit être le mari de Marthe de Noguères, fille de Jean de Noguères, écuyer, avocat, sieur de Monplaisir et plus tard de Saint-Martin, et de Béatrix de Bonneau, mariés en 1605. De cette union naquirent :

1. Marie Madeleine, qui épousa Antoine de Berry, écuyer, capitaine, fils de Pierre de Berry, capitaine. Dans les Registres paroissiaux de Sainte-Bazeille ladite Marie Madeleine de Lapeyre est dite fille de Marthe, de Noguères, nièce de François de Noguères, écuyer, sieur de Cazenave et cousine de Jean de Lapeyre, écuyer, sieur de Lalanne et de Raymond de Lapeyre, époux de Marie Ursule de Verdun. Veuve d'Antoine de Berry, elle fit son testament le 10 juillet 1733 par devant Me Goyneau, notaire royal à Sainte-Bazeille, en présence de Elie Joly Blazon, sieur de Sabla, premier consul dudit lieu, Timothée Joly de Sabla, clerc tonsuré, étudiant en théologie, et Alexis Joly de  Sabla. (Arch. de M. de Beauvallon).

3° Léonard, qui mourut à Mauvezin.

4° Jean, qui suit ;

III. JEAN DE LAPEYRE, écuyer, sieur de Lalanne, capitaine au régiment d'Hector d'Escodéca de Boisse et conseiller du roi, mort à Paris en 1636. (Voir Notice sur Mauvezin). Il avait épousé vers 1617 Françoise de Ferrebouc, qui fut ensevelie dans la chapelle du château de Lalanne, le 3 janvier 1667. De ce mariage provinrent :

1° Raymond, qui suit ;

2° Marie, baptisée à Sainte-Bazeille le 6 janvier 1621, filleule de Jean de Lapeyre, capitaine, et de Marie de Lapeyre, fille de Michel de Lapeyre et de Andrée Gauthier. Elle doit être la même que Marie de Lapeyre, mariée avec Jean de Labessède, procureur du roi à Meilhan, que, les mouvements de la province forcèrent à se réfugier à Mauvezin, on leur fille Elisabeth de Labessède, fille d'Audot de Labessède et d'Elisabeth de Labessède, fut baptisée le 22 avril 1653. Marthe et probablement Jean inhumé dans l'église de Mauvezin le 21 juin 1717, âgé de 50 ans, sont nés aussi du mariage dudit Jean de Labessède. et de ladite Marie de Lapeyre, (Voir Notice sur Mauvezin).

3° Jean, baptisé le 13 février 1623.

4° Autre Jean, baptisé le 2 mai 1627, filleul de Jean de Lapeyre, avocat et juge de-Sainte-Bazeille et de Jeanne de Lapeyre, femme de Pierre Lalyman, bourgeois de Marmande (Reg. parois.) - Ledit Jean de Lapeyre ou le précédent fut carme et se défroqua (Notice sur Mauvezin).

5° Hector, ondoyé le 21 avril 1631 et baptisé à Mauvezin, le 13 décembre 1633, filleul de Hector d'Escodéca de Boisse et de Marguerite de Ferrand, dame de Mauvezin et décédé pendant les mouvements de la province (Reg. parois. de Mauvezin).

6° Probablement Andrée, née au commencement de 1633, morte le 23 mars 1570, à l'âge de 37 ans, qui avait épousé le 20 février 1648 Jacques de Noguères, écuyer, sieur, de Saint-Martin, fils de Jean de Noguères, écuyer, avocat, sieur de Monplaisir, puis de Saint-Martin, et de Béatrix de Bonneau.

7° Marguerite. Elle doit être la même que Marguerite de Lapeyre, habitante du château de Lalanne, qui épousa par contrat du 30 avril 1679 passé devant Me Goyneau, Antoine de Berry, écuyer, capitaine, fils de François de Berry, écuyer, homme d'armes et de Catherine de Monzauzy (Archives de M. de Beauvallon - Voir Notice sur Mauvezin).

IV. RAYMOND DE LAPEYRE, écuyer, seigneur des maisons nobles d'Auriolle, de Lalanne, de la Sauviolle, etc., d'abord capitaine d'infanterie au régiment d'Hector d'Escodéca de Boisse, puis capitaine-major au régiment de M. du Coudray-Montpensier, et gouverneur de Sainte-Bazeille durant les troubles de la Fronde, naquit en 1618, obtint avec Jean de Lapeyre, son cousin germain, d'être inscrit au catalogue des nobles de Condomois, fut condamné à mort à cause de ses violences et pillages pendant lesdits mouvements de la province et profita de l'amnistie accordée par le roi aux gens de guerre. Il eut de longs procès avec le seigneur de Mauvezin, comme il est relaté au chapitre VI de la présente histoire. Il épousa vers 1656 Marie Ursule de Verdun, veuve d'Ezéchiel de Cazenpve, écuyer, seigneur de Harl'es, fils de Jean de Cazenove, écuyer, seigneur de Harles et de Pradines, et de Peyronne de Rolde, et ensevelie le 15 septembre 1680, à l'âge de 50 ans dans la chapelle du château de Lalanne. Raymond de Lapeyre fut inhumé le 7 mai 1702, à l'âgé de 84 ans, dans l'église de Notre-Dame (Reg. parois.). De leur mariage provinrent :

1° Jeanne, née en juin 1657 et ensevelie le 23 août 1657, dans la dite église.

2° Jean, né le 26 mai 1658 et enseveli le lendemain, âgé de 12 heures.

3° Jean François, baptisé le 11 septembre 1659, filleul de Jean de Verdun, écuyer, seigneur de Galaud et de Françoise de Ferrebouc et enseveli le 16 mai 1671, à l'âge de 12 ans, dans la chapelle du château de Lalanne .

4° Marie Amie, baptisée le 14 février 1661, filleule de Jean de Lapeyre, écuyer, sieur de Fontargaut, avocat et juge, et de Marie Aune de Verdun.

5° Jean François, qui suit ;

6° Pierre Antoine, baptisé le 2 avril 1663.

7° Marie, baptisée le 22 septembre 1664, filleule de Jean de Lapeyre, habitant de Mauvezin, et de Marie de Verdun, tante de la baptisée.

8° Gaspard, baptisé le 12 janvier 1666, filleul de Gaspard de Verdun, écuyer, sieur de Galaud, et de Marie de Lapeyre, sa sœur. Il devint prêtre, docteur en théologie et curé de Cumon en Périgord et fut parrain, le 27 juin 1705, de son neveu Gaspard de Lapeyre, fils de Jean François de Lapeyre, seigneur de Lalanne et d'Auriolle et baron de Trenqueléon et d'Anne de Brocas.

9° Jean Joseph, baptisé le 9 avril 1667, filleul de Jean François de Lapeyre, son frère, et de Marie de Verdun.

10° Autre Marie Anne, baptisée le 21 août 1668, filleule de Gaspard et de Marie Aune de Lapeyre, ses frère et sœur.

11° Autre Jean Joseph, baptisé le 15 septembre 1669, filleul de Jean Joseph et de Marie de Lapeyre, ses frère et sœur.

12° Marie Ursule, baptisée le 22 avril 1671, filleule de Jean François de Lapeyre, sieur d'Auriolle, et de Marie de Lapeyre, ses frère et sœur.

13° Autre Jean Joseph, baptisé le n septembre 1672, filleul de Jean Joseph et de Marie Anne de Lapeyre, ses frère et sœur. (Registres paroissiaux).

L'un de ces trois frères susmentionnés, du nom de Jean Joseph de Lapeyre, eut de son mariage avec Dame X...

1. Jean 4 Joseph. Louis, chevalier, sieur de Harles, cousin germain et héritier universel ,de Gaspard baron dé Lapeyre, chevalier, sieur de Lalanne, brigadier des armées du roi.

2. Angélique de Lapeyre, cousine germaine et héritière dudit Gaspard de Lapeyre (Arch. de M. de Beauvallon).

14° Raymond Pierre, baptisé le 11 mars 1674, filleul-de Pierre de Verdun, écuyer, qui signe « Galland de Verdun », et de Marie Ursule de Lapeyre, sa sœur (Reg. parois.).

V. JEAN FRANÇOIS DE LAPEYRE, écuyer, sieur de Lalanne et d'Auriolle, baron de Trenqueléon, baptisé

le 2 mars 1662 et filleul de Jean François, de Lapeyre son frère, et de Françoise de Pinel, épousa Anne de Brocas et en eut quatre fils, dont Gaspard, qui suit :

VI. GASPARD DE LAPEYRE, écuyer, chevalier, baron de Lapeyre et seigneur de Lalanne, capitaine des

grenadiers du régiment des Gardes Françaises, brigadier des armées du roi, baptisé le 27 juin 1705, filleul de Gaspard de Lapeyre, son oncle, prêtre et curé de Cumon, et de Marie de Verdun, de la paroisse de Caste Luivrex au diocèse de Bazas, eut le bras droit et le petit doigt de la main gauche coupés le 11 mai 1745 à la bataille de Fontenoy et fit le 31 mai suivant son testament en faveur de Jean François de Lapeyre, son cousin germain et héritier universel, et de Angélique de Lapeyre, sa cousine germaine et son héritière particulière.

Nous trouvons dans un acte de 1714, François de Doms, écuyer, agissant au nom et comme tuteur dudit Gaspard de Lapeyre (Arch. de M. Bentéjac).

Nota. – Nous ne pouvons rattacher ni Gasparde ni Marthe de Lapeyre. La première figure dans les Registres paroissiaux comme femme de Jean Bèze et comme marraine le 19 décembre 1619 d'un enfant de Sainte-Bazeille ; et, le 18 avril 1622, de Gasparde Du Peyron, sa petite fille, née dé Michel Du Peyron et de Simone Pouvereau et filleule aussi de Jean Pouvereau, son grand-père ; et, en 1625, de Gasparde Dubernard, fille de François Dubernard, notaire royal et de Marguerite Du Peyron et filleule aussi de François Villote, fils de Michel ; La seconde, Marthe de Lapeyre, figure en qualité d'épouse de Me Boulin, de Monségur et de marraine le 16 août 1664, d'un enfant qu'elle tient pour sa fille Jeanne Boulin.

Nous ne savons s'il existe encore des descendants de la famille des Lapeyre.

 

III. JOLY

 

I. BRANCHE DES BONNEAU.

 

(D'après les Archives de M. le Marquis de Bonneau au château de Bonneau)

 

Armes : d'argent à cinq croisillons de gueule, deux en chef, deux en pointe et un au milieu entre deux lions de gueule lampassès et armés.

La famille de Joly est originaire de la province de Bourgogne et a pour tige :

I. MENAUT DE JOLY, notable de la ville de Beaune.

Il vivait au xivc siècle et eut :

II. RENAUT DE JOLY, qui fut conseiller de Philippe le Bon duc de Bourgogne, par lettres de provision données à Troyes le 22 avril 1420. Elles se trouvaient avant la révolution au registre de la Chambre des Comptes de Dijon, cotées d'une croix, fol. 146. Il laissa :

III. HENRI DE JOLY, qui ne paraît pas avoir eu d'emploi et fut père de :

IV. JEAN DE JOLY, conseiller du duc de Bourgogne, qui eut :

V. BARTHÉLEMY DE JOLY, dont provinrent :

1° Jacques, seigneur de Cliampléné et membre du Parlement et de la Chambre des Comptés de Dijon.

2° Barthélémy, qui suit.

VI. BARTHÉLEMY de JOLY, 2™ du nom, fut greffier en chef au Parlement de Dijon et laissa :

1° Zacharie, dont descendent :

1. Hector Bernard, seigneur de Lagrange Dupreix.

2. Barthélémy, seigneur de Drambon.

3. Laborde, marié avec Anne Legoux, fille de Germain Legoux, président à mortier au Parlement de Dijon.

4. Eugénie, dame de Velogni.

2° Françoise, d'où descendent MM. Joly de Fleury établis, à Paris ;

3° Edme, qui suit.  

4° Antoine, d'où sortent les marquis de Blaisy, dont l'un a épousé Marie Thérèze de Courtivon, fille de M. Me de Courtivon, président à mortier du Parlement de Dijon, et de Marie dé Clermont-Tonnerre.

VII. EDME DE JOLY, prit le parti des armes et se maria en province où, ayant été imbu de la doctrine des Calvinistes, il servit dans les différents mouvements de la R.P.R. Ses deux fils participèrent aux guerres de religion dans le pays de Mérindol et de Cabrières et faillirent être enveloppés dans le massacre qui se fit des Calvinistes sous les ordres du Président d'Oppède et du sieur Guérin, avocat général du Parlement de Paris, mais ils furent assez heureux pour se sauver à Genève où l'aîné s'établit. Les descendants de celui-ci changèrent de religion et passèrent à Chambéry où ils occupèrent des emplois honorables dans l'épée et dans la robe sous le nom de Joly de Chamureux. Quant au plus jeune, il va suivre :

VIII. JEAN DE JOLY, intéressé ainsi que son frère dans les ravages commis à Cabrières, et à Mérindol, fut envoyé à Paris par Madame de Centalqui s'était plainte au roi des incendies et des meurtres perpétrés dans ses terres et châteaux et qui avait obtenu le renvoi de son affaire au Parlement de Paris : le jugement ne fut pas favorable à la dame de Cental, ce qui obligea Jean de Joly à se mettre au service de Jeanne d'Albret, qui l'envoya en Béarn avec une commission de capitaine. Il commanda une compagnie de cent hommes à cheval, servit plusieurs années tant en Béaru que dans l'Albret, et, se trouvant en quartier d'hiver au bourg de Cocumont, à deux lieues de Casteljaloux d'Albret, il se maria avec une demoiselle Dulon et acquit plusieurs biens dans ce lieu. Il n'eut pas d'enfants de sa première femme, et se remaria avec une demoiselle Seguin, de la ville de La Réole. Il fut massacré à la Saint-Barthélemy, sa maison fut pillée et ses papiers furent perdus. Il eut de sa seconde femme :

IX. JEAN DE JOLY, 2e du nom, né le 16 février 1573, après la mort de son père, selon une attestation de noblesse que fournit un de ses fils nommé Jérémie Joly de Sabla. Il fut mis sous la tutelle d'un oncle, M. de Seguin, de la ville de Meilhan, qui, ayant mal administré ses biens et ne pouvant rendre à son mineur un compte fidèle, par accommodement lui fit épouser sa fille unique Françoise de Seguin, assez riche pour le temps. Il fut procureur d'office de Cocuinont et eut :

1° Jean, sieur de Beausoîeil, officier au régiment du Roi-Infanterie, tué en 1637 à l'affaire de Leucate.

2° Joël, qui suit ;

3° Jérémie, sieur de Sabla, qui fait la branche de Sabla et qui suivra Art. II.

4° Timothée, sieur de Druillia, mort de la peste, à Paris, sans alliance.

5° N... des Angles tué en 1615. près de Coutras, servant dans  l'armée des Calvinistes commandée par MM. de Rolian et de La Force pour empêcher le roi Louis XIII d'aller célébrer son mariage à Bordeaux.

6° Anne, mariée avec M. Nicolas Ducasse, bourgeois de Casteljaloux. Elle reçut en dot et ameublement la somme de 3.000 livres.

7° Marthe, mariée avec M. Jacob Minaut, habitant, de la juridiction de Caumont ; elle eut la même dot que sa sœur aînée.

8° Suzanne, mariée avec M. Me Jean Larrivière, docteur en médecine, habitant de la vicomte d'Aillas ; elle reçut la même dot.

X. JOËL DE JOLY, sieur de Bonneau, écuyer, baptisé à Casteljaloux parle sieur Duluc, pasteur de la R.P.R., au mois d'octobre 1614, servit quelque temps dans le régiment du Roi-Infanterie et se maria avec Jeanne Idida de Léglise, dont il eut :

1° Pierre, qui suit ;

2° Isaac, qui n'eut que deux filles de Mlle Laffore, sa femme.

3° Etienne, sieur d'Esclarens, marié le 26 avril 1681, après la mort de ses père et mère, avec Antoinette de Bacoue, d'où provinrent :

1. Marie Anne, mariée le 25 novembre 1707 avec Isaac Peyférié, capitaine de cavalerie au régiment de Saint-Germain Beaupré, mort le 15 février 1726. Elle avait porté en dot le fief et la seigneurie de Tauranas, le domaine de Barreyre, le bien de Lagubeyre et plusieurs créances.

2. Isabeau, mariée le 14 mars 1725 avec Gabriel Ducane, sieur du Mirail. Elle lui porta la maison de Casteljaloux (2 ), le bien de Carnine et la métairie de Sabauras, située dans la paroisse de Mazerolles.

4° N... mariée avec M. de Loches, capitaine d'infanterie au régiment d'Auvergne.

5° Hilaire Joly de Bonneau, témoin au mariage de son neveu J. B. Joly de Bonneau ét de Germaine Marie de Brocas.

XI. PIERRE DE JOLY, sieur de Bonneau, écuyer, servit dans le régiment du roi-infantérie, fut conseiller secrétaire du roi près la chancellerie de la cour des Aydes de Guyenne et se maria par contrat du 23 juin 1683 avec Judie de Béraut, fille dé, Jean de Béraut, écuyer, et de Anne de Brocas. Il fut inhumé dans l'église de Mazerolles le 22 juillet 1737. Il eut 3 enfants :

1° Jean Baptiste, écuyer, seigneur de Sauros, des Matellins, de Lanauze et du Frêche, avocat et subdélégué de l'Intendance de Guyenne à Casteljaloux, né en 1686 et marié le 7 octobre 1710, avec Germaine Marie Sauros de Brocas, fille de feu Antoine de Brocas, écuyer, seigneur de Sauros, et de Marie de Loches, habitants de Casteijaloux. Dans le contrat le futur époux est dit habitant de la paroisse de Mazerolles et âgé de 24 ans, et la future épouse est aussi âgée de 24 ans. Le mariage fut célébré d'ans l'église de Notre-Dame de SaiiiterBazeille en présence de Nicolas de Béraut, écuyer, conseiller secrétaire du roi, beau-frère de l'époux, de Hilaire de Joly de Bonneau, son oncle, de Alain de Joly de Sabla, jurat de Sainte-Bazeille (Reg. parois.). Ledit Jean Baptiste n'eut qu'une fille :

Marie, mariée le 11 septembre 1730 avec Pierre de Joly de Bonneau Lavergne, seigneur de Sauros, son oncle, qui suit :

2° Pierre, qui suit ;

3° N..., mariée avec M. Botet de Lacaze.

XII. PIERRE DE JOLY DE BONNEAU LAVERGNE, écuyer, seigneur de Sauros, épousa sa nièce ci-dessus nommée Marie Joly de Bonneau, par contrat passé le 11 septembre 1730 devant M. Me Grassabeau, et en eut :

1° Pierre Isaac, qui suit ;

2° Anne, mariée avec Guillaume de Tastes, écuyer du Mas-d'Agenais.

3° Marie Lavergne.

4° Anne Birac. Ces deux dernières passèrent le 30 août 1776, avec leur dit frère Pierre Isaac un traité en vertu  duquel-il devait leur donner, pour leur part de l'héritage paternel et maternel une somme de 30.000 livres à chacune.

XIII. PIERRE ISAAC DE JOLY DE BONNEAU, écuyer, seigneur de Sauros, et des maisons nobles de Pouchard, du Frêche, du Tillac, La Flotte, Lanauze et Matellius, se maria en 1761 par contrat passé devant M. Me Bouhan, notaire à Bordeaux, avec Marie Sozé de Roger (3 ), fille de Jean Baptiste de Roger, greffier en chef du Parlement de Bordeaux et de Jeanne Suzanne Brondeau. A la suite de l'émigration de ses deux fils arrivée en septembre 1791, il fut déténu ainsi que sa femme, dans la maison d'arrêt du district, où il contracta une maladie grave qui le conduisit au tombeau en l'an VI. Ses biens et ceux de sa femme furent mis sous séquestre. II adressa le 6 messidor an II à la convention nationale une pétition disant que c'était par une méprise bien funeste qu'il subissait la loi concernant les pères et mères d'émigrés, attendu que ses deux fils n'étaient pas réellement émigrés, mais seulement cachés à cause des poursuites auxquelles ils étaient en butte, ce dont il ferait prochainement, la preuve, e! suppliant qu'en attendant il puisse jouir de ses meubles par la levée pure et simple du séquestre. Le 1er vendémiaire an III, la municipalité de Casteljaloux atteste que le citoyen Bonneau et la citoyenne Roger, sa femme, pétitionnaires sont, père et mère d'émigrés, qu'ils n'ont point manifesté d'attachement à la révolution, qu'ils ne se sont point opposés à rémigration de leurs enfants et que, d'après de fortes présomptions, il leur envoient de l'argent. - Le 4 prairial an VI, l'administration, centrale du département de Lot-et-Garonne, considérant que la citoyenne Roger, veuve Bonneau est mère d'émigrés et que son domaine du Tillac, commune d’Ambarés, vaut 61.840 francs, lui laisse 20.000 francs et le tiers du surplus et attribua le reste à la nation.

Ledit Pierre Isaac laissa :

1° Pierre qui suit ;

2° Antoine, écuyer, appelé en famille Birac, né le 12 novembre, 1766, filleul de Jean Antoine de Lansac de Montchevalier, marquis de Roquetaillade, premier baron du Bazadais et de Marie Anne de Joly de Bonneau de Béraut. Il servit dans le régiment de Champagne, émigra au mois de septembre 1791, obtint néanmoins par complaisance, le 21 vendémiaire an IX, de la municipalité de Versailles ainsi que son frère aîné, un certificat déclarant qu'il avait résidé sans interruption dans cette dernière ville, rue Lock, n° 10, depuis l'année 1791 jusqu'au 18 fructidor an V, et mourut célibataire à Mazerolles en 1840.

XIV. PIERRE DE JOLY DE BONNEAU, écuyer, appelé, en famille Sauros, né le 23 août 1764, filleul de Pierre Joly de Bonneau et de Marie Roger, femme de M. de Lansac, marquis de Roquetaillade, émigra le 27 septembre 1791, servit comme officier dans l'armée, de Condé, régiment de Conty-Dragon, avec ledit Antoine, vint s'établir au mois de janvier 1798 à Hambourg, où il se livra avec sonlfrère et M. du Sendat au commerce des vins jusqu'au 10 juillet 1800. Il épousa Marie Elisabeth Duval de Saint-Martin et en eut :

1° Louis, qui suit ;

2° Marie Antoine, écuyer, marié avec Marie Caroline d'Ayral de Labroue, d'où :

1. Agenor, mort en bas âge.

2. Marie Elisabeth Guillelmine, mariée avec le comte Albert d'Auberjon et habitant actuellement le château de Lorette, ancienne demeure des Noguères, sieurs de Saint-Martin.

3. Marie Amélie Pétronille, filleule du marquis Pierre de Labroue et de Sophie de Labroue, baronne - d'Ayral de Sérignac et mariée avec son cousin germain, Jean Baptiste, qui suivra ;

4. Marie Gabrielle Berthe, célibataire.

XV. LOUIS DE JOLY DE BONNEAU, écuyer, épousa Marie Elisabeth de Pindré de Flourens, dont il eut ;

1° Jean Baptiste, qui suit ;

2° Roger Antoine, marié avec Ida de Lagrange.

XVI. JEAN BAPTISTE DE JOLY DE BONNEAU DUVAL, écuyer, habitant actuellement le château de Bonneau, commune de Romestaing, est marié avec sa dite cousine germaine Marie. Amélie Pétronille de Joly de Bonneau et a deux fils :

1° Marie Antoine Louis Charles, qui suit ;

2° Marie Guillaume Henri Roger, né le 6 août 1875, filleul de Roger Antoine de Joly de Bonneau, son oncle, et de Marie Elisabeth Guillelmine de Joly de Bonneau, comtesse d'Auberjon, sa tante.

XVII. MARIE ANTOINE LOUIS CHARLES DE JOLY DE BONNEAU DUVAL, écuyer, né le 22 juin 1867, filleul de Marié Antoine dé Joly de Bonneau, son grand-père maternel et de Marie Caroline d'Ayral de Labroue.

X. JÉREMIE DE JOLY, appelé de Sabla, à cause de la terre de Sabla qu'il eut pour sa part au marquisat, de Grignols, un des fils de Jean de Joly, 2e du nom, procureur d’office de Cocumont et de Françoise, de Seguin, vécut dans la R.P.R. qu'abjurèrent presque tous ses enfants, fut capitaine de cavalerie au régiment d'Escodéca de Boisse marquis de Malvoisin, épousa Anne d'Aricaut, fille de Pierre d'Aricaut, de nationalité anglaise, ministre protestant à Nérac en Albret. On l'appelait à Casteljaloux le grand Jéremie à cause de sa taille qui dépassait 6 pieds. Aucun de ses nombreux enfants n'eut moins de 5 pieds 8 pouces et plusieurs eurent 6 pieds, quoique leur mère fut extrêmement petite. Il eut deux filles et vingt-cinq, fils, dont vingt-trois entrèrent au service du roi dans le régiment de Sa Majesté et d-ans d'autres et seize furent tués les armes à la main dans le grade de lieutenant ou de capitaine, avant la mort de leur père. De ces seize tués on n'a retrouvé que deux lettres de lieutenant dans Picardie datées du 1er juillet 1691 et du 15 décembre 1695, et deux commissions de capitaine, une dans Orléans, de l'année 1692 et une autre de capitaine de grenadiers dans le premier bataillon de Guiscard. On ignore leur nom de baptême et celui qu'ils portaient en famille. Nous en mentionnerons neuf dont les sept premiers sont inscrits dans le testament de leur père :

1° Timothée, qui suit ;

2° Henry de Joly de Sabla de Laprade, qui fait la branche des Laprade, qui suivra Art. III.

3° Gaston, avocat et lieutenant criminel au sénéchal de Casteljaloux, mort sans enfants.

4° Alain, né vers 1654, capitaine au régiment de Picardie en 1691, marié à l'âge de 50 ans, le 17 mai 1704 dans l'église de N.-D. de Sainte-Bazeille avec Jehnne Dupeyron, âgée de 45 ans et veuve de Michel Durand, docteur en médecine et ensevelie dans ladite église, â l'âge de 63 ans le 9 avril 1722, sans, avoir eu d'enfants de son second mari, (Registres paroissiaux et Archives du Marquis de Bonneau). Alain testa dans ladite ville le 24 décembre 1732, voulut être inhumé dans ladite église, fit ses héritiers généraux les enfants de son neveu Mathurin de Joly de Sabla et laissa à Jeanne Durand, fille de Michel Durand et de Jeanne Dupeyron, décédés, l'usufruit et la jouissance de tous ses biens. L’acte fut passé en présence de Jean de Noguères, écuyer, sieur de Saint-Martin, etc. (Archives de Madame Grammont de Bentzmann au château de Lalanne).

5° Josué, surnommé Laubice, garde du corps du roi, puis, capitaine au régiment d'Aubigné qu'on levait alors, perdit sa commission dans une déroute de l’armée française et entra dans la congrégation de l'Oratoire à la suite d'une malheureuse affaire où le marquis de Fremus fut tué. Il ne laissa pas dé descendance.

6° Pierre, sieur de Druilha, lequel fait la branche des Druilha qui suivra Art. IV ;

7° Elie, sieur de Blazon, auteur de la branche de Blazon, qui suivra Art. V ;

8° Moncaut, capitaine de grenadiers dans le régiment d'Orléans mort en Flandres, sans enfants.

9° N... l'aîné, capitaine de dragons dans le régiment du roi tué en duel, sans postérité. Les deux filles N... et N... furent mariées, l'aînée avec M. de Laperche et la jeune avec M. de Lacrosse-Melet.  (Archives du marquis de Bonneau).

XI. TIMOTHÉE DE JOLY, sieur de Sabla, aide-major et capitaine au régiment de Picardie en 1675, réformé en 1677, fut nommé en 1690 capitaine dans le régiment des milices de Meaux. Il se convertit le premier de sa famille à la religion catholique à la suite des remontrances et des bontés dont il fut l'objet de la part de M. l'Evêque d'Agen, se maria par contrat du 25 septembre 1682, avec Catherine de Collomb, et fit bénir cette union dans l'église de Meilhan le 13 octobre suivant par M. Collomb de Labarthe Verchères, curé de Saint-Albert de Landerron, en présence de nobles Jean de Collomb, écuyer, conseiller et secrétaire du roi, Jean de Collomb sieur de Labarthe, Henri de Joly, sieur de Laprade et Me Bernard Antoine, clerc tonsuré. (Arch. de M. Bentéjac et Arch. de M. de Bonneau). Il eût :

1° Elie, capitaine au régiment de la Reine-Infanterie, tué à l'âge de 18 ans à la bataille de Frédelingue.

2° Mathurin, qui suit ;

3° N... mariée avec M. de Biroat, de Bazas.

XII. MATHURIN DE JOLY, sieur de Sabla, né le 13 octobre 1684, lieutenant au régiment de Meaux en 1695, mort capitaine et jurat à Sainte-Bazeille et enseveli le 9 nov. 1733, âgé de 49 ans, dans l'église N.-D. de cette ville, avait épousé le 14 mai 1712, Jeanne Durand, qui testa le 16 mars 1758 en faveur de ses enfants et fut ensevelie le 27 janvier 1759 dans l'église N.-D. - Il avait testé lui-même le 10 nov. 1732, et laissé à sa femme la jouissance de tous ses biens, dont les six fils et la fille qui survécurent, furent héritiers généraux. (Arch. de Mme Grammont de Bentzmann). Il eut :

1° Timothée, baptisé à Sainte-Bazeille le 1er avril 1713, filleul de Pierre Timothée de Joly de Sabla, eapitaine, et de Marie Bourguignon. Il devint prêtre, docteur en théologie et chanoine de Saint-André de Bordeaux. Il se retira à Sainte-Bazeille, où il testa le 1er mai 1791, légua 500 livres aux pauvres de cette dernière ville, voulut que ses deux nièces Jeanne et Marie Ursule de Bentzmann fussent logées, nourries, chauffées et éclairées chez leur frère, son héritier général, ou reçussent en compensation 800 livres de rente annuelle et viagère chacune et le quart de ses meubles et effets, donna à Maurice Timothée Lantillac, son neveu, 1.200 l. en argent, à Marguerite Dupeyron, femme de son héritier général, une rente de 50 livres et fit son héritier général Pierre Honoré Joseph de Bentzmann, écuyer, son neveu. Il mourut le 6 novembre 1791, (Arch. de Mme G. de Bentzmann).

2° Alexis, baptisé le 26 juin 1714, filleul de Alexis de Joly de Sabla, capitaine, absent, représenté par Jean Durand, docteur es-lois, et de Jeanne Dupeyron, tous de Sainte-Bazeille. Il fut lieutenant au régiment des grenadiers royaux de Modène, quitta le service à cause de sa mauvaise santé et mourut à l'âge de 71 ans le 4 octobre 1785. (Arch. du Marquis de Bonneau et Reg. parois.) Il avait, le 4 septembre 1783, fait son testament en vertu duquel il léguait aux Dames de la Charité de Sainte-Bazeille 300 livres polir le bouillon des pauvres, et aux mêmes 10.000 livres à distribuer aux pauvres sous la direction de M. le curé ou pour établir un hôpital, s'il était possible, plus 100 livres à la Confrérie du T.-S. Sacrement de la paroisse de Sainte-Bazeille, 1.000 livres à sa sœur Marie Anne de Joly de Sabla, femme du sieur de Lantillae, et instituait son héritier général sou, frère Timothée de Joly de Sabla, chanoine de Saint-André de Bordeaux, qui demeurait avec lui. (Arch. de Madame G. de Bentzmann).

3° Jean Joseph, baptisé le 4 septembre 1715, filleul de Jean Joseph Durand, avocat et de Catherine Durand, femme de David Merlande et enseveli dans l'église N.-D., à l'âge de 16 ans, le 13 septembre 1731 (Reg. parois.).

4° Marie, baptisée le 2 février 1717, filleule de Jérémie Joly de Sabla dit Beson, capitaine, et de Jeanne Dupeyron ; sa grand-mère, représentée par Marie Bourguignon, de Marmande (Reg. parois.) Elle fut mariée le 3 septembre 1737 a Joseph de Bentzmann, écuyer, fils de feu Jean de Bentzmann, écuyer et de feu Ursule Boissonneau (Arch. de Madame G. de Bentzmann). ,

5° Eugène, baptisée le 20 novembre 1718, filleul de Alain de Joly de Sabla, ancien capitaine, habitant de Sainte-Bazeille, et de Jeanne Bouet (Reg. parois.) Il était mort avant le testament de son père du 10 novembre 1732.

6° Jean Félix, baptisé le 12 janvier 1720, filleul de Jean-Joseph Durand, avocat et jurat de Sainte-Bazeille et de Madeleine Thérèze de Cazenove et tué à Bordeaux eu 1739 étudiant en philosophie. (Reg. parois. et Archives du marquis de Bonneau).

7° Michel, baptisé le 30 mars 1722, filleul de Jean Durand, avocat et de Marguerite Merlande, capitaine, au régiment de Poitou et tué à la bataille de Rosbach le 15 novembre 1757 (Reg. parois. et Arch. de Madame G. de Bentzmann).

8° Maurice, prêtre, docteur en théologie, vicaire de Sainte-Bazeille baptisé le 9 nov. 1723, filleul de Timothée de Joly de Sabla, écolier, et dé Marie de Joly de Sabla, ses frère et sœur, et enseveli à l'âge de 60 ans, lé 27 août 1783 dans le chœur de l'église de N.-D., du côté de l'épître (Reg. parois.).

9° Pierre Alain, baptisé, le 13 septembre 1724, filleul de Pierre Merlande, jurat, et de Madeleine Thérèze de Çazenove, femme de Jean Durand, et enterré dans le cimetière de Sainte-Bazeille à l’âge de 55 ans le 14 avril 1779 (Reg. parois.).

10° Jean, baptisé le 30 juillet 1726, filleul de Jean Joseph de Joly de Sabla, son frère, et de Jeanne Thérèze Merlande (Reg. par.) Il était mort avant le testament de son père, de l'année 1732.

11° Marie Anne, née le 6 mars 1733, filleule de Félix de Joly de Sabla, écolier, son frère, et de Marie de Joly de Sabla, sa sœur ; mariée le 26 août 1760 avec Jean de Lautillac, vivant noblement, fils de feu Jean de Lantillac, ancien capitaine au régiment de Champagne et de Marguerite Deschamps, en présence de Alexis de Joly, sieur de Sabla, ancien officier, et de Pierre de Joly de Sabla, frères de l'épouse, et ensevelie le 21 vendémiaire an II. (Registres paroissiaux et de l'Etat civil).

 

III. BRANCHE DE LAPRADE.

 

XI. HENRI DE JOLY DE SABLA, sieur de Laprade, écuyer, capitaine au régiment de Champagne-Infanterie, fils de Jérémie de Joly, sieur de Sabla, et de Anne, d'Aricaut, épousa en 1683 Marie de Lafon, fille unique et héritière de Odet de Lafon, sieur du Breuil et en eut :

1° Odet, qui suit ;

2° François, tué à l'âge de 15 ans, lieutenant au régiment de Limousin, à l'attaque d'un ouvrage, lors des guerres d'Italie sous Louis XIV.

3° André, surnommé Laprade, capitaine, au régiment de Limousin, fait chevalier de Saint-Louis le 26 juin 1719 pour les services qu'il rendit au siège de Fontarabie où sa capacité et sa bravoure le firent choisir pour capitaine des sapeurs, ce qui lui mérita aussi 400 livres de pension que le roi lui accorda le 29 janvier 1720. Il jouit quelque temps après sa retraite, de 800 livres de pension. En 1746 il fut commandant du bataillon des milices de Marmande. Il eut de Marie Faget, qu'il avait épousée en 1730, un fils unique :

N… capitaine premier aide-major du régiment Royal-Roussillon, tué à l'affaire de Berghen en Allemagne, l'an 1758.

4° Probablement Marie, née en 1686, femme puis veuve de Joseph Veyries, ancien cornette de cavalerie, morte à l'âge de 83 ans et ensevelie à Sainte-Bazeille le 13 octobre, 1769. (Registres paroissiaux et Arch. du marquis de Bonneau).

XII. ODET DE JOLY DE SABLA DE LAPRADE, écuyer, sieur du Breuil et de la maison noble du Roudil, habitant de Couthures, ne servit pas et épousa en 1731 Catherine Pauzet, dont il eut :  

1° Jean, qui suit ;

2° Probablement Marie, mariée en 1760 avec son cousin Mathurin de Joly Blazon de Sabla.

XIII. JEAN DE JOLY DE SABLA, écuyer, sieur du Breuil, entra le 19 juin 1755 dans la 2e compagnie des mousquetaires de la garde du roi où il servit jusqu'à la suppression de ladite compagnie. Il eut en 1771 une pension de 300 livres en considération de ses services et de ceux de ses ancêtres. Il conserva la moitié de ses appointements pour son traitement de réforme et reçut la croix de Saint-Louis. Il obtint en 1774 la commission de capitaine de cavalerie. (Arch. du marquis de Bonneau).

 

IV. BRANCHE DES DRUILHA.

 

XI. PIERRE DE JOLY DE SABLA, sieur de Druilha, fils de Jérémie de Joly de Sabla et d'Anne d'Aricaut, se retira du service avec le grade de lieutenant dans le régiment de Champagne et se maria avec Françoise Thérèze de Léglise, dont naquit :

XII. JEAN DE JOLY DE SABLA, sieur de Druilha, marié avec Louise de Dravernan, d'où provinrent deux fils :

1° N... fait lieutenant au régiment d'Auvergne en 1758.

2° N... fait lieutenant au même régiment en 1760. Les deux frères furent de la campagne d'Allemagne et se retirèrent du service en  1764. (Arch. du marquis de Bonneau).

 

V. BRANCHE DES BLAZON.

 

XI. ELIE DE JOLY DE SABLA, sieur de Blazon, lieutenant de Grenadiers dans Guiscard, puis capitaine, né vers 1675, était un des vingt-sept enfants de Jérémie de Joly, sieur de Sabla et d'Anne d'Arieaut. Le 4 février 1715, après la mort de ses père et mère, il abjura la R. P. R. dans l'église N.-D. de Sainte-Bazeille, en présence de Alain de Joly de Sabla, premier consul de l'année courante, de Jean Durand, avocat au Parlement etc., et épousa le 26 février suivant, à l'âge de 40 ans, demoiselle Jeanne Bouet, habitante de Saint-Martin de Serres et signèrent au registre : « De Brezets, Gaston de Sabla, Alain de Sabla, Sauvin de Lostère, Lacrosse de Mellet. » Ledit Elle de Joly de Blazon fut jurat et consul de Sainte-Bazeille et fut enseveli dans l'église N.-D., le 7 janvier 1753 ; sa femme, morte le 25 nov. 1736, avait été inhumée aussi dans la même église. (Reg. parois.) Ils eurent :

1° Marie Luce, baptisée le 13 décembre 1715, filleule de sieur joly de Sabla, capitaine, habitant de la paroisse de Saint-Sylvestre de Sadirac, et de Marie Joly de Sabla, habitante de la paroisse de Tarsac. (Reg. parois.). Elle épousa noble Biaise de Lagorce, écuyer, en eut plusieurs enfants, demeura sa veuve et mourut le 6 juin 1782. (Reg. parois.).

2° Jeanne, baptisée le 5 décembre 1717, filleule de Gaston Joly de Sabla, ancien lieutenant criminel, habitant de la ville de Casteljaloux et de Jeanne Dupeyron, épouse de Alain de Joly de Sabla, habitante de Sainte-Bazeille ; ensevelie dans l'église Notre-Dame à l'âge de 46 ans, le 19 juin 1763, (Reg. parois.).

3° Pierre, baptisé le 21 août 1720, filleul de Pierre Bouet, bourgeois de Saint-Martin de Serres et de Jeanne Dupeyron, femme d'Alain de Joly de Sabla, et enseveli dans l'église N.-D. à l'âge de 42 ans le 2 août 1762 (Reg. parois.).

Il avait épousé le 11 juillet 1751 demoiselle Marguerite Merlande, d'où provinrent :

1. Marguerite, née le 6 septembre 1751, filleule de François Merlande et de Marguerite Cbambaudet et morte le 13 mai 1754.

2. François, gendarme du roi, baptisé le 20 octobre 1752, filleul de François Merlande et de Marie Merlande, et mort le 28 août 1782, âgé de 30 ans.

3. Jean Baptiste, marié avec demoiselle Goyneau, d'où naquit :

Joseph Jacques, baptisé le 26 décembre 1786, filleul de Jacques Goyneau, négociant de Bordeaux et de Marguerite Merlande, sa grand-mère.

4° Jeanne, baptisée le 30 janvier 1722, ensevelie dans l'église N.-D. à l'âge de 37 ans, le 28 octobre 1759 (Reg. parois.).

5° Jeanne Rose, baptisée le 23 mars 1734, filleule de Nicolas de Brezets, juge royal civil et criminel, habitant dé la paroisse de Saint-Martin de Serres, et de Jeanne Constant, de la même paroisse. (Reg. parois.)Elle épousa par contrat du 6 juin 1747, Jacques Goyneau, avocat en parlement, fils de Bertrand Goyneau, procureur du roi en l'ordinaire de Sainte-Bazeille, et de Jeanne Courrèges.

6° Mathurin Joly Blazon de Sabla, baptisé le 2 janvier 1726, filleul de Mathuriu Joly de Sabla et de Honorée de Brezets. Il fut capitaine d'une compagnie franche et gouverneur de Meilhan, puis maire de Sainte-Bazeille et mourut le 28 janvier 1777, à l'âge de 51 ans. Il avait épousé en 1760 Marie Joly de Sabla de Laprade, sa cousine, d'où :

1. Pierre, baptisé le 14 mai 1762, filleul de Pierre Joly Blazon de Sabla et de Catherine Pauzet.

2. Jean Baptiste Antoine, baptisé le 24 mars 1763, filleul de Jean Baptiste Joly de Sabla de Laprade, mousquetaire du roi et de Jeanne Joly Blazon de Sabla, et enseveli le 29 avril 1768.

3. Marie Jeanne Louise, baptisée le 28 février 1764, filleule de Jean Baptiste Joly de Sabla de Laprade, mousquetaire du roi et de Marie Joly de Sabla, et mariée le 21 juillet 1788 à Nicolas de Lagorce de Limoges, écuyer, chevalier, fils de Guillaume Morian de Lagorce de Limoges et de Marie Rolle de Baleyssac, habitant de la paroisse d'Artus, juridiction de Mauvezin .

4. Marguerite, baptisée le 16 février 1765 et morte le 27 avril 1768.

5. Marie, baptisée le 7 tuai 1766, filleule de Pierre Phélix Joly Blazon de Sabla, son oncle et de Marie Joly de Sabla, sa tante et ensevelie le 4 juin 1779.

6. Jean Baptiste, baptisé le 6 juillet 1767, filleul de Jean Baptiste Joly de Sabla de Laprade, écuyer, et de Marie Joly de Sabla sa tante, et mort le 28 avril 1768.

7. Elisabeth, baptisée le 13 novembre 1768 et ensevelie le 13 avril 1774.

8. Antoine, baptisé le 29 octobre 1771.

7° Philippe dit Phélix, qui suit ;

8° Joseph, baptisé le 12 mars 1730, filleul de Pierre Joly de Sabla, étudiant à Marmande et de Marie Joly de Sabla.

9° Odot Télesphore, baptisé le 5 janvier 1733, filleul de Odot Joly de Sabla, seigneur de la maison noble du Roudil, habitant de Couthures et de Catherine Pauzet, épouse du parrain, le baptême étant donné eu présence de Georges de La Jaunie.

10° Louis, dit Lamothe, baptisé le 10 avril 1736, filleul de Pierre de Joly Blazon de Sabla, son frère et de Jeanne de Joly Blazon de Sabla, sa sœur (Reg. parois.) Il devint curé de Belliet. (Arch. de M. Lodoïs Joly Blason de Sabla, de Nérac.) ,

XII. PHILIPPE dit PHÉLIX DE JOLY BLAZON DE SABLA, consul de Sainte-Bazeille, baptisé le 28 mai 1727, filleul de Pierre de Joly de Sabla, écolier, et de Jeanne de Joly de Sabla, mort après sa femme le 4 septembre 1781 à l'âge de 54 ans. Il avait épousé en 1766 demoiselle Jeanne Billaud et en avait eu :

1° Marie, baptisée le 28 novembre 1767, filleule de Mathurin, Joly Blazon de Sabla et de Marie Goyneau et morte âgée de 6 mois le 20 mai 1768.

2° Jean, baptisé le 2 avril 1769, filleul de Jean Desportes et de demoiselle de Lanauze et mort âgé de 4 ans le 3 mai 1773.

3° Jean, baptisé le 14 juillet 1771.

4° Anne, baptisée le 8 mai 1774.

5° Bernard, baptisé le 27 avril 1 776 et mort le même jour.

6° Aune, baptisée le 10 avril 1778 (Reg. parois.)

7° Guillaume, qui suit :

XIII. GUILLAUME DE JOLY BLAZON DE SABLA, se maria avec demoiselle N... et en eut un fils, qui suit :

XIV. JEAN DE JOLY BLAZON DE SABLA, marié avec Marie Boisson, habitante de Nérac, d'où provinrent :

1° Célestine, morte au berceau.

2° Beloni, mort au berceau.

3° Jenuy, morte à Paris à l'âge de 50 ans.

4° Célestin, marié avec Adeline Bast, de Nérac, dont il n'eut pas d'enfants.

5° Omer, marié avec Montillette Marie Montaud, de Nérac, d'où naquirent :

1. Un fils mort tout jeune.

2. Un fils mort tout jeune.

3. Homerina, mariée à Nérac avec M. Louis Loré.

4. Nelly, mariée avec M. Dupouy.

6° Adrien, qui suit ;

7° Beloni, marié avec Marguerite N... d'où :

1. Edouard.

2. Eugène.

3. Marie.

8° Lodoïs, habitant de Nérac, marié avec Marie Boisson, d'où :

Lodoïska.

XV. ADRIEN DE JOLY BLAZON DE SABLA, marié avec demoiselle Rose Lartigue, de laquelle il eut :

1° Nathalie, mariée avec M. Arnaud Daribeau.

2° Adrienue, morte à Agen à l'âge de 20 ans.

3° Amélie, mariée avec M. Pringuey.

4° Sara, mariée avec M. Bigou.

5° Siméon.

6° Roger.

(Arch. de M. Lodoïs de Joly Blazon de Sabla, de Nérac).

 

IV. BENTZMANN.

 

(D'après les pièces authentiques des Archives de la Famille, les Registres paroissiaux de l'église Notre-Dame de Sainte-Bazeille et le Nobiliaire officiel du royaume de Prusse).

Armes : Tranché d'or et d'agir à un homme tourné de face, vêtu d'un tablier tenant sur le poing droit un faucon regardant à gauche, un ancre posé vers les pieds. Au dessus du casque couronné, pour cimier, un faucon tourné à droite (Nobiliaire allemand, par le baron Léopold de Ledebühn), et Sceaux en cire rouge des susdites archives.

L'ancienne et noble famille des Bentzmann est originaire du royaume de Pologne ; mais nous la trouvons établie, depuis trois siècles au moins, dans la ville hanséatique de Dantzig, où elle s'était réfugiée pour échapper à la persécution, par suite des guerres civiles qui désolaient sa patrie. Une branche vint se fixer en France, dans la première moitié du XVIIe siècle.

I. GODEFROY DE BENTZMANN, né vers la fin du XVIe siècle, est mentionné comme sénateur de Dantzig. Il eut deux fils : 1° Pierre et 2° Christian, qui devint le chef de la branche française, comme nous le verrons plus loin :

1° Pierre de Bentzmann, l'aîné, sénateur et bourgmestre de Dantzig mourut pendant le siège de cette ville du temps du roi Stanislas, et laissa un fils :

André, sénateur et bourgmestre de Dantzig, mort en 1749, qui eut cinq fils, savoir :

1 . Godefroy, sénateur de Dantzig, qui à l'âge de 23 ans voyagea en France, pour compléter son instruction, en compagnie de Jean de Bentzmann , son frère, âgé de 21 ans, et reçut l'hospitalité chez un de ses cousins, Etienne de Bentzmann, chanoine et trésorier de l'église primatiale de Saint-André de Bordeaux (année 1750).

2. Jean, dont il vient d'être parlé, auditeur en 1761, conseiller en 1 769, bourgmestre en 1 778, mort en 1795. Il avait épousé en 1754 Catherine Renate de Schroeder, fille de Christian Gabriel de Schroeder, auditeur, conseiller, maire, mort en 1762, et de Jeanne Constance Ferber. Du mariage de Jean de Bentzmann et de Catherine de Schroeder, qui mourut des suites de couches, était né en 1756 un fils :

Jean Gabriel, qui fit ses études à Leipzig, se voua à la carrière des armes, devint chef d'escadron et se maria à Leipzig avec Jeanne Frédérike Charlotte de Dittmann. Les familles nobles de Schroeder et de Ditmann existent encore en Prusse où elles occupent de hautes fonctions et siègent dans les Assemblées du royaume. - Du mariage de Jean Gabriel et de Frédérike Charlotte sont nées deux filles jumelles.

1. Jeanne Frédérike Julie.

2. Jeanne Frédérike Wilhelmine, nées le 23 septembre 1786.

3. André, sénateur de la vieille ville de Dantzig, mort célibataire en 1809, qui, en 1753 et 1754, vovagea en France, pour acquérir des connaissances, en compagnie de Pierre de Bentzmann, son frère, après le retour de Godefroy et Jean de Bentzmann, ses aînés, visita comme eux Etienne de Bentzmann, chanoine et trésorier de Saint-André de Bordeaux, et s'arrêta aussi chez un autre de ses cousins, Joseph de Bentzmann, habitant de Sainte-Bazeille.

4. Pierre, sénateur de la ville droite de Dantzig, mort en 1780, qui laissa un fils et une fille, mariés sans conséquence.

5. Charles, sénateur de la ville droite, mort en 1790, laissant de sa femme, décédée, en 1809, deux filles, dont l'une mourut en 1823 et l'autre resta veuve de M. Weber et décéda l'année 1847. Avec cette dernière s'éteignit la branche polonaise de la famille de Bentzmann.

2° Christian, qui suit.

II. CHRISTIAN DE BENTZMANN, écuyer, avait quitté Dantzig comme nous venons de voir que le firent ses arrière-neveux et pour les mêmes motifs, voyagea en France « afin d'acquérir les connoissances convenables aux gens de sa condition. » Mais il s'établit en Guyenne, dans la paroisse d'Agnac, juridiction de la Sauvetat-de-Caumont en Agenais, après avoir épousé, vers 1640, demoiselle Jeanne Bruseau. Nous avons de lui de nombreux actes, où il est qualifié d'écuyer et de sieur du Bout-du-Pont. Christian de Bentzmann revint à Dantzig en 1664, pour régler avec son frère aîné, Pierre de Bentzmann, ses droits héréditaires. Apres avoir passé un an dans cette ville, il, gagna la Hollande pour retourner en France par voie de mer. Mais depuis ce moment on n'eut de lui aucune; nouvelle. Il avait laissé en Guyenne, sa femme, et six enfants. Fort inquiète de la longue absence et du silence obstiné de son mari, Jeanne Bruseau envoya quatre ans plus tard son second fils, Jacques de Bentzmann à sa recherche. Mais n'anticipons pas. Du mariage de Christian de Bentzmann et de Jeanne Bruseau étaient provenus :

1° Gabriel, prêtre, docteur en théologie, chanoine et trésorier de l'église primatiale de Saint-André de Bordeaux.

2° Jacques, sieur de La Grave, habitant de la paroisse de Saint-Eyrard, juridiction de Duras, dans la maison de La Grave. C'est lui qui partit pour Dantzig, porteur d'une lettre de sa mère à Pierre de Bentzmann, son oncle. Nous trouvons, en effet, à la date du 12 avril 1668, le certificat qui lui fut délivré extraordinairement en la juridiction de Duras attestant qu'il était fils légitime de Christian de Bentzmann et de Jeanne Bruseau et sur le point de se rendre à Dantzig où son père s'était retiré, il y avait environ quatre ans. Dès son arrivée auprès de son oncle, celui-ci s'empressa de répondre à sa belle-sœur, à la date du 6 juin, de l’année 1668, pour lui dire ce que nous connaissons déjà de Christian de Bentzmann, ajoutant qu'il retiendra auprès de lui son neveu Jacques jusqu'à ce qu'il ait reçu de iiouveaux ordres de sa part. L'adresse est scellée du sceau de ses armes. - Ce fut après la réponse de Jeanne Bruseau que Jacques de Bentzmann, ne doutant plus de la perte de son père et se souvenant que le nom de sa famille était connu en Pologne, passa dans ce royaume et y fut attaché pendant huit ans au grand chancelier de Lithuanie. Il obtint, au moment de son retour en France, le 10 avril 1681, un passeport (4 ) signé de la main de S. M. Jean Sobieski et scellé du grand sceau du royaume de Pologne, et attestant que noble Jacques de Bentzmann a passé dix ans avec distinction dans ledit royaume et dans le grand duché de Lithuanie et a été attaché pendant huit ans avec honneur à la personne de l'Illustrissime Christophore Pac, grand chancelier dudit duché, que ledit noble de Bentzmann a été fortement recommandé par les conseillers du roi et a même bien mérité dé sa royale personne. - Jacques de Bentzmann mourut sans postérité à Bordeaux au service du roi.

3° Jean Christian, qui suit,

4° Pierre, mort au service du roi,  

5° Autre Jacques, prêtre et chanoine de l'église Saint-André de Bordeaux

6° Autre Jean, avocat au Parlement de Bordeaux, marié avec Mlle Brandon, d'où naquit :

1. Jacques, avocat au Parlement de Bordeaux, marié avec Marie de Menou, fille de Pierre Gaston de Menou, écuyer, seigneur de Camboulan, La Carbonnière et autres places et habitant de la ville de Monségur en Bazadais, et de Isabeau de Caumont de Guaches (5 ).

2. Autre Jacques, prêtre et curé.

7° Honoré, prêtre et curé de là paroisse de Juzac dans l'Entre-Deux Mers.

III. JEAN CHRISTIAN DE BENTZMANN, écuyer, fut nommé le 12 octobre 1681 à l'office de lieutenant de judicature dans le duché et la juridiction de Duras par Jacques Henry de Durfort, duc de Duras, pair et maréchal de France. Il était encore juge le 15 février 1691. Il épousa Ursule Boissonneau, veuve de M. Me Jean Vilotte, procureur en la cour du Parlement de Bordeaux.

Il eut de sa femme 4 fils et 3 filles, savoir :

1° Jean, écuyer, mort vieux et célibataire. Une ordonnance du maréchal, comte de Thomond, commandant, en chef, en Guyenne défendit le port des armes à tous, ceux qui ne pouvaient, justifier

de leur noblesse. A cause de son origine étrangère Jean de Bentzmann fut appelé à faire ses preuves et nous avons écrite de sa main la requête qu'il adressa en 1757 à Monseigneur de Thomond pour être autorisé à conserver et à porter les armes permises aux nobles par les lois du royaume. Il fait l'historique de sa maison, en dresse la généalogie et l'accompagne du passeport délivré par le roi de Pologne Jean Sobieski, à Jacques de Bentzmann et constatant ses titres de noblesse. Il y joint l'attestation suivante du consul du roi de Pologne à Bordeaux, datée du 8 janvier 1756 : « Nous messire Laurans baron de Rousseau de Poldenheim, consul de Sa Majesté le roi de Pologne, Electeur de Saxe et de la nation polonaise, à Bordeaux. Certifions à tous et à qui il appartiendra non seulement pour avoir veu le passeport et certificat signé du Roy de Pologne auquel foy doit être ajoutée, expédié à noble Jacques de Bentzmann, que les autheurs dudit sieur estoient originaires du royaume de Pologne, à présent et depuis longtemps à Dantzig, [mais] pour les y avoir veu et connoitre encore aujourd'hui occuper des plasses de scénateur et de bourguemestre, plasses qui ne sont occupées que par la plus haute noblesse. En foy de quoi ay expédié les présentes auxquelles avons mis le sceau de nos armes, à Bordeaux le 8 janvier 1756.

« L. Baron de Rousseau de Doldenheim »

« Collatiouné par nous Ecuyer, Conseiller secrétaire du Roy et de la Couronne de France, contrôleur et chancellier près le Parlement de Bordeaux.

« Mérel. »

La requête de Jean de Bentzmann porte en tête : « Vu le passeport du Roy de Pologne et le certificat de son consul à Bordeaux avons accordé au requérant la permission de porter les armes comme bon gentilhomme. Fait à Bordeaux le 5 novembre

1757.

« Thomond. »

2°, Joseph, qui suit,

3° Etienne, prêtre, docteur en théologie, chanoine et trésorier de l'église primatiale de Sainte André dé Bordeaux.. C'est celui-là même qui fut mis en rapport par le consul de Pologne avec Godefroy et Jean de Bentzmann'arrivant de Dantzig, comme nous l'avons mentionné plus haut, en l'année 1750. En 1753 André et Pierre de Bentzmann, frères plus jeunes des deux précédents, vinrent à leur tour voyager en France et renouer les liens de famille longtemps interrompus avec la branche française des Bentzmann. Ils visitent Etienne de Bentzmann à Bordeaux, et son frère Joseph de Bentzmann à Sainte-Bazeille et continuent avec eux une correspondance affectueuse qui porte le sceau des mêmes armes, identiques entre les deux branches.

4° Jacques, habitant de Saint-Eyrard, mort avant 1755.

5° Catherine, habitante de Bordeaux.

6° Marie, habitante de Saint-Eyrard, dont nous avons le testament du 10 décembre 1735 instituant pour ses héritiers les enfants de Joseph de Bentzmann, ses neveux et nièces.

7° Marie Anne, religieuse au couvent de Saint-Benoît, à Marmande.

IV. JOSEPH DE BENTZMANN DE CHRÉTIEN, écuyer, né en 1700, habitant d'abord Saint-Eyrard dans la

juridiction de Duras, puis Sainte-Bazeille, conseiller du roi, maire ancien et perpétuel de cette dernière ville, épouse par contrat du 30 avril 1737 Marie Joly de Sabla, habitante de Sainte-Bazeille et fille de feu Mathurin Joly de Sabla, lieutenant d'infanterie et de Jeanne Durand. Le futur époux est assisté de ses frères et sœurs mentionnés ci-dessus, de son oncle Honoré de Bentzmann, curé de Juzac dans l'Entre-Deux-Mers, etc. Parmi les témoins de la future épouse sont Alexis Joly de Sabla, son frère et Thérèse-Madeleine de Cazenove, sa tante.  

Joseph de Bentzmann fit auprès de Mgr de Tourny, intendant de la province, une démarche corrélative à celle que son frère Jean avait faite auprès de Mgr de Thomond, commandant en chef en Guyenne. Celui-ci avait reconnu la validité des titres de noblesse de la famille de Bentzmann, et Mgr de Tourny, comme intendant et visant la reconnaissance faite par le maréchal de Thomond, ordonne aux consuls de Sainte-Bazeille que Joseph de Bentzmann, vu son extraction noble et l'ordonnance dudit maréchal, soit rayé des rôles de capitation de ladite ville. Il s'exprime ainsi :

« Nous faisons défence aux consuls de Sainte-Bazeille de l'année prochaine 1758 et à ceux qui leur  succéderont à l'avenir de capiterle suppliant sur le rolle de la communauté de ladite ville, attendu qu'il doit être employé sur celui de la noblesse, et à peine contre lesdits consuls de demeurer responsables en leur propre et privé nom du montant de cette cotte. Fait à Bordeaux le 12 décembre 1757.

« De Tourny. »

Les deux frères Jean et Joseph de Bentzmann avaient ainsi rétabli d'une manière indiscutable devant toutes les juridictions leur qualité de nobles et avaient obtenus tous les privilèges qui y étaient attachés.

Joseph de Bentzmann fut inhumé dans l'église Notre-Dame de Sainte-Bazeille le 11 décembre 1774, à l'âge de 74 ans. Marie Joly de Sabla, son épouse, était morte en avril 1752. De ce mariage sont issus :

1° Jeanne, née et baptisée le 28 novembre 1738, filleule d'Etienne de Bentzmann, chanoine de Saint-André de Bordeaux et de Jeanne Durand, sa grand-mère.

2° Etienne Timothée, né le 5 octobre et baptisé le 18 du même mois 1739, filleul de Timothée Joly de Sabla, docteur en théologie desservant la paroisse de Bouchet près de Casteljaloux, et de Catherine de Bentzmann, sa tante.

3° Marie Ursule, née le 21 septembre 1740.

4° Joseph, baptisé lé 23 mai 1742, qui fut chanoine de Saint-André de Bordeaux.

5° Anne Colombe, née le 6 décembre 1743, inhumée en 1745 dans l'église Notre-Dame.

6° Michel, baptisé le 22 août 1745, inhumé en 1750 dans la même église.

7° Maurice Eugène, baptisé le 4 novembre 1746, inhumé le 17 octobre 1750 à Notre-Dame.

8° Catherine Thérèze, baptisée le 23 octobre 1748.

9° Marie Anne Chrétienne, baptisée le 2 novembre 1749, filleule de Charles Léonard Dezetz, conseiller dû roi, lieutenant général à la salle de marbre du Palais à Bordeaux et de Marie. Anne Joly de Sabla, sa tante, et inhumée en 1757 dans l'église de Notre-Dame.

10° Bazeille Flore Chrétienne, baptisée le 25 octobre 1750 et inhumée en 1779 dans ladite église.

11° Pierre Honoré Joseph, qui suit :

V. PIERRE HONORÉ JOSEPH DE BENTZMANN, écuyer, maire de Sainte-Bazeille, né et baptisé le 21 novembre 1751, épouse, par contrat du 8 novembre 1785, Marie Marguerite Du Peyron, née le 7 août 1761 de Jean François Du Peyron, avocat et maire en titre de Meilhan et de Anne de Bazas. Il traversa toute la période révolutionnaire et eut payé de sa tête, comme tant d'autres le crime d'être né noble si la reconnaissance des habitants de Sainte-Bazeille qu'il avait si longtemps et si paternellement administrés comme maire, ne l'eût soustrait au bourreau (6 ). Il avait été déjà arraché à sa famille et enfermé dans les prisons de Bordeaux, d'où l'on ne sortait guère que pour aller à la mort. Une députation de ses concitoyens eut le bonheur d'obtenir son élargissement et le ramena en triomphe dans sa ville natale. Il y mourut, en 1807 remplissant de nouveau les fonctions de maire. Il avait eu de son mariage :

1° Jean Joseph Timothée, qui suit ;

2° Jean François Armand de Bentzmann de Sabla, baptisé le 28 juin 1788. Il suivit la carrière des armes, s'y distingua par son éclatante bravoure, prit part tout jeune aux guerres d'Espagne et subit la terrible détention des pontons espagnols.

Nous le retrouvons en Russie pendant la campagne de 1812. Il mourut capitaine d'infanterie en 1814. des suites de plusieurs blessures reçues pendant cette dernière guerre, notamment d'une balle qui le frappa en pleine poitrine, mais fut amortie par l'épaisseur d'un portefeuille bourré de papiers et conservé dans sa famille. C'était au commencement de 1813, autour de Smolenk (7 ), Il fit sur le moment peu d'attention à cette balle qui détermina à la longue les graves désordres internes dont il est mort, car il ne parle que d'une autre balle reçue près du poignet et bien moins funeste. Il écrit de Dresde à sa mère en septembre 1813 :

« Ma chère Maman,

« Je suis arrivé dans cette ville depuis, hier. J'ai été blessé le 30 du mois dernier à 10 lieues d'ici. J'ai reçu une balle à 4 doigts du poignet droit. Je l'ai fait extraire, ce matin et ne suis point estropié puisque je puis remuer les doigts.

J'ai reçu dans la même affaire un biscayen dans mon schako à deux doigts au-dessus de la tête. Je vais m'en retourner sur les derrières de l'armée pour me guérir...

Adieu, ma chère maman, je te souhaite une bonne santé ainsi qu'à toute la famille. Dis à Saint-Denis que je pourrai faire encore quelques parties de chasse avec lui.

Je vais essayer de signer de la main gauche.

« Bentzmann. »

3° Zélie Catherine, mariée avec Cibard de Laujac.

4° Bernard, né le 17 octobre 1793 et mort le 25 fructidor an II.

VI. JEAN JOSEPH TIMOTHÉE DE BENTZMANN, écuyer, baptisé le 24 décembre 1786, filleul de Jean

Joseph de -Bentzmann, chanoine de Saint-André de Bordeaux, son oncle, et de Anne de Bazas, épouse en 1811 Thérèse Angélique Françoise Marie Julie de Nélis, de Malines, fille de noble Jacques de Nélis et de Claire Anne de Hillema (8 ), et nièce de Mgr de Nélis, évêque d'Anvers, orateur distingué, qui fut chargé de prononcer l'oraison funèbre de Marie Thérèse d'Autriche, émigra et mourut dans un couvent de Camaldules des environs de Naples.

Jean-Joseph Timothée de Bentzmann avait commencé de servir dans la marine de 1805 à 1808, à Boulogne, sous les ordres de l'amiral Lacrosse, son parent, qui commandait en chef la flottille impériale. Nous le retrouvons officier d'intendance au grand quartier de la grande-armée le 4 janvier 1813, jour où il écrivait de l'île de la Nogat, à sa mère :

« Depuis bien longtemps je n'ai eu le plaisir de vous écrire, ma bonne et respectable mère, j'ai toujours été en route. Je jouis d'une bonne santé. Je suis dans un village à 6 lieues de Dantzig. Sous huit jours j'espère aller dans cette ville où habitaient nos ancêtres et je tâcherai de découvrir s'il n'y en auroit pas encore quelques vestiges. - J'ai fait la route souvent avec Sabla (9 ) ; nous nous étions rencontrés à Smolensk, où je lui ai été bien utile : je lui ai donné des vivres tant qu'il a voulu, nous avons été à une bataille ensemble, il reçut un biscayen sur le téton droit qui ne fit que lui déchirer sa capote, nous étions à côté l'un de l'autre ; il a montré beaucoup de sang froid et de gaieté dans cette action où nous avons complètement battu l'ennemi. Il y a longtemps que je ne l'ai vu, son régiment est à quelques lieues d'ici ; je lui ai écrit pour qu'il vienne me voir. Mon beau-frère de Nélis est mort victime de sa bravoure. Il s'est couvert de gloire par une charge de cavalerie qu'il a exécuté avec beaucoup d'habileté. Vous ne devez cesser, ma bonne mère, de remercier le Ciel de vous avoir conservé vos deux fils... Adieu, ma chère mère, mes respects à toute la famille...

« Bentzmann. »

Il eut de sa femme Thérèse de Nélis, qui décéda le 16 mai 1867 :

1° Théobaldjean Raymond Marie de Bentzmann, né le 8 mai 1812 à Malines. Après une brillante carrière militaire, il, devint général de division d'artillerie et mourut pendant le siège de Paris, victime

de son dévoûment en exerçant le commandement en chef des forts et de l'enceinte de la rive gauche de la Seine qui lui avait été confié sur sa demande malgré l'état très grave de sa santé mortellement atteinte, comme nous le verrons plus loin, par les fatigues et les intempéries subies pendant l'expédition de Chine. Nous allons esquisser rapidement cette belle carrière militaire :

Théobald de Bentzmann entra à l'Ecole polytechnique en octobre 1831 dans les premiers numéros de sa promotion. Envoyé ensuite à l'Ecole d'application de Metz, il nous dit lui-même dans les notes qu'il a laissées : « Je m'agitais dans tous les sens et fis tous mes efforts pour échapper à l'oisiveté de la vie de garnison. » Après des démandes réitérées, il rejoignit notre glorieuse armée d'Afrique au plus beau moment de ses exploits (1837). Présenté à La Moricière, le héros d'Afrique, par celui qui devait être un jour le maréchal Bosquet, le lieutenant de Bentzmann fut aussitôt remarqué par le brillant général et attaché par lui à son état-major. De Bentzmann se dévoua passionnément à cet homme illustre et ne le quitta que lorsque l'exil (1851) arracha à la France celui qui n'avait vécu que pour elle. Ce fut un déchirement pour ces deux coeurs qui se confondaient dans un même amour de la patrie. Nous trouvons dans les notes déjà citées : « Les années que j'ai passées près du général de La Moricière sont les plus heureuses et les plus précieuses dans les souvenirs de ma vie. Doué d'une bravoure entraînante, d'une prodigieuse intelligence et de l'âme la plus noble et la plus haute, il avait tout pour jouer un grand rôle ! Malheureusement la destinée ne l'a pas voulu et a brisé dans toute sa force celui qui aurait pu épargner d'affreux désastres à la France et porter bien haut sa gloire. »

En 1855, nous retrouvons de Bentzmann sous-chef d'état-major de l'artillerie en Crimée, sous les ordres du maréchal Pélissier. Le jeune officier déploya dans ce poste les qualités qui le signalaient depuis longtemps à l'attention de ses supérieurs. Ses services pendant cette mémorable campagne furent récompensés par le grade de lieutenant-colonel, la croix d'officier de la Légion d'honneur, l'ordre du Bain, le Medjidieh, etc., etc. – La campagne d'Italie fut la seule à laquelle de Bentzmann n'assista pas. Comme toujours il brigua le poste de combat, « mais, nous dit-il, on répondit à ma demande qu'on ne pouvait pas donner toujours au même l'occasion de se distinguer et qu'on me réservait pour le poste de sous-chef d'état-major de l'armée de l'Est qui allait se concentrer à Nancy sous les ordres du maréchal Pélissier. » Le rapide succès de nos armes en Italie rendit inutile la formation de ce corps d'armée.

Quelques mois après (1860), l'expédition dé Chine étant décidée de concert avec l'Angleterre, le commandement en chef de l'artillerie du corps expéditionnaire fut confié au colonel de Bentzmann sous les ordres du général Montauban. Notre colonel se distingua d'une façon toute particulière dans cette difficile et périlleuse campagne où l'artillerie eut presque seule à décider la victoire. A son retour en France, il fut promu général de brigade et commandeur de la Légion d'honneur en récompense de ses brillants services et la ville de Sainte-Bazeille lui fit une réception triomphale dont

les habitants garderont le souvenir. Il prit ensuite le commandement de la brigade d'artillerie de Strasbourg et, trois ans après (1864) nommé général de division, il commande l'artillerie au fort de Vincennes. C'est à ce poste que le trouvent les funestes événements de 1870. Sa santé était gravement atteinte depuis l'expédition de Chine où l'armée avait campé plusieurs mois dans les marais. Le général songeait à se retirer dans sa famille lorsque la guerre éclata. Ici nous cédons la parole à celui (10 ) qui neuf ans auparavant ayant salué le retour du général triomphant devait saluer sa glorieuse dépouille, déposée dans le cimetière de Sainte-Bazeille le 13 juin 1871, au milieu du concours de la population éplorée :

« Sans doute, les campagnes d'Afrique, de Crimée et de Chine avaient fait de notre compatriote un glorieux soldat ; mais il manquait un couronnement à sa vie, et il était réservé au siège de Paris de faire de lui une victime volontaire du devoir et de l'honneur. Epuisé par une maladie mortelle, mais Un instant ranimé par l'air natal, il vint de lui-même s'enfermer dans la capitale au moment où il projetait d'aller demander au climat de l'Italie un hiver plus doux. Il y demeura d'abord sans titre officiel, dans le seul but d'être utile, jusqu'au jour où nos armées vaincues et nos provinces envahies ne laissèrent plus d'autre illusion de salut que ces fières murailles qu'on regardait alors comme un infranchissable rempart. - C'est là que, sans perspective d'avancement ou de gloire, sans obligation de service, sans espoir de vie, ou pour mieux dire, avec certitude de mort, il accepta de se renfermer, en qualité de commandant de l'artillerie de la rive gauche, rude tache égalée par sa capacité et son énergie, mais malheureusement trop lourde pour son organisation défaillante. - C'est ainsi que, par ce triste hiver, sous le froid et la neige, au milieu des difficultés et des privations d'un siège sans, exemple, il abrégea volontairement le nombre de ses jours, content de conserver au service de la patrie les derniers efforts d'un bras qui tombe, les derniers souffles d'une respiration qui s'éteint. »

Sur la feuille des états de services du général, du 15 juin 1869, nous lisons à l'article action d'éclat :

« A été cité à l'ordre de l'armée d'Afrique comme s'étant fait particulièrement remarquer dans l'expédition du 2 au 19 juillet 1841, ayant pour but d'introduire un convoi à Maskara et de moissonner autour de cette place (Rapport du général de La Moricière).

« Cité à l'ordre du corps expéditionnaire de Chine le 15 août 1860 comme s'étant fait particulièrement remarquer dans le commandement de l'artillerie à l'attaque du camp retranché à Tang-Kon (Rapport du général Montauban).

« Cité de nouveau le 19 septembre 1860 comme s'étant encore distingué dans le commandement de l'artillerie au combat de Chang-Kia-Wan (Rapport du général Montauban). »

C'est en grande partie à de Bentzmann que nous devons la rapidité de nos succès dans cette première expédition de Chine.

Il était commandeur de l'ordre de la Légion d'honneur, compagnon de l'ordre du Bain d'Angleterre, décoré de l'ordre du Medjjdié, grand croix de l'ordre pontifical de Saint Grégoire-le-Grand, grand croix de l'ordre impérial de Saint Stanislas de Russie et commandeur de l'ordre impérial et royal de Léopôld d'Autriche. Il mourut célibataire.

2° Léon Jean Charles Marie, qui suit :

VII. LÉON-JEAN-CHARLES-MARIE DE BENTZMANN né le 15 novembre 1813, épousa le 31 janvier 1856,

Marie Amélie Delmas de Grammont, fille de Jacques Philippe Delmas de Grammont, général de division, et de Marie Aune de Boëry. De ce mariage sont provenus :

1° Philippine Marie Louise, née le 18 novembre 1856 et mariée le 30 avril 1875 dans l'église de Saint-Thomas-d'Aquin à Paris, avec le comte Renaud Amable de Montaignac de Chauvance, fils de l'amiral marquis Louis de Montaignac de Chauvance, ancien ministre de la marine et ancien sénateur, et de Marie Sabine d'Auberville, sœur de Madame de La Moricière et fille de Marie de Moutaigut, comtesse d'Auberville, dont la mère, madame de Montaigut (11 ) a laissé des mémoires émouvantes sur la période révolutionnaire. - La mort moissonna après quelques mois de mariage, le 5 juin 1876, la jeune et ravissante comtesse Renaud de Montaignac, dont ou ne savait assez admirer la grâce touchante et l'angélique beauté.

2° Christian, qui suit ;

3° Théobald, né le 2 mai 1861 et marié le 4 avril 1883 avec Jeanne Elisabeth de Lestapis, fille de Henri de Lestapis et de Anna de Lestapis, cousins germains, desquels est issue Henriette Amélie Sabine, née le 30 décembre 1889.

VIII. CHRISTIAN DE BENTZMANN, né le 18 novembre 1857 et marié le 4 avril 1883 avec Clotilde Raymonde Jeanne de Brocas de Lanauze, fille du comte François de Brocas de Lanauze et de Marie Mathilde Françoise de Villespassens de Faure de Saint-Maurice. On n'a pas oublié la suprême distinction de celle qui fut Madame Christian de Bentzmann, emportée dans la tombe par une rapide et cruelle maladie, le 22 octobre 1887, à l'âge de 28 ans, laissant une fille unique :

Geneviève Marie Françoise Léonie, née le 10 avril 1884.

 

V. NOTES GÉNÉALOGIQUES.

 

Extraites des Registres paroissiaux de l’église Notre-Dame de Sainte-Bazeille sur plusieurs familles.

Le 5 septembre 1640 est baptisé François Rapin, filleul de François de Tastes (12 ), sieur de Labarthe et de Landerron et de Marguerite Deymier (13 ), veuve de Martial Rapin (14 ), lieutenant de juge. Il est fils de Nicolas Rapin, lieutenant royal de Sainte-Bazeille et avocat en la cour du parlement de Bordeaux, et de Suzanne de Tastes de Labarthe.

Le 6 septembre 1640 est aussi baptisé Jacques Rapin, fils des précédents dont la marraine est Léonore de Tastes.

En 1641 est baptisée Marguerite Rapin, fille des précédents et filleule de noble Jean-Jacques de Blan, seigneur de Paulignae, procureur-syndic de la ville de Bordeaux et de Marguerite de Tastes.

Le 11 février 1646 est baptisé Jean Rapin, fils des précédents et filleul de Jean de Sicard, sieur de Saint-Martin.

Le 18 juillet 1651 est baptisé Joseph Rapin, fils des précédents et filleul de François Rapin, écolier et de Françoise Robert, femme de noble François de Tastes, sieur de Labarthe.

Le 8 avril 1652 est inhumé Nicolas Rapin, avocat et lieutenant de juge.

Le 8 novembre 1652 est inhumé Suzanne de Tastes de Labarthe, sa veuve.

Nous trouvons (18 mars 1648) le mariage religieux de François de Tastes, écuyer, sieur de Labarthe, et de Françoise Robert, de Sainte-Bazeille.

29 mars 1652 le baptême de Nicolas de Tastes, fils des précédents et filleul de Nicolas Rapin, lieutenant de juge et de Marguerite de Tastes.

28 juillet 1649, comme parrain d'un enfant, François de Tastes, fils de François de Tastes, écuyer, sieur de Labarthe.

10 novembre 1661, comme parrain, Guillaume de Tastes.

26 avril 1656, François de Tastes, écuyer, sieur de Labarthe, mari de Françoise Robert, mentionné lieutenant-colonel du régiment de Guyenne.

21 décembre 1656, comme parrain François de Tastes, écuyer, mari de Isabeau de Laliman.

16 mai 1660 comme marraine de Marguerite Cessac, Marguerite de Taste, veuve de François Robert, sieur de Lisle.

24 octobre 1662, la sépulture dans la chapelle de Saint-Roch de l'église Notre-Dame de Marguerite de Tastes, âgée de 60 ans, veuve de François Robert, écuyer, sieur de Lisle.

18 août 1697, la sépulture dans l'église Notre-Dame de François de Tastes de Labarthe, écuyer, décédé au Mirail.

29 mai 1646. Sépulture dans l'église de Marie de Robert, femme de Jean de Lescure, avocat.

28 décembre 1646. Sépulture dans l'église d'Anne de Robert, femme de Jean Bèze.

2 juillet 1658. Sépulture dans l'église de François Robert, sieur de Lisle, âgé de 60 ans.

23 avril 1675. Mariage religieux de Vital de Robert, sieur de Rodier, de la paroisse de Saint-Pierre-de-la-Croix, diocèse d'Agen, et de Marie Senigon, de la paroisse de Saint-Jean Puiguillem, diocèse de Sarlat.

7 octobre 1640. Mariage religieux de David Merlande, capitaine et de Jeanne.de Sangosse.

8 février 1649. Baptême de Marie Merlande, fille des précédents et filleule de Jean de Sangosse et de Marguerite Merlande.

19 août 1646. Marc de Sangosse, sieur de Belloc, est parrain d'un enfant.

14 juin 1652. M. de Sangosse, sieur de Belloc est porté à Tarsac pour y être inhumé.

22 novembre 1653. Sépulture dans l'église de Jeanne de Sangosse, femme de David Merlande, consul de Sainte-Bazeille.

6 décembre 1664. Sépulture dans l'église de David Merlande, capitaine et jurat.

23 avril 1657. Baptême d'Anne Dupeyron, fille de Jean Dupeyron, sieur de Lescaley et de Marie de Bourguignon et filleule d'Isaac et d'Anne de Bourguignon.

29 mars 1666. Baptême d'Etienne Dupeyron, fils des précédents et filleul d’Etienne Dupeyron, sieur de Carles et de Marthe de Labessède.

11 octobre 1657. Catherine Dupeyron, femme de Jean Lacam, capitaine, est marraine (Antoine Lacam, oncle du baptisé, parrain) d'Antoine Lacam, fils de Jean Lacam, avocat.

5 mars 1677. Baptême d'Anne Dupeyron, fille d'Etienne Dupeyron, procureur en la cour du parlement de Bordeaux et de Marthe de Labessède, habitants de Meilhan et filleule de Martial Dupeyron, procureur en la cour du parlement de Bordeaux, habitant de cette dernière ville et d'Anne de Bourguignon, de Meilhan, en présence de Caries Dupeyron, bourgeois et jurat de Sainte-Bazeille et d'Arnaud Dupeyron Dufort, bourgeois et jurât du même lieu.

29 février 1652. Sépulture dans l'église de Françoise de Chamborel, femme d'Arnaud Dupeyron.

6 février 1690. Mariage religieux de Raymond de Bazignan, écuyer, sieur de Perusca et garde du corps du roi, habitant de la paroisse de Sainte-Christine, au diocèse de Condom, et de Jeanne Dupeyron.

10 novembre 1663. Baptême de Marie Bèze, fille de François Bèze, capitaine, sieur de La Grange, en présence de Jean Bèze, capitaine, époux de Marie de Croysilhe.

22 juillet 1667. Sépulture dans l'église Notre-Dame, de Jean Bèze, lieutenant de la ville, âgé de 64 ans.

4 octobre 1700. Baptême de Thérèse de Cazenove, fille de Jean de Cazenove, écuyer, sieur de Châteauneuf, capitaine au régiment d'Aunis et de Marie, de Noguères et filleule de François de Noguères, écuyer et de Madeleine de Cavoir, femme de noble Joseph de Cazenove, habitante de Fauguerolles.

25 août 1702. Baptême de Marie de Cazenove, fille des précédents et filleule d'Antoine de Berry, capitaine et de Marie de Berry, fille du parrain.

23 juin 1732. Marie Ursule de Cazenove de Châteauneuf, religieuse ursuline de Langon est marraine (par procuration) de Marie Ursule Martin.

1er juillet 1767. Sépulture de Madeleine Thérèse de Cazenove de Châteauneuf, veuve de Joseph Durand, avocat, dans l'église : Notre-Dame aux tombes de ses pères.

6 janvier 1683. Messire Pierre de Thibaut, trésorier général de France en la généralité de Guyenne, habitant de Bordeaux, est parrain de Pierre Dubernard.

29 avril 1710. Mariage religieux de Jacques de La Jaunie, écuyer, sieur de Monsalès, habitant de la paroisse d'Unet, âgé de 25 ans, fils de feu Pierre de La Jaunie, sieur de Monsalès et de Marie Dufresche, et de Marie Ferran, fille de Barthélémy Ferran, bourgeois et jurat de Sainte-Bazeille et de feu Marie Dubernard.

29 avril 1759. Baptême d'Anne de Lagorce, fille de Blaise de Lagorce, écuyer et de Marie dite Marion Faure, son ancien servante.

1er mai 1787. Baptême de Rose de Castaignet, fille d'Hyacinthe de Castaignet, garde du corps du roi, habitant de Buzet, diocèse de Condom, et de Jeanne de Fontainemarie et filleule de Joseph de Castaignet, écuyer, habitant du Port-Sainte-Marie et de Marie Rose Dublan de Fontainemarie, grand-mère de l'enfant, habitante de Marmande.

5 septembre 1656. Sépulture de Isabeau Beaune, âgé de 60 ans, dans l'église Notre-Dame.

28 septembre 1715. Sépulture dans la même église de Jean de Laberchède Lanause, âgé dé 60 ans, demeurant à Lanause.

9 mars 1751. Sépulture de Messire Pierre de Doms, écuyer, seigneur de Tamisé, lieutenant-colonel, chevalier de Saint-Louis et pensionnaire du roi, âgé de 65 ans, dans la chapelle de Saiut-Roch à Notre-Dame.

11 novembre 1751. « Aujourd'hui iime novembre 1751 est décédée dans la maison noble de Lalanne dame Anne de Lafare, baronne d'Alais, seigneuresse de Salindre, Saint-Privat et autres lieux, vivante épouse du feu noble messire Pierre de Doms, escuyer, seigneur de Tamisé, lieutenant-colonel, chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis et pensionné du roi, et a été ensevelie dans l'église en ville à la chapelle Saint-Roc le 12e du mesme mois et an. »

27 avril 1762. Sépulture de Marie de Berry de Beauvallon, âgée de 82 ans, dans l’église Notre-Dame.

23 février 1754. Mariage religieux de Messire Jean-Baptiste Le Blanc de Solignac, habitant de la paroisse de Befferry, fils de feu messire, Pierre Le Blanc de Solignac, et de dame Marie de Turpeaut, habitante dudit Befferry, et de Marguerite Duval, habitante de Sainte-Bazeille, âgée de 25 ans, fille de messire Jean Joseph Duval et de dame Marie de Noguères.

28 avril 1788. Mariage de Messire André d'Uzard, écuyer, garde du corps du roi dans la compagnie de

Luxembourg, capitaine de cavalerie, fils de feu mesire Pierre d'Uzard, écuyer, et'de dame Louise de Lugat, et de Jeanne. Madeleine Mouchet, veuve de feu messire Jean Louis Dezets, conseiller du roi en la souveraine cour des aides de la ville de Bordeaux et fille de Me Jean Mouchet bourgeois, ancien consul titulaire de Sainte-Bazeille et de dame Catherine Angélique Noguey. 19 nivôse an 11. Dissolution du mariage des précédents.

5 juin 1649. Me François Vilotte, sieur de Lagarossy, avocat, marié avec Anne de Lartigue, fait baptiser sa fille Marie, dont le parrain est Jean de Lartigue, sieur de Caplice, et la marraine Marie Bèze.

11 février 1652. Le même fait baptiser son fils Jean, dont le parrain est Jean Pouvereàu, avocat et la marraine Anne Vilotte, ainsi que ses autres enfants qui suivent, savoir :

- 19 mars 1655, autre Jean, dont le parrain est Jean Bazin, capitaine, et la marraine Marguerite de Tastes de Labarthe.

- 21 décembre 1656, François, dont le parrain est François de Tastes et la marraine Isabeau de Laliman.

- 21 février 1658, Suzanne.

- 19 août 1659, autre François, dont le parrain est François de Tastes et la marraine Catherine de Lescure.

- 21 février 1661, David, dont le parrain est Me David de Laliman, avocat et juge royal de Marmande, et la marraine Isabeau Bèze.

13 décembre 1678. David Vilotte, fils de Me François Vilotte, sieur de Lagarossy, avocat et d'Aune de Lartigue, épouse Anne Boutin, de Saint-Vivien.

4 octobre 1683. Le même fait baptiser sa fille, Anne ainsi que le 6 juin 1695, Louise dont le parrain est Jean de Sangosse, de Jusix, et la marraine Louise Calabre, de Castelnau-sur-Gupie.

28 janvier 1699. Sépulture de Anne de Lartigue, veuve de Me François Vilotte, âgée de 80 ans, dans l'église Notre-Dame.

6 septembre 1725. Sépulture de Me Jean Vilotte, ancien procureur au parlement de Bordeaux, bourgeois de Sainte-Bazeille, âgé de 72 ans, dans la même église, en présence de Martial Vilotte, son neveu (15 ).
 

IV.

EXTRAIT DU CADASTRE DE L'AN 1673.

 

Possèdent moins d'un journal : Antoine Barnie, maçon, Antoine Jammet, Antoine Bazoin, Antoine Gaudon, Ant. Dupuy, Ant. Pons, Ant. Gendre, dit Périgord, Arn. Boutin fils, Arn. Beaupied, Arn. Turon, Arn. Casaubon, dit Piedplat, Arn. Billau dit La Trille, Arn. Fourtin, dit Braguette, Adam Riffaud et son frère, Andrée Mondan, veuve de Jacques Grillon, Anne Robereau, Anne Nicol, Bernard Lamothe dit Pourquey, Bernard Dumas, B. Cousseau, Bertrand Présignac, Bertr. Jolliet, Bertrand Rapin, Bertr. Faure, Berthomieu Lacourrège, Barthélémy et Bernard Pellusson, Berthomieu Laffargue, Bernarde Jollie, veuve de Jean Dupuy, Berthomine Noguères, femme de Thomas, Bernardine Charrier, veuve de J. Sauvestre, Blaize Marzelle, Charles Mourillon, Ch. Parenteau, Collas Pelluchoil, forgeron, Collas Uteau, fils de Pierre, Collas Deveau, jeune, Catherine Brune, Catherine Rambaud, Catherine Gajac, femme de Gabriel Pallatié, Communaux en pasteng, Cébie Teyssié, Dominique Vincendeau, Etienne Joly, François Bouzon, Cloupin, Coubert, Vizier, Fr. Jugie, Fr. Grand, Fr. Sourisseau, Fr. Vigneron, Fr. Uteau, dit Francillon, Fr. Pouvereau, Fr. Beaupied, Fr. Vigneron, Fr. Gravie, Fr. Loubic, Françoise Mourens, Guiot Maubaret, Gabriel Biot, G. Rellion, Georges Rapin, G. Desehams, G. Fournie, G. Jarrousse, G. Cousseau, Gasparde Roubert, hoirs Jean Beaubois, hoirs Arnaud Pallard, hoirs Pierre Goyneau, hoirs Gauthier Pallard, hoirs Antoine Gauthier, hoirs Meneaud Rolland, hoirs Pierre Sabihet, hoirs Antoine Ribaujie, hoirs Noël Nausan, hoirs Antoine Gautier, hoirs Monceau Fabes, hoirs Pierre Roubin, hoirs Elle Peyrot, hoirs Jean Dupont, hoirs Nanton: Dupont, hoirs Mate-lin Pellùchon, hoirs Marguerite Barreau ; hoirs Pierre Junqua, Elie Uteau, Me Jean Gaubert, J. Rillaubet, J. Bazin, J. Dupont et petit J. Galissaire, J. Campot, J. Rapin, fils de Mondet, J. Parenteau jeune, J, Parenteau vieux, J. Martinet, J. Campot, J. Gerbaud, J. Bouzon, jeune, J. Cousinet, J. Maillou, J. Fourestié et Arnaud Persignac, J. Persignac J. Pouchon, J. Maubourguet, J. Chevalier, J. Uteau, J. Dupuy, J. Gabourias, J. Léonardet, J. Deymier, fils d'André, J. Cailleton, vieux, meunier, Me J. Pouvereau, J. Riffaut, J. Boissonneau, fils de Nicolas, J. Boissonneau, fils de Raymond, J. Chaliou, J. Mothes jeune, J. Sarrazin, J. Campot, J. Sauvestre, J. Barangin, J. Brousse, J. Sangé, J. Monguillot, Jean Murat, tailleur, J. Barrau, J. Lauriol, J. Vizière, J. Courdic Brique, J. Auriac, J. Rouleau, J. Labatut dit Lavantage, J. Detounet., J. Chaubin, Jacques Dubruilh, recouvreur, J. Trépeau, J. Beaubois, J. Germain Mothes, Me J. Deymier, J. Bayet, Joffre Belloc, Isabeau Martinet, Jeanne Peyrey, Jeanne Maubourguet, Jeanne Rapin, Jeanne Monguillot, Jeanne Dechams, Jeanne Maurice, Jeaunot Laville, Jammet Rapin, le sieur Pauzet, l'hôpital de la présente ville, Micheau Martineau, M. Toumazeau, M. Gabourias, M. Carpeau, M. Martineau, Martin Rapin, M. Durand, Mathieu Peyneau, Mathelin Junqua, M. Boissonneau, M. Dupons, M. Laffargue, Marceau Joujoux, Menaud Rolland, M. Simon, Marceau Jolly, Marquet Seguin, Micheau Parenteau, Madeleine. Roux, Madeleine Uteau, Michelle Péraube, Marie Palissou, Marie Dechams, Marie Leytard, Marguerite Nicol, Nanton Hommeau, Noël Raymond, dit Senémesi, Pierre Beaupied, Pierre et Antoine Clemenceau, Pierre Simon Teyssié, Pierre Phélibourg, P. Musotte, P. Ganret, cordonnier, P. Peveau, P. Flouret, P. Ribès, P. Panestier, P. Brinfin, P. Barbat, P. Branchereau, P. Gerbeau, P. Gautier, P. Laborie, P. Fabès, P. Bertrin, P. Poitevin, P. Trapeau, Paul Seguin, Peysot Riffaut, Pélip Labar, Raymond Dupon jeune, R. Lasserre, R. Brinsolle, Rolland Gousil, Simon Boissonneau, S. Chaliou, S. Bizière, S. Braudon, Thomas Uteau, fils de Benoît.

Possèdent de 1 à 2 journaux : Antoine Lalanne, A. Uteau, fils, A. Gentil, A. Brizau, A. Rivière, Arnaud Deymier, jeune, Arn. Labardin, A. Lambert, faure, André Hobereau, Arnaude Lafosse, veuve de Jean Lagupie, Anne Lasserre, veuve de Jean Chaliou, Anne Deveau Friton, Anne Laubaney, veuve d'André Rapin, Anne Laroche, Anne Junqua, veuve de Jean Pellegrue, Bernard Calleton, Bertrand Rivière, B. Pujau, Me Bertrand Deloménie, curé de Sainte Bazeille, B. Galissaire, Berthomieu de Doms, Charles Faves, Collas Lacourrège, C. Alleman, C. Deveau, Charles Marques, Denise Billeau, veuve de Bernard Martineau, Etienne Dubourg, François Perinet dit Merle, Fr. Gabourias, Fr. et Guillem Amouroux, père et fils,. Fr. Clemenceau, Fr. Galissaire, Fr. Gabourin, Fr. Gautier, Fr. Seguin, Me Fr. Prioret, notaire royal, Fr. Châtaigne, Fr. Ricard, Fr. Grillon, Fr. Itier, charpentier, Guillaume Lardit, Guibert, sargeur de La Réole, Guillem Rayaud, Me Apothicaire, Laville, G. Beaupied, Georges Fourestié, Gasparde Dubernard, demoiselle Gaspard Dubernard, hoirs Me Jean Féret, hoirs François Dubernard, hoirs Jean

Ribès, hoirs Erançois Noguères, hoirs Bernard Bordenave, hoirs Simon Fabès Lerin, hoirs Pierre- Beaubois, hoirs Mondet Rapin, hoirs Françoise Constant, hoirs François Clemenceau, Eliot Maubaret, Elie Chaubin Bataille, Jean Andrieux, fils de Charles, J. Bourguignon, J. Charrier, J. Noguères, cordonnier, J. Lapeyre, J. Fabès, tailleur, J. Fabès jeune, J. Bion, J. Cloupin, J. Bouzon, cordonnier, J. Jolie, J. Pallard, fils de Gillet, J. Dupont, fils de Pierre, J. Groussac, J. Blanchard, dit La Ramée, J. Marc Mourens, J. Sourisseau, J. Utteau dit Bièrnès, J. Lourtet, J. Chabiran dit Cadet, J. Bougés, batelier, J. Sebie, J. Langel, Jacques Rousset, J. Rellion, J. Geneste, J. Martin, marchand, Jeannet Gâteau, le Purgatoire, Louis Dauros, le sieur Jean Lescuré, Micheau Fabès, Michel Sourisseau, faure, Marceau Fabès, jeune, Martial Ferrand, Menaud Peyrey, Men. Labat, M. Dupon, Marguerite Guipoul, Pierre Simon dit Saint-Araille, Pierre Philipeau, P. Pépin, P. Uteau, fils de Collas, P. Uteau, fils de Regonde, P. Parrot, Phelipon Rambaud, Raymond Pages, R. Chataud, R. Labrousse, brassier, Thomas Uteau, Th. Baudris.

Possèdent de 2 à 3 journaux : Antoine Aumond, A. Roubin, Arnaud Gabiau dit Camus, Anne Roubin, veuve d'Adam Faure, Bernard Maubourguet, Charles Marque, François Bousquet, Me Fr. Duzan, notaire royal, Fr. Dubrena, Fr. Lirest, Fr. Galissaire, F. Loubicq, Gabriel Faure, Guillem Boulin, dit Bontemps, Georges Dulluc, hoirs Martin Lasserre, hoirs Micheau Noguères, hoirs Jacques Samuel Bordes, hoirs Micheau Gaborias, hoirs Jean Martineau, hoirs Jean Gabourin, Elie Laroche, sargeur, Elle Chaubin, sergent royal, Elie Maubaret, Elie Pallard, Jean Dubernard, dit Lagitte, J. Mourens, J. Baille, dit Tauchot, J. Rapin, dit Constans, J. Faure, dit Laborde, Jean Baufreton et Raymond Sadirac, beaux-frères, J. Clément, Me J. Courrège, J. Lasserre, J. Bareille, J. Sallet, Jean et Antoine Tiphon, Jean Belloc et Pierre Dubois, J. Seguin, J. Rondereau, J. Pouvereau et J. Bougard, J. Gaudon, J. Constans, tailleur, J. Roubin, J. Pellion, J. Constans, mineur, Jacques Pallard, Jeanne Fabès, Jacquette Ragot, Michaud Béziade, Mich. Noguères, Mathelin François, Marceau Fabès, vieux, Martial et Pierre Court, Marie Uteau, Marie Saussye, Marie Dupon, Marguerite Uteau, Olivier Maurion, Pierre Rapin, Pierre Charrier, dit Tondut, P. Beaune, Raymond Fabès, R. Dupon vieux, R. Labrousse, recouvreur, R. Dupon, fils de Peyssot, Simon Maurin, Me chirurgien, Vacans et bien abandonnés en taillis.

Possèdent de 3 à 4 journaux : Antoine Fautoux, dit Marionette, Arnaud Rouzin, laboureur. Collas Mondeau, Catherine Moureau, veuve de Michau Dupeyron, Catherine Dubernard, veuve de Meneaud, François Bareille, Guillem Roubin, hoirs Menaud Andrieux, hoirs Marie Faugère, Elie Veillon, Hurticq Gourdel. Jean Bigier, J. Labat, J. Toumeyragues, J. Pallard, J. Bouet, recouvreur, J. Gouzil, Jacques Pailhé, charpentier, le sieur Guiraud, Martin Dubrena, Marie Fourestié, Marié Lasserre, Marguerite Larrast, sieur Pierre Beylard, bourgeois, Pierre Roucheau, P. Andureau.

Possèdent de 4 à 5 journaux : Arnaud Teyssié, Anne Lasserre, veuve de Jean Cloupin, Bertrand Dubernard, Daniel Picon, François Billeau vieux, Fr. Ferrand Rousseau, F r. Rondereau, Fr. Dubernard Mamon, marchand, Fr. Faure, hoirs Ybounet Fabès, hoirs Jean Galissaire, hoirs Jean Vigie, Jean François Biot, précepteur, David meunier, J. Peyrey, J. Guiraud Guignard, Me J. Ragot, praticien, J. Utteau dit Magistrat, J. Gabiot, Jacques Rapin, Jeammet Descors, Mirheau Lacourrège, Mich. Capoulade, régent, Mathieu Gaudin, Martial Marque, Nauton Dupon, jeune, Pierre Faugère, Pierre Bazin dit Troussal, Peyronne Rapin, sieur Larquey, marchand.

Possèdent de 5 à 6 journaux : Arnaud Pallard, Bertrand Fourtin, François Ferrand, vieux, Fr. Julha, Georges Pallou, fusilier, hoirs Rolland Gouzil, hoirs Rémi Rousset, hoirs Georges Fabès, Eliot Ferrand, Jean Utteau, fils de Jeammet, J. Gabourias, J. Moureau, maçon, Laurent Fabès et ses frères-, Léonard Teyssié, Micheau Dupeyron, sieur de Raullet, Pierre Noguères, Pascau Toumeyragues.

Possèdent de 6 à 7 journaux : Arnaud Lasserre, Arnaud Fourtin, Berthomieu Moureau, bourgeois, Guillaume Clerdosse, Gabriel Dupeyron, Jean Maurin, Me chirurgien, Jean Galissaire, Joseph Peyneau, Marceau Fabès, vieux, Marie Ferrand, veuve de sieur Jacque Lacam, Nauton Soulansey, marchand, Pierre Rousset, procureur, Pierre et Etienne Riffaut, Pierre Gabourias, Pierre Riflaut, jeune, Thomas Sangosse.

Possèdent de 7 à 8 journaux : François Dupeyron, jurat, Fr. Rapin, laboureur, hoirs Jean Dupeyron Cristallin, Jean Dubernard Mamon, marchand, J. Andureau, noble François d'Auber, écuyer, Micheau Dupeyron, fils de Jean, Pierre Bouchey, Pierre Persignac.

Possèdent de 8 à 9 journaux : Guyon Martin, Jean Andrieux, Jean Jeannet dit Siotte, Jean Moureau, bourgeois, Isaac Fourestié, l'hôpital de Marmande, M. le chevalier de Reyrac.

Possèdent de 9 à 10 journaux : François Courrejelongue, Fr. Laroche, jurat, hoirs Raymond Lézian, sieur Jean Dupeyron Raullet, consul, Jacques Teyssié, cordonnier, Mathelin Sarrazin, sieur de Briet.

Possèdent de 10 à 11 journaux : André et Jean Chollet, Barthélemi Senserric, marchand, Mathelin Sarrazin.

Possèdent de 11 à 12 journaux : Sieur David Merlande, hoirs Benjamin Crestien, hoirs François Gaudon, Jean Ferrand, jeune, Jean Roubert, M. Mothes, lieutenant, Nicolas Cousseau, Nauton Dupon, yieux, Pierre Lacourrège, Micheau Dubernard.

Possèdent de 12 à 13 journaux : Hoirs Guillem Andrieux, hoirs François Maurin, sieur Jean Laberchède, Jacques et Etienne Boulin, Pierre Janneau, hoirs Jean Bèze.

Possèdent de 13 à 14 journaux : Bertrand Ferrand, Me François Dubernard, lieutenant de Lamothe, sieur Germain Martin, hoirs Antoine Guillem, Jean Rapin, fils de Meneaud, Pierre Goret.

Possèdent de 14 à 13 journaux : Guillaume Billau, Géraud Rapin.

Possèdent de 15 à 16 journaux : Jean Lourtet, jeune, Jean Roubert.

Possèdent de 17 à 18 journaux : Pierre Laville, Me François Boissonneau, avocat.

Possèdent de 18 à 19 journaux : Sieur Jean Causépé.

Possèdent de 20 à 21 journaux : Catherine Moureau, veuve de Micheau Fourestié ; - de 21 à 22 journaux : hoirs sieur Jean Lacam, capitaine ; - de 22 à 23 journaux : sieur Pierre Merlande ; - de 23 à 24 journaux : Me Gilles Biot, notaire royal ; - de 25 a 26 journaux : M. Dupeyron, sieur du Fort ; - de 26 à 27 journaux : Catherine Dupeyron, veuve de Jean Durand, apothicaire ; - de 27 à 28 journaux : Me Jean Aliguet, avocat ; - de 28 à 29 journaux : sieur Adam Vilotte, hoirs Mathurin Dubernard ; - de 30 à 31 journaux : Etienne Dupeyron, sieur de Caries ; - de 31 à 32 journaux : sieurs François de Berry des Fontanotes ; - de 32 à 33 journaux : Antoine Uteau ; - de 33 à 34 journaux : la communauté de la présente ville ; - de 34 à 35 journaux : hoirs Me François Vilotte, avocat ; - de 38 à 39 journaux : sieur Micheau Desportes ; - de 40 à 41 journaux : sieur François Deymier, jeune ; - de 44 à 45 journaux : sieurs Daniel et Noé Capdeville ; - de 45 à 46 journaux : hoirs Me Jean Dubernard, greffier ; - de 46 à 47 journaux : sieur Jean Simon ; - de 47 à 48 journaux : sieur Pierre Deymier dit Jurque ; - de 49 à 50 journaux : Me Jean Lacam, notaire royal ; - de 51 à 52 journaux : sieur Guillaume Deymier ; - de 54 à 55 journaux : sieur Micheau Cloupeau, bourgeois ; - de 55 à 56 journaux : Me Guillaume Labat, juge de Lamothe ; - de 59 à 60 journaux : noble Jean de Lapeyre, écuyer, sieur de la Sauviolle ; - de 61 à 62 journaux : sieur Pierre Deymier du Casse ; - de 64 à 65 journaux : hoirs Raymond Boissonneau ; - de 71 à 72 journaux : noble Gabriel de Brocas, écuyer, sieur de Tampouy, les dames religieuses de Marmande ; - de 72 à 73 journaux : Me Jacques de Noguères, juge de Sainte-Bazeille ; - de 73 à 74 journaux : sieur François Laberchède ; -  de 74 à 75 journaux :  hoirs Jean Dupeyron Lescaley ; - de 80 à 81 journaux : Me Bertrand de Noguères, procureur du roi ; - de 96 à 97 journaux : sieur Jean Beaune ; - de 97 à 98 journaux : sieur Phélip Simon, bourgeois ; - de 100 à 101 journaux : sieur Pierre Tilhau, bourgeois ; - de 102 à 103 journaux : sieur Jérémie Joly de Sabla, avocat ; - de I34 à 135 journaux : dame Marie de Sabourin, veuve de M. de Blanc ; - de 148 à 149 journaux : - sieur Guillaume Cloupeau, bourgeois ; - de 149 à 150 journaux : Françoise Roubert, veuve du sieur de Labarthe ; - de 154 à 155 journaux : hoirs de Jean de Lapeyre, juge de Sainte-Bazeille ; - de 173 à 174 journaux : noble Nicolas de Brocas, écuyer, sieur du Fraisse ; - de 176 à 177 journaux : sieur François Rapin, premier consul ; - de 243 à 244 journaux : noble Raymond de Lapeyre, capitaine.

« Monte toute ladite contenance de ladite paroise de Sainte-Bazeille, terre mesurée et abonnée à un seul et même degré à 4.550 journeaux, 5 lattes, 0 escats.

« Auquel susdit nombre ajoutant la contenance des paroises du petit Saint-Martin et de Lagupie qui se trouve monter à 3.620 journaulx, il s'en suit que le taillable de Sainte-Bazeille contient 8.122 arpents, lesquels réduits au premier degré ne reviennent qu'à 7.466 j. 5 l. Monte la contenence de la paroisse de Sainte-Bazeille 4.567 j. abonnés tous à un seul et meilleur degré dudit lieu de Sainte-Bazeille.

« Auquel susdit nombre il a été ajouté 430 arpents pour l'abonnement des maison de la ville. Partant contient toute la paroisse de Sainte-Bazeille le nombre de 4.997.

« Monte la contenance de la paroisse de Lagupie réduite au premier degré de laditte paroisse à 1.701 arpents ; et d'autant que le premier de la ditte paroise est moins estimée que le premier degré delà paroisse de Sainte-Bazeille lesdits 1701 arpents se trouvent réduits à 1.417, pour lequel nombre la ditte paroisse de Lagupie doit être employée dans le tarif de la présente juridiction.

« Monte la contenance de la paroisse du petit Saint-Martin réduite au premier degré de la ditte paroisse à 1.210 arpents ; et d'autant que le premier degrés de la ditte paroisse est moins estimé que le premier degré de la paroisse de Sainte-Bazeille, les 1.210 arpents, comparés à ceux du dit Sainte-Bazeille, sont réduits à 996 ; pour lequel nombre la ditte paroisse Saint-Martin sera employée dans le tarif de la présente juridiction.

« Partant montent les dites trois paroisses jointes ensemble le nombre de 7.410 arpents du premier et meilleur degré de la ditte juridiction.

« De Baritault. »

« Nota. Sur ce cadastre ne figurent nullement l'ancienne famille Dezetz, auteur de la famille de M. Uzard, ce qui fait qu'on ne peut s'y reconnaître. On n'y trouve non plus sur ce cadastre, ni la chapelle ni aucune église, ni cimetières dans le sol de Sainte-Bazeille. Ces objets là devaient être considérés non imposables. On trouve cependant des Communaux enPasteng page 52, et des vacants pages 401 et 401 v°. »

Il suit du tableau ci-dessus que. le territoire de la seule paroisse de Sainte-Bazeille était divisée en 1.673 entre 600 propriétaires environ.

 

V.

STATISTIQUE DE LA POPULATION DE LA PAROISSE DE STE-BAZEILLE.

(Dressée scrupuleusement d'après les Registres paroissiaux et ceux de Vétal-civil qui leur font suite.)

 

Les Registres paroissiaux étant incomplets ne donnent pour les années 1612, 1613, 1614 et 1615 que 222 baptêmes. En 1616, 1617 et 1618 on compte 195 baptêmes. L'année 1619 n'a que 26 baptêmes à cause des lacunes du Registre. De 1620 à 1629 : nous trouvons 717 baptêmes. Les quatre années suivantes, les registres n'étant pas davantage complets, ne donnent que 189 baptêmes. La lacune s'étend ensuite de 1634 a 1639. Les trois années suivantes, 1640-1642, mentionnent 239 baptêmes.

Enfin, ce n'est que depuis 1643, que nous pouvons établir une statistique régulière de la population par périodes décennales, comme il suit :

Total des naissances

Croissance

Périodes

décennales

Total des

décès

Décroissance

789

 

1643-1652

902

113

680

353

1653-1662

327

 

949

710

1663-1672

239

 

782

508

1673-1682

274

 

774

422

1683-1692

352

 

826

416

1693-1702

410

 

802

319

1703-1712

483

 

694

339

1713-1722

355

 

863

527

1723-1732

336

 

777

343

1733-1742

434

 

658

372

1743-1752

286

 

713

411

1783-1762

302

 

817

183

1763-1772

634

 

718

48

1773-1782

670

 

715

74

1783-1792

641

 

759

313

1793-1802

446

 

814

252

1803-1812

562

 

648

46

1813-1822

602

 

669

122

1823-1832

557

 

685

106

1823-1842

579

 

666

66

1843-1852

600

 

621

39

1853-1862

582

 

478

 

1863-1872

613

135

444

 

1873-1882

534

90

Nous avons pour les sept dernières années, c'est-à-dire de 1883 à 1889 : naissances, 275 ; décès, 350 ; soit une décroissance de 75. Où allons-nous ?...

 

Notes :

 

1. Voir sur les Vilotte : Notice sur Mauvezin ; pp. 79, 80, 176, 228, 229, 230, 417, 426, 431, 586-597.

2. Voir sur les Tastes : Notice sur Mauvezin, pp. 418-421.

3. Voir sur les Deymier : Ibidem, pp. 176, 379, 432, et passim dans le chapitre VIII.

4. Voir sur les Rapin : Ibidem, pp. 238, 240-242, 428, 430.

5. M. Léopold Bentéjac, maire de Sainte-Bazeille.

6. Madame de Montaigut était fille de la maréchale de Noailles qui périt sur l'échafaud à l'âge de 83 ans. Accusée par le Tribunal révolutionnaire de conspirer, la duchesse octogénaire ne répondait pas aux questions qu'on lui posait On prévint l'accusateur public qu'elle était complètemnet sourde. C'est alors qu'il dit ce mot resté célèbre : « mettez qu'elle conspirait sourdement. » Et ce jeu de mots féroce suffit pour faire tomber la tête de la maréchale.

7. Voir ce passeport in-extenso aux Notes et pièces justificatives n° VIII.

8. Le contrat de mariage de Pierre Gaston de Menou et d'Isabeau de Caumont fut passé devant Me   Robert, not. roy., le 22 août 1716. Isabeau de Caumont est fille de noble Raymond de Caumont de Guaches issu de la maison de La Force habitant de Monségur et de Jeanne du Casta. Ledit Pierre Gaston de Menou eut de ladite de Caumont, sa première femme : 1° Bernard de Menou, marié eu 1745 à Françoise du Peyron, sa cousine ; 2° ladite Marie de Menou, alliée audit Jacques de Bentzmann ; 3° Jeanne de Menou, mariée avec Armand d'Auzaneau de Gastebois, gentilhomme périgourdiu. Il eut de son second mariage avec Marie Gergerès une fille, Françoise de Menou, mariée avec Joseph de Commarque, chevalier, seigneur de Bouys. (Nobiliaire de Guienne et de Gascogne, t. 11, p. 92).

9. Voir au chapitre vu, page 371 , le certificat de civisme qui lui fut délivré par la municipalité de Sainte-Bazeille et empêcha son exécution.

10. Cet incident est relaté dans une lettre de son frère Joseph Thimothée citée plus loin.

11. Elle appartenait à une famille seigneuriale puissamment riche de la Frise hollandaise dont une branche devint protestante. Madame de Nélis à qui revenait l'immense fortune de cette branche, la refusa dans la crainte qu'elle ne se fut accrue par des dépouilles de l'église catholique. Cette fortune fit retour à l'Etat. Noble exemple d'une délicatesse bien rare !

12. Jean-François-Armand de Bentzmann de Sabla, son frère, dont il a été déjà question.

13. Cette maison avait été auparavant celle des Saintrailles et appartenait à la famille de Brocas lorsque le 7 octobre 1659 Louis XIV ayant fait son entrée dans la ville de Bazas, y logea en se rendant à Nérac. Cette demeure avait déjà reçu Louis XIII, à son retour de Monheurt en 1621, et Marie de Médicis, à son retour de Toulouse en 1632. Elle passa plus tard par moitié, à M. de Bonneau et à M. de Beaupuy.

14. Elle avait pour sœur autre Marie de Roger, femme de Jean Antoine de Lansac, chevalier, seigneur marquis de Roquetaillade, premier baron du Bazadais.

15. Ledit Gabriel de Brocas était fils de Colin de Brocas, capitaine d'une compagnie de cavalerie franche, habitant de ligués, et d'Anne de Noguères, sa seconde femme.

 

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