Histoire de Sainte-Bazeille.
C.H.G.H.47
Au bureau, 54 rue de Cocquard, à Villeneuve-sur-Lot, les adhérents peuvent consulter nos archives, de nombreux dépouillements et relevés de tables décennales.

CHAPITRE II.

MOYEN-AGE

I.

INVASIONS ET AUTRES FLÉAUX.

 

D’après ce qui est rapporté au chapitre Ier, l'on peut conclure sans témérité à l’établissement d'un municipe romain dans le lieu qui prit plus tard le nom de Sainte-Bazeille. Les maîtres du monde savaient choisir admirablement leur terrain pour y fonder des colonies. Or la ville de Sainte-Bazeille est bâtie, comme le Mas-d'Agenais et Aiguillon, au bord du fleuve, sur une douce éminence qui domine la plaine. De même que toutes les villes des rives de la Garonne, elle subit successivement le joug des Visigoths, des Sarrazins et des Normands et fut plusieurs fois saccagée et brûlée.

En 848, les Normands détruisirent la ville et le prieuré de La Réole et sans doute aussi Sainte-Bazeille. Nous n'avons qu'à nous rappeler ici ce que nous avons raconté au chapitre premier, art. Il, § I, sur les précautions qui furent prises alors pour soustraire, aux ennemis les trésors et les reliques de nos églises et en particulier, le corps de Sainte Bazeille qu'on ne put remuer de place, et le trésor qui fut caché près de la nef.

Notons en passant, d'après un manuscrit que possède M. O. Gauban et intitulé : Annales de La Réole, par M. Dupin : un hiver très rigoureux, en 566 ; un horrible tremblement de terre avec un grand déluge qui firent beaucoup de ravages en 574 ; un second tremblement de terre qui ébranla les villes jusques dans leurs fondements, pendant que des feux sortis de terre, consumaient des villages entiers, en 580 ; une grande tempête dans toute la France avec un grondement continu du tonnerre pendant 22 heures, en 753 ; enfin une chaleur extrême dont, moururent beaucoup d'hommes et de bestiaux en 1022.

 

II.

PREMIERS SEIGNEURS CONNUS DE STE-BAZEILLE.

LES MÉRONDE.

CROISADES ET VIOLENCES.

 

En l'an 977, le seigneur de Landerron et de Sainte-Bazeille ( ) dont l'histoire ne nous a pas conservé le nom, reconnaît devoir l'hommage au Prieur des bénédictins du couvent de Saint-Pierre, pour les droits qu'il exerçait sur le marché de La Réole et aux Salargues ( ). Il y était encore obligé pour ses fiefs en maisons situées, dans cette dernière ville et pour tout ce qu'il tenait depuis le ruisseau appelé le Merdey ( ) jusqu'à La Réole ( ). Au commencement du XIe siècle, Guillaume-Raymond de Mari-Rotundo est seigneur de Landerron, et de Sainte-Bazeille. Vers 1028, il donne audit prieuré de Saint-Pierre la moitié de l'église de Balayssac ( ).

Un demi-siècle plus tard, Bertrand et Bernard de Taillecavat, frères, ont des biens à Sainte-Bazeille, et Géraud de Mari-Rotundo ( ), du surnom de Méronde, est qualifié seigneur de Landerron et de Sainte-Bazeille. Ce dernier avait pour frère Auger ( ) (ou Ogier), huitième prieur du couvent de Saint-Pierre. Nous voyons ces trois seigneurs mettre, en 1097, une partie de leurs biens en gage entre les mains du prieur Auger, pour aller à la Croisade : « Bertrand et Bernard de Taillecavat, voulant aller à Jérusalem pour extirper les ennemis de la religion chrétienne et procurer le salut de leur âme, donnèrent en gage au prieur de La Réole, Auger, et à ses religieux, la quatrième partie de l'église de Saint-Airard et le jardin qu'ils avaient dans cette dernière ville, ainsi que la terre qu'ils tenaient des bénédictins au-delà de la rivière du Drot, avec la quatrième partie de l'église de Sainte-Bazeille et les autres biens qu'ils possédaient dans cette église, et ils reçurent en échange 600 sous de monnaie bordelaise ( ).

Leur exemple entraîna vers la guerre sainte Géraud de Méronde ou de Mari-Rotundo, seigneur de Landerron et de Sainte-Bazeille et autre lieux et frère du prieur Auger. « Enflammé de l'ardeur du Saint-Esprit, il abandonna ses héritages et résolut d'accompagner ces nobles chevaliers à Jérusalem. Dans ce but, autant que pour la rédemption de son âme que de celle de son père et de sa mère, il nous ( ) donna tout ce qu'il avait en alleu dans la ville de Guilleragues ( ), à l'exception des fiefs de Guillaume-Garcie, de Guillaume-Garcie de Nigeon ( ), de Jourdain de Saint-Aman ( ) et de Théobald d'Armenteils. Il nous concéda de même tout ce qui, existait, en plaines, forêts, cours d'eau, etc., dans l'alleu de Saint-Pierre, Ensuite, il lui plut, ainsi qu'à notre prieur Auger, de nous donner en nantissement la ville de Sainte-Bazeille, avec les terres, cours d'eau et tout ce qu'il possédait dans, la dite ville, en recevant pour tout cela 1.000 sols et en outre 500 sols ( ). » Il ordonna aussi et disposa devant tous que notre prieur de La Réole, son propre frère ( ), tant qu'il tiendrait les champs, alleux et bois susdits, nourrirait ses fils jusqu'à ce qu’il les eut faits chevaliers ; que, plus tard, s'ils parvenaient par intermédiaire à rendre les sommes sus-énoncées, nous les recevrions sans altercation et que la ville de Guilleragues nous resterait en franc alleu. Les garants et répondants furent nous, Arnaud-Bernard de Tauriniac, Grimoard de Picon, Guillaume-Garcie de Gossenac, Bernard Boscet, Monclipe ? de Ferrucat, Arnaud-Donat de Garleat, Garsion-Raymond de Juge, Guillaume-Amanieu de Pommiers, Bernard de Juge et Raymond de Gensiac, qui avons dit que nous recevrions l'argent sans altercation, mais que nous ne pourrions le recevoir pendant la vie de notre prieur Auger, quittant qu'il vivrait, conserverait la dite ville en sa possession. »

Pour l’exécution de quoi nous avons pris comme notre frère et défenseur Arsive d'Abrion, le vicomte de Vesaulme et Raymond de Gensiac ( ) »

Le prieur Auger, à qui Géraud, son frère, vicomte de Landerron, partant pour Jérusalem, avait remis ses châteaux et municipes, ainsi que tous ses droits dans le fief de Landerron, bâtit une église dans ce dernier lieu et l’enrichit de reliques, de livres et de cloches. A son retour, le noble croisé fut pénétré d'une vive joie à la vue de l’édifice, et de l'avis d'Etienne, évêque de Bazas, le donna au couvent de Saint Pierre de La Réole, l'année 1098 ( ).

Une guerre acharnée ne tarda pas à s'élever entre le vicomte de Vasaulme ( ) et Géraud de Méronde. Aussi la nouvelle église dépérit-elle pendant de longues années, jusqu'au jour où Raymond de Moutaud, fils de Géraud, vint avec les chevaliers de Landerron trouver le prieur de La Réole, Ayrard, pour l'exhorter, lui et ses moines, à reconstruire l’église dans le même endroit. Le Prieur et les religieux la firent enfin rétablir, d'après le conseil de Bertrand de Baslada, évêque de Bazas. Les reliques, les livres et les cloches furent confiés à un moine, nommé Brocard, qui, tant qu'il vécut, maintint la paix dans l'église, et d'autres après lui ( ).

 

 

Notes :

 


Landerron, aujourd'hui Lamothe-Landerron, commune de l'arrondissement et du canton de La Réole (Gironde), à 9 kilomètres de cette ville et a 4 kil. de Sainte-Bazeille. – Landerron et Sainte-Bazeille, souvent unis dans les vieilles chartes, formèrent longtemps la même baronnie, comme on le verra plus loin, La seigneurie de Landerron était-estimée des plus anciennes de la Guyenne.

Nom d’un ancien quartier de La Réole et que porte encore une de ses rues.

Ruisseau situé entre La Réole et Lamothe-Landerron.

Voir Coutumes et privilèges de La Réole, de 977 à 1395 : anciennes coutumes, charte de 977. – Arch hist. de la Gironde, II, 258.

Guyenne militaire, tom. Il, p. 406. Léo Drouyn.

On le trouve aussi de Marza Redonda ou Rotunda.

Auger ou Ogier est appelé de Landerron ou de Marza Rotunda. – Arch. hist. de la Gir. V. 141, 168 et 182.

« Eodem tempore (anno 109,7) accidit similiter quod Bertandus, qui dicitur Taillaucavat, ire Jherosolimau pro redemptione animae suae voluit, qui, Augerio, priori Regule Sancti Petri, et monachis omnibus, quartam partem ecclesie Sancti Airardi et easallum quem habebat in eadem villa pignus posuit, cum terra quam teuebat à nobis, qua terra est posita citra aquam que dicitur Drot et cum quarta parte ecclesie Sancte Basilice et cum aliis rébus ipsius ecclesie, quas ipse et frater ipsius possidebant. » - Arch. hist. de la Gir., V, 141 : notices de différents héritages mis en gages pour aller à la croisade. — Mémoires de dom Michel Germain. Ex cartul. Reg., fol. 30.

« Bernardus de Taliacavat, volens similiter in Jerosolimahi ad extirpandos ehristiarioe religionis hostes, Augerio, priori Sancti Petri de Regula et fratribus quartam partem ecclesiae Sancti Airardi et casalem quem habebat à nobis ultra fluvium Drot cum quarta parte ecclesia Sanctae Basilia dedit, acceptis sexcentis solidis monetae burdigalensis. » - Mémoires de dom Michel Germain : Ex Cartul., fol. 30.

Aux bénédictins de La Réole. 

Ledit Géraud donna en gage à Auger, les moulins d'Estournet sur le Drot et la forêt de Barta, en un mot, tout ce qu'il possédait, excepté une partie du fief de Guilleragues. – Arch, hist. de la Gir., V, 113. – Guyenne militaire, par Léo Drouyn.

Pour Nugean, ancienne paroisse, aujourd'hui section de Monségur.

Sancti Amani.

« Illoeodem tempore Geraldus de Landerron, frater Augerii, Prioris, volens similiter in Jerpsolymam, in alodio quidquid habebat in villa Guilleras Sancto Petro nobisque concessit. Deinde Priori Augerio et nobis villam Sancta Basilia pignori posuit, acceptis mille quingentis solidis. » Ex. Cartul., fol. 30, verso. – « Isto tempore quo milites isti suprascripti ad redemptoris peregrinationis (pour peregrinalionem) conversi sunt, accidit quod Geraldus de castro qui (pour quod) dicitur Landeron, frater prioris nostri Augerii, relictis hereditatibus suis, ardore Sancti Spiritus accensus, cum istis pari ter ire Jherosolimam decrevit. Qui, pro redemptione anima suae, patris et matris, nobis in allodio quidquid habebat in villa que dicitur Guilleras dedit, prrter feodum Garsie Guilhelmi, et preter feodum Guilhelmi Garcie de Nigeon, et prêter feodum Gordani Sancti Amani, et exeepto feodo Theobaldi de Armenteils. Caetera vero, videlicet planicias, silvas, aquas, omnia in allodio Sancto Petro concessit. Deinde placuitilli et priori nostro Augerio ut nobis villam que nominatur Sancta Basilica, cum terris et cum aquis et cum omnibus rébus ipsius ville, quas in illa die possidebat, pignus poneret, accipiens inde mille solidos et desuper quinquies centum. » Arch. hist. de la Gir., V. 141.

Est-ce ledit prieur Auger ou un frère ou cousin d'Auger et de Géraud de Méronde, seigneur de Landerron et de Sainte-Bazeille, qui se fait religieux de Saint Benoît et donne au couvent de La Réole ses biens de la manière suivante ? « Puisque les misérables humains négligent toujours leur propre salut et manquent d'y pourvoir... et que néanmoins celui que la main du Seigneur n'a pas touché doit assurer son salut, pour cette raison, moi, Auger de Méronde, par l'intuition de mes crimes et aspirant à la miséricorde de Dieu, considérant le salut de mon âme pécheresse, j'abandonne la milice terrestre et veux faire profession de moine, selon la règle de Saint Benoît, en faisant une donation solennelle de mes propriétés et des alleux que je puis posséder en partie par hypothèque ou en partie par alleu. Je donne et concède à partir du présent jour, et pour le temps à venir, à Dieu, à la Sainte Vierge Marie, à Saint Pierre, au Bienheureux Saint Benoit, en pleine assemblée du chapitre, devant le seigneur abbé Véran et aux frères servants de La Réole, la possession et la tenure, sans aucune condition, de tout ce que je puis avoir à Guilleragues, avec les terres, prés, bois, qui sont aux bords du Drot, à l'exception de la manse que tient Guillaume Garsie ; et tout cela provient de ce que je puis posséder en hérédité de mon alleu. Je donne encore tout ce que l'évèque Arnaud, vicomte de Vesaulme, peut posséder dans le ruisseau et les nasses, autrement dit les pêcheries qui sont à Bordères, car j'ai sur eux un revenu de 40 sols du Périgord ou de Bordeaux, que je puis toucher en l'une ou l'autre monnaie, selon ma volonté ; et si le même Arnaud ou ses deux fils ne s'en rendent pas acquéreurs, leur vie durant, ils les tiendront en alleu sous ma surveillance ; et afin que ce gage soit assuré, le vicomte de Vesaulme a donné deux répondants, Vital de Gontaud et Arteneuf, pour que je les tienne en alleu, et m'a investi dudit gage. Et, par mes propres mains à la vue de Raymond Ainier de Garzac et de Raymond de Juge, pour la rédemption de mon âme, de celle de mon père, de ma mère et de mes autres parents, j'offre à Dieu et aux saints prénommés, cette faible partie de mes possessions. Le reste appartiendra à mes frères, pourvu que de leur propre mouvement, ils respectent mes dispositions et repoussent toute espèce de calomnie, sans quoi ce que je pourrais leur avoir laissé, ne leur appartiendrait pas. Si quelqu'un de mes frères ou de mes héritiers ou toute autre personne osait attaquer cette donation, qu'il encoure le jugement de Dieu, qu'il soit taxé à 300 livres d'amende et que son opposition soit anéantie - Et pour que cette charte ait son plein effet, je l'ai revêtue de mou sceau, et de ceux d'Auger, de Gaultier, prieur de La Réole, de Boson, moine, de Raymond de Cortabul, de Servat de Garmond, son serviteur, de Gislebert, l'illustre moine de Fleury, d'Ascelin et d'Erbert, son frère.

Fait à Fleury (sur Loire) publiquement, l'an de l'Incarnation de Notre-Seigneur 1080 et du règne de notre sérénissime Roi des Francs Philippe... » Traduction d'une copie du Cartulaire de La Réole, page 121. Arch. de M. Christian de Bentzmann.

Traduction d'une Copie du Cartul. de La Réole, de l’an 977 à l'an 1213, Page 30 dudit Cartul. et page 67 de ladite copie. – Archives de M. Christian de Bentzmann.

« Idem prior Augerius cui frater ejus Giraudus, vicecomes Landeron, Jerosolymam proficiens, castella et municipia sua, totumque suum honorem commendarat in castro Landeron, ecclesiam aedificavit, et reliquias et libros et tintinnabula attribuit. Rediens autem vicecomes Giraudus Jerosolymitano itinere, videns ecclesiam, gavisus est valde et dedit ipsam ecclèsiam, concilio Stephani Vasatensis episcopi, Sancto Petro de Régula. » - Mémoires de dom Michel Germain, Ex. Cartul., fol. 23.

C'est ce que rapporté avec plus de détails un passage de la copie du Cartulaire (pages 112 et 113 de la copie), que j'ai sous les yeux : « Dans le temps où les Gentils envahissaient le saint sépulchre... le très saint homme et digne pape Urbain, s'étant rendu dans les Gaules, par le conseil des hommes religieux, tant des chevaliers que des clercs, déposa la route, et le plan du chemin qui conduit à Jérusalem ; ce qu'ayant appris, les nobles de tous les pays préparèrent tout ce qui est nécessaire à un si grand voyage ; parmi eux Géraud de Mari-Rotundo ou de Méronde ; homme noble et puissant, n'hésita pas à affronter la mer ; il avait a cette époque comme prieur de La Réole son frère, du nom d'Auger, auquel il recommanda les muuicipes et tous ses droits. Le même Auger, édifiant une église dans le fief de Landerron, donna au dit Géraud, les livres, les reliques et la sonnerie des cloches. En suite de quoi Géraud, revenant du voyage de Jérusalem et apercevant la construction de l'église, fut pris d'une grande joie et par les conseils du seigneur Evêque de Bazas, fit don de l'église à Dieu, à Saint Pierre de La Réole et à ses moines, et confirma ce don en présence des chevaliers témoins sous-énoncés : Garcias de Raymond de Juge et Raymond de Guardax, Esquivat de Guardax, Raymond-Guillaume de Ruirant et plusieurs autres. » Arch. de M. Ch. de Bentzmann.

Ce personnage était un homme de rapines et de violences, si on en juge par les plaintes suivantes des bénédictins de La Réole :

« Dieu glorieux et invincible, Roi de l'Eglise de Saint Pierre de La Réole, laquelle fondée par votre ordre et dédiée à votre Majesté, apaise les querelles, les parjures, les sacrilèges, les vilains qui nous faisaient de grands maux, n'ont pas cessé de nous en faire de plus grands encore, surtout le vicomte de Vesaulme, notre destructeur, qui, avant votre arrivée, avait fait enlever trois de nos moines et nous avait forcé à racheter nos terres qu'il avait dévastées. A votre arrivée, nous, vos serviteurs, l'espérions qu'il nous laisserait en repos, tandis qu'au contraire il a' fait enlever violemment un de nos bourgeois, Boson, et pour sa rançon lui a fait donner 150 livres en monnaie de..., malgré votre défense et interdiction, et nous enlève non-seulement l'église d'Aureliane, qui est de votre compétence, mais encore l'église de Saint Vivien, dans la vallée de Gontard et la ville de Lobanaq. – Raymond-Guillaume de Longbilar nous enlève les cures de Pujeraber et de Falgar, qui sont dans votre alleu. En outre, Dieu juste, la ville de Nort a été fondée par vos prédécesseurs et dédiée au bieuhenreux Apôtre Pierre, et aucun homme ne doit vendre ni dans les péages, ni dans les revenus de notre bourg, à l'encontre de vos prohibitions, en outre de ceux à percevoir dans la ville de Saint-Airard, qui se composait de plus de trois cents maisons. Le comte de Poitiers la donna à Dieu et au bienheureux Pierre de La Réole. Il ordonna également que le prieur et les moines jouiraient des dites donations dans tous les revenus qui proviendraient de la ville de Saint-Airard. Le vicomte de Vesaulme, frère de Catus-Amatus, qui est mort dernièrement, nous a enlevé à nous, vos serviteurs, en la détruisant, cette ville bien organisée et appropriée à votre service. Quant aux hommes qui habitaient dans la dite ville, soit qu'ils le voulussent ou non, il les fit transporter dans un certain château qu'il avait fait construire non loin de là. Le même vicomte et ses hommes enlevèrent violemment un marché établi pour les péages de Lordes et deux de nos bourgeois, Vital et Raymond, habitants de notre ville. » Copie du Cartul., pp. 112 et 113. Arch. de M. Ch. de Bentzmann. – Il est fait mention du bourg de, Vesaulme dans le Cartulaire.

Mémoires de dom Michel Germain, Ex. Cartul., fol. 23.

 

 

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