Dictionnaire biographie de Lot-et-Garonne.
C.H.G.H.47
Au bureau, 54 rue de Cocquard, à Villeneuve-sur-Lot, les adhérents peuvent consulter nos archives, de nombreux dépouillements et relevés de tables décennales.

Dictionnaire biographique comprenant la liste et les biographies des notabilités dans les Lettres, les Sciences et les Arts, dans la Politique, la Magistrature, l'Enseignement, l'Armée, la Noblesse, le Haut Clergé, dans la grande Industrie, le grand Commerce, l'Agriculture, la Finance, etc., etc. du département de Lot-et-Garonne (1894).

Abzac de Mayac (Marie-Charles-Venance, marquis d'), né à Saintes, le 29 mars 1822.

Général de brigade en retraite.

Ancien aide-de-camp du maréchal de Mac-Mahon. Commandeur de la Légion d'honneur.

Propriétaire du château du Ballet, par Castillonnès.

 

Abzac (Jean-Marie-Ch. d'), né le 1er mars 1847. Chef de bataillon au 15e régiment d'infanterie de ligne.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Aché (Oswald), né à Clermont-Dessous, le 14 mars 1861.

Après avoir fait de très bonnes études au Lycée d'Agen et à l'école Saint-Caprais et son volontariat militaire, est devenu secrétaire de rédaction au Journal de Lot-et-Garonne. Les articles, trop rares, qu'il a jusqu'à présent signés, ont été très remarqués.

 

Aché (Pierre-Marcelin), né à Foulayronnes, le 24 mars 1853.

A obtenu le brevet de capacité pour l’enseignement primaire le 25 juillet 1875.

Entré à l’École vétérinaire de Toulouse en 1871, a obtenu son diplôme de vétérinaire en 1875.

Établi à Laroque-Timbaut, pour exercer la profession de vétérinaire au mois d'août 1875.

Nommé suppléant du juge de paix, en 1891, et remplissant depuis les fonctions de ministère public. Maire de Laroque-Timbaut en 1892.

Conseiller d'arrondissement la même année.

 

Aillet (Pierre), né à Clairac, le 22 janvier 1831. Major  d'infanterie en retraite.

Lieutenant-colonel du 117e régiment territorial d'infanterie.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Albagnac (Pierre), né à Port-de-Penne, le 6 avril 1862.

Ingénieur des Arts et Manufactures, chef des études au service de la voie du Chemin de fer d'Orléans à Toulouse, ancien conducteur des travaux de superstructure de la ligne de Limoges à Brive par Uzerche.

 

Alché (Séraphin d'), né le 13 décembre 1838, à Bonhomme, commune de Saint-Vite.

Pharmacien à Miramont.

Ancien interne des hôpitaux.

Membre de l'Association française pour l'avancement des sciences.

Dans un laboratoire véritablement populaire, M. S. d'Alché met, avec bonne grâce, au service du public son expérience, pour l'examen des substances a inventaires. Ces recherches l'ont amené à construire un appareil (l’œnoscope) permettant, même aux plus inexpérimentés, de déterminer exactement en quelques minutes le degré alcoolique des vins.

Basé sur de rigoureuses observations, cet instrument répond d'une manière absolue aux desiderata du moment, la vente des vins se faisant désormais d'après leur degré alcoolique.

Son volume réduit, qui permet de l'avoir dans la poche, la précision et la simplicité de son fonctionnement, rendent l’œnoscope également utile au producteur et au négociant.

 

Alché (Pierre-Louis d'), né à Bonhomme, commune de Saint-Vite, le 4 octobre 1842.

Pharmacien à Monclar.

Membre de l'Association française pour l'avancement des sciences.

M. Louis d'Alché, qui s'occupe, depuis longtemps, de géologie et d'archéologie des temps préhistoriques, possède de très intéressantes collections.

Nous mentionnerons tout particulièrement les beaux et nombreux échantillons de l'industrie primitive (âge de pierre), qu'il a recueillis dans diverses stations de Lot-et-Garonne, à Monclar, Tombebœuf et ses environs. Ces stations en plein air ont été signalées par M. d'Alché, il y a déjà plusieurs années, une première fois, à M. Émile Cartailhac, directeur de la Revue l'Anthropologie, et un peu plus tard à M. de Quatrefages, ancien professeur au Muséum d'histoire naturelle.

 

Alis (l'abbé Raymond-Louis), né à Villeneuve-sur-Lot, le 12 mars 1850.

Curé de Sainte-Radegonde-d'Aiguillon.

Licencié en théologie, historien et panégyriste, M. l'abbé Alis est membre de la Société des sciences, lettres et arts d'Agen, de la Société de l'Histoire de France, du Conseil héraldique de France, et lauréat de l'Académie de Bordeaux.

M. l'abbé Alis a déjà publié : Panégyrique de saint Vincent de Paul, in-8° de 23 pages ; Panégyrique de sainte Jeanne de Valois, in-8° de 29 pages ; et trois importants ouvrages (dont le dernier est sous presse) : Notice sur le château, les anciens seigneurs et la paroisse de Mauvezin, in 8°, X, 679 pages, illustré, 1887. - Histoire de la ville et de la baronnie de Sainte-Bazeille, depuis l'époque gallo-romaine jusqu'à nos jours, in-8°, 1892. - Sous presse : Histoire de la ville d'Aiguillon et de ses environs, depuis l'époque Gallo-Romaine jusqu'à nos jours, avec plans et dessins, in-8° de 500 pages, 1894.

 

Allais (Guillaume), né à Castelmoron-d'Albret, le 24 mars 1853.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris. Docteur en chirurgie de la Faculté de Montpellier. Licencié en droit.

M. le docteur Allais a exercé la médecine à Bordeaux de 1881 à 1892 et l'exerce actuellement à Mesterrieux (Gironde), où il habite le château de Boutillon.

 

Allary (Antoine), né à Montpezat, le 20 août 1837. Docteur en droit.

Juge au Tribunal civil de Montbrison.

 

Almon (l'abbé Abel-Marie-Joseph), né à Villeneuve-sur-Lot, le 22 juin 1848.

Chanoine honoraire.

Supérieur du Petit-Séminaire de Villeneuve-sur-Lot.

 

Aloy (Antoine), né à la Sauvetat-du-Drot, le 30 mars 1836.

Ancien maire de Sauvetat,

Juge de paix du canton de Lauzun.

M. Aloy est l'auteur d'une intéressante monographie sur la Sauvetat de Caumont.

 

Amblard (Louis), né en 1830.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1859, exerce à Agen

Médecin de l'hôpital, membre et vice-président du Conseil départemental d'hygiène, etc.

 

Amblard (Joseph), né à Agen, en 1828.

Issu d'une vieille famille d'Agen, M. Amblard continue les traditions de dévouement et de charité qui ont toujours été l'apanage des siens. Élu conseiller municipal d'Agen sous l'Empire, il a été depuis 1870 pendant de longues années maire conservateur de la commune de Nicole.

 

Amblard (Paul), fils du précédent, né à Agen, le 14 mai 1855.

Licencié en droit.

Deux fois il a été élu conseiller d'arrondissement conservateur du canton de Francescas.

Membre assidu des réunions agricoles, M. Paul Amblard ne reste étranger à aucun problème qui intéresse l'agriculture, aussi jouit-il dans l'Agenais d'une popularité de très bon aloi.

Trésorier du comice agricole d'Agen et du groupe départemental des Agriculteurs de France.

De son mariage avec Mlle Labat, fille du conseiller à la Cour (voir ce nom), il a un fils, Jacques, né à Agen, et deux filles.

 

Andreau, né le 5 octobre 1861. Receveur de l'Enregistrement à Cancon.

 

Andrieu (Guillaume, dit Jules), né à Agen, le 29 novembre 1839.

Bibliographe, historien et érudit, conducteur des Ponts et Chaussées, membre de la Société des Gens de lettres, secrétaire perpétuel de la Société des sciences, lettres et arts d'Agen, officier d'académie, etc.

Il a publié : Jasmin et son œuvre, 1881, in-8°. - Origine agenaise des concours agricoles, 1883, gr. in-8°. - La Censure et la Police des livres en France sous l'ancien régime, 1884, gr. in-8°. - Un Châtiment singulier, 1885. gr. in-8°. - Un Amour d'Henri IV : Capchicot, légende et histoire, 1885, gr. in-8°. - Les Oubliés : Deux Agenais du XVIIIe siècle, 1885, gr. in-8° - Quelques Soldats agenais du XVIIe au XIXe siècle, 1886, gr. in-8°. - Le Poète romantique Justin Maurice, 1890. in-8°. - Histoire de l'Imprimerie en Agenais depuis l'origine jusqu'à nos jours, 1886. gr. in-8°. - Théophile de Viau : Étude biobibliographique, avec une pièce inédite du poète et un tableau généalogique, 1887, gr. in-8°. - Bibliographie générale de l'Agenais et des parties du Condomois et du Bazadais incorporées dans le département de Lot-et-Garonne, 1886-1891, 3 vol. gr. in-8°. - Une Province à travers les siècles ; Histoire de l'Agenais, 1893, 2 vol. gr. in-8°.

L'avant-dernier de ces ouvrages a été couronné par l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux.

M. Andrieu, qui est également l'auteur de diverses plaquettes, collabore activement, sous son nom ou sous différents pseudonymes à plusieurs revues locales. Il a donné notamment à la Revue de l'Agenais, au Sud-Ouest, journal littéraire dont il fut rédacteur en chef, pendant les années 1887-1888, à l'Écho de Gascogne, etc., de nombreuses études et chroniques littéraires ou historiques fort remarquées.

M. Andrieu vient de publier tout récemment : La Révolte des Croquants de 1637. - Madaillan (de La Sauvetat) et les ducs d'Épernon, 1894, gr. in-8°.

 

Andrieu (Albert), né en 1841.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1866, exerce à Agen.

 

Antin (Émile d'), né en 1855.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, en 1882. M. d'Antin exerce à Laplume.

 

Arago (Emmanuel), né à Paris, le 8 août 1812.

Il est le fils aîné du célèbre astronome. Avocat, il plaida de préférence pour les accusés politiques : Hubert, Martin Bernard et Barbès. Elu, en 1848, député des Pyrénées-Orientales, comme républicain, il fut bientôt nommé ambassadeur à Berlin, poste dans lequel il se signala par la défense des Polonais. Démissionnaire au lendemain de l'élection du prince Louis-Napoléon à la présidence, il resta éloigné des affaires pendant la durée de l'Empire jusqu'en 1869, époque à laquelle il fut nommé député de la Seine. Membre du gouvernement de la Défense nationale, ministre de la Justice. M. E. Arago fut élu en 1871, représentant des Pyrénées-Orientales à l'Assemblée nationale et le 30 janvier 1876, sénateur de ce département par 159 voix, le premier sur deux. Il a été réélu en 1882, et en 1891. M. E. Arago est ambassadeur de France à Berne depuis le 11 juin 1880. Il possède, dans le département de Lot-et-Garonne, le château d'Arago, près Tonneins.

 

Arago (Pierre-Jean-François), né le 10 janvier 1862. Fils du précédent, licencié en droit.

Secrétaire d'ambassade à Berne.

 

Arcambal (Pierre-Charles-Émile d'), né à Tulle (Corrèze), le 26 octobre 1831.

Conseiller à la Cour d'appel d'Agen.

 

Ardilouze (Antoine), né au Puch, le 24 février 1834. Chef d'escadron d'artillerie en retraite, à Hyères. Officier de la Légion d'honneur.

 

Ardilouze (Ulysse-Jean), né à Monheurt, le 28 juin 1847.

Médecin de la marine de 1868 à 1873.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, exerce la médecine à Château-Landon (Seine-et- Marne).

 

Armand (Laurent), né à Saint-Hilaire, le 26 juillet 1830.

Ancien chef de division à la préfecture de Lot-et- Garonne.

Secrétaire général du Tarn (2e classe personnelle). Chevalier de la Légion d'honneur, officier de l'Instruction publique.

 

Armand-Béchade (Albert), né à Miramont, le 28 mai 1837.

Il fit ses études, à Paris, au collège Sainte-Barbe.

Conseiller d'arrondissement du canton de Lauzun, pendant vingt-deux ans, jusqu'à sa mort, qui eut lieu le 26 mai 1889.

Maire de Miramont, il s'occupa, avec zèle et intelligence, des intérêts de sa ville natale.

En janvier 1870, pendant la guerre, il s'offrit spontanément pour aller porter aux soldats de Lot-et-Garonne, des vêtements, du linge, pour les blessés et malgré la neige et les difficultés de la route il arriva au camp du général Chanzy au Mans et parcourut les campagnes pour chercher les soldats et leur distribuer ce qu'il apportait. Armand-Béchade était un noble cœur, généreux, affable, serviable pour tous. Il était le digne fils du docteur Armand‑Béchade, une illustration médicale du midi de la France après avoir fait de brillantes études à Paris, passé ses six examens en six semaines avec la note : très satisfait à chaque examen ; docteur à 21 ans, il vint exercer dans sa ville natale malgré les pressantes sollicitations de ses maîtres qui voulaient le garder à Paris.

L'aménité de son caractère égalait son savoir. Il fut plusieurs fois, pendant des épidémies, désigné par les préfets de la Gironde et de Lot-et-Garonne pour apporter remède aux fléaux.

Maire de Miramont pendant 20 ans, il créa sa ville natale en la dotant de rues, de place, d'une belle halle, d'un couvent et de promenades autour de la ville.

 

Arnaud (Jean-Laurent), né à Saint-Barthélemy, le, 30 septembre 1865.

Avocat près le Tribunal de 1ère instance de Marmande, membre du Conseil de l'Ordre, juge suppléant.

 

Arthaud (Jean-Henri-Gabriel), né à Clairac, le 13 novembre 1858.

Docteur en médecine à Paris.

 

Arusmont (Pierre-Paul-Ernest Phiquepal d'), né à Agen, le 15 octobre 1823.

Directeur de l'Enregistrement et des Domaines, en retraite à Bajamont, par Agen.

 

Aspesberro. Professeur de mathématiques, physiques et naturelles au Lycée d'Agen.

Officier d'Académie.

 

Astié (Jean-Frédéric), né à Nérac, le 21 septembre 1822.

Professeur de philosophie à Lausanne, ancien pas­teur protestant à New York.

Il a publié :

Réalité, franchise et courage ; aux jeunes s'il en reste. in-8°. - M. Schérer, ses disciples et ses adversaires. - Le Réveil religieux des Etats-Unis. - Esprit d'Alexandre Vinet. - Les Deux Théologies nouvelles dans le sein du protestantisme français. - Explication de l'évangile selon saint Jean, 3 vol. in-8°. - Histoire de la République des Etats-Unis, 2 vol. in-8°. - Théologie allemande contemporaine. - Mélanges de théologie et de philosophie. - Le Vinet de la légende et celui de l'histoire.

M. Astié est mort à Lausanne, en mai 1894.

 

Astresse (Philippe), né à Agen, le 4 août 1859. Avocat.

Licencié en droit de la Faculté de Paris.

 

Auché (Bernard), né à Montastruc, le 13 juin 1861.

Ancien élève du Lycée d'Agen, bachelier ès-lettres et ès-sciences, entreprend les études médicales et conquiert successivement les titres d'interne des hôpitaux (1883), de docteur en médecine (1887), de chef de clinique médicale de la Faculté de Bordeaux, de médecin des hôpitaux (1889), de professeur agrégé (1892). Lauréat de la Faculté et des hôpitaux, il publia plusieurs travaux dont les plus importants sont :

Un cas d'ataxie locomotrice progressive avec arthropathies de la colonne vertébrale ; Notes sur l'érythromélalyie ; Notes sur l'intoxication aiguë par usage externe du tabac ; De la chorée hystérique arythmique ; Étude sur l'épithélioma des os (thèse de doctorat) ; De la généralisation pleurale des tumeurs épithéliales de l'ovaire (1887) ; De la tuberculose cutanée primitive par inoculation directe (1891) ; Des névrites périphériques chez les cancéreux (1890) ; Des altérations des nerfs périphériques chez les diabétiques (1890) ; De la chute spontanée des ongles chez les diabétiques (1891) ; Recherches sur la broncho-pneumonie dans la diphtérie (1891) ; Étude sur les complications des amygdalites aiguës (1892) ; Dyspepsie par hypersécrétion gastrique à forme intermittente (1893) ; Action du mercure métallique et des vapeurs mercurielles sur quelques variétés de microbes pathogènes (1893) ; Des complications péritonéales de la variole (1893) ; Passage des microbes à travers le placenta des femmes enceintes atteintes de variole (1893) ; Essai de sérothérapie dans la variole (1893) ; Étude des broncho-pneumonies varioliques (1894).

 

Augarde (l'abbé Joseph), né à Agen, le 15 mars 1814.

Vicaire général du diocèse d'Agen, chanoine honoraire.

Ancien supérieur du Petit Séminaire.

 

Augarde (Pierre-Samuel-Achille), né à Agen, le 8 avril 1839.

Docteur en médecine de la Faculté de Strasbourg. Médecin-major de 1ère classe à l'hôpital militaire de Vincennes.

M. le docteur Augarde a fait les campagnes d'Afrique de 1864 à 1869 ; la campagne de France, comme aide-major, au 7e cuirassiers ; il a assisté à toutes les batailles sous Metz avec son régiment (division de Fortou). Rentré en France après la capitulation de Metz, il fut affecté au 58e de marche (1ère division du 21e corps), et en partagea les fatigues et les dangers depuis les combats de la forêt de Marchenoir jusqu'à la dernière lutte contre les Prussiens à Sillé-le-Guillaume ; il prit part avec son régiment, devenu le 58e de ligne, aux affaires contre la Commune de Paris.

Chevalier de la Légion d'honneur du 2 septembre 1871 ; officier de la Légion d'honneur du 30 décembre 1892.

 

Aurenque (Aimé-Jean-Baptiste), né à Laspeyres, en 1847.

Architecte à Paris, membre de la Société des Artistes français. Médaillé du Salon (1883).

Officier d'Académie.

Austruy (Jean-Émile), né à Sauveterre-de-Fumel, le 1er mai 1839.

Ingénieur civil des mines.

Directeur des forges de Cuzorn.

Termina ses études à Paris en 1864 ; s'occupa tout d'abord d'exploiter les minerais de fer des environs de Cuzorn, dont il a expédié, en 20 ans, plus de 400 mille tonnes aux fourneaux de l'Aveyron, des Landes et de l'Allier ; installa à Cuzorn, en 1864, pour enrichir ces minerais, en les débarrassant de 30 % de matières stériles, un puissant lavoir de bourreur de son invention, qui obtint une récompense à l'Exposition universelle de Paris en 1867 ; créa en 1880 la Société minière du Sud-Ouest pour développer dans la région les exploitations minières et élaborer leurs produits. Obtint de l'État ; cette même année, la concession de la mine de fer de Sals (Lot). Commença, en 1881, des recherches d'ocres et de terres à décors, et en fabriqua dès 1884. S'est attaché, depuis, à développer à Cuzorn cette industrie toute nouvelle peur le sud-ouest de la France, mettant à profit les avantages donnés par la découverte d'un immense gite d'ocre d'excellente qualité et très facilement exploitable, et par le voisinage du port de Bordeaux qui permet d'exporter à bas prix ces produits, qu'on trouve à vendre dans toutes les parties du monde.

Membre de la Chambre de commerce d'Agen.

 

Austruy (François-Théophile), né à Saint-Front, le 17 octobre 1854.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1878, exerce à Fumel.

 

Aymard (Antoine-Osmin), né à Lacépède, le 19 septembre 1832.

Docteur en droit de la Faculté de Toulouse. Ancien magistrat.

 

Aymard (Gaston), né à Bourran, le 31 décembre 1858.

Fils du précédent.

A fait ses études de droit à Toulouse. Avocat à la Cour d'appel d'Agen (1882).

 

Azémard (Jean-Charles), né à Villeneuve-sur-Lot en 1823.

Avocat au Tribunal de Villeneuve-sur-Lot, ancien bâtonnier, ancien magistrat.

M. Azémard a publié :

Études sur les méditations morales de M. Sorbier. - Des mandats impératifs du père Mathieu.

Babot (Léonard), né à Saint-Barthélemy, le 2 juillet 1854.

Docteur en médecine, médecin de 1ère classe de la marine, à Cherbourg.

 

Bacarisse (Jean-Léon), né à St Pierre-de-Nogaret, le 8 avril 1846.

Docteur en médecine à Saint-Porchaire (Charente- Inférieure).

 

Bachan (Jean-Jacques), né à Clairac, le 29 mai 1848.

Avocat, ancien juge de paix en Algérie ; il est l'auteur d'un Code pratique des juges de paix de la Kabylie et d'un Code manuel de la compétence étendue des juges de paix de l'Algérie.

 

Baches (Joseph), né en 1857.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1881, exerce à Sos.

 

Bacqué (Sylvain), né à Tournay (Hautes-Pyrénées), le 22 décembre 1850.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1877, exerce à Damazan.

 

Badets, né le 24 novembre 1865.

Receveur de l'Enregistrement à Tournon d'Agenais.

 

Balmary (Louis-Joseph-François), né à Agen, le 13 novembre 1850.

Docteur en droit. Procureur de la République près le Tribunal de première instance du Puy.

 

Baradat (Jean-Antoine-François-Julien-Ernest), né à Dunes (T.-et-G.) le 26 septembre 1839.

Procureur général près la Cour d'appel d'Agen. Officier de la Légion d'honneur.

 

Baradat de Lacaze (Charles), né à Agen, en octobre 1831.

Titré de marquis.

Propriétaire du château de Rozès près Astaffort.

Membre de la Société de l'Histoire de France, de l'Académie des lettres, sciences et arts d'Agen, des Sociétés historiques de la Gironde et de la Gascogne. M. Baradat de Lacaze a publié :

Astaffort en Agenais, notice historique et coutumes, in-8°, 1885. - Les Chansons de Bertrand de Born, in-8° 1885. – Meilhan en Bazadais, coutumes inédites, in-4°, 1886. – Nérac, fondation, coutumes, privilèges et autres documents historiques, in-4, 1887. - Lou Rebenan de Gazaus, légende gasconne, in-8°, 1888. - Diverses poésies, entre autres l'idylle : Le Constance de Jeannette, in-16. 1888. – Les Messes d'un fantôme, in-16, 1892. - La Vicomté du Fezensaguet, capitale Mauvezin, ses vicomtes, sa composition, ses coutumes, in-4°, 1893. - En cours : Les Coutumes du Bruilhois.

Peintre à ses heures, auteur de quelques toiles appréciées.

Agriculteur, membre de la Société des agriculteurs de France, dont il est secrétaire général honoraire pour le groupe de Lot-et-Garonne.

 

Barbés (Étienne-Marc), né à Villeneuve-sur-Lot, le 4 septembre 1856.

Médecin-major aux hôpitaux militaires d'Oran.

 

Barciet de Labusquette (Émile), né à Lectoure, le 20 septembre 1836.

Premier président de la Cour d'appel de Chambéry. Chevalier de la Légion d'honneur.

Officier d'Académie.

Avocat à la Cour d'appel d'Agen, en 1857, avant d'entrer dans la magistrature, M. de Labusquette a tous les droits de figurer dans le Dictionnaire de Lot-et-Garonne. Grâce à des avancements successifs sur place. M. de Labusquette a fait presque toute sa carrière judiciaire à Agen même, comme juge au Tribunal d'abord, puis, comme conseiller et président de Chambre à la Cour de cette ville. Il n'a quitté Agen que pour aller occuper à Chambéry, le siège de premier président (décembre 1890).

Ajoutons qu'il est propriétaire à Réaup.

 

Barciet de Labusquette.

Fils du précédent.

Secrétaire d'ambassade à Pékin.

 

Bardot (S.), né à Monclar-d'Agenais, le 14 septembre 1863.

Gradué en droit.

Greffier du Tribunal de commerce de Nérac.

 

Barjou (Pierre), né à Hautefage, le 31 juillet 1835. Sous-ingénieur des Ponts et Chaussées à Marmande.

 

Barland. Avoué près le Tribunal civil de Villeneuve. Rapporteur de la Chambre des avoués de cet arrondissement.

 

Barolet (l'abbé de), né en 1839.

Aumônier des Dames Augustines et du collège Rollin, à Paris.

Chanoine honoraire d'Agen.

 

Baron (Louis, abbé), né à Vaugrineuse (Seine-et-Oise), le 5 août 1838.

Curé de Saint-Georges, à Paris.

Chanoine honoraire d'Agen.

 

Barrail (Prosper), né en 1840.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1885, exerce à Beauville.

 

Barragné (Hector).

Gradué en droit.

Défenseur agréé près le Tribunal de commerce d'Agen.

 

Barran (Charles), né à Valence-d'Agen, le 9 mars 1839.

Directeur départemental des Postes et Télégraphes à Agen.

 

Barret de Nazaris (F.), né à Sainte-Rose-Guadeloupe, le 3 juillet 1864.

Docteur en médecine à Agen.

L'origine de la famille dans l'Agenais remonte au chevalier Pierre Crepin de Barret de Nazaris, capitaine au régiment d'Aunis, émigré en Irlande et propriétaire de la seigneurie de Nazaris, située dans la paroisse de Noaillac, arrondissement de Villeneuve-sur-Lot, seigneurie qui fut vendue comme bien national.

Armes : De gueules au lion d'argent tenant une coquille du même, accompagnée d'un chef (Venelle d'argent chargé de trois coquilles de gueules et en pointe de trois burettes d'or.

Devise : Amo pacem, non odeo bellum.

« Extrait de l'ouvrage manuscrit de Madame la comtesse de Raymond, sur la descendance de la noblesse de la sénéchaussée d'Agenais depuis 1789. » (Archives municipales.)

M. F. Barret de Nazaris, bachelier ès-lettres et ès-sciences en 1884, inscrit la même année à la Faculté de médecine de Bordeaux, état interne des hôpitaux dès l'année 1887.

Le 6 août 1888 il épousait Mlle Marguerite de Gaulejac.

Le 20 mars 1889 il subissait avec succès le concours qui le faisait nommer premier interne à l'hôpital Saint-André de Bordeaux.

Au mois de novembre 1889, il était reçu premier au concours d'adjuvat d'anatomie.

Le laboratoire d'anatomie pathologique l'a compté comme préparateur en 1890.

La Faculté de médecine lui décernait après un heureux concours passé en l'année 1889-1890 le prix du Conseil général de la Gironde.

Il couronnait ses études le 6 février 1891 par une thèse qui obtenait la mention extrêmement bien, et qui, quelques mois après, valait à son auteur la médaille du prix Godard de thèse.

Le 27 juin 1891 il sortait premier du concours de chef de clinique chirurgicale de la Faculté de médecine.

La ville d'Agen le compte parmi ses praticiens depuis le mois d'octobre 1892.

Le 10 avril 1893, le docteur Barret de Nazaris inaugurait à Agen une maison de santé spécialement destinée à recevoir les malades atteints d'affections chirurgicales seulement, et susceptibles d'être opérées. Le nombre des malades opérés et l'importance de certaines opérations présagent un brillant avenir à cette heureuse fondation dont bénéficient souvent les moins fortunés.

D'intéressantes communications faites à la Société d'anatomie et de physiologie de Bordeaux ont valu au docteur de Nazaris le titre de membre correspondant de cette Société.

 

Barrière (Marie Joseph-Jean-Jules-Émile), né à Agen, le 6 juillet 1869.

Avocat.

Lauréat de la Faculté de droit de Paris.

 

Barrigue de Fontainieu (G. de), né à Marmande en 1863.

Membre de la Société des Auteurs et Compositeurs dramatiques.

Ancien élève diplômé de l'École des langues orientales vivantes, a traduit du tamoul « Le Livre de l'amour » de Tirouvallouva, publication qui l'a mis en relief parmi les Indianistes modernes.

Fervent adepte des doctrines Bouddhiques, il fit à Paris, en 1893, une série de conférences très suivies sur les Religions de l'Inde et notamment sur le Bouddhisme.

M. de Fontainieu a publié dans le journal, maintenant disparu, La Vie moderne, de nombreux articles de critique dramatique. En 1891, l'Éden-Théâtre a représenté de lui : Le Cœur de Sita, grand ballet pantomime conçu dans une forme toute nouvelle.

 

Barroy.

Avoué près le Tribunal civil d'Agen (1885). Rapporteur de la Chambre des avoués de cet arrondissement.

Agréé près le Tribunal de commerce de cette ville.

 

Barthalès (Alfred), né à Sos, le 4 novembre 1847. Publiciste.

M. Barthalès est l'auteur d'une monographie intitulée :

Les Sotiates, leur origine et leur histoire.

 

Bastard (baron de).

Propriétaire du château de Saint-Denis, par Layrac. Membre de la Société des agriculteurs de France.

Bataille (Bertrand), né à Agen, le 26 septembre 1827.

Ancien chef du service du cadastre en Cochinchine.

 

Batut (Pierre), né à Castillonnès, le 26 mai 1838. Chef de bataillon d'infanterie en retraite. Lieutenant-colonel commandant le 70e régiment de l'armée territoriale.

Officier de la Légion d'honneur.

 

Batz-Trenquelléon (Charles de), né au Mas d'Agenais en 1835.

Rédacteur en chef du journal la Guienne, de Bordeaux. A publié : À la fenêtre, 1852. - Nouvelles, 1854, 2 vol. - Les voix perdues, poésies. Le paupérisme et les souffrances morales de la société, 1857. - Variations de l'esprit public, 1864. - Henri IV en Gascogne. 1885.

M. de Batz a fait représenter : Le Devoir, comédie en 2 actes, en vers ; Nos ennemis, comédie en 3 actes en prose ; le Béarnais, drame historique ; le Dahlia bleu, comédie en 3 actes ; la Fille de Washington, drame historique en 5 actes.

 

Batz-Trenquelléon (André de), fils du précédent, né à Bordeaux, en 1867.

Élève du Lycée de cette ville.

A débuté très jeune dans le journalisme par des nouvelles et des fantaisies publiées dans le Bordeaux-Journal, puis dans le Chat-Gris, feuille littéraire et satirique où il fut particulièrement distingué par Théodore de Banville. Venu à Paris, en 1888, il publia d'abord des articles de littérature et d'art à l'Observateur-Français, au Gaulois, mais presque aussitôt il entrait dans la presse d'opposition, collaborait (en qualité de correspondant parisien) à la Dépêche du Nord-Est, et, un peu plus tard, au Pilori, journal de satire politique. Rédacteur de l'Autorité, depuis 1890 M. André de Batz s'est fait remarquer aux côtés de M. Paul de Cassagnac par l'extrême vivacité de sa polémique. Aux élections législatives de 1893, il fut question d'opposer sa candidature à celle de M. Jumel, député opportuniste de la deuxième circonscription de Mont-de-Marsan.

M. André de Batz a été l'un des promoteurs et des membres fondateurs de l'Association syndicale de la Presse parlementaire.

 

Batz-Trenquelleon (Antoine-Marie-Fernand de), né à Agen le 29 mai 1846.

Ancien élève de Saint-Cyr.

Chef de bataillon de l'armée territoriale.

Blessé et fait prisonnier de guerre en 1870. Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Baudy (François-Raymond), né à Toulouse, le 10 février 1851.

Inspecteur de l'instruction primaire à Nérac. Officier d'Académie.

 

Baulme (le pasteur), né à Meauzac, le 27 septembre 1842.

President du Consistoire de Nérac.

 

Bazin (Raymond).

Propriétaire à Castelnaud-sur-Gupie.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Bazin (Émile), né à Saint-Sauveur du Meilhan, le 10 décembre 1868.

Directeur de l'École primaire supérieure d'Aiguillon.

 

Beaugrand.

Président de chambre honoraire à la Cour d'appel d'Agen.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Beaugrand (J.-B.-François-Léon), né à Aiguillon, le 1er août 1852.

Docteur en droit. Procureur de la République près le Tribunal civil de Montpellier.

 

Beaune (Guillaume-Marie-Joseph), né à Lévignac, le 7 février 1844.

Avocat, ancien magistrat, collaborateur de la Revue de l'Agenais,

M. Beaune a publié : Les Décrets du 29 mars 1880 et les Lois sur l’Enseignement, 1881, in-12.

 

Beauseigneur (François), né à Châtenois (Haut-Rhin), le 20 mai 1846.

Ancien professeur de sciences et d'allemand au collège communal de Mézin, actuellement professeur de classe élémentaire au Collège de Saintes (Charente-Inférieure).

Officier d'Académie.

 

Beaussein (Eugène), né à Agen, le 13 mars 1863. Rédacteur à la Dépêche, à Agen.

Ancien rédacteur en chef du Radical du Sud- Ouest.

Ancien conseiller municipal d'Agen.

 

Beauvallon (Bouïre de), né à Bordeaux, le 16 avril 1845.

Propriétaire du château de Berry, à Beaupuy.

 

Bécays de Lacaussade (Timothée-Albert de), né à Tarbes (Hautes-Pyrénées), le 24 février 1842. Propriétaire du château de Lacaussade.

Le grand-père de M. de Lacaussade était député de Lot-et-Garonne sous la Restauration.

Les armes de cette famille sont : d'azur au lion d'or, au chef cousu de gueules, chargé de trois poires d'argent.

 

Béchade (Abdon-Étienne), né à Duras, le 7 jan­vier 1836.

Ancien conseiller général de Lot-et-Garonne (1864-1870), ancien avocat à la Cour d'appel de Bordeaux, successivement de 1870 à 1887, sous-préfet de Marmande, de Pontivy, de Boulogne, préfet de la Nièvre et de Maine-et-Loire, trésorier-payeur général au Mans et à Melun. M. Béchade est depuis le 1er mai 1887 trésorier-payeur général à Nantes.

Il possède dans le département le domaine patrimonial de Lagrave, près Duras, où, grâce à une rigoureuse sélection des cépages les plus estimés du. Médoc et du Sauternes, greffés sur plants américains, on récolte des vins de choix offrant les caractères des vins de Médoc et de Sauternes.

Il y a une trentaine d'années, MM. de Lafitte de Lajoanenque d'Astaffort, ont tenté une expérience qui a pleinement réussi : avec le Pineau de la Bourgogne, la petite Syrah de l’Hermitage, le Cabernet-Sauvignon et le Merlot du Médoc, ils ont récolté sur leur domaine de Lajoanenque des vins qui, s'ils n'égalent pas les premiers crûs, peuvent être pris pour des vins de Bourgogne, de l'Hermitage et du Médoc de très bonne qualité.

Cela démontre que, avec un climat à peu près approprié, le choix des cépages exerce sur la qualité du vin une plus grande influence que la nature du terrain.

Les résultats obtenus à Lagrave semblent confirmer de nouveau cette opinion, très encourageante pour les départements limitrophes de la Gironde et jouissant du même climat, que, pour indiquer les types différents des vins, il serait plus exact de dire : vins de Pineau, vins de petite Syrha, vins de Cabernet-­Sauvignon, au lieu de vins de Bourgogne, vins de l'Hermitage, vins de Médoc.

 

Bélard (Charles), né à Dax (Landes), le 13 novembre 1844.

Notaire à Auriac (1880).

 

Belhomme (Marie-Jean-Gaston), né à Saint-Vite, le 8 octobre 1848.

Ingénieur civil à Libos.

Membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton de Fumel, délégué cantonal.

Officier d'Académie.

 

Bellard (Pierre), né à Casseneuil, le 23 janvier 1839.

Capitaine de cavalerie en retraite.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Belleaud (Louis).

Avocat et journaliste.

M. Louis Belleaud a représenté, de 1871 à 1886, le canton de Duras au Conseil général de Lot-et-Garonne.

Bellecombe (André-Ursule Casse de), né à Montpezat, le 1er mars 1822.

Fut l'élève de son père Jean-Antoine-Cyriaque, ancien officier de cavalerie et conseiller général du Lot-et-Garonne en 1815 et en 1830, mathématicien, savant et érudit, qui traduisit de l'italien les Animaux parlants de Casti.

Envoyé en 1833 au collège d'Agen où il eut pour professeur de rhétorique l'oratorien Laurent Genin, auteur de la Société chrétienne au quatrième siècle, le jeune Bellecombe termina ses classes au Lycée de Cahors, où il eut pour professeur de philosophie Émile Saisset, depuis membre de l'Institut.

Venu à Paris en 1841, à l'âge de 19 ans, et bien accueilli par MM. Michelet et Quinet, professeurs au collège de France, André de Bellecombe débuta dans la vie littéraire par des feuilletons donnés à quelques revues périodiques d'alors, la Publication des lettres de Voltaire à l'homme aux quarante écus, sous le pseudonyme d'Andréas Cassius, qui firent alors quelque sensation, un volume de poésies romantiques les Fantaisies (Paris, 1846, in-8°), Antonia Moralès, drame en 3 actes (1844, in-8°), et des pièces de vers de circonstance telle que Bordeaux et Armes et Blasons (1845).

L'un des fondateurs du Journal des Écoles, publié sous les auspices de Louis Blanc et de Ledru-Rollin, avec la collaboration de Villette, de Ferdinand Gambon et de quelques autres démocrates de l'époque, André de Bellecombe fit paraître vers la fin de la même année l'Agenais illustré, recueil de notices étendues et développées sur les hommes célèbres de la province (Agen, 1846, 1 vol. in-4°, avec 26 portraits.

Revenu en France peu de temps après la Révolution de 1848, André de Bellecombe qui avait assisté en Italie à toutes les scènes qui précédèrent la guerre austro-piémontaise et l'expédition de Gari­baldi, qu'il a reproduites dans le Courrier de la Gironde (août 1848), publia plusieurs brochures politiques sous le titre de La France républicaine (Agen, 1848-1849), avec cet exergue ou plutôt cette devise franche, loyale et indépendante : « Je n'appartiens à aucun parti, je suis français, je suis du parti de la France. »

Indépendant en effet de caractère et d'opinions, M. de Bellecombe qui s'était présenté isolément dans le département de Lot-et-Garonne aux élections de l'Assemblée Constituante, ne put réunir que 2.000 suffrages environ par suite de la candidature de listes adoptées dans toute la France. Se séparant bientôt après de ses anciens amis politiques, dont les idées subversives ne pouvaient convenir avec les siennes, il se rejeta franchement dans le parti royaliste ou légitimiste, qu’il considérait avec raison, à défaut du parti républicain, comme le seul drapeau loyal et honnête qui pût abriter les destinées futures de la France.

Membre et secrétaire du Comité légitimiste de Cahors, en 1849, M. de Bellecombe s'attacha à la rédaction de la Gazette de France sous M. de Lour­doueix, puis à celle de l'Union, sous M. Laurentie, y donna plusieurs articles sous son nom et sous l’anonyme, publia encore en 1871, une brochure intitulée La vie et la mort, où ses opinions personnelles se trouvaient franchement exprimées et adressa aux généraux de l'armée une épître caractéristique en vers qui fut très remarquée. Pendant plus de trente-cinq ans M. de Bellecombe demeura ainsi fidèle au parti qu'il avait adopté, jusqu'à la mort du comte de Chambord qui lui rendit toute son indépendance et qui le délivra de ses engagements.

Là se termine, si l'on peut l'appeler ainsi, sa vie militante et politique, mais sa vie littéraire, qu'il n'avait jamais abandonnée est autrement bien remplie et plus laborieuse

De 1849 à 1860, M. de Bellecombe fit paraître successivement les Mélanges littéraires, précédés du poème de Fulbert, où la vie est un songe (Cahors, 1849, in-12), le poème d'Elisa (1853, in-8°) et dix volumes de son Histoire universelle sur laquelle nous reviendrons plus bas.

De 1860 à 1886, M. de Bellecombe fut membre de nombreuses sociétés savantes, président de l'Institut historique de France, vice-président de la Société d'ethnographie, président fondateur avec MM Léon de Rosny, Jules Oppert et le marquis d'Hervey de Saint-Denis, de la Société américaine de France qu'il inaugura par un discours d'ouverture prononcé le 23 juillet 1868, membre des Sociétés asiatique et de géographie et membre actif, secrétaire et questeur de la Société des Gens de lettres, dont il présida plusieurs fois le Comité.

A ces titres divers M. André de Bellecombe se trouva en rapport avec presque toutes les célébrités littéraires et scientifiques de l'époque et il fut le collègue ou l'ami d'About, de Victor Hugo, de Paul Féval, de Gonzalès, d'Henri Martin, de Jomard, de Pongerville, du baron Taylor, de Garcin de Tassy, de Reinaud, de Quatrefages et de bon nombre d'autres.

Ses travaux furent par, la suite très nombreux et très multipliés.

Comme membre de l'Institut historique de France, M. de Bellecombe est l'auteur de plusieurs mémoires importants, insérés dans le journal l'Investigateur, parmi lesquels on doit signaler : L'institution des communes en Italie, en France et en Europe (deux partie). Le Mexique et ses sacrifices. L'appréciation de l'histoire et les historiens chez tous les peuples en général et chez les Chinois en particulier. Les Croisades. L'histoire ancienne de l'Amérique centrale en cinq parties. La légende véritable de l'homme au masque de fer. L'histoire de Farideddin ser schah, sultan de Delhi. La belle Kourret ou l’Haïn réformatrice persane. Platon et les Abeilles, fable, etc. (1864-1870).

Comme membre de la Société d'ethnographie, M. de Bellecombe composa un remarquable travail sur les Fleuves de l'Oyapok et de l’Amazone et publia la brochure connue sous le nom de Polygénisme et monogénisme, thèse en faveur de la pluralité des races, précédée de deux lettres de M. de Quatrefages qui était partisan de l'unité de l'espèce humaine (1846, in-8°). - Nommé en 1867, membre de la Commission scientifique internationale de l'Exposition universelle de 1867, avec MM. de Quatrefages et Texier, membres de l'Institut, Léon de Rosny, Lartet et Prunerbey, M. de Bellecombe fut chargé à ce titre de rédiger un rapport sur l'industrie dans ses affinités ethnographiques avec les aptitudes et l'organisation sociale des nations, rapport qui fut récompensé par la distribution de trois médailles commémoratives.

Comme membre du Comité de la Société des Gens de lettres pendant près de dix ans, M. de Bellecombe a donné plusieurs nouvelles dans les volumes du Comité : l'Oncle Armand de Philadelphie. Une Confession générale. Un Verre d'eau sucrée. Un Duel séculaire et deux nouvelles historiques. Le Chevalier de Lauzerenque et le Baron Guy de Montpezat.

Une pièce de vers, adressée à M. de Lesseps, a été imprimée dans le Recueil de la Société de géographie (juillet 1870) et d'autres mémoires dans la Revue américaine et les Revues bibliographiques et de numismatique.

Membre actif du Congrès général des sciences géographiques tenu en 1875, M. de Bellecombe fut également membre actif du Congrès général des Gens de lettres tenu en 1878, sous la présidence de Victor Hugo, à Paris, et du Congrès général des américanistes, tenu à Bruxelles en octobre 1879, en présence du roi des Belges, devant lequel il fut appelé à donner lecture d'un mémoire intéressant sur l'histoire des temps primitifs du Mexique.

Il fut enfin le collaborateur zélé de la Biographie générale Didot, dirigée par M. Hœffer, du Grand Dictionnaire universel de Larousse, et d'autres publications périodiques.

Mais l'ouvrage capital et le plus important de M. de Bellecombe, est une Histoire universelle, divisée conformément à un plan soumis en 1850, au ministre de l'Instruction publique, en trois parties ou sections indépendantes et séparées l'une de l'autre.

La première partie, chronologie universelle, dont quatre volumes in-4° comprenant toute l'histoire ancienne jusqu'à la fin du premier siècle de l'ère chrétienne, ont été publiés par la maison Furne (1850-1854), est entièrement achevée jusqu'à nos jours et ne comprend pas moins de quarante-deux volumes grand in-8°.

La seconde partie, histoire générale et universelle, renferme quarante-quatre volumes grand in-8° entièrement achevés par l'auteur, commençant aux temps primordiaux du monde et s'arrêtant à Sedan. La maison Fume a édité dix-huit volumes de cet important ouvrage (1855 à 1881), comprenant l'histoire de tous les peuples depuis les temps les plus reculés jusqu'au règne de Charles V. La publication de cet ouvrage a été retardée par des circonstances majeures indépendantes de la volonté de M. de Bellecombe, mais sera continuée.

La troisième partie, histoire littéraire, scientifique et artistique, dont aucun volume n'a encore paru, est achevée jusqu'à la Révolution de 1789 et comprend dix-huit volumes grand in-8°.

L'auteur a composé enfin une quatrième partie, la chronologie scientifique, littéraire et artistique, achevée jusqu'à nos jours et comprenant 15 volumes grand in-8°.

Indépendamment de ces ouvrages hors ligne et sans précédent qui assignent à l'auteur une place éminente parmi les historiens et les érudits contemporains, et sans conteste la première place parmi les écrivains du département de Lot-et-Garonne, M. de Bellecombe a encore composé plusieurs autres volumes manuscrits. A savoir :

1. Une Histoire complète des seigneurs et de la baronnie de Montpezat en Agenais, avec pièces authentiques à l'appui, en un volume grand in 8° d'environ 600 pages.

2° Des Essais historiques et chronologiques sur l'Agenais, en trois volumes in-8°.

2° Des Éphémérides historiques et nécrologiques des personnages illustres de tous les temps et de toutes les époques, pour chaque jour de l'année, en deux volumes grand in-8°.

4° Des Curiosités littéraires, en un volume in-8°.

5° Des Mélanges littéraires, en prose et en vers, en quatre volumes in-8°.

M. de Bellecombe, grand amateur de portraits, a rassemblé enfin une collection générale historique, chronologique et universelle de près de 50.000 portraits français et étrangers, gravés, lithographiés, photographiés ou dessinés par lui, d'après les originaux, recueillis dans ses nombreux voyages en France, en Angleterre, en Belgique, en Hollande, en Allemagne, en Suisse, en Italie et en Espagne, formant soixante volumes grand in-folio accompagnés de tables explicatives chronologiques et historiques rédigées par l'auteur et précédées d'une introduction sur les portraits rares, curieux et recherchés par les amateurs d'estampes, en quatorze volumes grand in-folio.

Ceux qui connaissent M. de Bellecombe, pensent qu'il donnera sa collection de portraits et ses nombreux manuscrits, â la bibliothèque d'Agen ou à celle de Bordeaux, M. de Bellecombe étant membre de l'Académie de cette dernière ville.

Comme on le voit d'après cet aperçu biographique, la carrière littéraire de M. André de Bellecombe, qui est l'auteur de plus de 160 volumes imprimés ou manuscrits dont la nomenclature, à peu près complète, existe dans une notice publiée sur ses travaux en mars 1878, a été utilement et laborieusement remplie.

Ajoutons aussi que M. de Bellecombe est l'un des caractères les plus honorables de notre époque, par son abnégation personnelle et son complet désintéressement, des honneurs et des dignités, convoitées avec tant d'acharnement par tant de personnalités égoïstes et ambitieuses.

 

Bellegarrigue (Joseph-Gabriel), né à Astaffort, le 13 octobre 18.27.

Général de brigade en retraite, à Astaffort. Commandeur de la Légion d'honneur.

 

Belle (Joseph), né en 1850.

Docteur-médecin à Sainte-Bazeille, fut reçu docteur par la Faculté de médecine de Montpellier, en 1876.

 

Belly (Antoine), né à Aiguillon, le 4 janvier 1854. Lieutenant de cavalerie.

 

Benech (Lucien), né à Fumel, le 20 mars 1847. Médecin major de 1ère classe détaché à la direction du Service de santé au Ministère de la Guerre. Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Benquet (Bernard-Valmy), né à Buzet, le 12 août 1839.

Viticulteur, a publié : La vigne est un grand arbre. Sa vraie culture est basée sur la chimie, la physique et la botanique.

 

Bentzmann (Théobald de), né à Sainte-Bazeille. Membre de la Société des agriculteurs de France. Propriétaire du château de la Lanne, par Sainte‑Bazeille.

 

Bentzmann (Ch. de).

Propriétaire au château de Boyaguet, par Miramont.

 

Béray (Albéric-Jean-Daniel de), né à Périgueux (Dordogne), le 23 novembre 1847.

Notaire à Monflanquin (1892).

Ancien receveur de l'Enregistrement.

 

Berbinan (Guillaume-Hippolyte), né à Duras, le 20 mars 1838.

Entré à l'École navale le 1er octobre 1854 ; en est sorti le 18 avril 1855, avec la première moitié de sa promotion, pour être envoyé en Crimée comme aspirant de deuxième classe. Embarqué sur le vaisseau amiral le Montebello, il assista à la prise de Sébastopol et à l'expédition de Kimburn. Servit ensuite sur plusieurs vaisseaux de l'Escadre d'évolutions.

Nommé enseigne de vaisseau le 1er mai 1859, prit part à la guerre d'Italie sur le Cacique, fit plus tard, à bord du Phénix, une campagne de dix-huit mois sur la côte d'Algérie ; puis fut, sur sa demande, envoyé au Mexique en qualité de second de la canonnière la Tempête, avec laquelle il prit part à plusieurs expéditions de guerre dans les rivières d'Alvarado et de Gouzacoalcos. Fut détaché à terre lors de l'évacuation de Tampico et commanda en second la plage de rembarquement. De retour à bord de la Tempête, en l'absence du commandant en service auprès de l'amiral, mouilla le bâtiment près de terre de façon à prendre en enfilade une batterie mexicaine qui avait ouvert le feu sur la canonnière la Lance échouée dans la passe et qu'on évacuait. Le feu de la batterie mexicaine fut éteint par les canons de la Tempête. Pour ce fait d'armes fut fait chevalier de la Légion d'honneur le 13 août 1864, le jour même de sa promotion au grade de lieutenant de vaisseau. Revint malade de sa campagne au Mexique passée en grande partie dans les Terres chaudes, où comme tout l'équipage il avait été atteint par des fièvres paludéennes bilieuses très grandes.

Comme lieutenant de vaisseau fut, à Rochefort, secrétaire du major général, puis du major de la flotte et embarqua sur divers bâtiments. En 1869, fut envoyé à l'École des torpilles, à Boyardville (Ile d'Oléron), peu de temps après sa fondation. Il y proposa un système de torpille à immersion constante de son invention. En sortant de cette école fut embarqué sur le Louis XIV, vaisseau-école des canonniers à Toulon. C'est là qu'il se trouvait lorsque la guerre de 1870 éclata. Aussitôt après les premiers revers l'équipage fut organisé en huit compagnies de canonniers qu'on envoya immédiatement à Paris pour la défense des forts. Sa compagnie fut placée au fort de Rosny. Là il fut chargé d'organiser un bastion, de la lumière électrique et de préparer les munitions. Pour ce dernier service, il a eu pendant longtemps sous ses ordres plus de cent canonniers brevetés, travaillant du point du jour à la tombée de la nuit pour charger des gargousses et des obus. Aussi le fort fut-il assez approvisionné pour pouvoir fournir des munitions au plateau d'Avron. Le 20 novembre il reçut le commandement d'un détachement de 95 marins détaché au fort de Nogent, occupé par les troupes du Ministère de la Guerre, pour armer 4 canons de marine de 19 c. et 2 de 16 c. Ces pièces qui portaient à plus de 7.000 m. semblent avoir puissamment contribué à contenir l'ennemi pendant les combats de Villiers et de Champigny, le 30 novembre et le 2 décembre (La Marine au siège de Paris, par le vice-amiral La Roncière le Noury, p. 208).

Fut blessé au pied droit par un éclat d'obus le 29 décembre. « Le fort de Nogent reçut ce jour-là de 70 à 80 obus à l'heure » (Même ouvrage, p. 273). Reçut la croix d'officier de la Légion d'honneur le 5 janvier 1871. Fut soigné dans le fort, resta au lit pendant quinze jours et boita pendant près de deux mois.

Quitta Paris le 9 mars avec les marins dirigés sur Rochefort dont il avait le commandement.

Fut embarqué le 1er juin, comme second, sur la frégate la Pandore à bord de laquelle furent garda pendant six mois 540 prisonniers de la Commune.

Du 4 septembre 1874 au 9 octobre 1877 a fait une campagne dans l'Océan pacifique en qualité de second de l'aviso le Dayot. Sur ce bâtiment, le 9 décembre 1875, en l'absence du commandant qui était à Arequipa, réclama et obtint du gouverneur d'lslay une lettre d'excuse pour la violation de territoire qu'avait commise un officier péruvien qui était monté à bord accompagné de quatre soldats armés pour y chercher le conspirateur Pierola.

Du 11 juin 1878 au 4 août 1879 a fait un voyage autour du monde sur le vaisseau à voiles la Loire, qui s'est trouvé en Nouvelle-Calédonie au moment de l'insurrection canaque.

Capitaine de frégate le 31 mai 1881. En cette qualité a commandé, à Brest, pendant deux ans, la défense fixe, puis pendant le même temps la défense mobile. Dans ces deux postes, il a dirigé des expériences très délicates d'explosion de torpilles qui ont pleinement réussi.

Fatigué et se ressentant encore des fièvres qu'il avait eues au Mexique, il a demandé sa retraite qui lui a été accordée le 29 novembre 1885. Il est toujours sur sa demande, capitaine de frégate de réserve.

Esprit libéral, a soutenu, depuis qu'il a quitté le service, les idées républicaines. Conseiller municipal de Duras et délégué cantonal, il a accepté d'être candidat républicain au Conseil général dans le canton de Duras en 1888, quoique la majorité fût alors pour le parti bonapartiste ; n'a pas été élu. Depuis, la majorité s'est déplacée.

                                                                                                             

Béret (Pierre-Léon), né à Lauzun, le 14 septembre 1848.

Capitaine commandant au 8e cuirassiers.

 

Bergonié (Jean-Alban), né à Casseneuil, le 27 octobre 1857.

Licencié ès-sciences physiques et ès-sciences naturelles.

Docteur en médecine.

Agrégé des Facultés de médecine.

Professeur à la Faculté de médecine de Bordeaux. Chef du service électrothérapique des hôpitaux.

Les principaux travaux de M. Bergonié sont les suivants : Contributions à l'étude des phénomènes physiques du muscle (thèse de doctorat ayant obtenu le prix triennal Gintrac et la médaille d'or des thèses) - Phénomènes physiques de la phonation (thèse d'agrégation). - Leçons sur la chaleur et la thermodynamique animales, 2° éd., Féret édit. - Traité de physiologie humaine, in-8° de 1.200 pages, en collaboration avec MM. Jolyet et Viaud. - Physique des Physiologistes et de l'Étudiant en médecine, collection Leauté-Masson, édit. - Leçons sur l'électricité médicale, Féret, édit. - Traité d'électrothéra­pie, 700 p., O. Doin, édit. - Du traitement par l'électrolyse des déviations de la cloison du nez, Doin, édit. - Traitement électrique des fibromes, etc., Doin, édit.

M. Bergonié a publié un grand nombre d'autres mémoires sur la Physique et l'Électricité médicale. Il a fondé et dirige les Archives d'Électricité médicale, Doin, édit., mensuel, 48 p. in 8°, en sa deuxième année d'existence, premier volume 574 p., avec index bibliographique.

Officier d'Académie.

Secrétaire général du Congrès de Bordeaux de l'Association pour l'avancement des sciences, 1895.

 

Bergne (Jean-Louis), né à Cuzorn, le 2 mai 1856. Notaire à Layrac, du 16 août 1883.

Membre de la Chambre des notaires de l'arrondissement d'Agen.

 

Bergues (Raimond-Henri de), né à Monflanquin, le 21 décembre 1863.

Notaire à Monflanquin, 1890.

 

Bergues-Lagarde (Joseph-Jacques-Marie-Casimir­ de), né à Casteljaloux, en 1837.

Receveur principal des postes en retraite. Officier d'Académie.

M. de Bergues-Lagarde est l'auteur des ouvrages suivants :

Dictionnaire historique et biographique des hommes célèbres et de tous les illustres de la Corrèze, in-8°. - Les Landes, in-8. - Nobiliaire du Bas ­Limousin, in-8°. - Les Gaules. Histoire de France dans les temps les plus reculés, in-12.

 

Berguin (Jean), né en 1852.

Reçu docteur en médecine en 1881 par la Faculté de Paris, exerce son art à Castelmoron.

M. Berguin a été élu maire et est conseiller d'arrondissement.

 

Bérigaud (Paul-Clément-Maurice), né à Saint-Girons (Ariège), le 10 août 1846.

Juge d instruction au Tribunal civil d'Agen.

 

Bernard.

Professeur de mathématiques au Collège communal de Marmande.

Officier d'Académie.

 

Bernard de Lajartre (Simon-Aristide), né à Lyon, le 15 juillet 1834.

Président du Tribunal civil d’Agen.

 

Bernède, né en 1840.

Docteur de la Faculté de médecine de Paris, reçu en 1867, M. Bernède est venu se fixer à Agen.

 

Bernou (Jean), né à Sainte-Colombe de Laplume, le 23 septembre 1823.

Bibliothécaire de la ville d'Agen.

Membre de la Société des sciences, lettres et arts d'Agen.

Ancien conseiller municipal et adjoint au maire.

Un des principaux rédacteurs du Journal du Peuple, organe démocratique de Lot-et-Garonne.

A publie plusieurs brochures, une critique de La Terre, de Zola, et est l'auteur du livre La chasse aux Sorcières dans le Labourd, 1609, étude historique pleine de curieuses et intéressantes recherches.

 

Bertrin (Pierre), né en 1826.

Docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, 1856, exerce à Sainte-Bazeille.

 

Bertrand-Marsac (Gabriel), né à Tonneins, le 4 mai 1861.

Directeur de l'Écho de Marmande, où il a succédé en 1884, à son grand-père, M. Avel Duberort, qui avait fondé ce journal qui compte aujourd'hui 54 ans d'existence.

Depuis une huitaine d'années, publiciste à Paris, où il s'occupe plus spécialement et avec une autorité reconnue de politique étrangère. A accompli pour divers journaux de nombreux et longs voyages à l'étranger.

 

Bertrand (Oswald-Étienne-Pierre), né à Tonneins, le 5 avril 9864.

Frère du précédent, avec lequel il a fondé, en 1884, la Revue de France.

Journaliste, poète et romancier.

Il convient de citer de ce jeune écrivain, deux romans : Toute la vie et Péché d'autrui et une traduction des deux principales œuvres dramatiques d'Henri Ibsen.

Ancien correspondant de journaux français à Berlin, M. Pierre Bertrand traite, lui aussi, les questions de politique étrangère avec une haute compétence.

 

Bertrand (Louis), né à Tonneins en octobre 1869. Frère des précédents.

Licencié en droit et licencié ès-lettres.

Directeur de l'Écho de Marmande.

 

Bertrand, né le 5 juillet 1867.

Receveur de l'Enregistrement à Beauville.

 

Bertrin (l'abbé Antoine), né à La Réole, le 22 mars 1833.

Ancien professeur au Petit-Séminaire d'Agen. Curé de Saint-Jean-de-Thurac.

 

Bertrin (Jean-Ludovic), né à Sainte-Bazeille, le 30 septembre 1857.

Docteur en médecine.

 

Besques.

Professeur de sixième au Lycée d'Agen. Officier d'Académie.

 

Besse (Albéric), né en 1837.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1863. Ancien maire de Villeréal.

Conseiller d'arrondissement.

 

Besse (Pierre), à Villeréal, né le 23 novembre 1834. Fit de brillantes études au Lycée Napoléon et fut couronné au concours général de la Sorbonne. Avocat à la Cour d'appel d'Agen, M. Besse, qui était et qui est resté un des chefs du parti bonapartiste de Lot-et-Garonne, fut nommé, au 16 mai 1877, conseiller à la Cour d'appel d'Alger. Cette nomination fit grand bruit à l'époque. M. Besse fut révoqué six mois après. M. Besse a représenté jusqu'au 31 juillet 1892 le canton de Villeréal au Conseil général de Lot-et- Garonne.

 

Beyries (Pierre-Paul), né à Calonges, le 19 novembre 1851.

Avocat, juge suppléant au Tribunal civil de Marmande.

A étudié le droit à Paris avec les modestes ressources que pouvaient lui procurer des leçons de français et les fonctions de maitre répétiteur au collège Chaptal.

Se fit inscrire au barreau de Marmande et contribua par la propagande la plus active au succès du parti républicain clans le département de Lot-et-Garonne

Elu bâtonnier en 1891, il a été réélu en 1894 et occupe au barreau une situation importante.

 

Beyriès, né le 14 novembre 1862.

Receveur de l'Enregistrement à Laroque-Timbaut.

 

Bezombes (Louis-Joseph), né à Agen, le 14 novembre 1836.

Ancien magistrat.

Sous-préfet d'Alais (Gard).

 

Biau (Ernest), né en 1842.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1872, exerce à Cancon.

 

Bibal (Natali de), né en 1818.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1843, exerce à Agen.

 

Biensan (Joseph-François-Édouard-Vincent-Robert de), né au Mas d'Agenais, le 9 juin 1848.

Chef d'escadron de cavalerie, attaché à l'état-major du 18e corps.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Bigou (Jean-Alphonse), né à Villeneuve, le 5 décembre 1861.

Notaire à Villeneuve-sur-Lot (1890).

 

Biny (Léonce-Benoit), né à Agen, le 12 avril 1847.

Ancien élève de l'École polytechnique.

Chef de bataillon au 2e régiment du Génie. Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Billières.

Professeur de mathématiques physiques et naturelles au Lycée d'Agen.

 

Bissière (Fernand-Étienne), né à Villeréal, le 15 décembre 1852.

Notaire à Villeréal (1888).

Trésorier de la Chambre des notaires de l'arrondissement de Villeneuve-sur-Lot.

Suppléant de la justice de paix.

 

Bissière (Bertrand, dit Martin), né à Saint-Eutrope, le 21 juillet 1825.

Ancien instituteur.

Conseiller d'arrondissement.

 

Bitaubé (Marie-Paul-Alphonse), né à Port-Sainte-­Marie, le 7 mai 1851.

Membre du Conseil de préfecture de Lot-et- Garonne (1ère classe personnelle).

Officier d'Académie.

 

Bitaubé (Jean-Fernand), né à Nicole, le 14 septembre 1858.

Substitut du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Pau.

 

Bladé (Jean-François), né à Lectoure en 1827. Ancien magistrat, correspondant de l'institut, à Agen.

On doit à M. Bladé : Épigraphie antique de la Gascogne, in-8°. - Les exécutions des arrêts criminels d'Agen, depuis la création jusqu'à la suppression de leur emploi, in 8°. - Géographie juive, albigeoise et calviniste de la Gascogne, in-8°. - Poésies populaires en langue française, recueillies dans l'Armagnac et l'Agenais, avec musique, in-8°. - Poésies populaires de la Gascogne, 3 vol. in-16. - Proverbes et devinettes populaires, recueillies dans l'Armagnac et l'Agenais. Texte gascon et traduction française. – Étude sur l'origine des Basques, in-8. - Défense des études sur l'origine des Basques, in-8. - Dissertation sur les chants héroïques des Basques, in-8°. – Études géographiques sur la vallée d'Andorre. - Les Tolo­sates et les Bituriges Vivisci. - La Charte d'Alaon et ses neuf confirmations (1891). - Les Vascons espagnols depuis les dernières années du VIe siècle jusqu'à l'origine du royaume de Navarre. 1891. - Géographie historique de la Vasconie espagnole, 1891.

 

Bladé (Étienne), né à Lectoure, le 15 août 1858. Fils du précédent. Secrétaire d'ambassade. Professeur à l'École des Hautes Études commerciales.

M. Bladé fils a collaboré à la Revue de l'Agenais.

 

Blanchard (Martin-Jean-Gustave), né à Laperche, le 8 septembre 1842.

Juge au Tribunal civil de Villeneuve-sur-Lot.

 

Blavin (Fernand-Louis-Joseph-Arthur), né à Agen, le 30 mai 1857.

Substitut du procureur de la République près le Tribunal civil de Mende.

 

Blutel.

Inspecteur de l'Instruction primaire à Marmande.

Officier d'Académie.

 

Boé (Jean-Baptiste-Fulbert), né à Clermont-Dessous, le 2 avril 1852.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris.

Médecin ophtalmologiste, M. le docteur Boé exerce à Paris.

 

Boisse (Jean de).

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1884, exerce à Castillonnès.

 

Boisserie (Louis-Raymond), né à Cavarc, le 9 décembre 1852.

Licencié en droit, ancien maire, ancien magistrat. Vice-président du Conseil de Préfecture de Tarn-et-Garonne.

 

Boissié (Marc-Antoine), né à Laugnac, le 4 mai 1844.

Avocat stagiaire à Paris (1868).

Notaire à Montpezat (1880).

Président de la Chambre des notaires de l'arrondissement d'Agen.

Maire de Montpezat.

Représente au Conseil général le canton de Prayssas.

 

Boissié (Jean), né à Laugnac, le 8 mai 1846.

Frère du précédent.

Ancien élève de l'École polytechnique. M. Boissié est lieutenant-colonel, directeur de l'artillerie à Saigon.

 

Boisvert (Maurice), né à Marmande, le 25 octobre 1850.

Avocat, officier d'artillerie de réserve, ancien membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton de Seyches.

Maire de Beaupuy durant 13 ans.

M. Maurice Boisvert est le fils de l'ancien maire de Marmande.

Son père fut pendant 20 ans membre du Conseil général de Lot-et-Garonne.

Comme conseiller général il s'est occupé avec compétence des questions agricoles. Après s'être incliné en termes élevés devant la volonté de la nation, il a refusé, en 1892, de solliciter le renouvellement de son mandat.

 

Boisvert (François), né à Marmande en 1860. Docteur en médecine, lauréat de thèse de la Faculté de Paris (1888).

Ancien interne, lauréat quater des hôpitaux de Bordeaux.

Membre, lauréat en 1886, de la Société d'anatomie et de physiologie normale et pathologique de Bordeaux.

 

Bommartin.

Notaire à Soumensac (1876).

Suppléant de la justice de paix.

 

Bonal (Albert, comte de).

Propriétaire du château de Bonal.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Bonal (Jacques de).

Secrétaire de la rédaction de l'Écho de Gascogne, revue littéraire hebdomadaire paraissant à Agen.

 

Bonenfant, né le 14 octobre 1858.

Receveur de l'Enregistrement à Port-Sainte-Marie.

 

Bonmartin (Pierre), à Soumensac, le 13 mars 1842.

Poète.

M. Bonmartin a publié sous le pseudonyme de Caspliga, un volume de Poésies et l'Inondation.

 

Bonnard (Daniel).

Docteur en droit.

Membre de la Société des agriculteurs de France, à Marmande.           

 

Bonnard (Jean-Joseph-Achille), né à Puymiclan, le 26 mars 1852.

Avocat.

M. Bonnard est l'auteur d'une brochure intitulée :

La Monarchie en 1884.

 

Bonnecaze (Henri), né à Marciac, le 16 mars 1849. Licencié en droit de la Faculté de Toulouse, le 3 mai 1872.

Notaire à Castelmoron (6 octobre 1880).

 

Bonnefont (Gaston), né à Lacapelle-Biron, en 1851. Littérateur.

On doit à M. Bonnefont les ouvrages suivants : Au pays des Fakirs. - Aventures de six Français aux colonies. - Les Canaux. - Contes à ma fille. - Le cousin Jacques. - Deux petits touristes en Algérie. - Les deux roses blanches. Épisode de l'histoire d'Angleterre - Les Écoles professionnelles de la France. - Les exercices du corps. - Un garçon plein d'idées. - L'hygiène dans la famille. - Jacquard, histoire d'un ouvrier. - Les jeux et les récréations de la jeunesse. - Les luttes de la vie. - La machine à coudre. - Madame Compan. - Mon cousin Pierre, monologue en vers. - L'oncle Labrador. - L'Orgue de Barbarie. - Un Oublié : Théophraste Renaudot. - Paris-Express - Tours de physique et de chimie amusantes. - Voyages en zigzags de deux jeunes Français en France, etc., etc.

 

Bonnefoy-Sibour (Jacques-Marcel), né le 9 mai 1851.

Préfet de Lot-et-Garonne.

Chevalier de la Légion d'honneur.

Officier de l'Instruction publique.

M. Bonnefoy-Sibour est le fils de l'ancien sénateur du Gard et le frère du sénateur actuel du même département.

 

Bonnisseau (Justin-Michel-Octave), né à Villeneuve-sur-Lot, le 20 juin 1835.

Secrétaire du parquet de la Cour de cassation.

 

Bordas (Louis-Antoine), né le 23 février 1824. Licencié en droit.

Directeur honoraire de l'Enregistrement du département de Lot-et-Garonne.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Bordas (Maximin-Michel-Gaston), né à Coussac­Bonneval (Haute-Vienne), le 4 juillet 1862.

Notaire à Tournon d'Agenais (1892).

 

Bordes (Émile), né à Grézet-Cavagnan, le 19 novembre 1852.

Maire de Grézet-Cavagnan.

Conseiller d'arrondissement.

 

Bordes (Pierre-Benjamin), né à Pardaillan, le 2 janvier 1834.

Vétérinaire et médecin à Pardaillan.

Conseiller d'arrondissement.

 

Bort, né le 17 août 1858.

Receveur de l'Enregistrement à Monflanquin.

 

Bosc (Jean-Joseph-Camille), né à Villeneuve, le 13 juillet 1838.

Notaire à Villeneuve-sur-Lot (1864).

Rapporteur de la Chambre des notaires.

 

Bosseront d'Anglade (François-Antoine-René), né à Paris, le 19 septembre 1853.

Licencié en droit. Secrétaire d'ambassade.

Officier de l'armée territoriale.

Propriétaire du château d'Andiran, près Nérac.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Bothian (Jacques-Émile), né à Lectoure, le 8 novembre 1843.

Notaire à Agen (1884).

Ancien président de la Chambre de discipline des notaires de Villeneuve-sur-Lot.

Suppléant de la justice de paix du 4e canton d'Agen.

 

Boubila (Mlle). Professeur de langues vivantes au Collège de jeunes filles d'Agen.

 

Boucheron (Jean), né à Beauville, le 8 octobre 1829.

Ancien et premier directeur de l'École primaire supérieure de Castillonnès.

Membre du Conseil départemental de l'instruction publique.

Président de la Société de secours mutuels des instituteurs du département.

Chevalier de la Légion d'honneur.

Officier de l'Instruction publique.

 

Boucheron (Léon), né à Soumensac, le 28 septembre 1864.

Fils du précédent.

Directeur de l'École primaire supérieure de Castil­lonnès.

Représente au Conseil général le canton de Cas­tillonnès.

 

Boudard (Charles-Joseph-Maxime).

Professeur de physique au Collège de Villeneuve- sur-Lot.

Officier d'Académie.

 

Boudon (Jean, abbé), né à Bazens, en 1831.

Curé de Meylan.

M. l'abbé Boudon a publié :

Adam, à son origine roi et unique médiateur de tout l'univers planétaire. - Lettre à un catholique. Réponse à quelques questions touchant le Concile œcuménique du Vatican.

 

Boudret.

Professeur de sciences physiques, chimiques et naturelles au Lycée d'Agen.

 

Boué (Urbain), né à Lafitte, le 19 mars 1853.

Rédacteur à la Dépêche de Toulouse.

Ancien rédacteur en chef de la Constitution d’Agen et ancien directeur de l'Impartial du Sud-Ouest.

M. Boué consacre à la poésie les loisirs que lui laisse la politique de combat.

 

Bouet (Ferdinand), né à Layrac.

Professeur de septième au Lycée d'Agen.

Officier d'Académie.

 

Bouet (Élie).

Membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton de Francescas.

 

Bouet (Charles), né à Agen, le 5 juin 1852.

Ancien magistrat, propriétaire du château de La Gravade, par Layrac.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Boulin (Jean).

Propriétaire-cultivateur à Allemans.

Chevalier du Mérite agricole.

Lauréat de nombreux concours, M. Boulin est un éleveur et un viticulteur distingué.

 

Bounel (Odoard), né à Saint-Martin-de-Beauville, en 1850.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, en 1875.

M. Bounel exerce à Saint-Martin, où il est chargé du service médical de la protection du premier âge.

 

Bourdelles (Gaston), né à Agen, le 30 août 1824.

Propriétaire du château de Bourdelles, à Bajamont, près Agen.
M. Bourdelles, qui a toujours eu un goût très marqué pour les arts, a cultivé la musique, la sculpture et la peinture ; plus de 200 toiles sont appendues dans son vieux manoir possédé par sa famille depuis 400 ans.

 

Bourdil (Louis), né à Saint-Cernin-de-Labarde (Dordogne), le 25 avril 1851.

Conservateur de la bibliothèque de Marmande. Professeur de langues vivantes au collège de cette ville.

 

Bourgeat (Louis), né à Agen, le 9 novembre 1840.

Maire de Lamagistère.

Membre du Conseil général de Tarn-et-Garonne.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Bourlange (Antoine), né à Villeneuve-sur-Lot.

Sculpteur, élève de M. Falguière.

A exposé au Salon de 1893 un Buste plâtre de M. X...

 

Bourrousse de Laffore (Jean-Jaquelin Timoléon­-Burrhus-Lara-Saint-Maurice d'Artigues de), né à Agen, le 17 septembre 1830.

Ancien adjoint au maire d'Agen.

M. Bourrousse de Laffore est l'auteur des deux brochures intitulées : Un mot sur le cheval français, et De l'association fermière agricole, considérée comme moyen de relèvement de l'agriculture.

 

Boursaus (Jean-Pierre), né à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde), le 2 novembre 1840.

Fit ses études au collège protestant de cette ville, collège très florissant alors. Étudia le droit à la Faculté de Toulouse, puis la théologie à la Faculté de Montauban. S'est beaucoup occupé, théoriquement et pratiquement, des questions pénitentiaires.

Après avoir été pasteur de l'Église réformée, il organisa et dirigea l'École industrielle de la rue Clavel à Paris, pour le compte et avec l'appui de la Société d'éducation et de patronage des enfants protestants insoumis.

Ancien inspecteur général des services administratifs, section pénitentiaire, au Ministère de l'Intérieur, il fut en même temps membre de la Commission de classement des récidivistes et vice-président du Comité de la libération conditionnelle ; il fut aussi l'un des délégués officiels envoyés au 5e congrès pénitentiaire international qui se réunit, en juin 1890, à Saint-Pétersbourg.

Receveur des finances à Villeneuve-sur-Lot. Chevalier de la Légion d'honneur.

Chevalier de 2e classe de l'ordre impérial de Saint-Stanislas de Russie.

Proche parent par alliance de l'illustre sénateur de Freycinet, plusieurs fois ministre et président du Conseil.

 

Bousquet (Pierre), né à Saint-Front, le 3 juillet 1847.

Docteur en droit.

Ancien maire de Pardaillan.

Membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton de Duras.

Appartient à une honnête famille paysanne.

Élevé à travailler la terre et n'allant à l'école primaire que les mois d'hiver, c'est à dix-sept ans qu'il commença ses études classiques qu'il fit en deux ans et demi.

Après avoir obtenu son diplôme de bachelier, il revint travailler la terre avec ses parents

A vingt-cinq ans, il alla faire son droit à Paris où il obtint rapidement le diplôme de docteur.

Aussitôt rentré, il fut nommé conseiller d'arrondissement sur cette déclaration :

« … Je dois vous dire ce que je suis, ce que je veux, ce que j'espère.

« Je suis bonapartiste.

« Enfant du peuple, j'aime l'Empire, parce que l'Empire, c'est le gouvernement du peuple.

« Je veux que le peuple soit seul maitre de choisir le gouvernement qu'il lui plait ; seul maitre de placer à la tête de ce gouvernement l'homme qu'il lui plait.

« J'espère que, directement consulté, le peuple rétablira l'Empire.

Nommé conseiller général sur le même programme, il déposa à plusieurs reprises des vœux pour que les droits du peuple lui soient rendus et notamment le droit de nommer le chef de l'État, « droit inaliénable et imprescriptible, qui est la garantie et la sanction de tous les autres et sans lequel tous les autres ne sont rien. »

De même il ne cesse de demander la suppression du permis de chasse pour que les pauvres puissent chasser comme les riches.

Aux élections de 1893, sa candidature à la députation dans l'arrondissement de Marmande fut virtuellement posée, beaucoup d'électeurs de toutes conditions pensant que, par ce temps d'égalité, on pouvait bien prendre un homme du peuple pour représenter une population où le peuple entre au moins pour les dix-neuf vingtièmes. Mais devant l'opposition absolue de quelques-uns des plus autorisés parmi ses amis, qui estimaient que le moment n'était pas venu d'avoir un candidat, il dut s'abstenir.

Travaille la terre.

 

Bousquet.

Professeur d'histoire au Lycée d'Agen.

Officier d'Académie.

 

Bousquet (Mme).

Directrice du Collège de jeunes filles d'Agen.

Officier d'Académie.

 

Bousquet, né le 17 septembre 1860.

Licencié en droit.

Receveur de l'Enregistrement à Prayssas.

 

Bousquet (P.).

Directeur de l'École manuelle d'apprentissage d'Agen.

 

Boutaricq (Jean-Armand), né à Sainte-Bazeille, le 13 septembre 1859.

Avocat à la Réole.

Maire de Montagoudin (Gironde),

Membre du Conseil général de la Gironde. Lieutenant au 18e régiment territorial d'artillerie.

 

Boutin (Jean).

Docteur-médecin à Casseneuil, M. Boutin est docteur de la Faculté de Paris depuis 1883.

 

Bouyou de Laprade (Henri de).

Propriétaire à Franussi.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Bouyssi (François-Yvon), né à Montaut, le 11 novembre 1862.

Notaire à Montaut (1889).

 

Bouyssy (Jean-Jacques-Oscar), né à Castillonnès, le 24 août 1827.

Ancien maire de Castillonnès, conseiller d'arrondissement, membre de la Société académique d'Agen, lauréat de la Société archéologique de France.

Officier d'Académie.

M. Bouyssy, qui collabore à la Revue de l'Agenais, est l'auteur d'une monographie de la ville de Castillonnès.

 

Bouyssy (Jean-Savinien), né aux Marchoux, commune de Monviel, canton de Cancon, le 7 juin 1861.

M. Bouyssy qui s'est aujourd'hui tourné vers les études juridiques s'est occupé autrefois de littérature et de poésie. Il publia à l'âge de seize ans une petite brochure : Crimes et Voix, poésies, 1877.

 

Boyé (Abel-Dominique), né à Marmande, le 6 mai 1864.

Peintre, élève de M. Benjamin Constant.

Ses principales œuvres sont :

Nymphe de Diane ; Salon de 1888. - Scieurs de long ; 1889. – Crépuscule ; 1891. - Dimanche à Séville ; Portrait de Mme D. de S... ; 1893.

Titulaire d'une médaille de troisième classe au Salon de 1888, M. Bayé a obtenu une bourse de voyage en 1891.

 

Boyer.

Avoué près le Tribunal civil de Nérac.

Syndic de la Chambre des avoués de cet arrondissement (1890).

 

Boyer.

Professeur de huitième au Lycée d'Agen.

Officier d'Académie.

 

Boyer-d'Agen (Jean-Auguste Boyé, dit), né à Agen, le 12 décembre 1859.

M. Boyer d'Agen a débuté dans la littérature, en 1886, par La légende hugolienne. Depuis cette époque, il a donné : Les fleurs noires, vers. - La Gouine. - Des hommes, sortes de biographies fantaisistes. - Une lettre posthume. - Les litanies des Pouacres (vers). - Monsieur le Rédacteur ! - Pascal Bordelas. - Le pays natal. - La Vénus de Paris, (qui n'est autre chose qu'une nouvelle édition remaniée de la Gouine. - Introduction aux Mélodies grégoriennes.

M. Boyer d'Agen a publié les œuvres complètes de Jasmin, 4 vol in-8°. Il a traduit de l'italien « Le manuscrit de grand'mère », de Riola Mancini.

M. Boyer a collaboré au Figaro, au Gaulois et à un grand nombre de revues littéraires.

 

Boysson (Jean-Marie-Joseph-Félix-Amédée de), né à Villeneuve-sur-Lot, le 17 juillet 1868.

Officier de cavalerie.

 

Brandoux.

Viticulteur à Port-Sainte-Marie.

Chevalier du Mérite agricole.

 

Breuils (l'abbé A.).

M. l'abbé Breuils a publié : Grottes préhistoriques de la Ténarèze (Lot-et-Garonne), in-8°.

 

Breysacher (Georges), né à Marmande, le 12 janvier 1844.

Capitaine de cavalerie en retraite, à Toulouse.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Brézets (Arthur de), né le 20 septembre 1853.

Avocat à la Cour d'appel de Bordeaux.

Propriétaire du château de Cantecor-Gaujac, par Marmande.

 

Briançon (Marc), né en 1837.

Reçu docteur en médecine par la Faculté de Paris, en 1866, M. Briançon exerce à Fumel.

 

Brianson (Louis-Henri de), né au château des Égrons, commune de Riocaud (Gironde), le 8 décembre 1845.

Docteur en droit.

Juge au Tribunal civil de Nérac, chargé du règlement des ordres.

Propriétaire du château de Conort par Castelmoron-sur-Lot.

 

Bridenne (Pierre-Élie-Augustin-Joseph).

Juge suppléant au Tribunal civil de Marmande.

 

Briffaut (Lodoïs).

Docteur-médecin à Sainte-Livrade, M. Briffaut soutint sa thèse de doctorat en 1851.

 

Brissaud (Jean), né à Puisserampion, le 7 décembre 1854.

Docteur en droit de la Faculté de Bordeaux, a soutenu en 1879, une thèse sur la Notion de cause dans les obligations conventionnelles.

Professeur à l'Université de Berne (Suisse) en 1880 ; à la Faculté de droit de Montpellier en 1883 ; à la Faculté de droit de Toulouse en 1885.

Membre de l'Académie de législation, de l'Académie des sciences de Toulouse et de la Société archéologique du midi de la France.

L'un des directeurs de la Revue générale de droit.

M. Brissaud a publié : Dans la Revue générale de droit : L'école criminaliste italienne, Étude sur la saisine, le Referendum en Suisse, etc. - Dans le Recueil de l'Académie de législation : Les origines de la stipulation, L'assurance sur la vie, etc. - Dans les Mémoires de l'Académie des sciences : Les vieilles religions du Mexique, La légende de Tannhäuser. etc. - Des traductions d'ouvrages allemands : Dickel, Étude sur le code civil du Monténégro ; Marquardt et Mommsen, Manuel des antiquités romaines, Le culte chez les Romains, 2 vol. ; L'Organisation militaire, 1 vol.; P. Krüger, Histoire des sources du droit romain, 1 vol

Officier d'Académie.

 

Brocq (Aimé-Jean-Henri), né à Laroque-Timbaut, le 16 août 1853.

Avocat à la Cour d'appel d'Agen.

Ancien bâtonnier.

M. Brocq est le fils d'un ancien conseiller à la Cour d'Agen.

 

Brocq (Louis-Anne-Jean), né à Laroque-Timbaut, le 1er février 1856.

Frère du précédent.

Docteur en médecine à Paris.

Ancien interne des hôpitaux (n° 1 au concours de l'internat de 1878).

Médecin des hôpitaux (1885).

Reçu docteur en médecine en 1882, avec la thèse suivante : Étude critique et clinique sur la dermatite exfoliative généralisée, ce jeune médecin est considéré, à l'heure actuelle, comme un des premiers spécialistes de la capitale.

La nomenclature de ses travaux, dont plusieurs sont remarquables, est déjà longue.

Nous la donnons ci-après aussi complète que possible, car elle s'enrichit constamment de nouvelles publications : Du muguet développé chez les adultes bien portants, à la suite de stomatites et d'angines. - Les nodosités sous-cutanées éphémères et le rhumatisme. - Note sur les calculs rameux du foie. - Érythème desquamatif scarlatiniforme. - Bouton de

Biskra. - Des nodosités non érythémateuses chez les arthritiques. - Étude critique et clinique sur le Pityriasis rubra. - Étude sur le mycosis fongoïde (avec M. le Dr Vidal). - Des rapports du lupus et de la tuberculose. La lèpre est-elle contagieuse ? - Étude sur les communications entre l'aorte et l'artère pulmonaire, autres que celles qui résultent de la persistance du canal artériel. - Traitement du lupus érythémateux par les mélanges de jaune d'œuf et de vinaigre. - De la méthode à suivre dans le traitement du lupus érythémateux et de certaines autres dermatoses. - De la destruction des poils par l'électrolyse. - Sur le lichen ruber. - Traitement des kéloïdes par l'électrolyse. - De la plaque primitive du pityriasis rosé de Gibert. - De la dermatite herpétijornie de Duhring. - Traitement des eczémateux. - Des folliculites et péri folliculites décalvantes. - Des accidents qui peuvent suivre la disparition d'un eczéma chronique. - Le lichen ruber en Amérique. - Contribution à l'étude des dermatoses bulbeuses polymorphes. - Notes pour servir à l'histoire de la kératose pilaire. - Variété fruste de dermatite herpétiforme. - Propriétés cicatrisantes de l'aristel. - Traitement des maladies de la peau, in-8° de 940 pages. - Traitement de la sclérodermie en bandes par l'électrolyse. - De la névrodermite chronique circonscrite (Lichen simplex chronique), avec M. le docteur Jacquet). - Névrodermite aiguë diffuse chez une malade atteinte de névrodermite circonscrite. - Cas singulier de mycosis fongoïde. - Des lichénifications de la peau et des névrodermites. - Etiologie des eczémas. - Traitement de la leucoplasie. - Nouveau traitement de l'acné. - De l'angiokératome. - Des alopécies qui se rattachent à la kératose pilaire. - Quelques aperçus sur les dermatoses prurigineuses et sur les anciens lichens. – Pathologie générale cutanée (in-12 de 180 pages). - Des douches sédatives en dermatologie. - Notions générales sur les dermatoses : de la méthode graphique en dermatologie. - Lupus érythémateux disséminé insolite. -      Le Prurigo simplex et sa série morbide - Pelade et syphilis. - Éruption érythémateuse pigmentée fixe due à l'antipyrine, etc.

 

Brondeau (Louis-Léon de), né à Villeneuve-sur-Lot, en 1820.

Propriétaire du château de Senelles,

Membre de la Société des agriculteurs de France.

Médecin, agronome et journaliste, M. de Brondeau est l'auteur des brochures suivantes : De l'amélioration du sort des classes pauvres. - Bons conseils aux gens de la campagne.

M. de Brondeau est lauréat du concours régional          agricole d'Agen, où il obtint une 1ère médaille d'or en 1863.

 

Brousse (Jean), né à Fumel, le 19 janvier 1851.

Capitaine au 9e cuirassiers.

 

Bronsse-Mélet (Pierre), né à Jaganoux, commune de Saint-Front, canton de Fumel, le 16 octobre 1860.

Notaire à Casseneuil, par décret du 10 avril 1886.

M. Brousse-Mélet s'occupe beaucoup d'agriculture et de la reconstitution des vignes franco-américaines dont le succès couronne tous les jours son travail, ses fatigues et ses énormes sacrifices.

 

Brown (Alphonse), né à Villeneuve-sur-Lot le 8 décembre 1841.

Littérateur, M. Brown a publié :

La conquête de l'air. Quarante jours de navigation aérienne. - Un jardin d'acclimatation à Bordeaux. - Voyage à dos de baleine, 1 vol. - À la recherche de Gordon, 1 vol. - L'Oasis (Perdus dans les sables), 1 vol. - Une ville de verre, 1 vol. - La guerre à mort, 1 vol. - Les Tribulations d'un pêcheur à la ligne, 1 vol. - La station aérienne, 1 vol. – La madone des patriotes, 1 vol.

Collabore au Journal des Voyages, à la Science illustrée et à diverses publications.

 

Bru (Jean-Chrysostome), né à Marmande, le 20 juillet 1849.

Président du Tribunal civil de Châtellerault.

 

Brugère (Camille), né en 1850.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1879, exerce à Monflanquin.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Bruguière (Jean-Baptiste-Louis), né à Villeneuve-sur-Lot.

Ancien membre du jury des concours régionaux, membre de la Société des sciences, lettres et arts d'Agen.

Officier de l'ordre de Takovo de Serbie.

M. Bruguière a collaboré à la Revue de l'Agenais et à divers journaux politiques ou d'agriculture.

Il a publié en outre :

L'agriculture contemporaine. Sa situation, ses moyens d'action. - Le Prunier et la Prune d'Agen. (Ouvrages couronnés par la Société nationale d'acclimatation et la Société centrale d'agriculture de France.) - Le Concours régional et la situation agricole du Sud-Ouest en 1886, etc.

 

Brunet (Pierre-Alexandre), né à Lagarrigue, commune d'Aiguillon, le 24 février 1835.

Horticulteur et publiciste à Restaux, lauréat des concours régionaux.

M. Brunet est l'auteur des ouvrages suivants : La science agricole. Culture pratique du tabac et des principales plantes sarclées dans le Sud-Ouest de la France par les seuls engrais de la ferme, in-8°, 1875. - La science pour tous. Manière de cultiver soi-même des arbres fruitiers à tout vent, in-8°, 1873.

 

Brunet (François-Victor), né à Cahuzac. Docteur en médecine.

 

Buffandeau (Pierre).

Propriétaire à Verteuil-d'Agenais.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Bugier (Antoine), né à Castelnaud, le 12 juillet 1843.

Licencié en droit.

Notaire a Villeneuve-sur-Lot (1870).

Ancien président de la Chambre des notaires de l'arrondissement.

 

Buisson (Henri-Jacques), né à Castelnaud, le 1er février 1857.

Licencié en droit.

Sous-préfet de Sens.

Officier d'Académie.

 

Burollet.

Professeur de lettres et économe de l'École normale d'instituteurs d'Agen.

Cabadé (Jean-Baptiste-Ernest), né à Agen, le 21 novembre 1841.

Docteur en médecine.

Professeur a la Faculté mixte de médecine et de pharmacie de Toulouse.

Outre sa thèse de doctorat : Essai sur la physiologie des épithéliums, M. Cabadé a publié ses Leçons sur les maladies microbiennes.

Ces leçons, professées à l'École de médecine de Toulouse, sont précédées d'une préface de M. le professeur Cornil, de Paris.

On lui doit en outre un livre sur la Responsabilité criminelle, Ce dernier ouvrage a donné lieu à des polémiques ardentes ; le sujet traité par l'auteur étant de ceux qui passionnent tous les philosophes, les penseurs et les criminalistes.

Plusieurs autres mémoires, notamment dans la, Tribune médicale, 1877, et dans le journal l'Encéphale, 1882-83-84, etc.

 

Cabadé (Amédée-Thérèse-Martin), né à Agen, le 30 mars 1833.

Conseiller à la Cour d'appel d'Agen.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Cabanis, né le 30 avril 1862.

Docteur en droit.

Receveur de l'Enregistrement, des Domaines et du Timbre à Damazan.

 

Cabannes (l'abbé Lucien-Étienne), né à Escassefort, lel 9 octobre 1830.

Curé-archiprêtre de Castelmoron.

On doit à M. l'abbé Cabannes un certain nombre d'éloges funèbres, de discours de distribution de prix et des monographies.

 

Cabié (Jean-Denis-Antoine-Edmond), né à Saint-Sulpice (Tarn), le 9 octobre 1846.

Membre correspondant de la Société des sciences, lettres et arts d'Agen, et de la Société des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse.

 

Cabos (Joseph-Henry-Onyx), né à Nérac, le 20 juillet 1840.

Ancien sous-préfet de Nérac, ancien conseiller de préfecture de la Haute-Vienne, ancien juge de paix du canton de Nérac, juge d'instruction à Nérac.

 

Cabrit (Jean-Joseph-Antoine-Henri), né à Agen, le 4 juillet 1868.

Avocat à la Cour d'appel de Toulouse.

 

Cabrit (Gaston), né à Fumel, le 20 mars 1845.

Inspecteur de l'Enregistrement, des Domaines et du Timbre à Agen.

 

Cailheton (Alfred), né à Langon, le 17 janvier 1857.

Avoué près le Tribunal civil de Marmande (1884).

Président de la Chambre des avoués de cet arrondissement.

 

Calbet (Antoine), né à Gaubert.

Artiste peintre, a eu pour maîtres MM. Cabanel et E. Michel.

Il a exposé, au Salon des Champs-Élysées, les toiles suivantes : Mort de Cléopâtre (étude), 1886. - Portrait de l'auteur, 1888. - Sur le Pont des Arts ; - Quiberonne, 1889. - Portrait de M. Falguière, membre de l'Institut, 1891. - La Musique, panneau décoratif destiné au casino de Royan. - Portrait de MM Alexandre et Henri Falguière, 1893.

M. A. Calbet est titulaire d'une mention honorable obtenue au Salon de 1891, et d'une médaille de 3e classe, qui lui fut décernée en 1892.

 

Calbet (Jean-Benjamin), né à Gandaille, le 19 février 1865.

Docteur en médecine, ancien interne des hôpitaux de Paris et de la maternité, de l'hôpital Cochin.

Médaille de bronze de l'Assistance publique.

M. le docteur Calbet a été le préparateur du cours de tératologie de M. Dareste à l'École pratique des Hautes-Études.

 

Calbiac (Jean-Marie-Albert de), né à Lougratte, le 31 août 1843.

Capitaine au 118e régiment d'infanterie.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Calmels-Puntis (Nicolas-Louis-Joseph-Émile de), né à Saint-Germier (Gers), le 1er juillet 1826.

Fils d'un conseiller à la Cour d'appel d'Agen et petit fils du premier président de Cassaignolles, député et pair de France.

La famille de Calmels-Puntis, de vieille et noble extraction porte : De gueules, à trois troncs d'arbre arrachés d'argent, posés en pal 2 et 1, au chef cousu d'azur, chargé de trois étoiles d'or.

Sa devise : Abstinet et Sustinet. Couronne de comte (d'après Bachelin-Deflorenne).

Avocat. - 3 juillet 1852, substitut à Condom (Gers). - 19 décembre 1855, substitut à Auch (Gers). - 22 novembre 1856, procureur impérial à Lombez (Gers). - 14 décembre 1861, procureur impérial à Cahors (Lot). - 31 décembre 1868, conseiller à Agen.

 

Calmels-Puntis (Étienne-Louis de), né à Saint­-Germier, le 14 septembre 1830.

Frère du précédent.

Conseiller à la Cour d'Agen.

Avocat, docteur en droit. - 11 mars 1856, substitut à Brignoles (Var). - 18 août 1860, substitut à Draguignan (Var). - 15 janvier 1862, substitut à Nice (Alpes-Maritimes). - 18 mars 1865, procureur impérial à Digne (Basses-Alpes). - 25 novembre 1855, procureur à Agen (Lot-et-Garonne). - 30 novembre 1870, remplacé. - 29 avril 1871, procureur de la République à Agen. - 24 août 1874, conseiller à Agen.

 

Calmels-Puntis (Pierre-Édouard), né à Agen, le 3 décembre 1868.

Fils du précédent.

Lieutenant au 15e dragons, ancien élève de l’École de Saint-Cyr, promotion de 1892.

Gammas, né le 22 septembre 1861.

Licencié en droit.

Receveur-rédacteur à la direction de l'Enregistrement à Agen.

 

Campagne (P.-E.-Daniel), né à Gontaud, le 10 juillet 1851.

Statuaire.

A exposé aux Salons annuels plusieurs groupes et statues qui ont été très remarqués.

Ses principales œuvres sont : Autour du drapeau (groupe plâtre. Destiné à la ville d'Agen), 1890. - Le jury lui accorde une mention de médailles. - Amoroso, groupe plâtre, 1891. - Autour du drapeau, groupe bronze, 1891. Ce groupe est érigé à Agen à la mémoire des mobiles. - L'Amour désarmé, groupe plâtre, 1892. - Phryné, statue plâtre, qui paraît également à l'Opéra-Comique dans l'œuvre de Saint-Saëns, 1893, et qui vaut à l'artiste un énorme succès de presse. - L'Épave, groupe plâtre, et Phryné, statue marbre, commandée par M. Stern, riche américain, 1894. - De nombreux bustes et médaillons.

 

Canac (Gaston-Alphonse-Émile), né à Saint-Gervais (Hérault), le 29 juillet 1855.

Procureur de la République près le Tribunal civil de Nérac.

 

Canaguier (Auguste), né à Lodève (Hérault), le 7 mai 1855.

Principal du Collège communal de Marmande.

Officier d'Académie.

 

Canouët (l'abbé Pierre-Louis), né à Golfech (Tarn-et-Garonne), en 1847.

Curé de Saint-Servan-d'Eysses.

 

Capdeville (Étienne), né à Fauguerolles, le 28 août 1862.

Docteur en médecine (Paris, 1886), à Fargues.

 

Capgrand-Mothes (Auguste-Bernard-Joseph), né à Sos, le 14 septembre 1830.

Chevalier du Mérite agricole.

Président honoraire de la Chambre syndicale des pharmaciens de 1ère classe du département de la Seine.

Fondateur et directeur de l'École pratique d'agriculture de Lot-et-Garonne à Saint-Pau par Sos.

Grand prix de la Société des agriculteurs de France. Diplôme d'honneur de la Société d'encouragement à l'agriculture. Grande médaille d'or de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale pour le procédé « Capgrand-Mothes » : obtention du liège sans croûte et sans crevasses, produit remarquable. 32 médailles d'or ou premiers prix aux expositions internationales, concours régionaux, etc. Membre du jury expert à l'Exposition universelle de Paris, 1889, aux Concours régionaux de Périgueux, Pau, Mont-de-Marsan, Cahors. Président de section à l'exposition nationale des vins, Paris, 1894.

 

Capot de Barastin (E.-L.), né le 25 janvier 1864.

Officier d'artillerie de réserve.

 

Carbonnier de Marzac (marquis de).

Ancien membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton de Castillonnès.

 

Carbonnier de Marzac (Paul-Louis-Fernand de), né à Saint-Cyprien (Dordogne), le 16 février 1847.

Chef de bataillon du 55e régiment d'infanterie de ligne.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Cardaillac (Fernand-Paul-Marie-Dominique de), né à Vic-en-Bigorre (Hautes-Pyrénées), le 28 juin 1849.

Conseiller à la Cour d'appel d'Agen.

Officier de l'Instruction publique.

 

Cardenal (Louis), né en 1816.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, en 1840, exerce à Villeréal.

 

Carles (Pierre-Henry).

Membre du Conseil général de Lot et-Garonne, pour le canton de Villeneuve.

Maire de Villeneuve-sur-Lot. Avoué (1889).

Syndic de la Chambre des avoués près le Tribunal civil de première instance de cette ville.

Chevalier de la Légion d'honneur.

Officier d'Académie.

 

Carles (Pierre-Gonzague), né à Villeneuve-sur-Lot, le 22 juin 1833.

Docteur en droit.

Président du Tribunal civil de Marmande.

Membre correspondant du Ministère de l'Instruction publique.

 

Carrance Évariste), né à Bordeaux, le 1er octobre 1842.

Officier de l'Instruction publique, commandeur de l'ordre de Saint-Marin, chevalier de différents ordres étrangers.

M. Carrance est rédacteur en chef de l'Indépendant de Lot-et-Garonne, directeur de la Revue française, organe des concours poétiques du Midi, paraissant à Agen ; correspondant du Ralliement d'Abbeville, du Journal de Mantes, du Ralliement de Belfort, etc.

Poète, romancier, historien, auteur dramatique, M. Évariste Carrance a abordé tous les genres de littérature.

Il a donné en poésie : Le Monde. - Jeanne. - Au bruit du canon, 1 vol. - Nuits d'automne, 1 vol. - Héna, 1 vol. - Le Pays bleu, 1 vol. - Les Flèches d'argent, 1 vol. - Le drapeau, 1 vol. - Contes grivois, 4 vol.

Dans le roman : Léona, 1 vol. - Souvenirs de Rome, 1 vol. - Le Roi des pêcheurs. - Le marquis de Fornas, 1 vol. - Le roman de Pâquerette, 1 vol.

 

Carrère (Henri-Adrien), né à Xaintrailles, le 12 juillet 1850.

Directeu de l'École primaire élémentaire de Nérac.

Auteur de la Méthode expliquée de lecture par l'écriture ; de la Méthode-album d'écriture, d'un Précis de morale et d'instruction civique.

 

Carrère (Antoine-Jean-Louis), né à Gontaud, le 5 septembre 1865.

Membre de la Société académique d'Agen.

Poète, journaliste, conférencier, M. Jean Carrère a eu son heure de célébrité au moment des troubles du Quartier Latin (affaire Nuger, juillet 1893).

 

Carritant.

Suppléant de la justice de paix du canton d'Astaffort.

Propriétaire du château de Parais, par Astaffort.

 

Cartey (Jules), né à Marmande, le 13 novembre 1859.

Avoué près le Tribunal civil de Marmande (1885).

 

Cassagneau (Félix-Jean-Joseph), né à Astaffort, le 30 mai 1855.

Préfet de l'Indre.

Ancien secrétaire particulier du ministre de l'Intérieur, ancien secrétaire de la présidence du Conseil des ministres. Ancien secrétaire général de la préfecture de la Haute-Garonne.

Officier de l'Instruction publique.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Cassaigneau (Mme Françoise-Élisabeth), née à Agen, le 23 juillet 1844.

Femme de lettres, Mme Élisabeth Cassaigneau est l'auteur de l'ouvrage suivant :

Les Cinq années de maladie de mon chevalier.

 

Cassaigneau (Léon), né le 14 mai 1820, à Agen.

Avocat. - 4 juillet 1849, substitut à Cahors (Lot). - 28 août 1852, procureur de la République à Lectoure (Gers). - 23 octobre 1856, procureur impérial à Cahors. -16 mars 1861, conseiller à Agen. – 1er août 1868, chevalier de la Légion d'honneur (services exceptionnels). Mis à la retraite par suite de la loi sur l'épuration de la magistrature (septembre 1883).

 

Cassaignes (Gaston-Jean-Baptiste), né à Libos­-Monsempron, le 4 juin 1844.

Licencié en droit.

M. Cassaignes a été nommé secrétaire général honoraire de préfecture par décret du 18 avril 1891, après avoir été appelé, sur sa demande, à la perception des contributions directes de Carcassonne, par arrêté ministériel du 29 janvier 1891.

Chevalier de la Légion d'honneur (13 juillet 1882).

Officier d'Académie (14 juillet 1885).

 

Cassany de Mazet (Pierre-Jean-Marie-Auguste-­Fernand), né à Villeneuve-sur-Lot, le 2 décembre 1844.

Ancien adjoint au maire de Villeneuve-sur-Lot.

Ancien vice-président de la Conférence Molé, à Paris.

Officier d'Académie.

M. Cassany de Mazet est l'auteur des ouvrages suivants :

La Séparation des Églises et de l'État. - Étude sur la Pologne - Histoire de Villeneuve-sur-Lot depuis sa fondation jusqu'à la réunion des États généraux de 1789. - La Révolution à Villeneuve-sur-Lot. Journal des Événements, écrit à cent ans de distance, d'après des documents inédits.

 

Cassat, né le 14 avril 1867.

Receveur de l'Enregistrement à Meilhan.

 

Cassius (Léon), né à Agen, le 17 novembre 1839.

M. Léon Cassius, qui est docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1865, exerce son art à Layrac, où il est également chargé du service médical de la protection du premier âge.

Maire de Layrac, délégué cantonal, président des Sociétés de secours mutuels de Saint-Jean-Baptiste et des pompiers de Layrac.

Officier d'Académie.

 

Castagné.

Directeur de l'École annexe à l'École normale d'instituteurs d'Agen.

 

Castaing (Jean-Jude-Paul), né à Agen, le, 10 février 1862.

Notaire à Villeneuve-sur-Lot, janvier 1894.

 

Castan (Jean-Baptiste-Émile), né à Prayssas, le 7 mars 1825.

Pharmacien et expert-chimiste à la Réole.

Ancien adjoint et conseiller municipal de cette ville.

Pharmacien de l'hospice et des chemins de fer du Midi.

Nous mentionnerons de M Émile Castan une thèse qui mérite quelque attention : De la fermentation et des faits chimiques qui s'y rattachent, Agen, imp. P. Noubel, 1850, gr. in 8° de 24 p.

 

Castex (Raymond, abbé), né à Layrac, le 17 août 1820, décédé en juillet 1892.

Chanoine honoraire du diocèse d'Agen.

Ancien curé archiprêtre de Sainte-Livrade.

M. l'abbé Castex est l'auteur de l'ouvrage suivant : Sainte-Livrade. Étude historique et critique sur sa vie, son martyre, ses reliques et son culte.

Cet ouvrage, in-8° de 259 pages, avec vignettes, a été édité avec luxe, à Lille, par la Société de Saint- Augustin.

 

Castillon (Antoine-François Alban, comte de), né à Mézin, le 19 avril 1831.

Commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand.

Président de la Société de secours mutuel de Mézin.

M. le comte de Castillon a été maire de la commune de Labarrère, dans le département du Gers, pendant 17 ans ; il a donné sa démission en 1875.

 

Castillon de Saint-Victor (comte Pierre-Charles­Marie-Arnold de).

Lieutenant au 1er régiment de spahis à Médéah.

D'une ancienne famille de Languedoc, les comtes de Castillon portent : D'azur à la tour d'argent sur un rocher du même. – Devise : Pro rege et fide.

Par son mariage, M. le comte de Castillon de Saint-Victor est allié à la famille de Salvertes, dont l'origine remonte également à plusieurs siècles.

 

Caubet (P.), né à Pompogne, le 15 décembre 1851.

Maire de Houeillès.

Greffier de Justice de paix.

Conseiller d'arrondissement élu en juin 1891.

 

Caubon (A).

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, exerce à Clairac.

 

Cauboue-Marseille (Joseph-Marie-Antoine), né à Agen, le 28 mai 1852.

Professeur, littérateur et conférencier.

M. Cauboue-Marseille est l'auteur d'un certain nombre de brochures, de discours et de pièces de vers.

 

Caussade (Jean-Jacques-François de Béchon de), né à La Sauve (Gironde), le 18 juillet 1841. Conservateur de la bibliothèque Mazarine. Chevalier de la Légion d'honneur.

Officier de l'Instruction publique.

M. de Caussade a publié les Œuvres complètes d'Agrippa d'Aubigné (accompagnées de notices biographiques, littéraires et bibliographiques et d'un commentaire), les Œuvres de Paul-Louis Courrier et un Manuel de baccalauréat ès-lettres.

M. de Caussade appartient à une illustre famille agenaise dont il est aujourd'hui le chef de nom et d'armes.

 

Caussanel, né le 2 novembre 1855. Receveur de l'Enregistrement à Fumel.

 

Cayla (l'abbé Jean). Ancien vicaire de la paroisse Sainte-Foy d'Agen, a publié : Les Origines de l'Eglise d'Agen. - Histoire méditée de Sainte-Foy, vierge et première martyre d'Agen.

 

Cayre.

Professeur de mathématiques élémentaires et de dessin graphique au Lycée d'Agen.

Officier de l'Instruction publique.

 

Cazaban.

Professeur de l'enseignement spécial au collège communal de Marmande.

 

Cazanobes (Jules).

Avoué près le Tribunal civil d'Agen (1862). Syndic de la Chambre des avoués de cet arrondissement.

Agréé près le Tribunal de commerce de cette ville.

 

Cazenove de Pradines (Édouard de), né à Marmande, le 31 décembre 1838.

Membre du Conseil général de la Loire-Inférieure.

Député de la 3e circonscription de Nantes.

Siège à l'extrême droite, comme à l'Assemblée nationale où il fut envoyé le 8 février 1871, par le département de Lot-et-Garonne.

Rentré dans la vie privée en 1876, il fut réélu en 1884 dans la 2e circonscription de Nantes, par 8.958 voix contre 3.932 attribuées à M. Chesnard de la Chesnardière.

Il fut réélu depuis dans la Loire-Inférieure et obtint sur ses concurrents de nombreuses voix de majorité.

M. de Cazenove de Pradines est décoré de la médaille militaire pour sa brillante conduite pendant la guerre de 1870, pour la durée de laquelle il s'était engagé dans le corps des volontaires de l'Ouest, commandé par M. de Charrette ; il fut blessé à la bataille de Loigny par un éclat d'obus qui lui fracassa l'avant-bras.

De plus, il est commandeur de l'ordre militaire de Saint-Grégoire le Grand.

 

Cazenove de Pradines (Arthur-Henri-Fernand), né le 4 mai 1867.

Fils du précédent.

Directeur de l'Ami du peuple, à Agen.

Président du Comité de la Jeunesse royaliste.

 

Chable (François-Josep-Félix), né à Wiwershein

(Bas-Rhin), le 11 septembre 1816. Lieutenant-colonel en retraite à Sainte-Livrade. Ancien conseiller général de Lot-et-Garonne. Commandant supérieur de la brigade des mobilisés de Lot-et-Garonne en 1870-71.

A fait les campagnes d'Afrique et de Crimée.

Officier de la Légion d'honneur.

Officier de l'Instruction publique.

Décoré de la valeur militaire de Sardaigne et de la médaille de Crimée.

 

Chabrié, né le 27 mai 1831. Licencié en droit. Receveur de l'Enregistrement à Lauzun.

 

Chabrié (Ernest), né à Villeneuve-sur-Lot, le 31 août 1836.

Libraire.

Président du Tribunal de commerce de Villeneuve-sur-Lot.

 

Chadois (Marc-Antoine-Marie-Gabriel-Paul de), né à Saint-Barthélemy, le 12 mars 1830.

Colonel de la garde mobile, il fut blessé à Coul­miers.

Élu, le 8 février 1871, représentant de la Dordogne à l'Assemblée nationale, le premier sur 10, il prit place au centre gauche. Sénateur inamovible depuis décembre 1875, M. le colonel de Chadois est officier de la légion d'honneur.

 

Chambellan (Pascal-François-Nephtali), né à St-Vast-en-Chaussée (Somme), le 19 avril 1840.

Pasteur de Grateloup, résidant à Tonneins.

Président-fondateur de l'Union agricole tonneinquaise, directeur de la Revue de Bordeaux.

A publié, à Nîmes : Les Deux vicaires, roman de mœurs sacerdotales. - À Genève, les Libérales, recueil de poésies républicaines arrêté à la frontière par la police impériale. - À Paris, La Religion, traité philosophique, Jean Roland, poème (Fischbacher, éditeur), Poèmes d'Égypte (Frinzine, édit.). - Dans la Revue de Bordeaux : Soleil d'Égypte, roman de mœurs coloniales égyptiennes, et divers petits romans, poèmes, articles agricoles, etc.

 

Chamberd (Pierre).

Propriétaire à Laplume, membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Chambert (Mlle).

Directrice de l'Institution privée laïque de Marmande.

Membre de l'enseignement privé, adjoint au Conseil départemental de l'enseignement pour les affaires contentieuses et disciplinaires.

 

Chambon (François), né à Duras, le 20 mai 1822. Docteur en médecine de la Faculté de Montpellier en 1840, exerce à Allemans-du-Drot.

A fait avec succès l'opération de la cataracte à une époque où elle n'était encore connue que de quelques spécialistes de nos grandes cités.

Maire d'Allemans pendant 12 ans, il a doté sa commune de trois grandes routes qui convergent vers le chef-lieu d'arrondissement; il a aidé à la régénération de la viticulture locale en donnant un des premiers, l'exemple des plantations américaines.

 

Chambon fils (Daniel).

Docteur en médecine (Faculté de Paris, 1876), exerce à Miramont.

 

Chanteloube (Jacques-Frédéric), né à Saint-Laurent, le 12 mars 1865.

Docteur en médecine (Faculté de Paris, 20 décembre 1888), exerce à Port-Sainte-Marie.

 

Chapat (Charles), né à Bordeaux, le 28 novembre 1855.

Directeur de l'usine à gaz et du service des eaux de Marmande.

Directeur de l'usine à gaz de Casteljaloux.

Juge suppléant au Tribunal de commerce de Marmande.

 

Chapellet (Ovide-Augustin), né à Saint-Sernin-de-Duras, le 24 janvier 1842.

Notaire à Monclar (1868).

 

Chapès (Pierre), né à Peyré, près Brimont, commune de Laplume, le 22 juillet 1849.

Propriétaire, viticulteur, chevalier du Mérite agricole,

Agent principal de la Compagnie des Assurances générales, à Agen. M. Chapès est l'auteur d'une Étude sur la dépopulation des campagnes, travail couronné par la Société des agriculteurs de France.

 

Charbalié (Alban).

Membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton de Penne.

 

Charpentier (Jean, dit Augustin), né à Agen, le 8 mars 1842.

Conducteur des Ponts et Chaussées dans sa ville natale.

Secrétaire général de la Société d'encouragement à l'agriculture de Lot-et-Garonne.

Président du Comité des pépinières de l'arrondissement d'Agen.

Chevalier du Mérite agricole.

M. Charpentier est l'auteur d'un certain nombre de brochures viticoles et d'articles spéciaux d'agriculture et de viticulture publiés dans le Progrès agricole de Lot-et-Garonne, le Bulletin de la Société d'encouragement, dont il est le rédacteur en chef depuis 1886.

 

Charrié (Henri).

Ancien maire de Lauzun.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Châteaurenard (Pierre-François Frédéric d'Aymar d'Alby, marquis de), né à Cauzac, le 29 juin 1825. Ancien ministre plénipotentiaire aux Etats-Unis (1864), à Dresde (1869) ; ancien conseiller d'État (1872-1879).

Commandeur de la Légion d'honneur.

 

Chaudeborde (Léon-Adolphe-Henri), né à Agen, le 11 mars 1858.

Docteur en médecine à Bordeaux.

 

Chaudordy (Jean-Baptiste-Alexandre Damase, comte de), né à Agen, le 4 décembre 1826.

Licencié en droit. L'Assemblée nationale de 1848 émit le vote qu'il avait, bien mérité de la patrie pour sa conduite aux journées de juin pendant lesquelles il fut blessé. Il débuta dans la diplomatie en 1851 comme attaché d'ambassade à Rome. Il était ministre plénipotentiaire et directeur du cabinet du ministre des Affaires étrangères quand survinrent les événements de 1870. Envoyé à Tours avec MM. Cré­mieux, Glais-Bizoin et Fourichon, il fut chargé par la délégation de la direction des services diplomatiques. M. de Chaudordy fut, à Tours, à la hauteur des circonstances. Il écrivit, au sujet des divers incidents de la guerre, d'éloquentes circulaires, courageuses protestations contre les excès commis par nos ennemis.

Élu député de Lot-et-Garonne à l'Assemblée nationale de 1871, M. le comte de Chaudordy fut nommé en 1873 ambassadeur à Berne, puis à Madrid (1874).

Ambassadeur extraordinaire à la Conférence de Constantinople (1875), il reprit possession de son poste, après l'échec de la Conférence (1875).

Le 27 décembre 1881, il était appelé par Gambetta qui se connaissait en hommes, à la première de nos ambassades, celle de Russie.

M. de Chaudordy ne demeura pas longtemps à Saint-Pétersbourg ; à la chute de Gambetta, il se fit mettre en disponibilité. Il fut nommé membre de la Commission des archives du Ministère des Affaires étrangères.

On doit à M. de Chaudordy : ses deux dépositions devant la Commission d'enquête de l'Assemblée nationale de 1871. - La France à la suite de la guerre de 1870. - Intérieur et Extérieur (1887), in-8°. - De l'état politique de la nation française (1888), in-8°. - La France en 1889, in-12.

M. le comte de Chaudordy est commandeur de la Légion d'honneur.

 

Chaulet (Paul), né à Agen, le 28 octobre 1843. Docteur en médecine à Agen.

M. le docteur Chaulet est l'auteur de : Études démographiques sur l'arrondissement d'Agen.

 

Chaussade.

Professeur de rhétorique et de seconde au collège communal de Marmande.

 

Chavassier (Léopold), né en 1837.

Docteur en médecine (Faculté de Paris, 1866) et maire à Duras.

Suppléant de la justice de paix.

 

Chénot (Pierre-Émile-Laurent).

Lieutenant-colonel du 9e régiment d'infanterie de ligne, en garnison à Agen.

Officier de la Légion d'honneur.

 

Chevojon (l'abbé Louis), né en 1820.

Curé de Notre Dame-des-Victoires, à Paris.

Chanoine honoraire de Paris et d'Agen.

 

Chirold (Jacques).

Instituteur en retraite à Leritz-Montcassin.

Délégué cantonal, officier d'Académie.

 

Cieutat (Jean-Anne-Louis-Léon), né à Saint-Gaudens (Haute-Garonne), le 1er septembre 1842.

Conseiller à la Cour d'appel d'Agen.

Chevalier de la Légion d'honneur.

On doit à M. Cieutat : Un magistrat du XVIe siècle, Gérauld de Maynard, et divers opuscules sur la région des Pyrénées.

 

Claret, né le 25 août 1858.

Receveur de l'Enregistrement à Astaffort.

 

Claris (Jean-Aristide), né à La Sauvetat-de-Blanquefort, le 12 novembre 1843.

Rédacteur en chef du journal le Progrès de Villeneuve-sur-Lot.

Officier d'Académie, juillet 1891.

Débuta dans le journalisme en qualité de secrétaire de la rédaction de la Démocratie de Paris, en 1869. A collaboré à la Patrie en danger, 1870-71, à plusieurs journaux étrangers, et, plus tard, à l'Intransigeant, au Petit-Parisien, au Voltaire, à la Ville de Paris, etc. Rédacteur en chef de la Dépêche de Paris, de 1881 à 1883. A rédigé en chef successivement l'Indépendant de la Marne, à Épernay, le Petit Beauceron, à Chartres, le Progrès de Villeneuve-sur-Lot, et le Progrès de Saône-et-Loire.

Membre fondateur de l'Association syndicale professionnelle des journalistes républicains français, fondée à Paris en 1881.

A publié de nombreuses études sur les précurseurs de la Révolution française et diverses poésies,

Auteur de la Proscription française en Suisse et d'une traduction en vers français des Œuvres du poète gascon Armand Daubasse, précédée d'une étude du poète.

Membre de plusieurs sociétés littéraires. Arrière-petit-neveu, par sa mère paternelle, du philosophe cartésien Pierre-Sylvain Régis, né également à La Sauvetat-de-Blanquefort, et auteur de nombreux ouvrages sur la philosophie de Descartes.

 

Clément (Léopold), né à Senestis, le 26 juin 1850.

Licencié en droit.

Agriculteur à Caumont-sur-Garonne.

Vice-président du Comice agricole de l’arrondissement de Marmande.

Maire de Senestis, du 5.janvier 1878, membre du Conseil général de Lot-et-Garonne par le canton du Mas-d'Agenais.

 

Clément (François-Mégis Mélitin), né à Tournon (Ardèche), le 15 septembre 1825. Général de brigade en retraite.

Commandeur de la Légion d'honneur.

M. le général Clément s'est fixé à Layrac.

 

Clerbout, né le 1er janvier 1856.

Receveur de l'Enregistrement à Astaffort.

 

Cluzan (l'abbé), né en 1836.

Curé de Mézin.

Aumônier du Collège communal de cette ville.

 

Cluzan (François), né à Allemans-du-Drot, le 14 février 1845.

A fait ses études au collège de Saint-Caprais d'Agen. Reçu au concours de l'école du service de santé militaire à Strasbourg, est entré dans cette école le 20 octobre 1865. Docteur en médecine à la fin de l'année 1869, a été admis comme stagiaire à l'école d'application du Val-de-Grâce, d'où il est sorti le 20 juillet 1870 avec le grade d'aide-major de 2e classe.

Envoyé immédiatement à l'armée du Rhin, où il faisait partie de l'ambulance de la première division du premier corps, a pris part à la bataille de Frœs­viller (6 août). Fait prisonnier et envoyé en Allemagne, a été rendu assez à temps pour assister à la bataille de Sedan. Rentré à Paris au commencement de septembre, a pris part au siège et aux divers combats contre la Commune.

Il a été nommé chevalier de la Légion d'honneur le 4 mars 1872.

Après la guerre a servi dans plusieurs régiments comme aide-major et comme médecin-major de deuxième classe. A fait la campagne de Tunisie où il a été nommé médecin-major de première classe et a reçu la croix de commandeur du Nicham­lftikar.

Rentré de Tunisie a été nommé médecin-chef de l'hôpital de Vernon, puis médecin-major de 1ère classe à l'hôpital militaire de Rennes.

 

Cœuret-Varia (Mgr Charles-Évariste-Joseph), né à Bordeaux, le 22 août 1838.

Évêque d'Agen.

Précédemment vicaire général du diocèse d'Agen, Mgr Cœuret-Varin a été nommé évêque d'Agen par décret du 31 décembre 1884. Préconisé le 27 mars 1885, il a été sacré le 26 mai suivant.

 

Col (Gabriel).

Manufacturier à Casteljaloux.

Ancien conseiller général.

 

Colliac (Hippolyte).

Docteur en médecine et maire à Penne.

Officier d'Académie.

 

Colliac (François-Auguste), né à Penne (Lot-et-Garonne), le 23 avril 1859.

Substitut du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Moissac.

 

Colombet (Jean), né à Seyches, le 13 mai 1852.

Docteur en médecine à Miramont.

Soutint sa thèse de doctorat : Contribution à l'étude des paraplégies gravides, sous la présidence du professeur Lasègue, le 22 avril 1880.

Nommé médecin inspecteur des enfants du premier âge le 25 mars 1882 (Application de la loi Roussel, 23 décembre 1874), il obtint une médaille d'honneur en 1889.

Délégué cantonal pour le canton de Lauzun depuis 1887.

Officier d'Académie en 1890.

Médecin de l'hospice de La Sauvetat-du-Dropt. Conseiller municipal et membre du Bureau de bienfaisance de la commune de Miramont.

 

Combarieu (Émile-Jean-Pierre), né à Mont-Dauphin (Hautes-Alpes), le 4 février 1834.

Général commandant la 65e brigade d'infanterie, à Agen.

Officier de la Légion d'honneur.

 

Combarieu (Pierre-Louis-Jean-Fernand-Stanislas de), né à Longueville.

Officier de cavalerie au 17e régiment de dragons.

 

Combes (Jacques-Ludomir), né à Fumel, le 18 janvier 1824.

Ancien pharmacien.

Membre de la Société des sciences, lettres et arts d'Agen.

Officier d'Académie, chevalier de Charles III d'Espagne.

M. Combes est l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages ayant trait à la géologie et à la paléontologie.

 

Combes (l'abbé Antoine-Léopold-Louis), né à Fongrave, le 31 janvier 1851.

Docteur en théologie et en philosophie.

Curé de Buzet.

M. l'abbé Combes est l'auteur d'un certain nombre d'ouvrages d'hagiographie.

 

Cominal (Martial-Georges), né à Prayssas, le 27 mai 1831.

Docteur en médecine de la Faculté de Strasbourg (1856).

Médecin-major de 1ère classe en retraite à Laugnac.

Officier de la Légion d'honneur.

 

Communay (Pierre Marie-Antoine-Armand), né à Pau, le 15 juin 1845.

Licencié en droit.

Membre de la Société académique d'Agen.

M. Communay est l'auteur d'un grand nombre d'esquisses biographiques et de monographies.

 

Condis (l'abbé Pierre), né à Parville, le 31 mai 1835.

Curé de Saint-Sulpice-de-Caillac. M. l'abbé Condis est l'auteur des ouvrages suivants :

Institutions canoniques (traduites en français et augmentées de notes complémentaires mettant en rapport le droit canonique avec le droit civil actuellement en vigueur en France et d'un supplément), 3 vol. in-12. - Traité des censures, en français. - Dictionnaire de Droit canonique, 4 vol. in-4.

 

Conord (Charles), né en 1845.

Docteur en médecine (Faculté de Paris, 1873), exerce à Marmande.

 

Conqueret (Jean-Joseph-Thévenin), né à Saint- Laurent, le 5 février 1831.

Docteur en médecine de la Faculté (le Paris.

Sa famille est originaire de Bretagne, contrée où elle possédait, au XIVe siècle, un fief dont elle porte le nom. La révocation de l'édit de Nantes la déter­mina à émigrer en Hollande, où son chef reçut le titre de baron néerlandais. Rentrée en France après le traité de Ryswick, elle se répandit en Bretagne et en Guienne et, obéissant à l'édit du mois d'août 1696, elle fit enregistrer ses armoiries (de gueules à la fasce d'argent) dans l'armorial général de France.

Le docteur Conqueret se maria, en 1860, avec Mlle Mazurkiewicz et exerça la médecine dans son département natal, au château de Rivière, commune de Temple-sur-Lot, dont il a été maire. En 1881, il alla s'établir à Nantes, et il habite Versailles depuis 1885. Il a écrit dans divers journaux et revues de médecine, et il est l'auteur de quelques monographies, parmi lesquelles il en est une : L'empoisonnement par le plomb et la colique sèche des pays chauds, où il a étudié la question des empoisonnements saturnins.

 

Constant (Jean), né à Sauveterre, le 15 novembre 1823.

Notaire à Saint-Front (1889).

Ancien conseiller d'arrondissement.

 

Constantin-Forton (Pierre), né à Marmande, le 30 avril 1854.

Secrétaire général de la préfecture de la Charente- Inférieure, à La Rochelle.

Officier d'Académie.

 

Constantin (Victor), né en 1836.

Docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, 1862. Exerce à Saint-Barthélemy.

 

Cordeiro da Silva (Eugène), né en 1833.

M. Cordeiro da Silva a été reçu docteur en médecine en 1863, par la Faculté de Paris ; il exerce à Agen où il est chargé, en outre, du service médical de la protection du premier âge.

 

Cortès.

M. Cortès, docteur en médecine de la Faculté de Paris en 1860, exerce à Agen.

 

Cosse-Manière.

Avoué près le Tribunal civil de Villeneuve-sur-Lot (1876).

Président de la Chambre des avoués de cet arrondissement.

 

Couderc (Jean-Léo-Paul), né à Coulx, le 1er mars 1864.

Licencié en droit de la Faculté de Paris.

 

Couderc (André-Jean-Baptiste-Marie-Augustin), né à Villeneuve-sur-Lot, le 21 février 1852.

Ingénieur des Arts et Manufactures.

M. Couderc a publié : Les Étuves à prunes.

 

Coudroy de Lille.

Maire de Brugnac.

Membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton de Castelmoron.

 

Coüé, né le 3 décembre 1852.

Receveur de l'Enregistrement à Nérac.

 

Coulange.

Notaire à Feugerolles (1885). Rapporteur de la Chambre des notaires de l'arrondissement de Nérac. Suppléant de la justice de paix du canton de Lavardac.

 

Coupat.

Commis principal de l'inspection académique de Lot-et-Garonne.

Officier d'Académie

 

Courau (Albert), né à Bordeaux, en 1843, habitant Agen.

Architecte.

Élève de MM. Paul Courau, Garros, Duphot, Mondet, architectes bordelais.

Architecte de la ville et de l'arrondissement de Nérac.

Contrôleur rapporteur des constructions scolaires du département de Lot-et-Garonne.

Lauréat des concours pour l'érection d'une église à Saint-Mandé (mention honorable), pour la construction du palais de justice d'Oran (premier prix ex æquo), pour les modèles de constructions scolaires (section des écoles rurales, 2e prix), pour l'érection du monument des mobiles à Agen (premier).

Diplôme d'honneur à l'Exposition internationale d'hygiène et d'éducation de Londres en 1884 et à l'Exposition régionale d'Agen de 1886 pour des plans de constructions scolaires.

Officier d'Académie.

Promoteur et vice-président du 4e congrès provincial des architectes français tenu à Toulouse en 1887.

Promoteur et vice-président de la Société régionale des architectes du Midi, fondée à Toulouse en 1888.

L'un des promoteurs de l'Association provinciale des architectes français, comprenant actuellement 22 sociétés régionales, fondée en 1889.

Vice-président de l'Association provinciale des architectes français de 1889 à 1893.

Membre d'honneur des Sociétés académiques d'architecture de Lyon et régionale des architectes du Sud-Est, depuis la création du tableau d'honneur de ces sociétés en 1890.

L'un des promoteurs du mouvement des sociétés d'architectes, en faveur de la décentralisation de l'enseignement architectural et du diplôme obligatoire.

A dirigé dans les départements de la Gironde, de Lot-et-Garonne, de la Dordogne, du Tarn-et-Garonne, du Gers et du Lot, de nombreuses constructions communales, religieuses et privées.

 

Courrèges (Raymond), né à Couthures, le 9 décembre 1850.

Président du Tribunal civil de Nérac.

 

Courréjol, né à Pujol, le 15 janvier 1852.

Docteur en médecine (Faculté de Paris, 1881), à Villeneuve-sur-Lot.

 

Courrent (Pascal), né à Terraube (Gers), le 30 mars 1823.

Juge de paix du canton de Nérac depuis le 15 mai 1891.

M. P. Courrent compte 35 ans de services gratuits à Nérac, comme maire, conseiller d'arrondissement et président du Tribunal de commerce.

 

Courret (Ferdinand), né en 1852. Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1878, médecin du collège de Marmande.

Officier d'Académie.

 

Couston (Daniel-Camille-Élie), né à Saint-Sernin, le 2 septembre 1858.

Juge d'instruction au Tribunal civil de Marmande.

 

Couturier (Pierre-Michel-Abel), né à Agen, le 30 septembre 1849.

Fils de M. J.-B.-A. Couturier, inspecteur général des Ponts et Chaussées, officier de la Légion d'honneur, ancien ingénieur en chef des Ponts et Chaussées à Agen.

Avocat, ancien magistrat, chef de contentieux d'une compagnie d'assurances à Paris, M. Couturier est l'auteur d'un remarquable Traité théorique et pratique du Contrat d'assurance contre l'incendie, d'après la doctrine et la jurisprudence, gr. in-8°, 800 p., en collaboration avec M. Cosson de Lalande, avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation.

 

Couyba (Louis), né à Sainte-Livrade, le 28 mai 1845.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1871.

Membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton de Sainte-Livrade.

Membre de la Société académique d'Agen.

 

Crayssac, né le 3 mars 1854.

Docteur en droit.

Sous-commissaire de la marine.

M. Crayssac a dirigé les services administratifs de l'expédition du Dahomey.

 

Crébessac (Charles-Ernest), né à Clairac, le 3 janvier 1822.

Directeur de l'Institution protestante de Clairac.

Poète.

 

Crébessac (Jean-Jacques).

Instituteur public à Lacépède.

Officier d'Académie.

 

Crochepierre (André-Antoine), né à Villeneuve-sur-Lot.

Artiste peintre, élève de MM. Bouguereau et, Tony­-Robert-Fleury.

Expose depuis plusieurs années au Salon des Champs-Élysées des toiles toujours très remarquées :

Un joueur heureux ; 1886. - La femme au livre ; 1887. - La chanson des gueux ; 1888. - Le Bénédicité ; 1889. - La douce après-midi ; - Les tricoteuses ; 1890. ; Une prière ; Fileuse ; 1891. - Portrait de M. F. A... ; - Berceuse ; 1893.

A obtenu une mention honorable en 1882 et une médaille de troisième classe en 1891.

Membre de la Société des Artistes français.

 

Crouzel (Théodore), né en 1847.

Docteur en médecine de la Faculté de Strasbourg, 1874, exerce à Prayssas.

Suppléant de la justice de paix.

 

Crugut (Ellys).

Propriétaire à Tonneins.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Cruzel (Jacques-François), né à Caubeyres, le 27 janvier 1820.

Ancien chef d'institution, ancien vérificateur des poids et mesures, à Nérac.

Publiciste ; officier d'Académie.

 

Cruzol (Antoine-Camille), né à Fumel, le 30 décembre 1839.

Notaire à Sauveterre (1872).

 

Cuvier (Georges-Victor), né à Marmande, le 7 août 1864.

Médecin-major au 3e régiment de chasseurs d'Afrique.

 

Dalché de Desplanels (Polléo-Louis), né à Sainte-Livrade, le 4 juillet 1858.

Docteur en médecine (Faculté de Paris, 5 décembre 1885).

Ancien interne des hôpitaux.

Exerce à Paris.

 

Dalidou (Jean-Léon-Roger), né à Sainte-Livrade, le 16 octobre 1856.

Bachelier ès-lettres et ès-sciences, 1874.

Admissible à l'École polytechnique, 1875.

Élève démissionnaire de l'École centrale, 1877. Licencié en droit, 1880.

Attaché de première classe à l'intendance militaire, 1881.

Notaire à Sainte-Livrade (1885).

 

Dalliès (Joseph), né à Monheurt, le 29 janvier 1829.

Directeur de l'école primaire publique d'Astaffort.

Membre pendant neuf ans du Conseil départemental de l'instruction publique ; délégué, par ses collègues, au congrès pédagogique de Paris, en 1881, et aux Expositions universelles de 1867 et de 1878 ; auteur d'un cours d'histoire en 4 volumes, très estimé, à l'usage des écoles primaires de tous les degrés, édité par la maison Gédalge, à Paris.

Officier de l'Instruction publique.

 

Dumas (Aymar-Jean-André), né à Port-Sainte-Marie, le 21 janvier 1857.

Docteur en médecine, médecin de 2° classe de la marine.

 

Dampierre (Jean-Baptiste-Élie, marquis de), né au château du Saumon, commune de Sauveterre d'Astaffort, le 17 septembre 1813.    

Ancien député des Landes aux Assemblées nationales de 1848 et de 1871.

Membre du Conseil général de la Charente-Inférieure.

Président de la Société des agriculteurs de France. L'un des 52 membres titulaires de la Société nationale d'agriculture et président de sa section de grande culture.

Membre des Sociétés archéologiques de Bordeaux et de Saintes et des Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis.

M. le marquis de Dampierre, qui est une des personnalités les plus considérables et des plus respectées du parti conservateur, est l'auteur d'une importante Monographie du château de Plassac, 4 vol. in-8°. Cet ouvrage, tiré à un nombre très restreint d'exemplaires, est réservé aux parents et aux amis de l'auteur. Toutefois, un extrait de cet ouvrage a été publié sous ce titre : La Saintonge et les Seigneurs de Plassac. - Le duc d'Épernon, (1554-1642).

M. le marquis de Dampierre a, en outre, publié une histoire des Races bovines de France, d'Angleterre et de Suisse, et de nombreuses brochures agricoles.

 

Dampierre (Antoine-Godefroy, vicomte de).

Membre de la Société de l'histoire de France.

Il a publié : Histoire de la ville d'Agen et du pays d'Agenais.

M. le vicomte G. de Dampierre habite le château de Saint-Philippe, par Saint-Romain (Lot-et-Garonne).

Dampierre (Guillaume-Guy-Robert de), né à Saint-Nicolas de la Balerme le 16 septembre 1861. Lieutenant au 8e dragons.

 

Daney (Pierre-Bernard-Alfred), né à Marmande, le 9 octobre '1832.

Maire de Bordeaux.

Membre de la Chambre de commerce de cette ville.

Officier de la Légion d'honneur et de l'Instruction publique.

 

Dantin.

Bâtonnier de l'ordre des avocats près le Tribunal civil de Villeneuve-sur-Lot.

 

Daraignez (Bernard-Jules-Pierre), né à Tournon d'Agenais, le 21 janvier 1865.

Docteur en médecine à Libos.

 

Darbon.

Économe du Lycée d'Agen.

Officier d'Académie.

 

Daresis (Jean-Isaac), né à Agen, le 10 avril 1838.

Capitaine en retraite.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Dardy (l'abbé Jean-Guillaume-Léopold), né à Aiguillon, le 15 novembre 1826.

Curé de Durance.

M. l'abbé Dardy est l'auteur des ouvrages suivants :

Le Grangier de Durance. - Le Prieuré de la Grange de Durance, monument du diocèse d'Agen, dans les Landes de Gascogne, in-8°. - Saint-François d'Assise. Providence du moyen âge par l'amour, in-12. - La Légende du jeune Henry de Navarre dans une bastide d'Albret, in-16. - L'Église d'Agen devant la persécution et l'hérésie au IVe siècle, in-16. - La légende du Sud-Ouest de l'Agenais sous les derniers Mérovingiens et Charlemagne, in-16. - Le Prieuré de la Grange ou le Toit d'adoption, poème. - Les Martyrs d'Agen au IVe siècle, drame en 3 actes. - Anthropologie populaire de l'Albret, Sud-Ouest de l'Agenais ou Gascogne landaise, 2 volumes in-8°. - Lexique gascon (dialecte de l'Albret), avec la synonymie agenaise et provençale, in-8°. - Henri IV et lou Carboué dé Capphicot (Revue de l'Agenais). - Nosto-Dâmo dé Lourdos (poésie en patois gascon, plaquette). - Bétrand dé Born (poésie en patois gascon, plaquette).

Darlan (Jean-Baptiste-Joas), né à Podensac (Gironde), le 10 juin 1848.

Député de l'arrondissement de Nérac.

Avocat à Nérac et maire de cette ville.

M. Darlan représente au Conseil général de Lot-et-Garonne le canton de Nérac depuis 1886.

Il a remplacé à la Chambre des députés, en 1890, M. Fallières, élu sénateur.

Républicain progressiste, c'est à ce titre qu'il a été réélu au premier tour, sans concurrent, par 7.104 voix aux élections générales du 20 août 1893.

M. Darlan possède une médaille d'or qui lui fut décernée en témoignage de sa belle conduite pendant les inondations de la Garonne (juin et novembre 1875).

 

Darlan (Xavier), né à Podensac (Gironde) le 25 novembre 1853.

Frère du précédent.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris en 1879, exerce à Nérac.

 

Darribeau, né à Saint-Pierre-du-Mont, le 13 mai 1856.

Notaire à Sos (1888).

 

Dauban.

Professeur au Lycée d'Agen.

Officier de l'Instruction publique.

 

Daudrix.

Directeur de l'École primaire de Prayssas.

Officier d'Académie.

 

Daurel (Marie-Pierre-Joseph), né à Agen, le 8 octobre 1848.

Avocat, docteur en droit.

Membre de la Société académique d'Agen et de la Société linnéenne de Bordeaux.

Président de la Société d'horticulture de la Gironde ; chevalier du Mérite agricole.

M. Daurel a publié : Manuel pratique des jardins et des champs pour le Sud-Ouest de la France, in-12, 400 pages. - Des plantes maraîchères de grande culture et de la culture intercalaire dans les vignes, in-8°. - Quelques mots sur les vignes américaines, leur greffage, les producteurs directs dans la région du Sud-Ouest, les maladies cryptogamiques et leur traitement. Étude pratique sur cet important moyen de reconstitution des vignobles. - Élément de viticulture avec description des cépages les plus répandus, 1 vol. in-8. – Ampélographie : Les raisins de cuve, de la Gironde et du Sud-Ouest de la France (Album colorié). - Synonymie des cépages, et de nombreuses brochures agricoles.

 

Daurios (Paul), né à Moustier en 1863.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1889, exerce à Allemans-du-Dropt.

 

Dauzon (Philippe), né à Pau, le 1er août 1860.

Avocat à la Cour d'Agen.

A fait ses études de droit, et, inscrit au barreau d'Agen, acquis, dans cette ville, une rapide réputation d'avocat d'assises et. de conférencier politique.

Membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton d'Astaffort.

Candidat aux élections législatives de 1893 avec un programme républicain radical en remplacement de M. de Laffite-Lajoannenque, qui ne s'est pas représenté, M. Dauzon a réuni, au premier tour, 4.471 voix et bénéficié des 1.379 suffrages attribués à ses trois concurrents républicains qui se sont désistés en sa faveur.

Il a été élu député de l'arrondissement d'Agen au second tour par 8.516 suffrages contre M. le comte de Chaudordy, ancien ambassadeur, resté seul concurrent avec 7.747 voix.

M. Philippe Dauzon est arrière-petit-fils du conventionnel Philippe Lebas, arrêté en 1794 en même temps que Robespierre, et qui se tua d'un coup de pistolet, petit-fils de Philippe Lebas, helléniste, maître de conférences à l'École normale supérieure, et fils de M. Eugène Dauzon, proscrit de décembre, préfet à Mézières du gouvernement de la Défense nationale, condamné à mort par les Prussiens.

 

Daymard.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1875, exerce à Villeneuve-sur-Lot.

 

Daymard (Jean-Ovide), né à Villeneuve, le 18 septembre 1838.

Instituteur public à Anthé, M. Daymard est l'auteur d'une monographie de cette commune.

 

Debeaux (Jules-Jean-Baptiste), né à Agen, le 10 novembre 1837.

Capitaine d'artillerie en retraite.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Debeaux (Odon), né à Agen, le 4 août 1826.

Pharmacien militaire en retraite.

Membre de la Société des sciences, lettres et arts d'Agen et de la Société linnéenne de Bordeaux. Officier de la Légion d'honneur.

M. Debeaux est l'auteur d'un grand nombre de publications sur la botanique et la conchyliologie.

 

Debelmas (Jacques-Ernest), né à Penne, le 16 août 1860.

Professeur de mathématiques au collège de Perpignan.

 

Debidour, né le 29 mai 1859.

Receveur de l'Enregistrement à Casteljaloux.

 

Decaïen (Albert), né à Amiens, le 18 septembre 1840.

Juge d'instruction au Tribunal civil de Villeneuve-sur-Lot.

 

Dèche.

Docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, 1882, exerce à Clairac.

 

Dèche (Jean-François-Louis), né à Sos, canton de Mézin, le 14 août 1852.

Licencié en droit de a Faculté de Bordeaux du 4 août 1874.

Juge de paix du canton de Tartas-ouest (Landes), par décret du 19 octobre 1886.

Juge de paix du canton de Mézin, par décret du 27 décembre 1892.

 

Deffieux (Saint-Cyr), né à Saint-Bauzel (T.-et-G.), le 22 novembre 1854.

Notaire à Villeneuve-sur-Lot (1884).

Secrétaire de la Chambre des notaires.

 

Déjean (Jean), né à Rides, le 23 juin 1828.

Colonel d'artillerie en retraite.

Commandeur de la Légion d'honneur.

 

Delbergé (Justin-Victor), né à Villeneuve, le 1er mars 1850.

Ancien sous-intendant militaire.

M. Delbergé a publié : Mes Baisers de vingt ans, poésies. - Mas Faribalas, countes patois. - Les Romsberg, drame en 3 actes, représenté à Agen.

 

Delbrel (Joseph), né à Agen, le 19 juillet 1856.

Père de la Compagnie de Jésus.

Le R. P. Delbrel collabore aux Études religieuses des Pères de la Compagnie de Jésus, à la Revue de la Révolution, à la Revue de Gascogne, etc.

 

Delcros (Georges-Joseph), né en 1853.

Reçu, en 1879, docteur en médecine par la Faculté de Strasbourg, exerce à Prayssas.

 

Delherm de Larcenne (l'abbé Marc-Antoine-Éva­riste), né à Aire, le 24 octobre 1834.

Membre de la Société académique d'Agen.

Directeur de l'Institution Saint-Nicolas, à Gimont (Gers).

Depuis 1891 curé de Gimont.

M. l'abbé Delherm de Larcenne est un entomologiste distingué.

Auteur du Catalogue raisonné des coléoptères du Gers et de Lot-et-Garonne et du Petit manuel de viticulture en rapport avec les besoins présents : Phylloxera, plants américains, etc.

 

Delluc.

Docteur-médecin à Clermont-Dessus, chargé du service médical de la protection du premier âge, M. Delluc a soutenu sa thèse de doctorat devant la Faculté de Paris.

 

Delmas (Bernard), né à Lougratte, le 11 novembre 1841.

Notaire à Tombebœuf (1889).

 

Delmouly (Antoine), né à Hautefage, le 5 août 1838.

Maire de Saint-Sylvestre.

Président du Conseil d'arrondissement de Villeneuve-sur-Lot.

Propriétaire au château de Rigoulières.

 

Delpech (Pierre-Charles-Eugène), né à Clairac, le 7 avril 1854.

Entré à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, le 1er novembre 1874. Sous-lieutenant au 7e régiment de chasseurs. Lieutenant et capitaine au 4e régiment de chasseurs. A démissionné en 1891.

Sculpteur statuaire, élève de M. A. Caries. A exposé au Salon de 1890, 1892 et 1893.

 

Delpech (Georges).

Juge au Tribunal de commerce d'Agen.

Adjoint au maire de cette ville.

 

Delsol (Louis).

Ancien élève de l'École polytechnique, promotion de 1876.

Officier d'artillerie démissionnaire.

Avocat à Villeneuve-sur-Lot.

 

Delsol (Étienne-J.-L.).

Ancien élève de l'École polytechnique (promotion de 1872).

Avocat à Villeneuve-sur-Lot.

 

Delsole (Alban).

Ancien élève de l'École nationale des Beaux-Arts.

Architecte à Agen.

 

Deltour (Louis-Alexandre).

Licencié en droit.

Notaire à Nérac (1890).

 

Deluns-Montaud (Pierre), né à Allemans-du-Dropt, le 5 juin 1845.

Ancien ministre, député de Lot-et-Garonne.

M. Deluns-Montaud représente actuellement l'arrondissement de Marmande à la Chambre des députés.

Avocat à Marmande, M. Deluns-Montaud devint conseiller municipal et adjoint au maire de cette ville.

Il a posé pour la première fois sa candidature républicaine à la députation à une élection partielle, qui eut lieu le 5 juin 1879. 11 fut envoyé à la Chambre par 14.576 voix, et une majorité de 12.547 suffrages.

Réélu en août 1881, il le fut encore le 4 octobre 1885, puis le 22 octobre 1889, où il obtint au premier tour 13.348 voix contre 12.721 données à son concurrent boulangiste, M. Lefèvre, et enfin aux élections générales du 20 août 1893, son mandat lui fut renouvelé par 9.706 voix.

Au Palais-Bourbon M. Deluns-Montaud vota avec la Chambre de 1885 pour l'expulsion des prétendants. Il a plusieurs fois fait partie de la Commission du budget et fut rapporteur du budget des travaux publics.

C'est dans le cabinet formé le 3 avril 1888 et présidé par M. Floquet que M. Deluns-Montaud obtint le Ministère des Travaux publics. Il y resta jusqu'à la chute du Conseil et la formation du deuxième cabinet Tirard (février 1889).

M. Deluns-Montaud est un des chefs du parti gouvernemental.

 

Demay (Jean), né à Aiguillon, le 29 octobre 1828. Ancien élève de l'École polytechnique.

Général de brigade du cadre de réserve.

Commandeur de la Légion d'honneur.

 

Demestre.

Notaire à Fongrave (1861), suppléant de la justice de paix du canton de Monclar.

 

Denizot (Paul-Bernard-Alphonse), né à Bordeaux, le 7 novembre 1850.

Ancien maire de Miramont.

Juge de paix du canton de Sainte-Livrade.

 

Derennes (Auguste), né à Mesnac (Charente), le 7 février 1862.

Professeur de rhétorique au Collège de Marmande.

 

Desbordes.

Professeur de lettres à l'École normale d'instituteurs d'Agen.

 

Descola (Édouard-Cyr-Armand), né à Clairac, le 20 novembre 1832.

Docteur en médecine à Clairac.

M. le docteur Descola s'est fait connaître comme poète.

 

Descomps (Jean), né à Agen.

Sculpteur, élève de MM. Falguière et Mathet, a exposé au Salon de 1892 un médaillon en plâtre : M. Noutary.

 

Descomps (Auguste), né au Passage d'Agen, en 1846.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1872 ; exerce à Aiguillon.

 

Descrimes (Joseph), né le 14 mars 1823.

Ancien élève de l'École polytechnique, sous-intendant militaire en retraite à Beauville.

Ancien conseiller général de Lot-et-Garonne.

Officier de la Légion d'honneur.

 

Désesbats (Raymond-Émile), né à Moncaut, le 28 décembre 1862.

Professeur d'allemand au Lycée de jeunes filles d'Agen.

 

Desmurs (Joseph), né à Passage, le 25 novembre 1841.

Maire du Passage d'Agen.

Conseiller d'arrondissement.

 

Despeyroux (Henri), né en 1846.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, exerce à Nérac.

 

Despeyroux (Charles-Pierre), né à Marmande, le 3 octobre 1818.

Ancien conseiller à la Cour d'appel d'Agen.

 

Dessez.

Inspecteur d'Académie à Agen.

Vice-président du Conseil départemental de l’instruction publique de Lot-et-Garonne.

Officier d'Académie.

 

Dessiaux (Victor-Alexandre), né à Corbigny (Nièvre), le 16 février 1836.

Ancien notaire à Nérac (1862-1868), puis à Villeneuve-sur-Lot (1868-1874).

Membre du conseil d'administration de l'Association de prévoyance du notariat.

 

Destrac (l'abbé Louis), né à Pindères, le 12 janvier 1828.

Curé d'Asquets, missionnaire apostolique, chevalier du Saint-Sépulcre, M. l'abbé Destrac est un prédicateur de talent.

 

Deu (Alphonse), né en 1838.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, en 1886, s'est fixé au Mas-d'Agenais.

 

Deyres (Antoine-Gasparin), né à Casteljaloux, le 7 février 1822.

Ancien conseiller, président d'assises à la Cour d'appel de Toulouse.

Officier d'Académie.

Chevalier de la Légion d'honneur.

Auteur du livre des Nullités en Cour d'assises, 3e édition.

 

Deyres (Jean-François-Raymond), né le 30 décembre 1852.

Fils du précédent.

Avocat à la Cour d'appel de Toulouse.

 

Deyres (Jérôme-Joseph-Raymond-Cyprien), né à Casteljaloux, le 20 novembre 1819.

Ancien notaire à Castets-en-Dorthe (Gironde), anicien maire de cette commune, ancien conseiller général de la Gironde.

 

Dheur (Louis-Henri), né en 1842.

Docteur en médecine, M. Dheur a soutenu sa thèse pour le doctorat devant la Faculté de Paris, en 1866 ; il exerce au Mas-d'Agenais où il est chargé du service médical de la protection du premier âge.

 

Dheur (Henri-Jean-Baptiste), né au Mas-d'Agenais, le 21 août 1834.

Capitaine en retraite à Fourgues.

Chevalier de la Légion d'honneur, médaillé d'Italie (1859), de Rome (1867), M. Dheur vient de recevoir la médaille coloniale (1894).

Ancien maire de Fourgues, ancien président du conseil d'arrondissement de Marmande.

 

Dienne (comte de), né au château de Lécherre, près Joigny (Yonne), le 4 juillet 1848.

Propriétaire dans le département de Lot-et-Garonne du château de Cazideroque.

Docteur en droit, membre correspondant de la Société nationale d'agriculture de France.

M. le comte de Dienne est l'auteur d'un remarquable ouvrage intitulé : Histoire du dessèchement des lacs et marais en France avant 1789, in-8°, 574 pages, 1891.

 

Dieudé-Fauvel.

Docteur en médecine à Sauveterre.

Conseiller d'arrondissement.

 

Dieuzaide (Mlle).

Professeur de sciences au collège de jeunes filles d'Agen.

 

Dieuzeide (Gaston).

Licencié en droit.

Propriétaire à Laplume.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Dieuzeïde (Eugène), né à Denguin, le 13 juillet 1846.

Inspecteur primaire à Agen.

Membre du Conseil départemental de l'instruction publique.

Officier d'Académie.

 

Doche (Jules), né en 1860.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris en 1884, exerce à Tonneins.

 

Dollfus (Camille), né le 28 mai 1826, à Mulhouse.

M. Dollfus entra dans la diplomatie et fut élu député en 1863 comme candidat officiel par le département de Lot-et-Garonne qu'il représenta jusqu'en 1870. Candidat officiel dans l'arrondissement de Nérac au 14 octobre 1877, il obtint 6.818 voix contre 8.957 données à M. Fallières, républicain qui fut élu. M. Camille Dollfus est gendre du baron Haussmann. Il représente au Conseil général de Lot-et-Garonne le canton d'Houeillès.

M. Camille Dollfus est officier de la Légion d'honneur.

 

Dolique.

Principal du collège communal de Marmande.

Officier d'Académie.

 

Dombrowski.

Conservateur du Musée d'Agen.

 

Donat (l'abbé Jean-Étienne), né à Escassefort, le 2 juillet 1852.

Ancien professeur au collège de Saint-Caprais et au Petit-Séminaire de Marmande.

Vicaire à Beauville.

Curé à Mauvezin-sur-Gupie, M. l'abbé Douat consacre à la poésie les loisirs que lui laisse son minis­tère.

Lauréat de l'Académie de Bordeaux.

Secrétaire du Comité diocésain des pèlerinages de Terre-Sainte.

 

Doumergue (Paul), né en 1818.

Docteur en Médecine de la Faculté de Paris, en 1843, M. Doumergue exerce à Monflanquin.

Officier d'Académie.

 

Drême (Jean-Joseph-Hilaire), né à Vic-Fezensac (Gers), le 18 décembre 1818.

Avocat, M. Drême entra dans la magistrature le 24 avril 1846, en qualité de substitut à Saint-Affrique (Aveyron). Le 20 juin 1847, il était substitut à Villefranche (Aveyron) ; le 30 mars 1848, commissaire du gouvernement près le Tribunal de Villefranche (Aveyron) ; le 25 avril 1848, avocat général à Agen et le 23 octobre 1856, premier avocat général à Agen. M. Drême fut nommé, le 12 août 1860, chevalier de la Légion d'honneur (services exceptionnels), le 2 janvier 1869, président de Chambre à Agen et le 9 décembre 1872, premier président â cette même Cour. Promu officier de la Légion d'honneur le 3 août 1875, M. Drême a quitté la magistrature en 1888, comme premier président honoraire.

 

Dronelle.

Principal du collège communal de Villeneuve-sur-Lot.

Membre du Conseil académique de Bordeaux.

Officier d'Académie.

 

Drouilhet de Sigalas (vicomte de).

Président des Syndicats de Fourgues et de Coussan, membre de la Société des agriculteurs de France.

A été élu en 1869 membre du Conseil général de Lot-et-Garonne.

Propriétaire du château de Montcassin, par Villefranche-sur-Queyran (Lot-et-Garonne).

 

Drouilhet de Sigalas (L.-R.).

Capitaine au 130e régiment territorial d'infanterie.

Propriétaire du château de Plantey.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Dubarry de Lasalle.

Architecte-ingénieur à Agen.

Diplômé de l'École centrale des arts et manufactures.

 

Dubédat (Jean-Baptiste), né à Nérac, le 27 janvier 1823.

Ancien conseiller à la Cour d'appel de Toulouse.

Membre de l'Académie de législation et mainteneur des Jeux floraux de cette ville.

Chevalier de la Légion d'honneur.

On doit à M. le conseiller Dubédat :

Le Jansénisme en Limousin. - Mélanges littéraires. - Les Saints du Couserans, N. D. de Sauvagnac, de nombreux articles dans le Recueil de l'Académie de législation, le Recueil des jeux floraux et le Correspondant, une Histoire du Parlement de Toulouse, en 2 vol., in-8°, couronnée par l'Académie française, et diverses publications littéraires.

 

Dubédat.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, exerce à Houeillès.

 

Dublineau (Louis-Émile), né au Bugue (Dordogne), le 16 octobre 1861.

Sous-inspecteur de l'Enregistrement à Marmande.

 

Dubosq (Édouard-Léon), né à Caillava, le 28 février 1844.

Vint étudier la médecine à Paris, où, durant le siège, il remplit vaillamment son devoir.

Reçu docteur en 1872, il alla exercer à Francescas.

 

Dabouch (François-Pierre-Dulcide-Marie-Joseph), né à Mézin, le 9 septembre 1853.

Avocat général près la Cour d'appel de Riom.

 

Dubouch (Joseph-François-Roger), né à Mézin, le 23 juillet 1867.

Avocat à la Cour d'appel de Toulouse.

 

Dubourdieu.

Professeur de philosophie au Lycée d'Agen.

 

Dubourg.

Maire de Villefranche-du-Queyran.

Conseiller d'arrondissement.

 

Dubuc (Jean-Joseph-Prudenel), né à Campagne (Gers), le 12 mai 1847.

Docteur en droit, lauréat de la Faculté de Toulouse.

Président de Chambre à la Cour d'appel d'Agen.

 

Ducan (Jean-Louis-Gustave), né à Marmande, le 20 janvier 1866.

Licencié ès-lettres.

Professeur au Collège de Châtellerault.

Après avoir complété ses études près les Facultés (les lettres de Bordeaux et de Poitiers, a publié dans divers journaux et recueils, notamment dans l'Écho de Marmande, des poésies, des nouvelles et des articles de critique littéraire et dramatique.

 

Ducasse (Louis-Sylvestre-Henri), né à Villeneuve-sur-Lot, le 10 décembre 1851.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, en 1879, à Villeneuve-sur-Lot.

Médecin-major au 130e régiment d'infanterie territoriale.

 

Ducasse (Jean-Camille), né à Lavardac, le 26 septembre 1859.

Procureur de la République près le Tribunal civil de Villeneuve-de-Lot.

 

Ducasse (Edmond).

Avocat au Tribunal civil de Villeneuve-sur Lot.

 

Ducaux.

Professeur de physique au collège communal de Marmande.

 

Duchynska (Mlle Hélène), née à Tonneins.

Dessinateur, élève de M. Tony-Robert Fleury.

Ses principaux dessins exposés au Salon, sont :

Portrait de Mme la comtesse Ferd. de Lesseps, 1881. - Mmes Rousseau et Lhermitte, 1883. - Portrait de Mlle Marie-Louise A..., porcelaine, 1887. - Menuet dansé par les enfants de M. Ferdinand de Lesseps, porcelaine, 1888. - Portrait de M. L. L..., porcelaine, 1889. - Portrait de Mme Victor de Lesseps, 1890. - Portrait de Mlle G..., porcelaine, 1891. - Portrait de Mlle Blanche F..., miniature, 1893. - Route de Beauchamps, paysage. - Ruines du château de Colley, aquarelle. - La porte Gayolle à Boulogne-sur-Mer, aquarelle. - Les Falaises à Quiberville, aquarelle. - Allée aux Parcs-Monceaux, aquarelle. - Un lavoir à Seine-Port, aquarelle.

Mlle Duchynska est officier d'Académie depuis 1890.

Membre de la Société des artistes français.

 

Ducorneau (Jean), né en 1845.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, en 1875, exerce à Laroque-Timbaut.

 

Ducos (Gustave-Adolphe-Henri), né à Agen, le 21 mai 1857.

Docteur en droit.

Maître des requêtes honoraire au Conseil d'État.

Ancien préfet du Jura, de l'Ardèche et de Constantine.

Chevalier de la Légion d'honneur.

Commandeur de l'ordre du Cambodge.

Voici les états de services de M. Henri Ducos :

20 décembre 1879, auditeur de 2e classe au Conseil d'État. - 15 novembre 1881, chef de cabinet du ministre de la Marine. - 27 mars 1882, auditeur de 1ère classe. - 22 février 1883, chef du cabinet du ministre du Commerce. - 17 décembre 1883, chevalier de la Légion d'honneur. - 8 avril 1885, chef du cabinet du ministre des Finances. - 9 janvier 1886, chargé de la direction de la comptabilité au Ministère de la Marine et des Colonies. - 11 juin 1887, maître des requêtes au Conseil d'État. - 20 octobre 1888, préfet du Jura. - 29 octobre 1888, maître des requêtes honoraire. - 2 novembre 1891, 2e classe personnelle. - 3 novembre 1891, préfet de l'Ardèche. - 1893-1894, préfet de Constantine.

 

Ducos.

Notaire à Marmande (1878).

Secrétaire de la Chambre des notaires de cet arrondissement.

 

Du Cos de Saint-Barthélemy (Flavien), né le 23 avril 1850.

Licencié en droit.

Propriétaire du château de Bax.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Ducouytes (Louis), né à Marmande en 1845.

Greffier de la justice de paix de Marmande.

Secrétaire du Comice agricole de l'arrondissement.

Chevalier du Mérite agricole.

Publie, depuis 1886, l'Agriculteur Marmandais, organe du Comice agricole de Marmande.

Directeur-fondateur du journal Le Greffier, revue pratique de doctrine, de jurisprudence et des intérêts des greffiers des justices de paix et des tribunaux de simple police.

 

Ducroux, né le 9 juin 1835. Conservateur des hypothèques à Nérac.

 

Dudon (Jean-Charles), né à Tonneins, le 26 novembre 1839.

M. Dudon, qui est chevalier de la Légion d'honneur, fut reçu docteur en médecine par la Faculté de Paris, en 1869 ; il exerce à Agen.

Ancien médecin de la marine de 1858 à 1883.

 

Dudon (Arnauld-Édouard), né à Tonneins, le 7 mai 1841.

Ancien notaire à Clairac, ancien maire de cette commune et conseiller d'arrondissement du canton de Tonneins ancien juge de paix, chef de division à la préfecture de Lot-et-Garonne.

Officier d'Académie.

 

Duffau (Gustave), né en 1829.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1856, exerce à Villeneuve-sur-Lot.

 

Duffau.

Notaire à Moncrabeau (1879).

Syndic de la Chambre des notaires de l'arrondissement de Nérac.

Membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton de Francescas.

 

Duffau (Thomas-Auguste), né à Villeneuve-sur-Lot, le 13 janvier 1822.

Ancien négociant, ancien président du Tribunal de commerce.

Ancien maire de Villeneuve-sur-Lot.

Fondateur du journal Le Républicain catholique.

 

Duffau.

Professeur de dessin d'imitation au Collège communal de Villeneuve-sur-Lot.

 

Dufourc de Chaumel (l'abbé Guillaume-Ambroise Ludovic), né à Agen, le 21 mars 1829.

Ordonné prêtre le 17 décembre 1853, nominé vicaire de la cathédrale le 1er janvier 1854, curé de Layrac le 10 mars 1861, chanoine titulaire le 18 décembre 1891, vicaire général honoraire de Monseigneur Chaulet d'Outremont en 1874, administrateur de l'église du Sacré-Cœur le 29 septembre 1878, vicaire général honoraire de Monseigneur Cœuret-Varin en mai 1885, élu doyen du chapitre peu de temps après et installé archiprêtre de la cathédrale le 15 septembre 1889.

 

Dufrêche (Jean-Alexandre-Clément), né le 12 janvier 1864.

Docteur en droit de la Faculté de Paris.

Juge suppléant au Tribunal de 1ère instance de Villeneuve-sur-Lot.

 

Dugoujon (Jean-Baptiste), né à Poudenas, le 21 mai 1862.

Avocat près le Tribunal civil de Nérac.

Ancien magistrat.

Descend d'une vieille famille de propriétaires. Avocat, se fit inscrire au barreau de Nérac au mois de décembre 1888, fut nommé juge suppléant près le Tribunal civil de ladite ville et donna sa démission en août 1893.

S'occupe activement de politique. S'est fait élire aux dernières élections municipales, maire de la commune de Durance pour tenter d'enlever la direction politique du canton de Houeillès à, M. Dollfus, ancien député ide l'empire, conseiller général, gendre de feu le baron Haussmann. A été élu au mois de juillet 1892, conseiller d'arrondissement par 543 voix contre 520 données à M. Cazeneuve, ancien maire de Houeillès.

 

Dulac (Marc-Antoine-François-Alfred), né à Fumel, le 1er juillet 1848.

Notaire à Fumel (1886).

Ancien receveur de l'Enregistrement.

Syndic de la Chambre des notaires de l'arrondissement de Villeneuve-sur-Lot.

 

Duluguet (Mathieu-Josué), né à Marmande, le 27 septembre 1863.

Secrétaire général de Préfecture en disponibilité.

Avocat à la Cour d'appel de Paris.

Officier d'Académie.    

 

Dumas (Aymar-Jean-André), né à Port-Sainte-­Marie, le 21 janvier 1857.

Docteur en médecine, médecin de 2e classe de la marine.

 

Dumon (J.-B.-Augustin), né à Agen, le 20 septembre 1820.

Sénateur inamovible.

Sorti de l'École polytechnique en 1841, dans l'artillerie, il donna aussitôt sa démission.

Maire de Siailles, dans le Gers, et membre du Conseil général de ce département pour le canton d'Éauze, il fut élu, le 8 février 1871, représentant du Gers à l'Assemblée nationale où il siégea à l'extrême droite. Sénateur inamovible depuis le 11 décembre 1875, il n'a cessé de voter avec la droite sénatoriale.

 

Dumon (Géraud).

Propriétaire du château d'Aubiac, par Agen.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Dumont-Saint-Priest.

Directeur du dépôt d'étalons de Villeneuve-sur-Lot.

Chevalier du Mérite agricole.

 

Dupérié (Jean-François-Étienne), né à Agen, le 5 juin 1848.

Ancien avocat à la Cour d'appel d'Agen, notaire à Laugnac et maire de cette commune, - suppléant du juge de paix du canton de Prayssas

Président de la Commission de viticulture de la Société d'Encouragement à l'agriculture du département de Lot-et-Garonne et vice-président du Syndicat agricole du canton de Prayssas.

Engagé volontaire pendant la guerre franco-allemande 1870-1871, a fait toute la campagne avec les mobiles de Lot-et-Garonne et a atteint le grade de sous-lieutenant ; - il a été blessé à la main droite le 23 décembre 1870, et cette blessure fort grave l'a privé de l'usage de son bras pendant fort longtemps ; le bras, du reste, est resté atrophié et sans force.

Nommé délégué cantonal, il a fait tous ses efforts pour développer dans les campagnes l'instruction primaire et, surtout l'enseignement de l'agriculture ; - En récompense, il a été nominé officier d'Académie en 1889.

Comme maire de Laugnac, il a continué l'œuvre de son grand-père maternel, M. Boissié (Pierre), représentant du peuple de 1848 à décembre 1851, conseiller général du canton de Prayssas de 1830 à 1851, et maire de Laugnac de 1826 à 1851 et de 1870 à 1880. M. Boissié avait fait créer sept foires par an devenues très importantes, grâce aux belles routes et aux nombreux chemins dont il avait doté la commune et le canton. M. Dupérié, son petit fils, a fait créer cinq foires nouvelles et a créé des marchés hebdomadaires très importants, surtout au moment de la vente des pruneaux ; il a aussi fait établir à Laugnac un bureau de poste avec fil télégraphique, reliant directement Laugnac à Agen et à Prayssas.

M. Dupérié emploie les loisirs que lui laisse le notariat à étudier la question agricole et à essayer les plantes et semences nouvelles les plus prônées pour faire bénéficier ses voisins de ses expériences ; il a publié de nombreux articles sur les améliorations ou modifications à faire à l'agriculture dans le département de Lot-et-Garonne et dans la région ; il a fait plusieurs conférences et, en 1885, a publié une brochure intitulée : Quelques mots sur la crise viticole dans le département de Lot-et-Garonne.

Un des ancêtres de M. Dupérié était notaire à Agen de 1580 à 1600 ; sa famille a toujours habité Agen, plusieurs de ses membres ont été consuls (le la ville d'Agen, notamment sous Louis XIII.

 

Dupérié (Pierre-Leucippe-André), né à Agen, le 22 août 1849.

Frère du précédent.

Docteur en médecine à Agen, chirurgien de l'hôpital mixte et médecin des prisons de cette ville.

Membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le 1er canton d'Agen.

M. le docteur Dupérié a été décoré de la Légion d'honneur à 21 ans pour faits de guerre. Lieutenant de la garde mobile, il fit partie de la 2e armée de la Loire et fut blessé à Loigny.

 

Dupin. Notaire à Port-Sainte-Marie (1870).

Suppléant de la justice de paix.

Président de la Chambre des notaires de l'arrondissement d'Agen.

 

Dupouy (Pierre-Georges), né à Lavardac, le 27 juillet 1858.

Avocat et littérateur, M. Dupouy est l'auteur d'un roman intitulé : Les Luttes intimes. Le Petit marquis. Il collabore à la Revue du Sud-Ouest.

 

Duprat (Pierre), né à Lavardac, le 10 juillet 1826.

Maire de Port-Sainte-Marie.

 

Dupré de Pomarède.

Adjoint au maire de Nérac.

 

Dupuy (Pierre).

Maire de Damazan, membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton de Damazan.

 

Dupuy (Guillaume).

Propriétaire du château de Forty, par Agen.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Dupuy (Thomas), né à Linxe (Landes), le 11 février 1851.

Conseiller à la Cour d'appel d'Agen.

 

Durand (Jean-Baptiste), né à Moirax, le 22 décembre 1843.

Ancien avoué à Agen, ancien maire de cette ville, ancien conseiller général.

Sénateur de Lot-et-Garonne (janvier 1888).

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Durand (Aimé-Bernard-Gaston), né à Bajamont, le 27 mai 1859.

Docteur en médecine.

 

Duranthon (Jean), né en 1850.

Docteur-médecin à Lauzun, M. Duranthon a soutenu sa thèse de doctorat devant la Faculté de Paris, en 1879.

À Lauzun, il est chargé du service médical de la protection du premier âge.

 

Durey (Pierre-Jean-Marcel), né à Nérac, le 30 janvier 1856.

Poète et journaliste, membre de la Société des auteurs dramatiques ; officier d'Académie.

Directeur du Journal de Nérac, M. Durey est l’auteur des ouvrages suivants : Les Chants du prolétaire, recueil de vers. - La Défroque d'un cœur, feuilleton inséré dans le Journal de Nérac. - Un Ménage à l'exposition, comédie en 1 acte et en prose.

A écrit seul et en collaboration, diverses pièces de théâtre, entre autres : Artiste et Ministre (300 représentations) et Député fin de siècle, du répertoire du Théâtre-Moderne de Paris, représentée à Versailles le 9 février 1893.

 

Durodié (Fernand), né à Casseneuil, le 5 septembre 1847.

Docteur en médecine à Bordeaux.

Ancien interne des hôpitaux de Bordeaux.

Archiviste de la Société de médecine de Bordeaux, membre et ancien président de la Société des archives historiques de la Gironde, membre de la Société des bibliophiles de la Guyenne.

Commandeur de l'ordre du Libérateur du Venezuela.

Outre de nombreux articles et mémoires insérés dans des recueils spéciaux, M. le docteur Durodié a publié : Étude sur les thromboses et l'embolie pulmonaire à la suite des contusions et fractures (thèse de doctorat). - Étude sur la lèpre tuberculeuse et les léproseries fondées à Bordeaux et en Guyenne au moyen âge.

 

Duros (Henri), né à Toulouse, le 27 mars 1862.

Docteur en droit.

Sous-préfet de Villeneuve-sur-Lot.

Juge à Mytho, non installé, 16 septembre 1887.

Secrétaire particulier du Ministre de l'Intérieur, 14 février 1889.

Secrétaire général de Loir-et-Cher, 22 mars 1889.

Officier d'Académie, 14 janvier 1890.

Mis en disponibilité sur sa demande, 1er mars 1893.

Candidat aux élections législatives de 1893 dans la première circonscription de Blois.

Sous-préfet de Villeneuve-sur-Lot, 7 janvier 1894.

 

Durrande (Antoine-Henri), né à Marmande, le 17 novembre 1831.

Élève de l'École normale supérieure, 1851.

Docteur ès sciences, successivement professeur aux lycées de Rennes, Cahors, Agen, Bordeaux, Moulins, Nîmes. Professeur à la Faculté des sciences de Rennes, 1869, et à Poitiers, 1877 ; doyen de la Faculté des sciences de Poitiers. Chevalier de la Légion d'honneur, officier de l'Instruction publique.

Auteur de travaux mathématiques publiés dans les Nouvelles annales de mathématiques, les Comptes-rendus de l'Académie des sciences, les Annales scientifiques de l'École normale supérieure, etc.

 

Duteis (Xavier), né à la Teste (Gironde), le 1er avril 1820.

Ancien bibliothécaire, ancien conseiller municipal, ancien président du Tribunal de commerce de Villeneuve-sur-Lot.

Membre de la Société académique d'Agen.

 

Duverger (l'abbé Jean-Joseph-Thomas), né à Tombebœuf, le 21 décembre 1829.

Curé de Saint-Nicolas-de-la-Balerme, chanoine honoraire d'Agen.

Après avoir professé au petit séminaire d'Agen de 1854 à 1861, il fut nommé à la cure de Saint-Nicolas qu'il occupe encore.

La faiblesse de sa santé ne lui permit pas d'accepter le titre d'archiprêtre de Meilhan en 1867, celui d'aumônier du Sacré-Cœur de Layrac en 1868, des Filles de Marie, à Agen, en 1887, de chanoine titulaire de la cathédrale d'Agen en 1888.

On doit à M. l'abbé Duverger divers ouvrages et brochures de polémiques, ainsi que de nombreux articles insérés dans les feuilles locales et dont la nomenclature se trouve dans la Bibliographie générale de l'Agenais, par Jules Andrieu.

L'énergie de son opposition à l'impiété des temps actuels lui a valu d'avoir son traitement supprimé du 15 décembre 1885 au 1er juillet 1893.

 

Duvignau (Georges-Marcellin-Émile), né à Agen, le 22 avril 1823.

D'une famille originaire du Béarn et très anciennement établie dans l'Agenais, M. Duvignau est l'inventeur du Cécirègle, appareil approuvé par l'Académie des sciences et donnant aux aveugles les moyens de se servir de l'écriture usuelle des voyants.

Il est fils de Duvignau-Washington qui a laissé un recueil intitulé Poésies antiromantiques, et petit-fils du général Thomas Duvignau, du corps royal du génie.

 

Duvignau (Henry), né à Agen, le 4 octobre 1826.

Frère du précédent.

Propriétaire du château de Bernède.

Maire de Grayssas, directeur de la caisse d'épargne d'Agen.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Duvignau (Louis-Étienne-Antoine François), né à Agen, le 20 février 1861.

Lieutenant au 6e hussards.

 

Écluse (Alphonse de l').

Professeur départemental d'agriculture à Agen.

Titulaire de la chaire d'agriculture à l'École normale d'instituteurs de cette ville.

Chevalier du Mérite agricole.

On doit à M. de l'Écluse des expériences intéressantes sur le mildew et le black-rot.

 

Encausse de Labatut (Victor-Louis-Bernard d'), né à Villeneuve-sur-Lot, le 1er septembre 1863.

Licencié en droit de la Faculté de Paris.

 

Escande (Paul), né à Fumel, le 28 mars 1857.

Médecin à Layrac, chargé du service médical de la protection du premier âge, M. Escande fut reçu docteur en 1881 par la Faculté de médecine de Paris.

 

Eschassériaux (Pierre-Marie-René), né à Agen, le 11 mai 1850.

Ancien député de la Charente-Inférieure.

M. R. Eschassériaux est le fils du baron Eschassériaux, député sans interruption de 1848 à 1893, et le gendre du regretté Raoul Duval.

 

Escouboubre (Emmanuel, marquis d'), né à Montesquieu.

Propriétaire du château du Bâtiment, à Montesquieu.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Esparbès de Lussan (marquis d').

Propriétaire du château du Cap-de-la-Corte, à Nomdieu, par Francescas.

 

Étienne (Edmond), né à Paris, le 30 août 1840.

Contrôleur de la comptabilité à la manufacture des tabacs de Tonneins.

Fabre (Joseph), né à Agen, le 30 avril 1829. Ancien avoué.

Juge au Tribunal d'Agen.

Fabre (Adrien-Barthélemy), né à Savignac, le 24 août 1837.

Secrétaire général du Comice et du Syndicat agricoles de Villeneuve-sur-Lot.

Directeur de la Société coopérative de production et, de consommation.

Propriétaire agriculteur à Savignac.

Ancien industriel à Eysses.

Ancien juge au Tribunal de commerce de Villeneuve.

Juge de paix suppléant démissionnaire et maire démissionnaire de la commune de Savignac, à la suite des manifestations politiques de la soirée du 20 août 1893.

Lutte depuis 1884, avec une rare énergie, contre la Ligue du commerce, au grand bénéfice des producteurs et des consommateurs de la région. Officier du Mérite agricole.

 

Fabre (Jean-Jules), né à Prayssas, le 26 septembre 1849.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1875, exerce à Astaffort.

 

Fabre (François), né à Agen, le 23 octobre 1855.

Licencié en droit.

Sous-inspecteur de l'Enregistrement, des Domaines et du Timbre à Nérac.

 

Faivre. Professeur d'anglais au Lycée d'Agen. Officier d'Académie.

 

Fallières (Clément-Armand), né à Mézin, le 6 novembre 1841.

Avocat à Nérac.

Maire de cette ville et conseiller général, il se présenta aux élections législatives du 20 février 1876, avec un programme républicain, dans l'arrondissement de Nérac et fut élu. Il vota l'ordre du jour des 363 et fut réélu le 14 octobre 1877. Sous-secrétaire d'État à l'Intérieur (avec M. Constans comme ministre), le 17 mai 1880, il fut réélu, le 21 août 1881, député de Nérac et tomba avec le Ministère.

Titulaire du portefeuille de l'Intérieur dans le cabinet présidé par M. Duclerc (7 août 1882), président du Conseil pendant quelques jours, il fut renversé du pouvoir à la suite du rejet du projet de loi d'expulsion des princes.

Ministre de l'Instruction publique, le 20 novembre 1883, dans le cabinet Jules Ferry, il tomba avec celui-ci, à la suite de la nouvelle du désastre de Lang-Son (31 mars 1885).

Elu député de Lot-et-Garonne, aux élections d'octobre 1885, qui eurent lieu au scrutin de liste, il prit, dans le cabinet Rouvier, le portefeuille de l'Intérieur, qu'il échangea, lors de l'élection de M. Carnot à la Présidence de la République, contre celui de la Justice (décembre 1887-avril 1888). Le 22 février 1889, il reçut, dans le cabinet Tirard-Constans, le portefeuille de l'Instruction publique, puis, le 17 mars 1890, celui de la Justice, qu'il conserva jusqu'au 18 février 1892.

M. Fallières a été élu, le 8 juin 1890, sénateur de son département.

 

Fallières (Mgr Pierre-Frédéric), né à Mézin, le 9 avril 1834.

Evêque de Saint-Brieuc.

Vicaire général de Bordeaux en 1884, Mgr Fallières a été appelé au siège épiscopal de Saint-Brieuc, par décret du 28 août 1889.

 

Farges (Pierres-Georges), né à Tonneins, le 17 avril 1846.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1879, médecin au Mas-d'Agenais.

Ancien aide-major à l'hôpital militaire du Luxembourg (1870) et aux ambulances mobiles.

Rédacteur en chef de la Gazette médicale de Paris, 1871-72.

Médecin consultant à Cauterets.

Médecin consultant de S. M. la Reine Maria-Pia de Portugal.

Auteur de Mémoires médaillés par l'Académie de médecine.

Commandeur de l'ordre du Saint-Jacques du Portugal.

 

Fargue (L.), né à Verdun (Meuse), le 20 mai 1827.

Inspecteur général des Ponts et Chaussées, à Tiremont.

Officier de la Légion d'honneur.

 

Fargue-Tauzia (de la).

Inspecteur général des haras, son arrondissement d'inspection comprend les haras de Libourne, Villeneuve-sur-Lot, Panel, Tarbes, le siège officiel est à Agen. M. de la Fargue-Tauzia habite à Angoulême.

La famille de M. de la Fargue-Tauzia est fixée en Gascogne depuis le XIVe siècle environ : son arrière-grand-père Henry-Raymond de la Fargue du Tauzia, après avoir été capitaine d'une compagnie dans le régiment d'infanterie de Clérambault, fut nommé Christ, officier de lieutenant-colonel du dit régiment, portant alors le nom de Gensac, par commission du 12 décembre 1711. Il quitta le service le 24 décembre 1725.

Marié avec une demoiselle de Noguès, il eut pour fils Vital-Félix de la Fargue du Tauzia qui servit dans les gendarmes de la garde du roi, de 1769 à 1774, puis dans les gardes du corps jusqu'en 1789. Retiré à Tonneins (Lot-et-Garonne), il fut incarcéré le 2 octobre 1793, et remis en liberté par arrêté du Comité de sûreté générale de la Convention nationale, dans sa séance du 6 pluviôse, an III.

De son mariage avec Mlle de Cabiran de Cabannes, il eût pour fils Nicolas-Félix de la Fargue-Tauzia, marié à Angoulême avec Mlle Sazerac de Forges, père de M. de la Fargue-Tauzia, qui a épousé, à Tarbes (Hautes-Pyrénées), en 1874, Mlle Marie de Mont d'Aurensan de Lustar.

 

Faugère (Émile), né à Agen, en 1832.

Ingénieur civil à Bordeaux.

M. Faugère est un gros entrepreneur de travaux publics.

On lui doit notamment la construction des bassins à flot de Bordeaux-Bacalan.

 

Faure (Étienne).

Conseiller d’arrondissement.

Maire de Villeton.

 

Fauvel.

Avoué près le Tribunal civil d'Agen (1884).

Président de la Chambre des avoués de cet arrondissement.

Agréé près le Tribunal de commerce de cette ville.

 

Faye (Léopold), né à Marmande, le 16 novembre 1828.

Avocat du barreau de sa ville natale, il fut élu, le 2 juillet 1871, député de Lot-et-Garonne à l'Assemblée nationale et siégea à gauche. À l'expiration des pouvoirs de cette Assemblée, il se présenta aux élections générales du 20 février 1876, dans l'arrondissement de Marmande et fut élu député par 12.862 voix contre 12.689 données à M. Boisvert, ancien maire de Marmande, sous l'Empire. Sous-secrétaire d'État à l'Intérieur, en remplacement de M. de Marcère, devenu ministre (16 mai 1876), M. Faye se retira avec celui-ci en décembre de la même année. Il vota l'ordre du jour des 363 et fut réélu, le 14 octobre 1877, par 13.800 voix contre 13.333 données à M. Boisvert, candidat officiel.

Élu, le 5 janvier 1879, sénateur du département de Lot-et-Garonne, par 211 voix le premier sur deux, M. Faye fut nommé, le 28 mai de la même année, conseiller-maître à la Cour des comptes.

Nommé ministre de l'Instruction publique dans le premier cabinet formé par M. Carnot, il démissionna avec tout le ministère le 30 mars 1888.

Entre temps, il avait été réélu sénateur au renouvellement de janvier 1888.

Ministre de l'Agriculture dans le cabinet présidé par M. Tirard (22 février 1889), il suivit celui-ci dans sa retraite le 13 mars 1890.

Démissionnaire de ses fonctions de conseiller-maître, lors de son entrée au Ministère, M. Faye est resté attaché à la Cour des comptes par les liens de l'honorariat.

Il est président du Conseil général de Lot-et-Garonne.

 

Fazuilhe (Joseph-Aimé), né à Rieumes (Haute-Garonne), le 12 février 1844.

Secrétaire général de la préfecture de Lot-et-Garonne.

Officier d'Académie.

 

Feaugas (Prosper), né en 1816.

Docteur en médecine en 1839, de la Faculté de Montpellier, s'est fixé à Meilhan.

 

Ferrant (Mlle).

Directrice de l'École annexe à l'École normale d'institutrices d'Agen.

 

Fesq.

Professeur de mathématiques au collège communal de Villeneuve-sur-Lot.

 

Fillastre (J.-E.).

Juge suppléant au Tribunal de commerce de Nérac.

Maire de Barbaste.

Représente au Conseil général le canton de Lavardac.

 

Fillastre (André-Guillaume-Étienne de), né le 23 septembre 1859.

Propriétaire du château de Lauyreil, par Lavardac.

 

Fitte (Cléontine Jaubert, dame), née à Tonneins, le 10 juin 1836.

Mme Fitte est l'auteur d'un certain nombre de poésies et de romans-feuilletons parus dans les journaux locaux.

 

Flayat (l'abbé Jean), né à Cancon, le 6 juillet 489.

Curé de Castillonnès, M. l'abbé Flayat a publié Mépris et Décadence.

 

Floucaud de Fourcroy.

Propriétaire du château de Beauregard, par Agen.

 

Fontebride, né le 17 janvier 1852.

Receveur de l'Enregistrement à Seyches.

 

Forsan (de), né à Agen, le 9 août 1819.

Propriétaire du château du Barry, par Aiguillon.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

Ancien officier de Sa Majesté Charles V, prétendant légitime au trône d'Espagne sous la minorité d'Isabelle-Christine régente.

Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Ferdinand.

Ancien contrôleur de l'Administration des tabacs, chef de service dans la Dordogne, pour l'organisation du service de la culture dans ce département.

 

Fourès (Jean-Élie), né à Layrac, le 3 septembre 1846.

Secrétaire du président du Conseil de préfecture de la Seine.

Membre de la Société des Gens de lettres et de la Société des sciences, lettres et arts d'Agen.

M. Élie Fourès est un de nos plus fervents cigaliers. Il a été secrétaire du Félibrige de Paris.

On doit à M. Élie Fourès : Ondeline, poème. - Le Premier amour de lord Byron, nouvelle insérée dans le Bulletin de la Société des Gens de lettres. - Au pays des félibres. - Onze jours aux Pyrénées.

 

Fourestié (Henri-Joseph), né à Villeneuve-sur-Lot, le 28 octobre 1846.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1876. Ancien interne en médecine et en chirurgie des hôpitaux de Paris, 1873-1876.

Médecin du Lycée d'Agen.

Médecin de la Compagnie des chemins de fer du Midi à la gare d'Agen.

Secrétaire du Conseil départemental d'hygiène et de salubrité publique du Lot-et-Garonne.

Président de la commission chargée d'inspecter les pharmacies, épiceries et drogueries du département. Membre de la commission des prisons.

 

Fournal (Jean-Pierre-Gabriel), né à Montesquieu, le 1er septembre 1840.

Conseiller à la Cour d'appel d'Agen.

 

Fournol (Jean-Baptiste-Lucien), né à Hautesvignes, le 15 juillet 1848.

Notaire à Duras, depuis le 2 décembre 1874.

 

Fournié (Félix).

Maire de Sérignac. Vice-président de la Société d'encouragement à l'agriculture de Lot-et-Garonne.

 

Fournié (Alfred), né à Clairac, le 10 octobre 1841. Capitaine d'infanterie de marine en retraite. Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Fourquet (Louis-Jean-Marie-François), né à Andi­ran, le 31 janvier 1866.

Docteur en médecine à Moncrabeau.

 

Fréchou. Pharmacien à Nérac.

Membre de l'Association française pour l'avancement des sciences.

 

Frémont (Dominique), né à Marmande, le 9 octobre 1819.

Général de division en retraite. Grand-officier de la Légion d'honneur.

 

Fresquet (Louis), né à Tournon, le 5 octobre 1858. Professeur de sciences physiques et naturelles au Lycée d'Agen.

 

Fumadelles (Augustin), né à Agen, le 13 août 1844.

Sculpteur, statuaire, ornemaniste.

Ancien élève de l'École nationale des Beaux-arts,

Il obtint une première médaille et fut récompensé au Salon de 1884, d'une mention honorable.

M. Fumadelles a fait, surtout, beaucoup de travaux de décoration dans les églises.

Il est professeur de dessin au Lycée de jeunes filles et à l'École normale d'institutrices, et directeur de l'École municipale de dessin d'Agen, 1883.

M. Fumadelles est officier d'Académie.

 

Gabourin (Frédéric), né en 1853.

Docteur en médecine, reçu par la Faculté de Paris, en 1889, fixé à Meilhan.

Suppléant de la justice de paix.

 

Galup (Jules).

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1883, exerce à Tonneins, maire de cette ville.

Membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton de Tonneins.

 

Gardes (Mme).

Professeur de lettres à l'École normale d'institutrices d'Agen.

 

Garés (Jean-Athanase-Émile), né au Mas-d'Agenais, le 2 mai 1844.

Président du Tribunal civil de 1ère instance d'Angoulême.

 

Garès (Pierre), né à Villefranche-du-Queyran, le 3 juillet 1836.

Secrétaire de la mairie de Nérac, M. Garès est l'auteur d'un certain nombre de chansons patriotiques et de romances sentimentales ainsi que d'une allégorie en un acte et en vers : Le Roi et la Liberté, jouée à Nérac.

 

Garin (Henri de).

Propriétaire du château de Villeneuve, par Laplume. Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Garrand (Joseph-René), né à Sainte-Bazeille, le 20 novembre 1849.

Lauréat de la Faculté de Paris. Professeur de droit criminel à la Faculté de droit de Lyon, avocat à la Cour d'appel, membre de la Commission de surveillance des prisons du Rhône.

A publié : Précis de droit criminel, comprenant l'explication élémentaire de la partie générale du Code pénal, du Code d'instruction criminelle en entier et des lois qui ont modifié ces deux Codes, 1885, 1 vol. in-8.

Le rapide succès de cet ouvrage, dont la 1re édition, parue en 1881, était déjà épuisée dès la fin de l'année 1883, s'explique par ses qualités mêmes. L'auteur s'est attaché à écrire un livre élémentaire, et tous ceux qui ont lu ou consulté son Précis ont affirmé qu'il avait réussi dans cette tâche difficile. La nouvelle édition, comme la précédente, contient, en un seul volume, une exposition complète, exacte et lumineuse des principes de la législation criminelle.

Des liquidations judiciaires, de leur pratique et de leur légalité, 1881, 1 brochure in-8.

De la déconfiture et des améliorations dont la législation sur cette matière est susceptible, 1880, 1 vol. in-8.

M. Garraud n'a pas encore une réputation égale à son mérite ; mais il est tenu en haute estime par tous ceux qui le connaissent. Dans les concours de l'École, dans les épreuves de l'agrégation, dans l'enseignement, il a montré une justesse d'esprit, une sagacité pleine de finesse, une élégance de forme et de parole qui lui ont valu les plus brillants succès. Il s'est fixé à Lyon, et la Faculté de Paris regrette de ne pas compter au nombre de ses professeurs celui dont elle avait couronné les débuts comme élève.

 

Garreau (Philippe), né à Beauville, le 17 septembre 1811.

Officier de la Légion d'honneur.

Propriétaire du château de Lafrégate, par Bon-Encontre.

 

Garrié.

Licencié en droit.

Conseiller municipal de Tonneins.

Gary (Pierre), né à Monclar, le 18 juillet 1831. Notaire à Monbahus depuis le 15 octobre 1856, maire de Monbahus de 1872 à 1892, conseiller d'arrondissement de 1871 à 1893.

 

Gascogne (Jean), né à Agen en 1862.

Littérateur, auteur dramatique.

On doit à M. Jean Gascogne : Assassin ! monologue. - En revenant de Paris, monologue. - Un fiancé anonyme, comédie en 1 acte. - Oh !... les parents ! monologue, etc.

 

Gassian.

Avoué prés le Tribunal civil de première instance de l'arrondissement de Villeneuve-sur-Lot (1888).

 

Gauja (Gaston), né à Foix, le 2 mai 1833.

Docteur en droit, conseiller à la Cour d'appel d'Agen.

A publié : Vade-mecum du juré en matière criminelle, et de tout membre des Commissions chargées de préparer la liste annuelle du jury. 1 petit volume in-I8.

 

Gauljéac (de).

Docteur-médecin à l'hôpital mixte d'Agen.

Chargé, en 1871, du service d'une ambulance d'évacuation, M. le docteur de Gauljéac fut nommé chevalier de la Légion d'honneur.

 

Gaumetou.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1881, à Sainte-Livrade.

 

Gauran (Jules de), né à Dunes, le 31 mars 1824. Avocat, conseiller honoraire à la Cour d'appel d'Alger.

Voici les états de service de ce magistrat :

Juge suppléant à Lectoure (Gers) (25 septembre 1850). Substitut à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) (31 mai 1852). Substitut à Lectoure (1er septembre 1855). Substitut à Cahors (Lot) (17 mai 1856). Procureur impérial à Condom (Gers) (16 mars 1861). Président à Marmande (Lot-et-Garonne) (24 octobre 1866). Conseiller à Agen (31 janvier 1872).

 

Gauthier (Jacques), né à Miramont, le 1er décembre 1855.

Professeur au Lycée de Mont-de-Marsan.

 

Gayral (Adrien), né à Saint-Maurin, le 22 juillet 1833.

Docteur en médecine à Saint-Maurin.

M. Gayral est docteur de la Faculté de Paris depuis 1859. Interne de Chassaignac à Lariboisière en 1858.

 

Gayrard (l'abbé), né à Paris, le 9 juin 1819.

Curé de Saint-Louis-d'Antin, à Paris.

Chanoine honoraire du diocèse de Paris et d'Agen.

 

Gayraud (Georges).

Avocat à la Cour d'appel de Paris.

Ancien conseiller général de Lot-et-Garonne. Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Gayraud.

Notaire à Lavardac (1888).

Membre de la Chambre des notaires de l'arrondissement de Nérac.

 

Gazères (Joseph), né à Mézin, le 30 octobre 1846. Ancien élève de l'École polytechnique.

Chef d'escadron d'artillerie.

Vice-président de la Commission d'expériences de Calais.

Chevalier de la Légion d'honneur.

Gélade (Éplièze), né en 1853.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1878, à Blaymont.

 

Gélineau (Jean-Léon), né à La Réole, le 3 octobre 1851.

Procureur de la République près le Tribunal civil d'Agen.

Officier d'Académie.

 

Geneste (J. Fernand), né à Laparade, le 12 mars 1851.

Pharmacien de 1ère classe à Clayrac.

On doit à M. Geneste une Étude chimique sur les ammoniaques composées.

 

Gerbeau (l'abbé Jean), né à Escassefort, le 14 septembre 1837.

Fit ses études au séminaire d'Agen et fut nommé, en 1874, aumônier de l'hospice et des prisons de Marmande, où il fut chargé de fonder et de diriger une école ecclésiastique.

En 1877, son évêque le désigna pour la cure de Pujols.

Ses fouilles paléontologiques ont amené la découverte de nombreux fossiles dont les plus remarquables figurent avec honneur au musée d'Agen (section Combes)

M. l'abbé Gerbeau est l'auteur d'un important Essai sur la baronnie de Pujols en Agenais, 1891, in-8 ; et publia dans les numéros des 2 et 3 septembre 1889 un manuscrit laissé par M. Fournetz, ancien curé de Puymiclan. Ce travail historique a pour titre : Documents inédits sur les massacres de septembre, qu'un historien de cette période sanglante a heureusement utilisés.

En 1893, l'abbé Gerbeau écrivit la Biographie de M. l'abbé Mathieu Fournetz, député aux États généraux pour le diocèse d'Agen, in-12.

Il fait partie de la Société de sciences, lettres et arts d'Agen, etc.

 

Germain.

Avocat à la Cour d'appel d'Agen.

Juge suppléant au Tribunal de 1ère instance de cette ville.

 

Gilles, né le 21 novembre 1832.

Conservateur des hypothèques à Villeneuve-sur-Lot.

 

Gilles (Adolphe).

Architecte de la ville de Villeneuve-sur-Lot. Officier d'Académie.

 

Gillis (Élisabeh-Lodoïse-Quinte, dame), née à Agen, le 20 octobre 1842.

Femme de lettres. On connaît de Mme Gillis une comédie-vaudeville en un acte intitulée : Ange et Démon.

 

Ginet (Pierre-Alcide), né à Noaillac-de-Pujols, le 14 septembre 1833.

Officier du Mérite agricole.

Chevalier de l'ordre de François-Joseph d'Autriche.

Juge de paix du canton de Cancon.

Vice-président du Comice agricole de Villeneuve-sur-Lot.

Vice-président du Comité central de vigilance contre le phylloxera.

 

Gipoulou (Pierre), né en 1823.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1850, exerce à Libos commune de Monsempron.

 

Girard (Jean-David-Paul), né à Villeneuve-sur-Lot, le 21 août 1826.

Avocat à la Cour d'appel de Bordeaux.

Ancien bâtonnier.

On doit à M. Girard l'Éloge de Martignac, discours, prononcé à la rentrée de la Conférence des avocats.

 

Girard (Marc Antoine), né à Agen, le 7 mars 1820.

Directeur départemental des contributions indirectes en retraite.

 

Giresse (Ed.).

Maire de Meilhan.

Représente ce canton au Conseil général.

 

Gironde (comte de).

Propriétaire du château de Lamothe Ferrensac.

La famille de Gironde, originaire de Gironde, blasonne : Ecartelé aux 1 et 4 d'or, à trois hirondelles de sable, becquées et membrées de gueules, 2 et 1 ; aux 2 et 3 d'azur, à la croix tréflée d'or.

 

Gironde (Jules, vicomte de).

Frère du précédent.

Ancien élève de Saint-Cyr, en 1859, ancien officier d'infanterie, démissionnaire en 1869.

 

Gironde (Paul-Jean-Louis de), né le 9 novembre 1840.

Frère des précédents.

Capitaine de frégate en retraite.

Officier de la Légion d'honneur.

 

Gleizes, né le 30 août 1858.

Docteur en droit.

Juge au Tribunal civil de Marmande.

 

Godailh (Jean-François-Géry-Paul-Henri de), né au château de Laroquette, commune de Penne (Lot- et-Garonne), le 4 novembre 1849.

Fit ses études chez les Jésuites à Bordeaux (Tivoli) et, à Paris (rue des Postes), d'où il entra, en 1869, l'École impériale forestière.

Après avoir été, durant la guerre, lieutenant et capitaine au 1er bataillon de la Garde Mobile de Lot-et-Garonne (74e Régiment de Mobiles), il rentra à l'École forestière.

Nommé garde général des forêts en 1871, il demanda, en 1876, sa mise en disponibilité et se retira au château de Saint-Caprais, près Monflanquin, où il habite avec son père, Odon de Godailla.

Capitaine au 130e régiment d'Infanterie territoriale.

Adjoint au maire de la commune de Monflanquin.

Président du Syndicat régional agricole de Monflanquin.

 

Godailh (Raoul, vicomte de).

Propriétaire du château du Foulon, par Tournon-d’Agenais.

 

Gombault (Antoine de), né à Saint-Eutrope, le 28 août 1846.

Conseiller à la Cour d'appel d'Agen.

 

Goudin (Félix-François-Sylvain), né à Aubiac, le 29 août 1851.

Agent consulaire honoraire d'Haïti.

M. Goudin est l'auteur de la Vigie des transports par chemin de fer, in-8.

 

Gouneau (Jean Auguste-Henri), né à Agen, le 18 décembre 1866.

Licencié en droit de la Faculté de Bordeaux.

Avocat près la Cour d'appel d'Agen, du 28 décembre 1890. Abandonna le barreau et fut nommé avoué près la même Cour d'appel d'Agen par décret en date du 24 décembre 1892.

Gourdon (Raphaël-Adrien), né à Astaffort.

Peintre, élève de M. Brucker.

Venu à Paris en 1875, il copia au Louvre l'école flamande et hollandaise, et travailla pour les marchands de tableaux qui lui faisaient faire des Van Goyen, des Ruysdael, Habbema, Venderner. Beaucoup de grandes galeries possèdent de ces imitations qui passent pour des toiles authentiques.

Se sentant épris de Diaz, Rousseau et Dupré, il étudia et copia ces grands maîtres ; les amateurs se disputaient ses imitations de Diaz et certains marchands peu scrupuleux les vendirent pour des Diaz authentiques dont quelques-uns figurent dans plusieurs musées de France.

En 1881, il fit des études sérieuses d'après nature et eut un tableau admis au Salon, La vallée du Morin, 1882 ; puis ce furent : Effet de soir après la Moisson, 1883 ; Nature morte, 1884 ; Étude de l'ermitage, 1885-86, etc. En 1893, une Étude de plein air très remarquée.

Inspiré de tous les grands maîtres et bien doué, il arriva vile à un certain renom.

Les amateurs sont heureux de posséder ses « sous-bois ».

Il se soustrait au joug des marchands en faisant dans toute la France des expositions en collaboration de Dagnan, Pilles, Pezan, Rochegrosse, etc., etc.

Il est membre de la Société des Artistes français.

 

Gout d'Albret (Joseph-François-Victor-Louis comte du), né au château de Lassaigne, près Au­villars, le 8 novembre 1821.

On doit à M. le comte du Gout d'Albret : Notes probantes sur la maison du Gout d'Albret. -  Le Solitaire de la Tour d'Avance, roman. - Le Zouave pontifical, poème en IV chants. - Le Grand philosophe des temps modernes.

M. du Gout d'Albret a collaboré au Courrier du village et au Journal de Nérac.

 

Goux (Louis-Pierre-Élie), né au Mexique, le 15 juin 1832.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1859, exerce à Agen ; médecin du Lycée.

Membre de la Société des sciences, lettres et arts d'Agen.

Officier d'Académie.

 

Gramont de Villemontès (marquis de Montaiguillon, comte de), né au château de Lasalle-Duquesney, le 25 mai 1853.

Propriétaire du château de Lasalle-Duquesne.

Membre de la Société des agriculteurs de France. M. le comte de Gramont habite à Auterive (Haute-Garonne).

 

Granat (Pierre-Oswald), né à Sainte-Livrade, le 7 mai 1869.

Licencié ès-lettres.

Professeur au Lycée de Bordeaux.

 

Grandfort (Mme Manoël de), née Marie Barsalou, née à Agen.

Femme de lettres, auteur de : Confessions féminines. - La cousine d'André. - Jacques Saurel. - Pour être riche, roman parisien, etc.

 

Grenier (Édouard), né à Bourniquel (Dordogne), le 1er octobre 1866.

Notaire à Villeréal, 1894.

 

Grenier (Marie Delgay, dame), née à Lavardac.

Mme Grenier a publié un certain nombre de poésies. Elle a collaboré à la Revue de l'Agenais.

 

Grenier de Cardenal (Joseph).

Ancien magistrat.

Avocat à Villeneuve-sur-Lot.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Griffoul (Jean), né au Temple-sur-Lot, le 6 mars 1831.

Ancien professeur de mathématiques élémentaires au Lycée de Pau.

Officier de l'Instruction publique.

 

Grimard (Jean-Pierre-Édouard), né à Lacépède, le 17 avril 1827.

Directeur de l'École normale de Toulouse.

M. Grimard est l'auteur des ouvrages suivants : L'Éternel féminin, nouvelles. - La Plante, préface de Jean Macé, 2 vol. in-162. - L'Esprit des plantes. - Histoire d'une goutte de sève. - Un dernier fils de roi, histoire d'une république de singes. - La Botanique à la campagne. - Le Jardin d'acclimatation, - L'Enfant, son passé, son avenir.

M. Grimard a collaboré à la Revue des Deux-Mondes et au Magasin d'éducation.

 

Grimard (Pierre-Ferdinand), né à Lacépède, le 3 novembre 1842.

Notaire à Aiguillon (1872).

Trésorier de la Chambre des notaires de l'arrondissement d'Agen.

Membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton de Port-Sainte-Marie.

Maire d'Aiguillon, délégué cantonal.

Officier d'Académie.

 

Gros (Guillaume).

Ancien maire d'Agen.

Avoué près le Tribunal de 1ère instance de cette ville (1881).

Agréé près le Tribunal de commerce d'Agen.

 

Groulade (Jean-Baptiste), né à Saint-Sornin (Cha­rente), le 17 novembre 1847.

Notaire à Hautefage, 1892.

 

Guary (Louis).

Greffier de la justice de paix de Beauville.

Conseiller d'arrondissement.

 

Guary (Jean-Étienne), né à Agen, le 29 août 1856.

À la tête d'une des plus importantes imprimeries du Sud-Ouest depuis 17 ans ; propriétaire-gérant du Journal de Lot-et-Garonne, feuille quotidienne ayant 103 ans d'existence. A fondé, en 1886, L'Écho de Gascogne, revue littéraire, artistique, mondaine et illustrée, très répandue. Collaborateur de plusieurs journaux et revues de Paris et de province. A été nommé, il y a 5 ans, président du Syndicat de la Presse littéraire et artistique du Sud-Ouest et du Midi et renommé cette année à l'unanimité. Organise depuis cette époque des concerts et des fêtes, le jour de la réunion du Syndicat. Le produit de ces fêtes, toujours élevé, est distribué aux pauvres. Étienne Cruary s'occupe surtout des questions littéraires et artistiques. Il a fait jouer l'hiver dernier un fort joli monologue qui a obtenu un grand succès. Très affable et d'une amabilité parfaite, Étienne Guary ne compte que des amis dans toute la région, où il est très connu. Marié et père de deux enfants ravissants. Il habite pendant quelques mois de l'année la campagne, à dix kilomètres d'Agen.

 

Guerguil, né le 16 mai 1864.

Receveur de l'Enregistrement à Francescas.

 

Guérineau (Louis).

Docteur en médecine (Faculté de Paris, 1879) à Puch.

 

Guiard.

Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées à Agen.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Guillot, (Pierre-Adolphe), né à Casteljaloux, le 27 mars 1852.

Professeur de langue française et de grammaire au Lycée d’Agen.

Officier d’Académie.

 

Guilloutet de Mazère (Joseph-Louis-Adhémar, marquis de), né le 6 avril 1819, appartient par son père à une ancienne famille de Gascogne ; il est petit-fils par sa mère du savant Monge, comte de Péluse, président du Sénat et fondateur de l'École polytechnique.

Grand propriétaire-agriculteur rural, M. de Guil­loutet est membre du Conseil général des Landes pour le canton de Gabarret depuis 1850, maire depuis 1853.

Nommé député en 1862 et 1869, il a été pendant neuf ans secrétaire du Corps législatif. Depuis 1869, M. de Guilloutet est officier de la Légion d'honneur. Aux élections du 20 février 1876, il fut élu député de la 1ère circonscription de Mont-de-Marsan par 7.926 voix sur 11.922 votants ; il a été réélu le 14 octobre 1877, le 21 août 1881 ; invalidé le 4 octobre 1885, il fut réélu en 1889.

M. de Guilloutet possède, dans le département de Lot-et-Garonne, le château de Castel-Vieil, par Feu­garolles.

 

Guimbellot (François), né à Blanzac (Charente), le 20 août 1834.

Percepteur des contributions directes au Mas­-d'Agenais.

Chevalier de la Légion d'honneur et décoré de la Médaille militaire.

 

Guitard (Charles), né à Villeneuve-sur-Lot, le 19 janvier 1857.

On doit à ce littérateur : Les Parfums, scène humoristique, représentée à Vichy. - Mon ami Duroseau, roman bouffe. - Les Gilets de flanelle, vaudeville en un acte, représenté à Villeneuve.

 

Guitard (V.), né en 1834.

Chef de bataillon en retraite.

Président d'honneur du Cercle républicain d'Agen.

Percepteur des contributions directes à Marmande. Officier de la Légion d'honneur.

 

Guittard (Jean), né à Laspeyres, le 29 mai 1844. Vétérinaire à Astaffort.

Secrétaire général de la Société de médecine vétérinaire de Lot-et-Garonne.

Membre du Conseil municipal depuis 1873, adjoint au maire à diverses reprises.

Officier du Mérite agricole.

Fondateur de la Société d'encouragement à l'agriculture de Lot-et-Garonne.

Membre correspondant et honoraire de plusieurs sociétés vétérinaires de Paris et de province.

Membre du Conseil de perfectionnement des écoles vétérinaires, élu en 1886 et 1893 par les sociétés vétérinaires de France.

Membre du Grand Conseil des Vétérinaires de France et délégué par plusieurs sociétés du midi à ses réunions annuelles tenues successivement à Paris, Lyon, Toulouse, Caen, Besançon, Bordeaux, Tours, Marseille, Lille, Nancy, Alger, Nevers, Rennes.

M. Guittard a publié : Du Bœuf de travail dans le Sud-Ouest. - L'Oïdium et le Soufrage des vignes. - Une étude sur le Phylloxera. - Un travail sur l'Organisation de sociétés contre la mortalité du bétail. - Des considérations sur la Race bovine garonnaise. - Traité des Maladies de l'appareil digestif des ruminants, etc.

On doit en outre à M. Guittard des discours prononcés aux concours agricoles du département et un grand nombre d'articles et de mémoires insérés dans divers journaux ou revues.

Fondateur et directeur du journal hebdomadaire de médecine bovine le Progrès vétérinaire.

 

Guy, né le 6 décembre 1833.

Receveur de l'Enregistrement à Villeneuve (actes judiciaires et domaines).

 

Guy (Alban-Antoine), né à Montaut, le 6 février 1854. Capitaine au 9e chasseurs.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Habasque (François-Alexandre-Marie, dit Fran­cisque), né à Saint-Brieuc, le 24 janvier 1842.

Conseiller à la Cour d'appel de Bordeaux.

Correspondant du Ministère de l'Instruction publique.

Membre de la Société des arts et lettres d'Agen.

Président de la Société des archives historique de la Gironde et de la Société archéologique de Bordeaux.

Chevalier de la Légion d'honneur.

Officier d'Académie.

Ce savant magistrat est l'auteur d'un certain nombre de travaux dont la plupart sont relatifs à la ville d'Agen qu'il a habitée : La Cour de France à Agen, 1564-1565 (extrait de la Revue de l'Agenais. - La Domination de la reine de Navarre à Agen, en 1585. - Un cercle à Agen au XVIIIe siècle. Le Théâtre en Agenais au XVIIIe siècle. - Préface du catalogue de la Bibliothèque de la Cour de Bordeaux. - Documents sur le théâtre d'Agen, 1585-1788. - Une visite épiscopale à Saint-Jean-de-Luz sous Louis XIV - Delanteras de Grada. La Vie en province au XVIe siècle. Comment Agen mangeait au temps des derniers Valois. - Le Dernier duc d'Aquitaine Xavier de France

On doit en outre à M. Habasque : Un Magistrat au XVIe siècle, Étienne de la Boétie (discours prononcé à l'audience de rentrée de la Cour d'Agen, 1876) et Du Progrès de la science pénitentiaire (discours de rentrée. Cour d'Agen, 1880).

Hardy de Périni (Édouard) né à Agen, le 24 octobre 1843.

Colonel commandant le 85e régiment d'infanterie. Ancien élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, où il porta les galons de sergent, il fut, à sa sortie, en octobre 1864, nommé sous-lieutenant et affecté au 86e régiment de ligne, que son père commandait devant Sébastopol et à la tête duquel il fut tué glorieusement le 7 juin 1855.

Lieutenant le 10 août 1868, il prit part à la défense de Bitche, et fut nommé capitaine, le 25 novembre 1870.

Il a été promu major du 85e, le 20 décembre 1880.

En 1882, il passa brillamment les examens du brevet d'État-major, et l'année suivante, placé hors cadre, il fut employé au 3e bureau de l'État-major du ministre de la Guerre,

Lieutenant colonel du 2e régiment de zouaves, en octobre 1887, il est, depuis 1891, colonel du 85e.

Officier de grande valeur, il s'est acquis l'estime de ses chefs et l'amitié de ses subordonnés.

D'une activité remarquable, il consacre à la littérature et surtout à l'histoire militaire les rares moments que lui laisse son commandement.

Ancien collaborateur du Journal des sciences militaires, du Spectateur militaire et de plusieurs autres revues militaires.

Rimeur et conteur excellent, il a su se faire une place honorable parmi nos écrivains modernes, par de nombreux écrits qu'il signe indifféremment de son nom ou du pseudonyme de Jean de Villeurs.

Il sait nous tenir sous le charme d'une poésie douce et mélodieuse ou nous égayer par de joyeux récits de garnison.

On cite parmi ses nombreux ouvrages : Contes de garnison. - Songes bleus. - La Légende de l'On­dine. - Le Roman d'un assiégé.  - Soleil d'Afrique, honoré d'une préface de Francois Coppée. - Un général de Sambre-et-Meuse. - Les Batailles d'autrefois. - Le Siège de Maëstricht (1794). - La Mort de Marceau. - Travaux de campagne de l'infanterie. - L'Art de la guerre chez les anciens. - Les Armées féodales. - La Guerre de Cent Ans. - Les Français en Italie. - Bayard. - Les Valois d'Angoulême. - L'Art de la guerre au temps de Louis XI. - Les Guerres de religion. - Tactique française, La Division. - Batailles françaises.

M. le colonel Hardy de Périni est membre de la Société des Gens de lettres et de l'Association pour l'avancement des sciences, de la Société de géographie, etc., officier de la Légion d'honneur, officier de l'Instruction publique, commandeur de plusieurs ordres étrangers et, chevalier de l'Épée de Suède.

 

Hébrard (Mgr Pierre), né à, Casseneuil, le 22 avril 1835.

Docteur en théologie et en droit canon.

Vicaire général du diocèse d'Agen ; protonotaire apostolique.

Membre de la Société des sciences, lettres et arts d'Agen.

Décoré de la croix Pro Ecclesia et Pontifice.

Mgr Hébrard a publié, outre ses thèses de doctorat, les importants ouvrages qui suivent : Les articles organiques devant l'histoire, le droit et la discipline de l'Église, in-8. - Sainte Jeanne de Valois et l'Ordre de l'Annonciade, in-18. - Histoire de Sainte Jeanne de France, in-8. - Le Catéchisme du Jubilé de Claude Joly, évêque d'Agen, in-18, etc.

 

Heidbrinck (Oswald), né à Barbaste, en mars 1858.

Caricaturiste.

Elève de Gérôme el de G. Boulanger.

M. Heidbrinch a exposé au Salon. Il collabore activement au Journal amusant.

 

Imbert, né le 10 juillet 1860.

Receveur de l'Enregistrement à Puymirol.

 

Issoulier (Paul), né à Saint-Céré (Lot), le 2 octobre 1858.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1885, exerce à Villeneuve.

 

Jacomy (Antoine-Alexandre), né à Montpezat, le 19 décembre 1819.

Curé de Gontaud, M. l'abbé Jacomy est l'auteur d'une Histoire de Notre-Dame de Gontaud.

 

Jacomy (Jean-Paul), né à Monpezat d'Agenais, le 1er août 1855.

Notaire à Buzet depuis le 2 août 1883.

 

Jaffre (l'abbé Jean-Nelson), né à Saint-Léger, le 11 mai 1835.

Chanoine honoraire ; directeur de l'école Saint-Ca­prais à Agen.

M. l'abbé Jaffre est l'auteur d'un Cours de philosophie adapté au programme du baccalauréat ès-lettres.

 

Jamet, né le 20 novembre 1865.

Receveur de l'Enregistrement à Laplume.

 

Jeauffreau de Blazac (Henri de), né à Agen, le 17 juillet 1849.

Licencié en droit. Sous-commissaire de la marine.

M. de Blazac est l'auteur d'un recueil poétique intitulé : Les Anciens jours.

 

Joly (l'abbé Antoine), né à Miramont, le 9 février 1840.

Curé de Casteljaloux, M. l'abbé Joly a publié : Le Règne de Jésus-Christ et la Question sociale.

 

Joffre (Pierre-Valentin), né à Nailliac (Dordogne), le 17 février 1862.

D'une vieille et honorable famille du Périgord, est un descendant, en ligne maternelle, de la famille du cardinal Dubois, ministre de Louis XV.

Bachelier ès-lettres.

A fait ses études à Bergerac d'abord, et ensuite à Brive.

Nommé notaire à La Sauvetat-de-Savères (Lot-et-Garonne), par décret du 10 mars 1894.

 

Jouitou (Jean-Louis), né à Sainte-Livrade, le 18 avril 1837.

Docteur en droit, bâtonnier de l'ordre des avocats près la Cour d'appel d'Agen.

Ancien maire d'Agen.

A publié : Étude sur le système du régime dotal sous le Code civil (1882), 1 vol. in-8 et un 2e vol. in-8 (1888). - De la restriction de l'hypothèque légale de la femme, 1 vol. in-8, 1892.

 

Joulie (Théophile, frère Léon-Marie), né à Peyrusse (Aveyron), le 8 septembre 1829.

Directeur de l'Institution privée congréganiste de Marmande.

Membre de l'enseignement privé, adjoint au Conseil départemental de l'enseignement pour les affaires contentieuses et disciplinaires.

 

Jouvin.

Professeur de sciences physiques, naturelles au Lycée d'Agen.

 

Jullidière.

Ingénieur ordinaire de 1ère classe au corps national des Ponts et Chaussées, chargé du contrôle du chemin de fer du Midi, à Agen.

 

Jumin (Jacques-Amédée), né à Castillonnès, le 9 novembre 1850.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (16 août 1880).

 

Kaës.

Surveillant général du collège communal de Villeneuve-sur-Lot.

Professeur de philosophie et d'histoire au même collège.

 

Kaufmann.

Professeur d'allemand et d'anglais au collège communal de Villeneuve-sur-Lot.

 

Kocher (L.), né à Guebwiller (Haut-Rhin), le 25 avril 1863.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris (1890), exerce à Monflanquin.

Labadie (Antoine), né à Laplume (Lot-et-Garonne), le 28 décembre 1844.

Engagé volontaire en 1865.

Promu sous-lieutenant en 1870, à Metz.

Entré dans l'intendance en 1881, était capitaine au 5e bataillon de chasseurs.

Sous-intendant militaire au Havre en 1893. Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Labadie-Lagrave (Frédéric), né à Nérac, le 16 août 1844.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris.

Médecin de la Maternité de cette ville.

Membre des Sociétés anatomique, clinique, médicale des hôpitaux, d'anthropologie de Paris.

Membre de l'Académie de Bruxelles, de Rio-de-Janeiro et de la Société neurologique de New York.

Chevalier de la Légion d'honneur.

Commandeur de l'ordre du Christ de Portugal et de l'ordre du Libérateur Bolivar.

Ancien élève du Lycée de Bordeaux, où il conquit ses premiers grades universitaires, M. le docteur Labadie-Lagrave commença ses études médicales à Paris, en 1861, sous la direction de MM. J. Bouley, Gueniau, de Mussy, Jaccoud, Léon Labbé, Lefort, Nélaton et Trousseau, les professeurs réputés de l'époque.

Lauréat de la Faculté en 1866, il reçut la médaille d'argent des hôpitaux de Paris, où, après avoir subi de brillants examens, il fut classé premier.

Lors de la guerre de 1870-71, il déploya un dévouement et un zèle à toute épreuve ; engagé volontaire dans les ambulances de Metz, il sortit de cette ville lors de sa capitulation et parcourut ensuite les champs de bataille, ramassant les blessés et leur donnant les soins nécessaires.

À Vendôme, il fondait à ses frais une ambulance de 2.000 lits ; on le voyait partout, se multipliant et rivalisant, avec ses aides, d'intrépidité et de courage ; il allait chercher les blessés jusque sous le feu de l'ennemi.

Une telle conduite ne devait pas rester sans récompense. Cité plusieurs fois à l'ordre du jour de l'armée, il reçut la croix de la Légion d'honneur.

Après la guerre, il reprit ses études et publia le résultat de ses recherches.

Il fit successivement paraître sa thèse sur les Complications cardiaques du croup et de l'angine couenneuse. - L'Encyclopédie de médecine clinique. - Traité des maladies du rein. - Traité des maladies du foie. - Traité des maladies du sang et des maladies constitutionnelles.

M. le docteur Labadie-Lagrave a longtemps collaboré à plusieurs journaux et revues médicales, où il sut encore faire apprécier sa profonde érudition scientifique et les sentiments humanitaires qui l'ont toujours distingué.

Labadie-Lagrave (Gaston), né à Nérac, le 15 août 1842.

Docteur en droit ; avocat à la Cour d'appel de Paris.

Rédacteur au Supplément littéraire du Figaro.

 

La Barrière (de).

Docteur-médecin à Casteljaloux, M. de La Bar­rière a soutenu sa thèse pour le doctorat en 1856.

 

La Barrière (Jean-Baptiste-Léon de), né à Casteljaloux, le 4 novembre 1852.

Capitaine au 130e régiment d'infanterie territoriale.

Propriétaire du château de la Tuque.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Labat (Emmanuel).

Docteur-médecin à Laplume.

M. Labat a été reçu docteur par la Faculté de Paris en 1881,

Ancien interne des hôpitaux de Paris, ancien professeur à l'École de médecine de Toulouse.

 

Labat (J.-B.-Louis-Alexandre), né à Nérac, le 26 février 1847.

Docteur en médecine à Nérac.

Officier d'Académie.

 

Labat (Guillaume-Gustave-Alcime), né à Agen, le 9 août 1829.

Ancien conseiller à la Cour d'appel d'Agen.

Chevalier de la Légion d'honneur.

M. Labat, entré fort jeune dans la magistrature (1853), a suivi les divers degrés de la carrière et est devenu en 1865 conseiller à la Cour d'appel dans sa ville natale. Il a rempli ces fonctions jusqu'à la loi du 30 août 1883, époque où il a fait partie des 613 magistrats éliminés, et admis par anticipation à la retraite.

On doit à M. Labat un discours prononcé à l'audience de rentrée de la Cour d'Agen, en 1862, sur le sujet suivant Du Progrès de la loi civile.

Propriétaire important dans plusieurs cantons de l'arrondissement d'Agen.

 

Labat-Martinelli (Jules), né à Agen, le 14 mai 1860.

Fils du précédent.

Avocat, à la Cour d'appel d'Agen, membre de plusieurs sociétés agricoles.

 

Labat-Martinelli (Jacques-Marie-Jules), né à Agen. Avocat à la Cour d'appel de Paris (18 janv. 1883).

 

Labatut (Pierre-Marie, abbé), né à Villeréal, le 8 mars 1835.

Supérieur du Petit-Séminaire d'Agen.

M. l'abbé Labatut est l'auteur d'une Histoire abrégée de Notre-Dame de Peyragude et de Le Saint Évangile, ou la Vie de N.-S. Jésus-Christ, harmonisée en un seul récit.

 

Labesque (Pierre-Ferdinand-Adrien), né à Agen, le 29 juillet 1855.

Docteur en médecine à Agen.

M. le docteur Labesque est l'auteur d'une thèse importante de doctorat : Essai sur l'emploi des moyens antiseptiques pendant la grossesse, qu'il soutint en 1881 devant la Faculté de Paris.

 

Labessan.

Maire d'Allez-et-Cazeneuve.

Conseiller d'arrondissement.

 

Laborde (M.), né à St-Caprais, le 31 janvier 1864.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris (9 juillet 1891).

M. le docteur Laborde exerce à Puymirol.

Laborde (Jean-Baptiste-Vincent), né à Buzet, le 4 décembre 1830.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris.

Ancien interne en médecine des hôpitaux.

Directeur du laboratoire et des travaux physiologiques à la Faculté de Paris.

Membre de l'Académie de médecine.

Professeur à l'École d'anthropologie.

Directeur du laboratoire d'anthropologie (Hautes-Études).

Inspecteur des Asiles d'aliénés du département de la Seine.

Rédacteur en chef de la Tribune médicale (Revue française de médecine).

M. le docteur Laborde est le véritable enfant de ses œuvres. Après avoir terminé au Lycée de Cahors ses études commencées dans un modeste pensionnat du département de Lot-et-Garonne (à Casteljaloux), il vint seul, à Paris, sans autres ressources que sa ferme volonté de faire sa carrière dans la médecine. Poursuivant ses études, tout en donnant des leçons, il fut nominé en 1858-59 à l'Internat, et il conquit, dès lors, tour à tour, les titres ci-dessus.

Adonné complètement à la science et à l'enseignement physiologique, dont il créa la partie démonstrative et pratique à la Faculté de Paris, il a publié un grand nombre de travaux originaux, dans toutes les branches de la biologie et de la science expérimentale. Parmi ses publications didactiques, nous citerons les principales :

Le Ramollissement et la Congestion du cerveau, étude d'anatomie et de physiologie pathologiques. - La Paralysie dite essentielle de l'enfance. - La Méthode expérimentale principalement considérée dans les sciences biologiques. - La Toxicité des alcools d'industrie, des essences et des bouquets artificiels, étude expérimentale et appliquée. Les Aconits et l'Aconitine, toxicologie et thérapeutique expérimentales. - Le Colchique et la Colchicine, toxicologie et thérapeutique expérimentales. - L'Intoxication par l'oxyde de carbone et son traitement. - Les Accidents du chloroforme et de la chloroformisation ; moyen de les prévenir et de les conjurer. - Traité élémentaire de physiologie (1ère partie : le Système nerveux). - Le Traitement physiologique de la mort. - Les Tractions rythmées de la langue, moyen rationnel et puissant de ranimer la respiration et la vie.

 

Laborde.

Docteur-médecin à Castelculier, M. Laborde est docteur depuis 1885.

 

Laborie (Georges de), né à Villeneuve-sur-Lot, le 3 mars 1850.

Docteur en droit ; ancien magistrat.

Directeur de l'Avenir de Lot-et-Garonne, au château de Laclotte, par Bon-Encontre.

 

Laboulbène (Joseph-Alexandre), né à Agen, le 25 août 1825.

Professeur à la Faculté de médecine de Paris (1879), membre, et président pendant l'année 1893, de l'Académie de médecine, où il a remplacé, en 1873, M. A . Louis dans la section d'anatomie pathologique, médecin du Bureau central des hôpitaux (concours de 1861), puis des hôpitaux Saint-Antoine et Necker, médecin de l'hôpital de la Charité, membre de la Société médicale des hôpitaux, de la Société de biologie, des Sociétés anatomique et entomologique, de la Société nationale d'agriculture de France, membre de la Société impériale zoologico-botanique de Vienne, etc., etc. Officier de la Légion d'honneur.

Amené à Paris par Léon Dufour, son protecteur et son maitre en entomologie, pour y faire ses études de médecine, M. Laboulbène fut reçu interne des hôpitaux au concours de 1849, après avoir obtenu le premier prix de l'École pratique de la Faculté de Paris. Après six années passées dans les hôpitaux et différents laboratoires où il eut pour maîtres Milne-Edwards, de Blainville, Serres, Duvernoy, Rayer, Claude Bernard, C. Davaine, dont il fut un des amis intimes, M. Laboulbène, qui avait obtenu un accessit au concours d'internat de 1851, la médaille d'or avec prolongation de deux années au concours de 1853, une médaille d'argent en 1850 et un prix en 1852 de l'Académie de médecine, se fit recevoir docteur. La direction scientifique qu'il avait suivie lui fit choisir comme sujet de thèse l'Anatomie des naevi et des tumeurs érectiles avec modification non observée sur un nævus de la paupière supérieure.

M. Laboulbène reçut encore une médaille d'argent pour soins donnés aux cholériques à la Charité, en 1855 ; de l'Institut, la même année, un encouragement de 600 francs pour les prix Montyon et, en 1861, une mention honorable et, un prix de 1.000 francs.

Préparateur des cours de Ch. Robin et de Brown-Séquard, il fut à la fondation de la Société de biologie le plus jeune des membres fondateurs. Admis à la Société entomologique de France, M. Laboulbène a plusieurs fois présidé cette société savante, en particulier en 1871. Il a été le collègue affectionné d'Aubé, de Perris, de Goureau, de Giraud, de Desmarest, surtout de M. Léon Fairmaire, avec qui il a collaboré à la Faune entomologique française. Élu à la Société nationale d'agriculture, il s'occupe, comme son maitre, M. Émile Blanchard, des applications de l'entomologie à la conservation des récoltes et poursuit ses recherches sur les questions de parasitisme, les helminthes, les maladies des animaux et des plantes. Les travaux de M. Laboulbène, ses recherches et ses découvertes lui ont fourni les sujets de nombreux articles sur les questions relatives à l'économie rurale parus dans les bulletins ou mémoires des sociétés dont il fait partie : Annales de la Société entomologique de France, Bulletin de la Société nationale d'agriculture, Mémoires de la Société de biologie, etc., et encore Comptes rendus de l'Académie des sciences, etc.

Nominé agrégé au concours de 1860, il fut appelé à suppléer, en 1864 et en 1866, l'illustre professeur Cruveilhier dans sa chaire d'anatomie pathologique. Cette suppléance fut très remarquée. Aussi, à la retraite de M. Cruveilhier, M. Laboulbène fut-il classé deuxième sur la liste de présentation dressée par la Faculté.

M. Laboulbène occupe actuellement avec beaucoup d'éclat la chaire d'histoire de la médecine et de la chirurgie.

Professeur brillant, examinateur bienveillant, quoique juste, M. Laboulbène est très aimé des étudiants de la Faculté de Paris.

Voici la nomenclature méthodique, aussi complète que possible, des publications de M. Laboulbène dont l'érudition est aussi étendue que variée :

- Recherches cliniques et anatomiques sur les affections pseudomembraneuses, productions plastiques, diphtériques, ulcéro-membraneuses, aphteuses, croup, muguet, etc., in-8 avec six planches dessinées par l'auteur et gravées (couronné par l'Institut, prix Montyon). - Sur le nævus en général, thèse de doctorat, 1854, in-4. - Note sur une modification particulière observée dans un nævus vasculaire proéminent de la paupière supérieure. - Recherches sur plusieurs points de l'anatomie pathologique des nævi et des tumeurs érectiles. - Note pour servir à l'élude des tumeurs érectiles de l'intestin. - Mémoire sur trois productions morbides non décrites. - Mémoire sur une paralysie des membres supérieurs seuls. - Hémorragie siégeant dans la protubérance annulaire : paralysie sans convulsions, résolution des membres ; mort deux heures après l'accident. - Description et figure d'un anévrisme du tronc basilaire spontanément oblitéré. - Note sur une variété non décrite de Spina bifida. - Note sur le cerveau d'un nègre mulâtre. - Examen microscopique d'une altération morbide des deux nerfs pneunio-gastriques. - Note sur une hernie inguinale. - Abcès lombaire communiquant avec le côlon descendant. - Hépatite suppurée lobulaire avec cirrhose généralisée. - Altération du foie et des reins. - Absence congénitale d'une grande partie du réservoir urinaire chez un enfant du sexe masculin, né à terme et mort le 6e jour après sa naissance. - Dilatation de l'uretère et du rein gauche. - Observation d'une muqueuse utérine. - Utérus avec hémorragie dans les trompes de Fallope et kyste pileux de l'ovaire gauche. - Tumeurs fibroïdes de l'utérus, examen microscopique. - Description de deux productions polypiformes du col de l'utérus, constituées par une simple extension des éléments de cet organe. - Utérus présentant un polype folliculaire et quelques follicules dilatés sur d'autres points. -Mémoire sur un placenta offrant simultanément les lésions de l'apoplexie placentaire et de l'oblitération fibreuse des villosités. - Sur un volumineux hystéro-fibrome. Hypertrophie générale des ganglions lymphatiques. - Sur l'examen du sang dans le scorbut. - Mémoire sur les signes anatomopathologiques et médico-légaux fournis par les mains des ouvriers piqueurs, tailleurs ou rhabilleurs de pierres meulières. - Diathèse cancéreuse mélanique. - Observation de diathèse cancéreuse. - Cancer du mésentère observé sur une vieille femme. - Cancer du rein gauche. - Cancroïde, de la joue et des lèvres. - Déformation des pattes consistant en une hypertrophie considérable du derme et de la couche épidermique des pattes chez un oiseau (Ficus leuconotus). – Œuf de poule monstrueux. - Croup chez une poule. - Note sur l'hypertrophie de la membrane interne du gésier. - Monstruosité des antennes chez les insectes. - Description de deux insectes polyméliens. - Notes sur l'anatomie des insectes. - Description de l'acarus entomophagus. - Description de quelques acariens. - Sur la physiologie de l'aiguillon des hyménoptères. - Sur le foie des insectes. - Note sur la phosphorescence des larves et des nymphes du genre lampyris. - Mémoire sur l'organe musical de la chelonia pudica. - Note sur le cocon du bombyx paphia. - Observation sur les insectes tubérivores. - Faune entomologique française, un gros vol. in-12 de 665 p. - Mémoire sur l'incubation de la variole. - Mémoire sur la vaccine, la variole et l'action qu'elles exercent l'une sur l'autre. - Mémoire sur la variole et plusieurs autres fièvres éruptives (prix de l'Acad. de méd.) — Des névralgies viscérales (thèse pour l'agrégation). - Des ruptures prétendues spontanées du cœur. - L'hôpital de la Charité de Paris. - Nouveaux éléments d'anatomie pathologique descriptive et histologique, 1 vol. in-8de 1.078 pages. - Sur les calculs coralliformes du foie. - Leçons cliniques faites à l'hôpital de la Charité. - Rapport sur le service médical des eaux minérales de la France.

Mentionnons encore une série de recherches sur les dégâts causés par les insectes qui attaquent les céréales, la vigne, les arbres forestiers et d’avenues, les arbres fruitiers, les végétaux du potager, les prairies, enfin ceux qui nuisent indifféremment à la plupart des cultures.

Nous signalerons, en terminant, la collaboration active du savant professeur au Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, où il a publié un grand nombre d'articles sur des sujets divers.

 

Laboulbène (Dominique-Ulysse), né à Agen le 4 août 1829.

Frère du précédent.

Après avoir fait son droit à Paris et obtenu le diplôme de licencié, il a poursuivi les études de jurisprudence ; puis, une fois marié à Bouère, dans la Mayenne, il s'y est fixé et s'occupe actuellement d'agriculture et d'horticulture.

 

Laboulbène (Michel-Romain-Maurice), né au Passage d'Agen, le 28 février 1844.

Président du Tribunal civil de Lesparre.

 

Laboulbène.

Ancien avoué.

Juge suppléant au Tribunal de commerce d'Agen.

Membre du Bureau d'assistance judiciaire près la Cour d'appel de cette ville.

Suppléant de la Justice de paix du 2e canton.

 

Labrouillère (Jean), né à Gontaud (canton de Marmande), le 25 juillet 1831.

Contremaitre à la manufacture des tabacs de Tonneins.

M. Labrouillère a publié un grand nombre de poésies.

Il a fait ses éludes à l'école primaire de sa ville natale, et de bonne heure dut, chercher dans un travail rémunérateur les moyens de concourir l'équilibre du budget paternel.

À vingt ans, son numéro de conscription l'envoya au 3e régiment d'artillerie, en garnison à Toulouse berceau de Clémence Isaure. Là, il se lia avec quelques jeunes gens studieux, comme lui passionnément épris du culte des Muses, et de ce commerce charmant naquirent et ses premières impressions el ses premiers essais poétiques sérieux.

À son retour du régiment, il épousa une ouvrière de la manufacture de tabac de Tonneins, qu'il avait connue avant son départ, bien digne à tous égards de son affection.

Deux ans après son mariage, il était admis lui même à cette manufacture où il a passé trente-six ans en qualité de contremaître, et aujourd'hui retraité, il vit à Tonneins du fruit de son travail.

En 1866, toujours tourmenté par le démon des vers, il composa plusieurs morceaux de poésie entre autres, une élégie, le Retour au foyer paternel qu'il envoya au Concours des Jeux floraux de cette année-là. L'Élégie y obtint un succès relatif, l'honneur de l'insertion dans le Recueil de cette Académie. C'était peu, mais c'était beaucoup pour un débutant, étant donné la parcimonie avec laquelle la docte assemblée dispense ses faveurs.

Ce résultat lui donna du courage et il se remit au travail avec ardeur, ne négligeant aucune occasion pour acquérir les connaissances que son instruction incomplète rendait indispensables à la culture de la poésie pour laquelle, dès ses plus jeunes ans, il avait eu une prédilection marquée et à laquelle il consacrait tous ses loisirs.

En 1883, un groupe d'élégies, La fin d'une jeune Gloire, l'Ange du Village et la Mort d'un Juste, qu'il envoya au Concours de l'Académie Jasmin à Agen, le firent admettre comme membre titulaire de cette jeune Académie.

Comme poète, M. Labrouillère a fait partie de la Société des Littérateurs de Paris, de l'Académie des Muses Santones, de la Société Biographique de France, du Feu Follet, de l'Académie Lamartine, aux concours desquelles il a obtenu de nombreux succès et une foule de diplômes d'honneur.

Comme prosateur il a écrit en qualité de correspondant et il écrit encore à l'heure actuelle dans plusieurs journaux de sa région et sait rendre intéressants les sujets d'actualité qu'il traite aveu une fière indépendance, sans esprit de parti et sous la forme la plus courtoise.

M. Labrouillère s'occupe de faire imprimer ses Impressions de voyage de Marmande à Lourdes.

Sa plus récente production poétique est une poésie à Jeanne Darc publiée par le Paysan du Sud-Ouest, journal tonneinquais, dans son numéro du 15 avril dernier.

Doué d'une forte constitution et d'une santé robuste, M. Labrouillère espère bien et nous l'espérons avec lui, que ce ne sera pas la dernière.

 

Lacaze (Valentin), né en 1852.

Docteur en médecine de la Faculté de Bordeaux (1883), M. Lacaze exerce à Monbahus où il est chargé du service médical de la protection du premier âge.

 

Lacaze (Bolet, baron de). Avocat.

Membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton de Bouglon.

 

Lacaze-Duthiers (Félix-Joseph-Henri de), né à Montpezat, le 15 mars 1821.

Professeur à la Faculté des sciences de Paris. Membre de l'Académie des sciences et de l'Académie de médecine.

Commandeur de la Légion d'honneur ; officier de l'Instruction publique.

M. de Lacaze-Duthiers est le créateur des laboratoires de zoologie. Il a fondé celui de l'École pratique des Hautes Études à Paris, qu'il dirige, avec station maritime à Roscoff et à Banyuls-sur-Mer.

M. de Lacaze-Duthiers a été chargé de nombreuses missions scientifiques en Corse, aux îles Baléares et en Algérie.

Les travaux de cet illustre naturaliste sont : Recherches sur l'armature génitale femelle des insectes, - Voyage aux îles Baléares ou Recherches sur l'anatomie et la physiologie de quelques mollusques, in-8. - Un Été d'observation en Corse et à Minorque. - Organisation, développement, mœurs et rapports zoologiques du Dentale, in-8. - Mémoire sur la reproduction du corail, in-4. - Histoire naturelle du corail. Organisation, reproduction, pêche en Algérie et industrie, in-8.

 

Lac de Bosredon (J.-P.-L.).

Major de cavalerie en retraite ; commandant le bureau de recrutement d'Agen.

Officier de la Légion d'honneur.

 

La Chapelle (Jacques-Marie, Xavier de), né à Lolme (Dordogne), le 23 août 1847.

Notaire à Castillonnès (1882).

Maire de cette commune (1887).

 

Lacluze (Étienne-Herman), né à Tournon, le 16 avril 1858.

Notaire à Tournon-d'Agenais (1884).

 

Lacombe (Jean-Marie-Adrien), né à Sainte-Colombe, le 19 septembre 1835.

Colonel du 30e dragons.

Officier de la Légion d'honneur.

 

Lacombe (Jean-Bruno), né à Bordeaux, le 3 février 1851.

Licencié ès lettres.

Avocat général près la Cour d'appel d'Agen.

On doit à M. Bruno-Lacombe le discours de rentrée suivant : L'Idée du devoir dans les écoles philosophiques contemporaines, 1891.

 

Lacombe (Pierre-Léopold), né à Sainte Livrade, le 5 octobre 1818.

Docteur-médecin à Sainte-Livrade, où il a exercé pendant quarante ans ; soutint sa thèse de doctorat devant la Faculté de Paris, en janvier 1844.

Étant maire, a fondé, en 1866, la florissante Société de secours mutuels de Sainte-Livrade. Élu président dès la formation de cette bienfaisante institution, a été maintenu à sa tête jusqu'en février 1894, date de son décès.

 

Lacoste (Louis), né à Lavardac, le 14 février 1844.

Curé de Casseneuil.

Ancien professeur au Petit-Séminaire et à l'Institution Saint-Caprais d'Agen,

 

Lacrambe (Jean-Pierre).

Sous-intendant militaire à Agen. Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Lacrosse (Raoul de), né à Saint-Sauveur, près Meilhan, le 8 mai 1851.

Ancien conseiller d'arrondissement.

Propriétaire du château de Beaulieu, par Cocumont.

 

Lacvivier (de).

Docteur en droit (1878), ancien avocat.

Notaire à Agen (1886).

Secrétaire de la Chambre des notaires de cet arrondissement.

 

Lacvivier (Croisiers de), né à Foix (Ariège), le 17 mai 1841.

Proviseur du Lycée de Montpellier.

Officier de l'Instruction publique.

 

Lacvivier (Jean-Louis-Joseph-Alexandre de), né à Fleurance (Gers), le 25 août 1853.

Docteur en droit, ancien attaché au Ministère de la Justice, ancien substitut.

Avocat.

Lauréat de l'Académie de législation de Toulouse.

 

Ladevèze (de), né en 1810.

Docteur en médecine à Layrac, M. de Ladevèze fut reçu docteur par la Faculté de Paris, en 1836.

 

Lafage (Joseph-Hyacinthe), né à La Capelle-Biron, le 3 juillet 1854.

Docteur en médecine à Neuilly-sur-Seine.

 

Lafage (Pierre-Marie-François-Paul), né à la Capelle-Biron, le 29 novembre 1857.

Notaire à Cancon (1894).

 

Lafargue (Charles), né à Aiguillon, le 6 janvier 1828. Ancien chef de division à la préfecture de Lot-et- Garonne.

Conseiller de préfecture du Tarn.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Lafaurie.

Avocat.

Membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton de Cancon.

Lafaurie (Étienne), né à Cancon, le 20 septembre 1861.

Docteur en médecine de la Faculté de Montpellier (19 février 4892).

Médecin de la marine.

 

Laffargue.

Juge au Tribunal de commerce de Villeneuve-sur-Lot.

Officier d'Académie.

Laffitte (Pierre), né à Castelsagrat (Tarn-et-Garonne), le 21 novembre 1821.

Médecin-vétérinaire à Puymirol.

Chevalier du Mérite agricole.

Lauréat de la Société centrale de médecine vétérinaire de Paris.

M. Laffitte est membre titulaire et correspondant de plusieurs sociétés savantes, médicales et agricoles. C'est sur la proposition spontanée du bureau de l'une d'elles, la Société centrale vétérinaire, qu'il a été décoré de l'ordre du Mérite agricole par arrêté ministériel du 3 janvier 1887.

Il a souvent été délégué comme membre du jury dans des concours régionaux et cantonaux pour la distribution des primes à l'agriculture.

Comme vétérinaire des épizooties, il a fait des rapports sur les maladies virulentes et contagieuses qui lui ont mérité des éloges de l'administration préfectorale.

À différentes époques de sa carrière médicale, la Société nationale d'agriculture de France, la Société centrale de médecine vétérinaire de Paris, la Société vétérinaire des Deux-Sèvres, de la Seine Inférieure, de la Marne, lui ont décerné de nombreuses récompenses. M. Laffitte est titulaire de 18 médailles d'argent et de 10 médailles d'or.

Les hommes les plus éminents de la science contemporaine et moderne, Huzard fils, Weber de l'Académie de médecine, Reynal et Magne, ex-directeurs de l'École vétérinaire d'Alfort, et notamment H. Bouley, ex-inspecteur des écoles vétérinaires et président de l'Institut des sciences, ont apprécié en termes flatteurs dans leurs savants écrits les travaux de ce praticien distingué, remarquables par leur profonde érudition scientifique, leur méthode, leur précision et leur clarté. Ces travaux ont acquis une certaine célébrité parmi ses confrères méridionaux au vétérinaire de Puymirol, dont les publications seront encore à l'avenir consultées avec intérêt par les générations des jeunes vétérinaires.

Parmi les ouvrages originaux de grande valeur pratique et scientifique que M. Laffitte a publiés de 1863 à 1890, sur les différentes branches de la vétérinaire et qui s'appliquent presque tous à l'agriculture, il convient de citer :

Étude du tétanos sur les espèces cheval et bœuf, imprimée à Caen et pour laquelle la Société vétérinaire du Calvados lui avait décerné en 1863, un premier prix et une médaille d'argent. - De la pleurite aiguë chez le cheval, premier prix, médaille d'or de la même Société, 1864, imp. Bayeux, 1873. - De la pleuro-pneumonie bovine, médaille d'argent (rapp. de M. Reynal, d'Alfort), de la Société nationale d'agriculture, section d'économie des animaux, 1872. Étude de l'émasculation sur l'espèce bovine, médaille d'or, même Société, rapport d'Henri Bouley, inspecteur général, dans la séance publique annuelle de 1876. - Élu sur l'entérite pseudo-membraneuse des bovidés, médaille d'or, 1885. - Sur la hernie abdo­nzinale des espèces chevaline et bovine, médaille d'or et prime de 300 francs de la Société centrale de médecine vétérinaire, rapport de M. Weber de l'Académie de médecine. - Des bains, des frictions et du massage comme moyen thérapeutique varié sur les espèces domestiques, médaille d'or même Société, rapport élogieux de M. Magne, ex-directeur de l'école d'Alfort. - Étude sur les races chevalines landaises, tarbaises et du sud-ouest ; historique et croisements pour leur application à la cavalerie légère, médaille d'or même Société. - Section du muscle ischiotibial externe chez les bovidés, non imprimé, médaille d'argent même Société. - Traitement de l'hydarthrose du jarret par les injections d'ergotine sur les espèces chevaline et bovine, médaille d'or (Bulletin du recueil d’Alfort, 1890). - Étude sur l'éclampsie et Essai historique sur l'origine de la vétérinaire antique jusqu'à sa fondation par C. Bourgelat, en 1760, deux médailles d'argent de la Société centrale vétérinaire. 1884.

L'Administration supérieure de l'agriculture saura reconnaître les travaux et les services rendus par M. Pierre Laffitte et ce praticien laborieux pourra bientôt, ses titres lui en donnent le droit, orner sa boutonnière de la rosette d'officier du Mérite agricole.

 

Lafitte (Charles-Marie-Prosper de), né à Agen, le 47 novembre 1897.

Ancien élève de l'École polytechnique.

Ancien capitaine d'artillerie.

Président du Comité antiphylloxérique de Lot-et-Garonne.

Chevalier de la Légion d'honneur.

M. Prosper de Lafitte est Fauteur de très nombreuses brochures relatives au phylloxera.

Il a fait, en outre, un grand nombre de conférences et prononcé plusieurs discours sur cette question.

 

Laffitte-Lajoannenque (Gustave de), né à Agen, le 26 février 1824.

Ancien député.

Maire d'Astaffort.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Lafon (Paul), né à Fumel, le 25 septembre 1851.

Notaire à Saint-Vite, depuis le 27 septembre 1890.

 

Lafontan.

Notaire à Saint-Barthélemy (1872).

Syndic de la Chambre des notaires de l'arrondissement de Marmande.

 

Laganne (Jean).

Juge suppléant au Tribunal civil de Villeneuve-sur-Lot.

Avocat près le Tribunal de cette ville.

 

Lagrange (Pierre-Félix), né à Soumensac, le 22 janvier 1857.

Médecin-major démissionnaire de l'armée.

Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Bordeaux depuis 1883, chirurgien des hôpitaux, directeur du service d'ophtalmologie de l'hôpital des Enfants (de Bordeaux), membre correspondant et lauréat de la Société de chirurgie de Paris, auteur de nombreux ouvrages médicaux dont plusieurs ont été récompensés par l'Académie de médecine, exerce à Bordeaux la profession de médecin-oculiste.

 

Laguirandie (Firmin, abbé), né à Villeneuve-sur-Lot, le 9 décembre 1842.

Curé-archiprêtre de Laroque-Timbaut.

 

Laigneau (Alban de).

Propriétaire du château du Cuq.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Laigneau (Laurent-Roger de), né à Buzet, le 14 juin 1863.

Docteur en droit de la Faculté de Bordeaux. Avocat à la Cour d'appel de cette ville.

 

Lair (Alexandre-Hippolyte), né à Croix-Marc (Seine-Inférieure), le 2 novembre 1831.

Ancien magistrat.

Propriétaire du domaine du Veyrien, par Trentels.

Officier d'Académie, chevalier de l'ordre pontifical du Saint-Sépulcre.

 

Lalanne (Jean-Baptiste-Alphonse), né à Saint-Cyr d'Abzac (Gironde), le 12 novembre 1850.

Notaire à Sainte-Livrade (1876), membre de la Chambre.

 

Lamirail.

Avoué prés le Tribunal civil de Marmande (1879).

Rapporteur de la Chambre des avoués de cet arrondissement.

 

Lamourdedieu (Auguste), né en 1843.

Docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, 1868 ; exerce à Samazan.

 

Lamy (de), né à Sainte-Julia (Haute-Garonne), le 20 juillet 1847.

Juge au Tribunal de première instance de Nérac.

 

Landeau, né en 1825.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1850, exerce à Port-Sainte-Marie.

 

Lanelongue (Jean-Baptiste-Géri), né à Moirax, le 12 août 1861.

Membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton de Laplume.

Suppléant de la Justice de paix.

M. Lanelongue a abandonné ses études médicales pour rentrer dans la politique militante. Candidat au Conseil d'arrondissement en 1889 dans le canton de Laplume, il fut battu par son concurrent conservateur à 40 voix de majorité.

Le 30 janvier 1892 il fut élu conseiller général de ce même canton par 245 voix de majorité sur son concurrent de 1889, en remplacement de M. de Groussou, conservateur décédé.

Il a été réélu depuis aux élections générales, sans concurrent.

On lui doit d'avoir gagné le canton de Laplume à la République.

 

Lanes.

Manufacturier.

Ancien maire d'Agen.

Membre du Conseil général pour le 2e canton d'Agen.

Juge suppléant au Tribunal de commerce de cette ville.

 

Lanes, né à Agen.

Ancien chef du cabinet du garde des sceaux, ministre de la justice et des cultes (M. Fallières), successivement attaché au cabinet du sous-secrétaire d'État au Ministère de l'Intérieur et des Cultes, attaché au cabinet du ministre de l'Intérieur et des Cultes, chef du secrétariat du ministre de l'instruction publique et des Beaux-arts (en 1883-1885 et en 1889-1893), chef du secrétariat du ministre de l'Intérieur et des Cultes, chef du secrétariat du ministre de la Justice.

À ces titres divers, M. Lanes a concouru à l'élaboration de nombreux projets de loi.

Il a été nommé chevalier de la Légion d'honneur, le 25 juillet 1891 et officier de l'Instruction publique.

 

Langsdorff (Bertrand, baron de), né à Paris, en 1845.

Entré à l'École navale en 1861, M. le baron de Langsdorff a pris part à l'expédition du Mexique où, n'étant encore qu'aspirant, il obtint la décoration pour la défense du fort de Mazatlan. Il fut ensuite attaché à l'état-major de l'amiral Jurien de La Gravière, et pendant la guerre à celui du maréchal de Mac-Mahon. Lorsque celui-ci fut nommé président de la République, M. de Langsdorff revint auprès de lui comme officier d'ordonnance et ne quitta ce poste que pour aller prendre dans le Levant un commandement à la suite duquel il fut fait officier de la Légion d'honneur.

M. de Langsdorff a donné sa démission en 1879 et s'occupe depuis des propriétés qu'il possède dans le canton de Fumel dont il a été plusieurs années le représentant au Conseil général.

Il a épousé Me d'Harcourt et est un des chefs du parti conservateur du département,.

 

Lanusse (Jean-Pierre-Éphrem), né à Tonneins, le 2 janvier 1818.

Aumônier de l'École spéciale militaire de Saint­-Cyr.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Lanusse (Jean), né à Tonneins, le 15 septembre 1825.

Vétérinaire.

M. Lanusse a publié un certain nombre de brochures ayant trait à son art.

 

Lapérie (Pierre).

Maire de Bouglon.

Suppléant de la justice de paix.

 

Laponterique (François-Camille), né à Astaffort, le 1er décembre 1846.

Capitaine-adjudant-major au 15e régiment de ligne. Chevalier de la Légion d'honneur, décoré de la Médaille militaire.

 

Laporte (Joseph), né à Laparade, le 1er avril 1826.

Compositeur de musique à Bordeaux.

 

Laporte (Antoine-Ernest), né à Villeneuve-sur-Lot, le 17 mai 1848.

Juge au Tribunal civil de Bellac (Haute-Vienne).

 

Laporte.

Vice-président de la Chambre consultative d'agriculture de Nérac,

 

Lapoujade de Scandaillac (Hyacinthe-Étienne). Propriétaire du château de Scandaillac.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Larbès (Jean-Edmond de), né à Villefranche-du­-Queyran, le 25 janvier 1825.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, en 1852, exerce à Damazan,

 

Lardin (Joseph-Alban), né à Monflanquin, le 5 mars 1841.

Capitaine d'infanterie en retraite.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Laroze (Jules-Lionel), né à Réaup, le 11 novembre 1847.

Avocat à Paris.

Maitre des requêtes honoraire au Conseil d'État.

Ancien directeur au Ministère de la Justice. Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Larrat (J.-A.), né à Clairac, en 1834.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1860, exerce à Clairac.

 

Larrat (J.-Paul), né à Clairac.

Docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, 29 août 1859.

Fils d'un médecin qui fut maire de la ville de Clai­rac.

 

Larrivet (Joseph-Amédée), né à Duras, le 14 mars 1828.

Professeur de mathématiques à Agen.

M. Larrivet est l'auteur d'un Cours de trigonométrie rectiligne appliquée.

 

Larrieu (René), né à Moirax, le 22 juillet 186.

Ancien avocat au barreau de Paris.

Maire de Moirax.

Membre du Conseil d'arrondissement d'Agen pour le canton de Laplume.

Propriétaire du château de Moirax.

Secrétaire général du groupe de Lot-et-Garonne de la Société des agriculteurs de France.

A abandonné le barreau pour se livrer à l'agriculture, notamment à la viticulture où il a pleinement réussi ; a obtenu une médaille d'argent pour ses vins du coteau de Moirax au concours agricole du Palais de l'Industrie à Paris en 1894.

 

Larroze (Joseph-Victorien), né à Mézin, le 22 mars 1813.

Licencié en droit le 2 août 1833.

Avocat au barreau de Nérac.

Maire de Nérac de 1845 à 1860.

Organisateur de deux Sociétés de secours mutuel.

Fondateur d'une salle d'asile dirigée par des sœurs de la Charité de Nevers et d'une école dirigée par des frères de la Doctrine chrétienne.

Sous son administration : Construction du temple protestant et du clocher de l'église Saint-Nicolas. Donateur et parrain d'une cloche à cette église.

Membre et successivement président de l'ex-conférence de Saint-Vincent-de-Paul, du Conseil de fabrique pendant 40 ans, de la Commission administrative de l'hospice et du bureau de bienfaisance pendant 33 ans, et du Bureau d'assistance judiciaire pendant 28 ans.

À l'occasion de la guerre, organisateur et président honoraire de l'Œuvre des Bouchonniers qui fournit du travail à 120 ouvriers que la mévente et le défaut de ressources des fabricants avaient réduits au chômage. Président du Comité d'arrondissement de secours des familles des soldats, et membre de la Société des fourneaux économiques.

Membre de la Société bibliographique, membre fondateur et correspondant de la Société française de secours aux blessés militaires (la Croix Rouge); souscripteur de l'œuvre des pensions militaires ; vice-président du comité organisateur de l'ancienne école catholique et du conseil d'administration de la Société civile, propriétaire de la maison où est établie une école libre de garçons.

Membre honoraire de la compagnie des pompiers et de la Société de secours mutuel.

Chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre de Saint-Grégoire le Grand.

Le bref qui le nomme chevalier de l'ordre pontifical lui confère la dignité de chevalier.

Père de :

1° M. Joseph, aîné.

Ancien élève de l'École polytechnique, propriétaire à Nérac.

Ancien chef de la trésorerie de l'armée du Rhin (1870-1871).

C'est lui qui donna à son ancien commandant de l'école, le général Coffinière de Norden, l'idée de ces légers ballons qui, au gré des vents, nous portaient quelquefois des nouvelles de l'armée bloquée par les Allemands.

Après la capitulation de Metz, attaché au cabinet du délégué du Ministère des Finances, à Tours, à Bordeaux et à Versailles. Durant la première semaine de l'insurrection communaliste, transportant chaque jour, en courant les plus grands dangers, or et billets de banque du Ministère des Finances à Versailles ; chargé, après la défaite de la commune, de reconstituer les pièces incendiées de la comptabilité du Ministère de l'Agriculture et du Commerce.

Démissionnaire en 1873.

Voyagea en Italie et en Espagne.

Membre honoraire de la Compagnie des pompiers et de la Société de secours mutuel.

Vice-président du Comice agricole de l'arrondissement de Nérac.

A laissé de précieux documents relatifs à la guerre et à ses voyages.

Décédé le 14 septembre 1892, et, selon l'expression des prêtres qui l'ont assisté pendant sa cruelle et dernière maladie, « mort comme un saint ».

2° D'Albert.

Avocat.

Maréchal des logis en 1870, au régiment des mobiles à cheval fondé par le colonel de Bourgoing. Membre honoraire de la Compagnie des pompiers et de la Société de secours mutuel.

Propriétaire du château de Douazan près de Nérac.

Viticulteur émérite, donne depuis six ans, à sa terre, l'exemple utile et le modèle achevé de la reconstitution du vignoble au moyen de plants français greffés sur américains.

Élu à l'unanimité, président du Comice agricole de l'arrondissement.

 

Lartigue (Jean-Marie-Henri), né à Labiale (Dor­dogne), le 13 avril 1860.

Notaire à Castillonnès (186).

 

La Ruffie (Paul de).

Propriétaire au Plaisir.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Lassalle (Jean).

Propriétaire à Sauveterre, a pris part avec succès à plus de 40 concours.

Il est chevalier du Mérite agricole.

 

Lassalle (Marie-Antoine-Xavier de), né à Agen, le 15 août 1843.

Après de brillantes études au Lycée d'Agen dont il présidait en ces dernières années l'Association amicale des anciens élèves, il suivit les cours de l'École de Droit de Paris.

Avocat à la Cour d'appel d'Agen, ses succès au barreau et plus particulièrement dans les débats d'Assises lui assuraient une rapide renommée lorsqu'il entra dans l'administration comme conseiller de Préfecture au Puy. Nommé ensuite à Montauban, il était secrétaire général de Tarn-et-Garonne au 16 mai. Démissionnaire au lendemain de la chute du ministère Rochebouet, il revint à Agen et collabora au Journal de Lot-et-Garonne,

M. X. de Lassalle est, depuis 1880, à la tête de cet important journal.

Ce distingué journaliste, ce polémiste vigoureux, mais dont la courtoisie est exquise, est président de la Presse départementale de l'Appel au peuple.

Il fut candidat dans l'arrondissement d'Agen, aux élections législatives de 1889.

 

Lasserre (Jean-Louis-Aimé), né à Nérac, le 6 janvier 1831.

Ancien préfet, chevalier de la Légion d'honneur.

 

Lasserre (Antoine-Marie-Napoléon), né à Castelnau (Hautes-Pyrénées), le 15 août 1831.

Premier président de la Cour d'appel d'Agen.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Lasserre, né le 17 février 1849.

Receveur de l'Enregistrement à Duras.

 

Latour-d'Affaure (Clément-Charles), né à Villeneuve-sur-Lot, le 11 juillet 1838.

Capitaine d'infanterie en retraite.

Chevalier de la Légion d'honneur.

Chef de bataillon au 42e régiment territorial d'Infanterie.

 

Laubenheimer (Théodore), né à Nérac, le 14 novembre 1829.

Directeur de la Grande Brasserie de Nérac (médaille d'or à l'Exposition universelle de 1889, classe 73).

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Laulanié (Bertrand-Prosper-Ferdinand), né à Agen, le 25 septembre 1850.

Docteur en médecine.

Directeur de l'École vétérinaire de Toulouse.

L'exposé des titres et travaux scientifiques du docteur Laulanié ne comprend pas moins de 37 pages in-4.

 

Laurent (Jean).

Maire de Lavardac.

Conseiller d'arrondissement.

 

Lauzun (Philippe), né à Agen, le 21 janvier 1847.

Avocat, membre de la Société française d'archéologie.

M. Lauzun a publié :

L'abbaye de Flaran, en Armagnac. - Les Couvents de la ville d'Agen, avant 1789, 2 vol. in-8, avec pl. - Les manuscrits de la Bibliothèque de Saint-Amans, in-8. - Notice sur le collège d'Agen, depuis sa fondation jusqu'à nos jours (1581-1888),in-8. - Lettres inédites de Marguerite de Valois, tirées des Archives impériales de Saint-Pétersbourg. - Étude sur le château de Bonaguil en Agenais, 2e édit., avec plan et héliogravures. - Étude sur le château de Xain­trailles (Lot-et-Garonne), idem. - Une famille agenaise : les Lamouroux. - Les enceintes successives de la ville d'Agen, etc., etc.

 

Lavabre, né le 1er septembre 1856.

Receveur de l'Enregistrement à Lavardac.

 

Lavaissière (Marie-Antoine-Lodoïs de), né le 9 octobres 1841.

Propriétaire du château de Saint-Léger, près Mon­clar d'Agenais.

Les armes des Lavaissière, sieurs de la Sylvestrie, sont : D'azur, au lion d'argent, armé et lampassé de gueules ; au chef d'argent chargé de trois étoiles d'azur.

 

Laval (Jean-Albert, abbé), né le 26 février 1833.

Curé de Thouars (canton de Lavardac).

M. l'abbé Laval est l'auteur d'un Calendrier perpétuel complet, ou nouvel art de vérifier les dates.

 

Lavenue (Étienne-Léonce), né à Sainte-Gemme (Gironde), le 18 mai 1843.

Notaire à Lévignac-de-Seyches (1880).

Rapporteur de la Chambre des notaires de l'arrondissement de Marmande.

 

Lavergne (Gaston-Gratien), né à Villeneuve, le 4 juillet 1860.

Pharmacien à Aiguillon.

Chevalier du Mérite agricole.

On doit à M. Lavergne une Notice sur l'extension de ta culture indigène du tabac.

 

Laverny (Albert), né à Mézin, le 16 octobre 1864.

Docteur-médecin de la Faculté de Paris, 1891, exerce à Villeneuve.

 

Laville-Monbazon (Georges de), né à Fongrave en 1857.

Avocat stagiaire près le Tribunal civil de Villeneuve.

Maire de Saint-Vite, lieutenant dans l'armée territoriale.

 

Laville-Monbazon (de), né à Verteuil le 1er septembre 1833.

Maire de Verteuil-d'Agenais depuis 1871.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Laville-Monbazon (Georges de).

Avocat à Meilhan.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Lavison de Garnerans (Paul-Charles-Marie-Ludovic-Raoul de), né à Duras, le 7 juillet 1855.

Officier de cavalerie.

 

Lavoine, né le 27 mai 1865.

Receveur de l'Enregistrement à Villeréal.

 

Lebé (Joseph-Philippe-Raymond-Jules), né à Fleurance (Gers), le 17 juillet 1838.

Juge au Tribunal civil d'Agen.

 

Lebrère (Jacques-Aventin), né à Nérac, le 4 février 1846.

Juge de paix du canton de Francescas.

 

Lefèvre (Charles), né à Marmande, le 9 décembre 1849.

Docteur en droit.

Lauréat de la Faculté de droit de Toulouse concours de licence, 1870 et concours de doctorat, 1873).

Ancien bâtonnier des avocats au Tribunal de Marmande.

Ancien président du Conseil d'arrondissement.

Maire d'Escassefort, président du Syndicat professionnel agricole, adjoint à l'Intendance militaire (cadre auxiliaire).

 

Lemas (Théodore-Louis-Joseph), né à Miramont, le 5 novembre 1858.

Sous-préfet de Fougères.

M. Lemas, avocat et publiciste avant d'entrer dans l'administration préfectorale, après avoir été attaché au cabinet de M. de Freycinet, président du Conseil des ministres, ministre des Affaires étrangères en 1882, devint chef de cabinet de M. de Selves, préfet de l'Oise et successivement conseiller de préfecture, vice-président, secrétaire général et sous-préfet.

M. Lemas est officier de l'Instruction publique.

Il a publié différents ouvrages : Souvenirs de 1870. - Un département pendant l'invasion, qui a été saisi et interdit en Allemagne. - Études sur le Cher pendant la Révolution. - Gap et Embrun et le siège épiscopal des Hautes-Alpes, en 1790. - Les commissions militaires révolutionnaires dans l'Ille-et-Vilaine, en 1793-94. - Un district breton pendant les guerres de l'Ouest et de la Chouannerie.

 

Le Poittevin de la Croix de Vaubois (Louis-Henri-­Casimir, comte), né à Agen, le 21 octobre 1859.

Capitaine de cavalerie.

 

Le Poittevin de la Croix de Vaubois (Ludovic-Antoine-Augustin, vicomte), né à Bruch, le 21 septembre 1863.

Lieutenant au 23e dragons.

 

Leroy de Lanauze (Élie), né à Montignac-de-Lauzun, le 29 décembre 1820.

Colonel de cavalerie en retraite.

Commandeur de la Légion d'honneur.

 

Lespiault (Frédéric-Gaston), né à Nérac, le 13 octobre 1823.

Docteur ès-sciences mathématiques.

Doyen de la Faculté des sciences de Bordeaux.

Membre du Conseil supérieur de l'Instruction publique.

Membre de l'Académie de Bordeaux et de la Société des sciences, lettres et arts d'Agen.

Chevalier de la Légion d'honneur.

Officier de l'Instruction publique.

 

Lespinasse (Jean Louis, abbé), né à Marmande, le 23 août 1821.

Archiprêtre de Laplume.

 

Lespinasse (Joseph-Pierre, abbé), né à Marmande, le 18 septembre 1849.

Chanoine honoraire.

Curé archiprêtre de Sainte-Livrade.

M. le chanoine Lespinasse est fauteur de trois ouvrages importants et de plusieurs brochures : D'Agen à Jérusalem. Journal et lettres d’un pèlerin. - Notre-Dame de France à Jérusalem. - Saint-Joseph d'après l'Écriture et les traditions, etc.

 

Leygues (Calixte).

Président du Tribunal de commerce de Villeneuve-sur-Lot.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Leygues (François).

Ancien magistrat consulaire.

Suppléant de la justice de paix du canton de Villeneuve-sur-Lot.

Leygues (Jean-Claude-Georges), né en 1857. Député de Lot-et-Garonne.

Avocat, ancien adjoint au maire de Villeneuve, il fut élu au scrutin de liste, aux élections de 1885, député de Lot-et-Garonne, sur la liste républicaine. Depuis le rétablissement du scrutin d'arrondissement, M. Leygues représente l'arrondissement de Villeneuve (1889 et 1893).

Nommé ministre de l'Instruction publique dans le cabinet présidé par M. Ch. Dupuy en mai 1894.

M. Georges Leygues a été dans les deux dernières législatures deux fois rapporteur de la commission du budget pour le ministère de l'Intérieur ; il venait d'être nommé membre de la nouvelle commission du budget et, cette fois, on lui avait confié le budget des beaux-arts.

Il sera très bien à l'instruction publique. C'est un homme jeune, intelligent, ouvert à des aspirations d'art et de littérature qui ne seront pas pour déplaire aux littérateurs et aux artistes, pour lesquels il sera le dispensateur des grâces. Esprit large, caractère aimable, cerveau très meublé, M. Georges Leygues sera sympathique même à ses adversaires politiques. On ne pouvait faire parmi les jeunes un meilleur choix.

Orateur persuasif et chaleureux, M. Leygues, qui a été le fondateur du journal républicain l'Avenir de Lot-et-Garonne, est, en outre, un poète délicat, lauréat de l'Académie Française. Il est l'auteur de deux recueils de vers couronnés par l'Académie française : La Lyre d'airain, et le Coffret brisé.

 

Leygues (Jean-Gabriel), né à Villeneuve-sur-Lot, le 7 mars 1863.

Substitut du procureur de la République près le tribunal civil de Nevers.

 

Lhermite.

Juge de paix du canton de Marmande.

Directeur de la Caisse d'épargne de cette ville. Officier d'Académie.

 

Liénard (Armand), né le 21 décembre 1844.

Vice-président du Conseil de préfecture de Lot-et- Garonne (1ère classe personnelle).

Officier d'Académie.

 

Lisleferme (J. Wilhelm de).

Ancien élève de l'École polytechnique.

Capitaine d'artillerie démissionnaire.

Maire de Masquières.

Propriétaire du château du Bose, par Tournon d'Agenais.

 

Loubat (Jean-Baptiste), né à Casseneuil, le 27 juillet 1849.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris.

 

Loubet.

Colonel du 9e régiment d'infanterie de ligne, en garnison à Agen.

Officier de la Légion d'honneur.

 

Loubières, né en 1852.

Docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, 1875, exerce à Port-Sainte-Marie.

 

Lubet (Bernard), né à Casteljaloux, le 20 octobre 1852.

Juge au Tribunal civil de Bône (Algérie).

 

Lucas (Alfred), né à Dompierre (Charente-Inférieure), le 17 septembre 1854.

Licencié ès-sciences.

Censeur des études au Lycée d'Agen.

Officier d'Académie.

 

Lugeol, né à Agen.

Docteur en médecine à Bordeaux.

 

Lugol (P.), né à Montauban, le 6 juin 1860.

Agrégé des sciences physiques.

Professeur au Lycée d'Agen.

M. Lugol a publié :

Conférences scientifiques et Allocutions, de Lord kelvin, traduit de l'anglais, avec notes de M. Bril­louin, in-8 de 380 pages. - Cours élémentaire de chimie, in-18, 500 pages. - Traité élémentaire de chimie (chimie inorganique, chimie organique, etc.), in-18 de 700 pages.

 

Lunet de la Jonquière (Marie-Antoine-Basile-Gabriel), né à Lavernhe (Aveyron), le 7 janvier 1866.

Licencié en droit.

Notaire à Lacépède (1890).

 

Luppé (vicomte Pierre-Marie-Olivier de), né le 21 mars 1843, est fils du comte Irène de Luppé, député de Lot-et-Garonne aux Assemblées constituante et législative (1848-1849).

Licencié en droit, nommé auditeur au Conseil d'État (1867).

Secrétaire de la Commission d'enquête agricole en Algérie (1868).

Adjoint au chef de cabinet du ministre des Finances, M. Buffet (1870).

Nommé capitaine au 4e bataillon des mobiles de Seine-et-Oise par décret du 9 juillet 1869. Campagne contre l'Allemagne, siège de Paris (1870-1871).

Capitaine de l'armée territoriale, 130e régiment de Lot-et-Garonne (1871).

Élu conseiller général de Lot-et-Garonne pour le canton du Mas-d'Agenais en octobre 1871, remplacé en 1880, réélu de nouveau en 1886.

Prend part à toutes les luttes politiques du département ; candidat monarchiste à la députation en 1881 dans l'arrondissement de Marmande et en 1885, au scrutin de liste.

Se distingue en juin 1875 en portant secours aux inondés de la vallée de la Garonne et est décoré d'une médaille de sauvetage en or de première classe.

S'occupe activement d'agriculture pratique et de législation agricole.

Membre des Conseils de la Société des agriculteurs de France et de l'Union des syndicats agricoles.

Président du Groupe départemental des membres de la Société des agriculteurs de France de Lot-et-Garonne.

Lussagnet (Hippolyte), né à Cuq, canton d'Astaffort, le 5 septembre 1835.

Ancien maire de Cuq.

Officier d'Académie.

Vice-président du Comice agricole d'Agen.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

Propriétaire du château de Fleineselve, par Bon-Encontre.

M. Lussagnet a eu deux frères, dont l'un, l'ainé des trois, né aussi à Cuq, en 1829, était entré dans les ordres en 1853 et, avait successivement, occupé les postes : 1° De vicaire à Sainte-Foy d'Agen, de 1853 à 1858 ; 2° de curé de Razimet, canton de Damazan, de 1858 à 1862 et 3° de curé à Saint-Xiste, canton d'Astaffort de 1862 à 1893.

Prêtre en retraite depuis février 1893, il est décédé le 26 février 1894, à Agen, à l'âge de près de 65 ans, emportant l'estime de tous.

Le plus jeune des frères Lussagnet, né aussi à Cuq, en 1839, est aujourd'hui maire de la commune de Pergain-Taillac, canton de Lectoure (Gers).

Les ancêtres des frères Lussagnet, dans la ligne paternelle occupaient à Lamontjoie, canton de Francescas, dans les XVIIe et XVIIIe siècles une situation éminente, et ceux de là ligne maternelle remplissaient dans les mêmes temps à Cuq des fonctions municipales qui dénotaient l'estime et la considération dont leurs concitoyens les honoraient.

 

Lussy (de).

Lieutenant au 15e régiment de dragons, à Libourne.

D'une ancienne famille de Languedoc, M. de Lussy est allié par son mariage à la famille de Calmels-­Puntis.

La famille de Lussy blasonne : d'argent à la bande de sinople, chargée de trois molettes d'or.

 

Luzarey (Hippolyte), né à Mézin, le 27 mai 1828.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, en 1851, exerce à Mézin.

Magen (Adolphe-Philippe), né à Agen, le 19 octobre 1818, mort au même lieu le 3 octobre 1893.

Secrétaire perpétuel de la Société des sciences, lettres et arts d'Agen, chimiste, historien, paléographe.

Il a publié :

Annales de la ville d'Agen. - Archives municipales d’Agen. - Briefve narration de ce qui s'est passé en la ville d'Agen depuis sa déclaration au party de la saincte union. - La troupe de Molière à Agen, d'après un document inédit. - Documents sur Jules-César Scaliger et sa famille. - La ville d'Agen pendant l'épidémie de 1628 à 1631. - François Philon et son « Virgile Evangélisant » - Un Trafiquant littéraire au XVIIe siècle. - Faits d'armes de Geoffroy de Vi­vant, etc., etc. - V. la Bibliographie générale de l'Agenais, par Jules Andrieu (t. I et III).

 

Magen (Jean-Baptiste-Eugène), né au Passage-d'Agen, le 8 avril 1820.

Capitaine de frégate en retraite.

Ancien receveur des finances.

Membre de la Société académique d'Agen.

Ancien président de la Société agenaise de géographie.

Officier de la Légion d'honneur.

M. Magen a publié : La Nouvelle-Calédonie. - Notes sur la côte occidentale de l'Amérique du Sud. - Le vase d'Amathonte. - D'Alexandrie au Caire et à Suez.

 

Mages (Michel-Étienne), né à Agen, le 27 mars 1834.

Officier d'administration principal en retraite.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Malaure (Albert), né à Dolmayrac, le 26 janvier 1850.

Conseiller d'arrondissement pour le canton de Sainte-Livrade.

Délégué cantonal de l'Instruction publique.

 

Maillé (Guillaume), né à Saint-Hilaire, le 27 mars 1831.

Inspecteur primaire à Paris.

M. Maillé est l'auteur d'une Géographie du département de Lot-et-Garonne.

 

Manié (Jérôme-Adalbert), né à Aiguillon, le 29 novembre 1858.

Docteur en médecine.

 

Malateste (P.), né à Villeneuve-sur-Lot le 8 juin 1853.

Banquier.

Juge au Tribunal de commerce de Villeneuve-sur-Lot.

 

Malbec (Félix).

Maire de Montclar.

Conseiller général.

 

Malbec (Armand), né à Casteljaloux, le 11 juillet 1865.

Docteur en médecine.

Préparateur des travaux pratiques de physiologie à la Faculté de médecine de Paris.

Médaille de bronze de l'Assistance publique. Médecin des Bureaux de Bienfaisance de Paris. Secrétaire de la rédaction de la Tribune médicale.

 

Malbec.

Négociant à Marmande.

Administrateur de la Caisse d'épargne de celte ville.

 

Maleprade (Charles de).

Propriétaire à Poudepé.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Mallac (Jean-Joseph-Léon), né à Agen, le 4 janvier 1826.

Littérateur.

On lui doit : Thorwaldsen et Canova. - Jésus, drame historique en 9 tableaux ; et de nombreuses brochures politiques.

 

Manin (Jean-Jacques-Ernest), né à Tonneins, le 17 septembre 1847.

Avocat.

Membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton de Lauzun.

Ancien officier de la garde mobile et de l'armée territoriale.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Marblen (Jean-Isidore), né à Castillonnès, le 2 février 1852.

Négociant à Castillonnès.

Agent d'affaires.

 

Marbotin (Denis-François de), né à Lavergne, le 7 septembre 1866.

Licencié en droit de la Faculté de Bordeaux.

Avocat à la Cour d'appel de cette ville.

 

Marboutin (l'abbé Bernard), né à Saint-Colomb, le 2 juillet 1852.

Ordonné prêtre le 10 juin 1877, il fut successivement vicaire de Saint-Sernin d'Eysses et de Sainte-Catherine de Villeneuve.

Desservant de Saint-Antoine, en 1883, il fut nommé professeur de seconde au Petit-Séminaire d'Agen, en octobre 1885.

M. Marboutin a publié la brochure suivante :

Éloge de Mgr de Vesins, évêque d'Agen, prononcé à la distribution des prix du Petit-Séminaire d'Agen, le 22 juillet 1890. Agen, imp. Veuve Lamy, 1890, in-8 de 19 p.

 

Marcadet (Ulysse).

Maire d'Agen.

Ancien magistrat consulaire.

 

Marcellus (Demartin de Tyrac, comte de).

Propriétaire du château de Marcellus.

Petit-fils d'un pair de France, M. le comte de Marcellus est le fils du diplomate-écrivain qui négocia, en 1820, à Milo, l'acquisition, pour notre Musée du Louvre, de la célèbre statue, connue sous le nom de Vénus de Milo.

 

Marchant (Étienne), né à Sainte-Colombe, le 26 avril 1852.

Notaire à Sainte-Colombe, près d'Agen.

A succédé en 1882 à son père qui avait été notaire dans cette même localité pendant plus de 40 ans.

 

Marchat (Hector), né à Pau, le 11 décembre 1865.

Licencié en droit.

Receveur de l'Enregistrement à Castelmoron.

 

Maréca (Joseph-Marie-Bernard), né à Saragosse (Espagne), le 20 décembre 1852.

Professeur de langue espagnole au Lycée d'Agen.

Officier d'Académie.

Chevalier de l'ordre d'Isabelle la Catholique.

M. Maréca est l'auteur d'un excellent Cours de langue espagnole, suivi d'un précis historique de littérature espagnole.

 

Marès (Jean-Baptiste, abbé), né à Marmande, le 8 décembre 1831.

Ancien professeur au Petit-Séminaire d'Agen.

Curé-archiprêtre de Nérac.

 

Margerite (Antoine), né à Saint-Pierre-de-Clairac, le 26 avril 1859.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1885, exerce à Puymirol.

 

Marque (Jean-Ulysse), né à Sainte-Bazeille, le 12 octobre 1827.

Ancien professeur en Russie.

M. Marque est l'auteur de : Voltaire et son temps, 2 vol. in-12. - Histoire critique de la littérature française depuis ses origines jusqu'à nos jours. - Grammaire française à l'usage des étudiants russes.

 

Marque (Antonin), né à Bruxelles, le 21 mai 1856.

Fils du précédent.

Docteur en médecine, journaliste et poète.

 

Marque (Jean-Charles), né à Marmande, le 20 avril 1843.

Chanoine honoraire, curé-archiprêtre de Penne.

Ancien préfet des études au petit séminaire d'Agen.

 

Marquet, né à Villeneuve-sur-Lot, le 19 décembre 1848.

M. Marquet habite Agen depuis 1864.

A fait la campagne de 1870-71 contre les Prussiens dans les mobiles de Lot-et-Garonne, et, devint sous-officier ; depuis a passé par les grades successifs et est actuellement capitaine de réserve au 9e d'infanterie. Premier vice-président de la Société de tir du 129e régiment, territorial d'infanterie.

Juge suppléant au Tribunal de commerce d'Agen. Capitaine des sapeurs-pompiers de cette ville.

Peintre décorateur, a obtenu plusieurs médailles pour peintures décoratives à diverses expositions.

 

Marquez (Léopold), né à Colayrac, le 10 janvier 1844.

Maire de Saint-Cirq.

M. Marquez a publié une Étude sur le déclassement et des poèmes en patois.

 

Marquis-Sébie (Jacques-Félix), né à Vélines (Dor­dogne), le 26 octobre 1843.

Ancien avocat au barreau de Marmande.

Ancien juge de paix des cantons de Gimont (Gers) et Damazan (Lot-et-Garonne).

Ancien officier d'administration de l'armée territoriale.

 

Marraud (Blaise-Gaspard-Georges), né à Agen, le 21 juin 1839.

Conseiller à la Cour d'appel d'Agen.

 

Marraud (Pierre), né à Port-Sainte-Marie.

Sous-préfet de Montbrison.

 

Marrauld. (Jean), né à Castelmoron, le 16 mai 1824.

Chef de bataillon du génie en retraite.

Officier de la Légion d'honneur.

Admis à l'École polytechnique après de brillants examens à la suite desquels il fut classé le 41e sur tous les candidats composant sa nombreuse promotion, il entra l'École polytechnique, le 1er octobre 1844, y accomplit avec le plus grand succès les deux années études réglementaires et en sortit le 1er octobre 1846, avec le grade de sous-lieutenant dans l'arme savante du génie, qu'il avait choisie.

Envoyé comme officier-élève à l'École d'application de l'artillerie et du génie à Metz, il en sortit après les deux années d'études obligatoires avec le grade de lieutenant en second au 1er régiment du génie à Arras. Appelé à Paris le 20 mars 1849, il y fut nommé lieutenant en premier le 7 novembre 1849. Il prit part en cette qualité à la campagne de 1851, à l'intérieur.

Nominé capitaine en second le 30 mars 1852, il fut successivement détaché à Haguenau, Avignon et Marseille. Attaché à l'état-major particulier du génie le 24 mai 1855, il fut nommé capitaine en premier le 3 mars 1858, et fut envoyé en chef à Sisteron le 9 avril 1860. Il quitta cette place pour entrer dans la direction du génie à Toulon, le 16 octobre 1861 et s'embarqua à Marseille pour l'armée d'Afrique le 11 avril 1863.

Chargé de la direction de travaux importants à Miliana, Tébessa et Aumale, il fut rappelé en France le 16 mai 1867, après plus de quatre années de séjour en Algérie. Il avait été nommé chevalier de la Légion d'honneur, dans notre colonie africaine, le 7 juin 1865.

Nommé chef du génie à Carcassonne, à sa rentrée en France, il reçut dans cette place, le 15 novembre 1869, sa nomination au grade de chef de bataillon. Il prit une part active, l'année suivante, à la lutte contre l'Allemagne dans les fonctions de chef du génie à Cherbourg, à l'armée de la Loire et du Cotentin, et fut nommé officier de la Légion d'honneur par décret présidentiel du 5 février 1878.

Admis, en 1880, à faire valoir ses droits à la pension de retraite, cet excellent officier supérieur quitta l'armée active pour entrer au corps territorial du génie où il servit avec distinction jusqu'en 1889.

Atteint à cette époque par la limite d'âge, le commandant Marrauld quitta définitivement l'armée dans laquelle il avait accompli avec la plus grande distinction quarante-six années de bons et loyaux services et pris part à sept campagnes.

 

Marrot (Pierre-Adolphe), né à Couthures, le 13 décembre 1813.

Négociant.

Meunier (le moulin est dans Montpouillan).

Ancien maire de Couthures.

Ancien maire de Montpouillan.

Ancien conseiller général.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

Le père de M. Marrot, vieux soldat du Premier Empire, a été maire de Couthures pendant 30 ans.

 

Marthory (Jean-Baptiste-Emmanuel), né à Clairac, le 4 mai 1830.

Ancien payeur particulier de la trésorerie d'Afrique.

 

Martin (Joseph-Marie-Alphonse, abbé), né à Cocumont, le 27 décembre 1832.

Chanoine honoraire d'Agen.

Curé de Villeneuve-sur-Lot.

 

Martin.

Avoué à Nérac.

Rapporteur de la Chambre des avoués de cet arrondissement.

Membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton de Casteljaloux.

 

Marty (Bernard, abbé), né à Villeneuve, le 19 octobre 1824.

Curé de Norpech.

M. l'abbé Marty est l'auteur d'un poème de 510 pages intitulé : Une page du siècle.

 

Marzelle (Delphin), né à Cocumont, le 24 décembre 1837.

Maire de Cocumont.

Conseiller d'arrondissement à Meilhan.

 

Massat (Charles-Hippolyte), né à Marmande, le 23 octobre 1850.

Docteur en droit.

Ancien préfet de l'Isère et des Côtes-du-Nord.

Chevalier de la Légion d'honneur.

Officier de l'Instruction publique.

 

Massary (de), né le 8 juillet 1862.

Receveur de l'Enregistrement à Bouglon.

 

Massias (Jean-Félix), né à Trémons, le 31 janvier 1848.

Juge au Tribunal civil de Mascara (Algérie).

 

Massip (Louis-Lucien-Raphaël), né à Aubin (Aveyron), le 22 avril 1852.

Pharmacien à Cancon, lauréat médaillé de l’École de pharmacie, membre de plusieurs sociétés littéraires, lauréat de l'Académie nationale de Bordeaux.

Officier d'Académie.

A publié plusieurs intéressants travaux d'histoire locale agenaise : Notice sur les seigneurs de Roque­gauthier, Agen, in-8 de 18 p. - La Révolution à Cancon, in-8 de 78 p. - Histoire de la Ville et des seigneurs de Cancon, en Agenais, in-8 de 259 pages ; important et remarquable travail couronné en 1893 par l'Académie nationale de Bordeaux qui lui a décerné en outre un prix de 400 francs (Fondation du marquis de La Grange).

 

Maubourguet.

Avoué près le Tribunal civil de Marmande (1874).

Syndic de la Chambre des avoués de cet arrondissement.

 

Maurel (Guillaume-Maurice, abbé), né à Albas (Lot), le 3 décembre 1861.

Supérieur et directeur de l'École secondaire ecclésiastique Belsunce à Villeneuve-sur-Lot.

Auteur d'une biographie d'élève séminariste intitulée Au revoir.

 

Maurion dit de Larroche (Henri-Joseph), né à Agen, le 7 novembre 1851.

Officier d'Académie, secrétaire général de la Société des sciences naturelles et médicales de Seine-et-Oise, membre de la Commission des antiquités et des arts de Seine-et-Oise, membre de la Société française d'archéologie.

Membre de l'Alliance des médecins de France. Membre de la Société des sciences morales, des lettres et des arts de Seine-et-Oise. Membre de la Société archéologique de Rambouillet. Membre correspondant de la Société de géographie de Berne, etc., etc.

Au moment de la guerre de 1870, M. Maurion faisait ses études de médecine à Toulouse ; il s'engagea aussitôt dans une ambulance de Marseille.

Nommé chirurgien aide-major, il est envoyé a l'armée de l'Est qu'il accompagne jusqu'aux portes de la Suisse,

De retour à Marseille, le jeune chirurgien reprend sa place dans les ambulances où ses services sont extrêmement appréciés.

Pendant la Commune de Marseille, M. Maurion est mis à l'ordre du jour pour sa belle conduite ; à plusieurs reprises, il affronte le feu des insurgés pour voler au secours des blessés.

Aussi la Société de secours aux blessés lui décerna-t-elle la croix de Genève.

M. Maurion a publié ses souvenirs d'ambulance.

Il a également écrit le récit de ses voyages à New York et au Vésuve.

Après la guerre, il continua ses études médicales qu'il dirigea surtout du côté de la chirurgie dentaire.

Établi à Versailles, il créa, avec l'assentiment du gouvernement militaire de Paris, la première clinique dentaire gratuite pour les militaires.

Collaborateur de plusieurs journaux scientifiques, notamment de la Médecine populaire et de la Santé, M. Maurion a donné des études qui ont été remarquées dans ces journaux, sous le nom de de Larroche.

Secrétaire général de la Société des sciences naturelles de Versailles, ses communications qui figurent aux Mémoires de la Société ont été fort nombreuses.

Dévoué à toutes les Sociétés que les œuvres de l'intelligence intéressent, le secrétaire général de la Société des sciences naturelles, dont le caractère aimable et sûr réunit toutes les sympathies, a fait paraître une biographie de Quesnay, chirurgien et économiste, qui a été insérée dans les Mémoires de la Société archéologique de Rambouillet.

Cette biographie, avec des détails inédits, peut être consultée avec fruit.

Les travaux scientifiques de M. Maurion de Larroche, son dévouement aux Sociétés utiles, sa création d'une clinique, lui ont valu, en 1892, les palmes académiques.

 

Maurion dit de Larroche (Henri-Joseph-Frédéric), né à Agen, le 22 octobre 1864.

Frère du précédent.

Chirurgien-dentiste à Saint-Lô (Manche). Sous-lieutenant de réserve au 20e bataillon de chasseurs à pied.

A collaboré très longtemps comme critique musical et théâtral et comme correspondant dans plusieurs journaux de province sous le nom d'Henri d'Agen.

Membre de plusieurs Sociétés savantes et littéraires.

 

Maury.

Juge de paix du canton de Laroque-Timbaut.

 

Maury (Mme).

Directrice de l'École primaire publique d'Agen. Membre du Conseil départemental de l'instruction publique.

 

Maux (Joseph-Marcellin), né à Agen, le 16 décembre 1840.

Lieutenant-colonel du 72e régiment d'infanterie de ligne.

Officier de la Légion d'honneur.

 

Mazeau (Éraste), né en 1800.

Docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, 1823 ; exerce à Baleyssagues.

 

Mazot (Léon-Louis), né à Saint-Martin-du-Drat, en 1842.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, en 1873 ; exerce à Montfort-l'Amaury (Seine-et-Oise).

 

Mazières (Jean), né à Laroque-Timbault, le 29 mai 1841.

Ingénieur civil, ancien président de la Chambre consultative des arts et manufactures d'Agen. Ancien président de la Chambre de commerce.

 

Médail (Arthur), né en 1863.

Docteur-médecin à Tombebœuf, M. Médail est docteur de la Faculté de Paris, depuis 1888.

 

Meilhon (Louis), né à Mézin, le 17 avril 1860. Docteur en médecine.

 

Melliet (Léo), né à Lévignac, le 22 décembre 1843. Avocat et journaliste, plusieurs fois condamné à la prison en 1869 et 1870, pour délits de presse ou de réunion.

Élu adjoint du XIIIe arrondissement de Paris, en novembre 1870.

Emprisonné au commencement de janvier 1871, par le Gouvernement de la Défense nationale, comme signataire d'une affiche révolutionnaire. Délivré dans la nuit du 21 au 22 janvier 1871, par deux compagnies du 101e bataillon de la garde nationale. Marcha sur l'Hôtel de Ville le 22 janvier 1871, à la tête de quelques centaines de gardes nationaux du XIIIe qui soutinrent pendant trois quarts d'heure le feu des mobiles vendéens et bretons, passa en Conseil de guerre et fut acquitté en février 1871.

Mars 1871. Sauve la vie au général Chanzy et à un autre général que la populace voulait fusiller. (Voir compte rendu de la séance de l'Assemblée nationale du 23 mars 1871, discours de M. Turquet, que M. Melliet avait fait sortir de prison).

Membre de la Commune de Paris, et questeur de cette Assemblée, il rétablit l'ordre dans les services intérieurs de l'Hôtel de Ville.

M. Melliet fit partie du premier Comité de Salut public, et fut ensuite commandant de Bicêtre et commissaire à l'armée du Sud.

Après la chute de la Commune, se réfugia en Écosse. Condamné à mort par contumace en 1872, pour l'affaire des Dominicains d'Arcueil.

Professeur de français libre à Glasgow, jusqu'en 1885, il fut, à cette époque, nommé maitre de conférences à l'École normale supérieure d'Édimbourg.

Il a publié, en 1875, un Manuel de correspondance commerciale anglais-français, et en 1888, une grammaire, Le Français par le Français, qui en est à sa troisième édition.

Candidat socialiste en 1893, contre M. Deluns­-Montaud, il obtint au 1er tour 5.131 suffrages et ne se représenta pas au ballotage.

Habite Édimbourg, et passe tous les ans ses vacances dans sa propriété de Lévignac.

 

Mellac.

Notaire à Nérac (1882).

Secrétaire de la Chambre des notaires de cet arrondissement.

 

Menaud (François), né à Saint-Étienne de Fougères, le 30 avril 1849.

Conseiller d'arrondissement à Monclar.

Maire de cette commune.

Chevalier du Mérite agricole.

 

Mendousse (Frédéric), né à Sos, le 28 mars 1846. Docteur en médecine (1872), à Sos.

Officier d'Académie.

Ancien interne des hôpitaux de Paris.

Médaille de bronze (1871). Conseiller d'arrondissement.

 

Menne (Léonce), né à Agen.

Administrateur de la succursale de la Banque de France et de la Caisse d'épargne d'Agen.

M. Menne appartient à la famille des généraux Menne.

 

Mercat (Guillaume-Edgar), né à Miramont, le 15 janvier 1857.

Docteur en médecine ; médecin-major au 66e régiment d'infanterie territoriale.

 

Merchez (Arsène), né à Villeroy (Somme), le 14 novembre 1840.

Directeur de la maison centrale de correction d'Eysses (commune de Villeneuve-sur-Lot).

 

Mercier (Gilbert-Alexandre), né à la Capelle-Biron, le 4 juin 1864.

Notaire à la Capelle-Biron (1890).

 

Mercier de Sainte-Croix, né le 11 novembre 1857. Sous-inspecteur de l'Enregistrement, des Domaines et du Timbre à Villeneuve-sur-Lot.

 

Merle de Massonneau (Jean-Antonin-Saint-Germain), né à Aiguillon, le 29 mai 1845.

Président du Comice agricole de Nérac.

 

Messines (Jean), né à Gontaud, le 12 décembre 1848.

Pasteur-président du Conseil presbytéral de Versailles.

Aumônier protestant de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr et du Lycée Hoche.

Membre titulaire et vice-président de la Société des sciences morales, lettres et arts de Seine-et- Oise.

Officier d'Académie.

 

Meunier (Georges), né le 30 avril 1849. Sous-préfet de Marmande.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Meyniel (Pierre-Charles-Louis), né à Bordeaux, le 10 juin 1844. Avocat et juge suppléant au tribunal civil de      Marmande.

Maire de Marmande depuis 1885, conseiller municipal depuis 1878.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Meyniel (Albert).

Avocat près le tribunal civil de première instance de Marmande.

 

Meynot.

Ancien officier du génie.

Ancien maire d'Agen.

Administrateur de la Caisse d'épargne de cette ville. Membre de la Société des agriculteurs de France. Officier de la Légion d'honneur.

 

Mézailles (Gaston de), né à Moncrabeau, en 1830.

Ses opinions royalistes, hautement affirmées ont tenu M. de Mézailles éloigné de toutes fonctions publiques. Il se contente de faire autour de lui le bien et y réussit.

Il habite le château de La Hitte, par Moncrabeau.

 

Miallet (Noël-Casimir), né à Saint-Chinian (Hérault), le 25 décembre 1857.

Notaire à Montagnac (mai 1892).

M. Miallet a été chef du secrétariat de la mairie de Saint-Chinian, de 1881 à 1892. Il a fondé dans cette ville la société de secours « La Mutuelle ». Il a reçu, le 12 février 1894, une mention honorable du Ministère de l'Intérieur.

 

Micas (Marie-Étienne-Joseph), né à Casteljaloux, le 24 octobre 1862.

Licencié en droit ; lauréat de la Faculté de droit de Paris.

 

Michel (Edmond), né à Agen, le 26 mai 1841. Ancien avoué et ancien juge suppléant près le Tribunal civil de Clamecy.

Juge suppléant près le Tribunal civil de Dijon.

 

Michel (Jacques), né à Agen, le 23 novembre 1842. Ancien élève de Saint-Cyr.

Lieutenant-colonel commandant le 28e bataillon de chasseurs à pied (chasseurs alpins) à Grenoble. Officier de la Légion d'honneur.

 

Minières (Théodore).

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1881, est fixé à Nérac.

 

Minvielle (Pierre-Charles), né le 5 novembre 1846, Receveur particulier des finances à Marmande.

 

Molines (Louis), né à Nérac, le 17 avril 1860. Docteur en médecine, en 1886, de la Faculté de Paris, exerce à Nérac.

 

Monbrun (Théodore-Marie-Eugène), né le 12 mars 1835.

Conseiller à la Cour d'appel d'Agen.

 

Mondenard (Adolphe-Joseph de), né à Fieux, le 26 janvier 1839.

Ancien conseiller général.

Ancien député de Lot-et-Garonne (1885-1889).

 

Mondineu (E.-Gaspard), né en 1838.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1867, à Buzet.

 

Monestès (Louis-Jacques, abbé), né à Laplume, le 26 février 1856.

Curé de Clairac.

A été professeur au Petit-Séminaire d'Agen, vicaire à la paroisse Saint-Hilaire, dans la même ville, curé d'Aubiac et nommé curé de la paroisse mixte de Clairac, en 1887.

M. l'abbé Monestès a publié une brochure illustrée, éditée chez Desclée, et qui a pour titre : Sainte-Foy, Vierge et Martyre d'Agen. C'est un des derniers panégyriques, prononcé le 9 octobre 1887, dans l'antique église bâtie en l'honneur de Sainte-Foy, à Agen, actuellement démolie.

Un autre panégyrique de Saint-Phébade, patron du clergé diocésain et prononcé dans la chapelle du Grand-Séminaire, le 26 avril 1890, par le curé de Clairac, a été imprimé par la maison Lamy. On a encore de lui, imprimé chez le même, un discours prononcé au Grand-Séminaire d'Agen, le 11 novembre 1890, jour de la clôture des solennités en l'honneur du Bienheureux Chanel, mariste, premier martyr de l'Océanie.

 

Monmayran.

Négociant à Agen.

Juge au Tribunal de commerce de cette ville.

 

Montaud (Émile), né à Allemans-du-Drot, le 14 février 1850.

Notaire à Allemans-du-Drot depuis 1878, M. Émile Montaud est le frère de M. Deluns-Montaud, l'ancien ministre.

Il a collaboré, sous le pseudonyme d'Émile Pierre, à divers journaux et recueils du département de Lot-et-Garonne et de la région. - Il a donné, en 1874 au journal la Gironde une notice sur la Commune de la Sauvetat-de-Caumont qui a fait connaître les curieuses archives de cette ancienne ville libre. - Il est officier d'Académie.

 

Montels (Jean-Abel), né à Saint-Robert, le 28 octobre 1843.

Docteur en droit.

Avocat à la Cour d'appel d'Agen ; ancien bâtonnier. Membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton de Laroque-Timbaut.

 

Montesquiou de La Boulbène (Louis-Antoine de), né à Nantes (Loire-Inférieure), le 8 avril 1829. Docteur en médecine de la Faculté de Montpellier en 1856.

Président honoraire du Comice agricole de Nérac.

Membre de plusieurs Sociétés savantes.

Maire de Leyritz-Moncassin où il exerce la médecine.

Propriétaire du château de Lussac.

 

Montfort (de Barthès de), né à Béziers, (Hérault), le 15 septembre 1865.

Propriétaire du château de Fongrave, par Layrac.

 

Monthus (Adolphe-Théodore), né à Nomdieu, le 4 novembre 1839.

Docteur en médecine à Paris.

 

Monties (Albert), né à L'Isle-en-Dodon (Haute-Garonne), le 5 juillet 1844.

Directeur de l'École normale d'instituteurs d'Agen.

Membre du Conseil départemental de l'Instruction publique.

Officier de l'Instruction publique.

 

Montségur né en 1819.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1844, exerce à Baleyssagues.

 

Mosnier (Mlle).

Professeur de sciences à l'École normale d'institutrices d'Agen.

 

Mouchet (Henri), né à Agen, le 15 août 1814.

M. Mouchet, reçu docteur par la Faculté de médecine de Paris, en 1842, exerce la médecine à Agen. Ancien président de l'Association des médecins de Lot-et-Garonne.

Il est chevalier de la Légion d'honneur.

 

Moulin (Alfred, abbé), né à Combes, en 1845. Curé de Lévignac.

Ancien professeur au Petit séminaire d'Agen.

Moullié (Marc-Antoine-Gustave), né à Pech-Blanc, le 15 novembre 1821.

Docteur en médecine de la Faculté de Strasbourg, 1847, médecin-major de 1ère classe en retraite, à Serignac.

Membre de la Société académique d'Agen.

Officier de la Légion d'honneur.

 

Moullié (Jean-Baptiste-Guillaume), né à Agen, le 27 décembre 1849.

Fils d'un conseiller à la Cour d'Agen, il suivit la carrière paternelle.

Il était substitut à Figeac, lorsque ses opinions conservatrices le firent révoquer (1879). Il se fit alors inscrire au barreau de sa ville natale.

M. Moullié a collaboré à la Revue catholique des institutions et du droit.

 

Mourlan-Descudée (Pierre-Marie-Mathieu), né à Nérac, le 7 janvier 1832.

Sous-préfet de Nérac (1ère classe personnelle).

M. Mourlan-Descuciée administre l'arrondissement de Nérac depuis le 30 décembre 1877.

Nadaillac (du Pouget, marquis de).

Propriétaire du château de Poudenas, par Mézin.

 

Naudé (Émile-.J-.J.), né à Montfaucon (Aisne), le 24 octobre 1863.

Ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées à Nérac.

 

Naudet (Mlle).

Professeur de sciences à l'École normale d'institutrices d'Agen.

 

Nebout (Joseph), né à Aiguillon, le 10 juin 1850.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1876, exerce à Aiguillon.

 

Nègre, né le 7 décembre 1848.

Licencié en droit.

Conservateur des hypothèques à Agen.

 

Nègre.

Ancien maire de Port-Sainte-Marie. Conseiller d'arrondissement.

 

Neuville (Jean-Alfred), né à Marmande, le 21 octobre 1836.

Suppléant du juge du paix de Marmande, maire de cette ville, officier d'Académie.

M. Neuville est l'auteur d'un important ouvrage documentaire de près de 500 pages, intitulé : Deux décembre 1851. Proscriptions de Marmande.

De nombreux comptes-rendus de ce volume ont été donnés lors de sa publication. Nous nous bornons à signaler l'appréciation suivante qu'en a donné dans le journal L'Indépendant (11 et 12 décembre 1882), l'éminent publiciste M. A. de Mondenard, ancien député de Lot-et-Garonne :

« Il semblait que le siècle des chroniques naïves sincères, sans autre prétention que celle de narrer les faits tels qu'ils se sont produits, était passé sans retour…

« Or, voici que M. Alfred Neuville, sans y penser, a ressuscité la chronique qu'on croyait perdue.

« Il n'est pas écrivain, M. Neuville, il n'a pas la malice de s'en défendre, mais il a l'ingénuité de l'avouer.

« Il n'écrit pas pour écrire, pour peindre, pour viser au grand prix Gobert, pour être de l'Académie ; il n'écrit que pour raconter ;

« Aussi raconte-t-il admirablement.

« À la façon des chroniques du moyen-âge, son livre les Proscriptions de Marmande, fait revivre et fixe pour jamais les événements funestes qui jetèrent le deuil dans sa ville natale, à la suite de la nuit du 2 décembre 1851.

« Sans y viser, il trouve l'effet qui fait frémir ou qui fait rire ; il est tragique comme Tacite, mais avec moins d'apprêt ; il est comique à la façon des conteurs d'autrefois ou comme Commines.

« Tout cela est vu, parce que la préoccupation littéraire n'a pas troublé le regard du chroniqueur ; tout cela est vécu, parce que l'auteur a gardé vivants au fond de son cœur ces souvenirs des mauvais jours qui s'abattirent sur la ville et sur les siens.

« Je ne connais rien de plus gai que l'effarement des conservateurs, des chefs du parti de l'ordre en face de l'insurrection légale contre les violateurs de la loi ; je ne sais rien de plus poignant que le départ des républicains marmandais sortant de leur ville pour aller à la rencontre des troupes du coup d'État.

« C'est un livre qui restera pour ses qualités intrinsèques et, aussi, parce qu'il reproduit des documents qu'on chercherait vainement ailleurs.

« Il restera parce qu'il est la glorification, la justification du courage déployé par la population marmandaise. Je ne connais que quelques communes du moyen-âge qui aient eu de si belles pages.

« Il restera parce qu'il est très humain, très vivant et que, malgré son enthousiasme pour la cause des vaincus d'alors, etc. M. Neuville a su très bien démêler et exposer les mobiles secrets des particuliers dans un mouvement qui, par son noble but, entraînait la masse populaire. »

 

Neymet (Augustin-Jean-Marie-François de), né à Penne, le 28 août 1832.

Colonel en retraite.

Officier de la Légion d'honneur.

Les armes du colonel de Neymet sont : De sinople au cygne d'argent.

 

Nicoulau (Elie-D .-E.) né à Sos, le 28 novembre 1859.

Docteur en médecine.

 

Nismes (Paul-Arthur), né à Barbaste, le 30 juillet 1834.

Ancien élève de l'École polytechnique.

Général de division (15 avril 1890).

Inspecteur général permanent des travaux de l’artillerie pour l'armement des côtes ; membre des de la Légion d'honneur.

 

Noailles (comte Alfred de).

Propriétaire du château (le Buzet.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Noguès (Auguste-Richard), né à Moncrabeau, le 27 avril 1843.

Ancien élève de l'École normale supérieure.

Professeur de mathématiques spéciales au Lycée Charlemagne.

Officier de l'Instruction publique.

 

Noguès (Aristide), né à Saint-Martin-de-Calonges, le 15 février 1862.

Greffier en chef du Tribunal de commerce de Villeneuve-sur-Lot.

 

Nollet.

Professeur de rhétorique au Lycée d'Agen.

Professe également la littérature au collège de jeunes filles de cette ville.

 

Noubel (Raymond-Henri), né le 2 juin 1822, à Agen.

Ancien député au Corps législatif.

Ancien sénateur de Lot-et-Garonne (1876-1879).

Officier de la Légion d'honneur.

 

Noubel (François-Émile-Raymond), né à Agen, le 1er septembre 1853.

Capitaine au 6e hussards.

Obissier (Pierre-Camille-Théodore), né à Réaup, le 24 mars 1853.

Médecin du Ministère des Travaux publics.

Chevalier de la Légion d'honneur,

M. Obissier a été reçu docteur par la Faculté de médecine de Paris, le 12 juillet 1876.

 

Oger du Rocher.

Substitut du procureur .de la République près le Tribunal de première instance d'Agen.

 

Olivier (Pierre), né en 1854.

Docteur en médecine, reçu par la Faculté de Paris, en 1879, fixé à Lévignac-de-Seyches.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Ollier (Bernard, abbé), né à Dunes (Tarn-et-Garonne), le 26 avril 1829.

Curé de Port-de-Penne, ancien vicaire de Villeréal.

M. l'abbé Ollier est l'auteur d'un Petit manuel paroissial, in-16, et d'un Grand catéchisme, 2 vol. in-8.

 

Ollier (Mlle), née à Damazan en 1856.

Mlle Ollier a traduit de l'anglais : « Millicent Kendrick, ou la recherche du bonheur », de J.-E. Worboise, 2 vol. in-12.

 

Ollive (Paul-Ludovic).

Propriétaire à Casteljaloux.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Olivié (Mlle).

Professeur de sciences au collège de jeunes filles d'Agen.

Pabon.

Avocat.

Membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton de Villeréal.

 

Paganel, né en 1844.

Docteur en médecine, à Penne.

 

Paganel (Jean-Joseph).

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1869, à Sylvestre.

Officier d'Académie.

 

Pailley (Jean, abbé), né à Lévignac, le 2 mars 1844.

Professeur de rhétorique au petit séminaire d'Agen.

 

Partiot (Henri-Léon), né à Agen, le 31 mars 1825.

Inspecteur général dès Ponts et Chaussées en re­traite.

Officier de la Légion d'honneur.

Son père a été ingénieur en chef du département de 1821 à 1827, et a construit, en cette qualité, le pont route d'Agen sur la Garonne et le pont d'Aiguillon sur le Lot.

M. Partiot (Henri-Léon) , sorti de l'École Polytechnique en 1847, a été attaché, comme élève ingénieur des Ponts et Chaussées en mission, à la construction du canal latéral à la Garonne en 1850, sous les ordres de M. l'ingénieur en chef Couturier. Chargé depuis, pendant près de neuf ans, comme ingénieur ordinaire, des travaux de l'embouchure de la Seine, il a construit une partie des endiguements de ce fleuve. Passé en 1861, au même titre, au service de la Compagnie d'Orléans, il a fait, sous les ordres de M. l'ingénieur en chef Krantz, la partie du chemin de fer de Périgueux à Agen comprise dans le département de la Dordogne. Après avoir rendu d'autres services, tant à la Compagnie qu'à l'État, il a été chargé comme ingénieur en chef, de services de chemins de fer à Carcassonne et à Rouen. Il a construit ceux de Limoux à Quillan, de Rouen à Elbeuf et d'Eu à Dieppe. Nommé inspecteur général en 1883, il a été directeur du contrôle de l'exploitation des chemins de fer de l'État, puis chargé successivement des divisions de Marseille et de Bordeaux. Le département de Lot-et-Garonne fait partie de cette dernière division.

M. Partiot, qui a pris sa retraite en 1890, a publié divers travaux sur les chemins de fer et sur les rivières à marée.

Il a été fait officier de la Légion d'honneur en 1889.

 

Payen (Léopold), né à Agen, le 22 février 1830.

Architecte en chef du département de Lot-et-Garonne, des bâtiments de l'État, des écoles normales, de l'hospice, du musée d'Agen.

 

Pégurié (Pierre-Aimar), né à Hautefage, le 28 novembre 1850.

Notaire à Monclar (1880).

Suppléant du juge de paix de ce canton. Conseiller municipal depuis 1884.

Adjoint au maire depuis 1888.

 

Pélissié (Guillaume-Marie-Rosellys), né à Sainte-Livrade, le 29 mai 1829.

Pharmacien principal militaire de 1ère classe en retraite.

Officier de la Légion d'honneur.

 

Pellefigue (Jules-Jean-Marie-Victor-Emmanuel), né à Agen, le 25 novembre 1849.

Docteur en droit.

Procureur de la République près le Tribunal civil de Marseille.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Pellissier (Georges), né à Monflanquin, en 1852.

Docteur ès lettres.

Professeur au Lycée Lakanal, à Sceaux.

M. Pellissier a publié : Le mouvement littéraire au XIXe siècle, in-12. 1889 (couronné par l'Académie française.) Il a donné des éditions classiques de l'Art poétique, de Boileau, des Martyrs, de Châteaubriant et du Misanthrope, de Molière.

 

Péré.

Avoué près le Tribunal civil de Marmande (1876).

Secrétaire de la Chambre des avoués de cet arrondissement.

Suppléant de la justice de paix. Administrateur de la Caisse d'épargne de Marmande.

 

Péries (F.-J.-P.-E.-F.-S.).

Lieutenant-colonel du 129e régiment territorial d'infanterie, à Agen.

Officier de la Légion d'honneur.

 

Perricot (Jean-Joseph-Lubin).

Juge de paix suppléant du canton de Damazan.

 

Perry (Raymond).

Propriétaire du château de Rastouillac.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Pestillat, né le 27 janvier 1845.

Receveur de l'Enregistrement, à Marmande.

 

Petit (Jean-Joseph-René), né à Laugnac, le 11 octobre 1854.

Médecin-major au 83e régiment d'infanterie de ligne.

 

Peyronnencq (A. de Cassagnes de).

Ancien sous-préfet, maire de Beauville.

Propriétaire du château de Gary.

 

Peyronnet (Pierre-Paul-Philogène), né à Miramont, le 21 septembre 1829.

Ancien proviseur du Lycée de Montluçon.

Officier de l'Instruction publique.

 

Peyrelongue (André, marquis d'Auber de), né le 18 décembre 1858.

Capitaine au 101e de ligne.

Propriétaire du château de Virazeil (Lot-et-Garonne).

 

Peyronnet de la Fonvielle.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris en 1886, exerce à Marmande.

 

Peytraud (Lucien-Pierre), né à Agen, le 27 avril 1858.

Inspecteur d'Académie en congé.

 

Philipes (Léopold), né à Villeneuve-sur-Lot.

Artiste peintre, M. Philipes a obtenu une mention honorable au Salon de 1886.

 

Pichon (Joseph-Clément-Louis-Albert), né à Agen, le 23 février 1846.

Conseiller à la Cour d'appel d'Agen.

 

Poitevin (Louis-Étienne), né à Xaintrailles, le 22 octobre 1847.

Vétérinaire en premier au 3e dragons.

 

Pomyers (François-Edward-Fulgence comte de), né à Samazan, le... août 1834.
Ancien officier de cavalerie. Propriétaire du château de Pomyers-Samazan.

Pons (Louis-Auguste), né à Gaillac, le 20 mars 1831.

Docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, 1855, exerce à Nérac.

 

Portail (Louis-Léon-Charles), né à Port-Sainte. Marie, le 30 janvier 1848.

Notaire à Galapian depuis le 22 mars 1877.

Membre du Conseil municipal.

Président du Conseil de fabrique.

Président de la Société de secours mutuel.

 

Pouchet (Jean), né à Sainte-Bazeille, le 26 août 1848.

Médecin-major du 9e régiment d'infanterie de ligne.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Pouchet (Albert), né à Sainte-Bazeille.

Docteur en médecine.

 

Poul de Lacoste (Jean-Henry-Jules de), né à Mézin, le 25 mars 1857.

Médecin-major à l'hôpital militaire de Tizi-Ouzou.

 

Pourpory (Marie-Louis-Arthur), né à Casseneuil, le 26 août 1835.

Avocat à la Cour d'appel de Bordeaux.

 

Pousargues (Marie-Antoine-Victor-Henry de), né à Parnac (Lot), le 15 août 1832.

Général de brigade.

Propriétaire du château du Fossat, par Fumel (Lot-et-Garonne).

Officier de la Légion d'honneur.

 

Pouy (Jean-Georges-Marie), né à Vincens, commune de Lavardac, le 24 octobre 1833.

Ancien président de la Chambre des notaires de Toulouse.

Trésorier-payeur général à Dijon.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Pouydebat (Jean-Joseph-Henri), né à Agen, le 4 mai 1859.

Officier de cavalerie détaché au Soudan.

 

Pouzet (Jean), né à Villeneuve, le 1er juin 1863. Notaire à Trentels (1891).

 

Pozzy (Benjamin), pasteur protestant, né à Agen, le 20 mars 1820.

Après avoir fait ses études à la Faculté de théologie de Montauban, M. Pozzy fut appelé comme professeur au collège protestant de Sainte-Foy-la-Grande (Gironde), qui jouissait alors d'une certaine célébrité. Paul Broca, Edmond de Pressensé, Jean Monod, les Reclus, Félix Pécaud, pour ne citer que les plus connus, en furent les élèves. L'année d'après le consistoire de l'Église réformée de Bergerac lui adressa vocation. Il y resta 7 ans. En 1849, il donna sa démission de pasteur de l'Église officielle et fut l'un des fondateurs, en compagnie de MM. Fréd. Monod, Agénor de Gasparin, Léon Pillatte, Edm. de Pressensé, etc., de l'Union des Églises évangéliques libres de France. Au service des Églises libres, il exerça successivement son ministère à Bergerac, à Pau, à Bordeaux, de nouveau à Pau, et, par intérim à Saint-Étienne et à Mâcon.

Pendant 13 ans, il fut le collaborateur de John Bosi pour la fondation et la direction des Œuvres de Laforce, aujourd'hui reconnus sous le nom d'Asiles John Bost, comme établissements d'utilité publique.

Ancien membre de la Société d'anthropologie de Paris, il est encore membre correspondant de la Société des sciences et arts d'Agen, et secrétaire général du Comité régional bergeracois de la Ligue française de la moralité publique.

Collaborateur à plusieurs journaux et revues, notamment à la Revue chrétienne de Paris, alors sous la direction de M. Edmond de Pressensé, M. le pas­teur Pozzy a donné, à diverses époques, plusieurs ouvrages et brochures, dont le plus considérable est La Terre et le Récit biblique de la Création, volume grand in-8 de près de 600 pages, orné de belles gravures sur bois, édité par la maison Hachette.

On doit aussi à M. le pasteur Pozzy quelques ouvrages de controverse ecclésiastique et théologique.

 

Pozzi (docteur Samuel).

Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris.

M. le docteur Pozzi a été promu Officier de la Légion d'honneur à la suite d'une mission spéciale dont il a été chargé à l'Exposition de Chicago.

 

Pradelle (Jean-Gaston), né à Prayssas, le 30 mars 1846.

Avocat à la Cour d'appel d'Agen.

Professeur de législation au Lycée de cette ville.

Maire de Prayssas.

Président du Conseil d'arrondissement.

Officier d'Académie.

Fit ses premières études chez son père, chef d'institution à Prayssas, qui, à la fin de sa longue carrière dans l'enseignement public, reçut, en récompense de ses services, la croix de la Légion d'honneur.

Entra en quatrième au Lycée d'Agen où il termina ses études après avoir obtenu les prix dl'honneur de rhétorique et de philosophie.

Fit ensuite la campagne de 1870-71, sur les bords de la Loire, contre l'Allemagne.

Destiné d'abord au notariat par sa famille, il ne tarda pas, après la guerre, à se consacrer à des travaux plus attachants et plus actifs : il se fit inscrire au barreau d'Agen, où il eut de brillants débuts, et où il a obtenu, depuis, de nombreux succès et notamment de nombreux acquittements en Cour d'assises.

En 1886, ses compatriotes de Prayssas l'envoyèrent au Conseil d'arrondissement d'Agen, après une campagne électorale des plus ardentes, dans laquelle il battit le candidat réactionnaire qu'il remplaça au Conseil d'arrondissement.

Élu, l'année suivante, président de cette Assemblée, il a prononcé depuis cette époque, en cette qualité, de nombreux discours politiques et s'est livré, en temps d'élection, à une active propagande républicaine.

En 1888, il fut élu, par ses compatriotes, conseiller municipal et maire de sa ville natale.

Il a été réélu, en 1892, avec une très forte majorité, conseiller municipal et conseiller d'arrondissement ; et ses collègues lui ont renouvelé ses fonctions de maire de Prayssas et de président du Conseil d'arrondissement d'Agen.

Accessoirement à sa profession d'avocat, il professe, depuis 1881, un cours de législation au Lycée d'Agen, et est officier d'Académie depuis le 31 décembre 1887.

 

Pradié (Julien), né en 1835.

Docteur-médecin à Verteuil, M. Pradié fut reçu docteur par la Faculté de médecine de Paris, en 1863.

 

Proriol (Adolphe), né à Lyon, le 5 février 1851.

Inspecteur primaire à Villeneuve-sur-Lot.

Membre du Conseil départemental de l'instruction publique.

Auteur d'une Monographie sur le Lot-et-Garonne.

Officier d'Académie.

 

Proust (René), né à Bordeaux.

Avoué près le Tribunal civil d'Agen (1890). Agrégé du Trésor public.

Secrétaire-trésorier de la Chambre des avoués de cet arrondissement.

Agréé près le Tribunal de commerce de cette ville.

 

Puig.

Professeur de mathématiques élémentaires au Lycée d'Agen.

 

Pujos (Pierre-Théodore).

Notaire à Casteljaloux (1880).

Membre de la Chambre des notaires de l'arrondissement de Nérac.

 

Puy de Goyne (Max du), né à Siorac (Dordogne), le 21 mai 1862.

Avocat près le Tribunal civil de Villeneuve.

 

Puységnr (Robert-Charles de Chastenet, comte de), né à Clairac, le 10 avril 1836.

Officier de cavalerie démissionnaire.

Colonel des mobilisés des Hautes-Pyrénées pendant la guerre de 1870-71.

Maire de Bagnères-de-Bigorre de 1884 à 1889.

Président du cercle catholique d'ouvriers de Bagnères-de-Bigorre.

 

Puyvert (marquis de).

Propriétaire du château-de-Boinet, par Monflanquin.

 

Radoult de Lafosse (Jean-François Charles), né à Villeneuve-sur-Lot, le 16 avril 1825.

Ancien ingénieur en chef des Ponts et Chaussées.

 

Ragot (Jean-Baptiste-Abel), né à Allemans-du­Drot, le 11 juin 1860.

Graveur, élève de M. Alphonse Lamotte.

A exposé au Salon de 1893 une gravure au burin : Fileuse, d'après M. André Crochepierre. A obtenu une mention honorable pour ce travail d'une exécution et d'une finesse remarquables.

 

Raine (Jean-François-Nelson), né à Samazan, le 27 mai 1813.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, le 30 novembre 1841 ; exerce à Samazan depuis cette époque.

Le grand-père de M. le Dr Raine était notaire royal dans le même pays.

 

Rambaud (Louis), né à Saint-Pardoux-du-Breuil, le 30 mai 1833.

Avoué au Tribunal civil de Villeneuve, le 15 septembre 1858.

Avoué honoraire, le 11 mai 1889.

 

Rambaud (Jean-Charles-Siméon, abbé), né à Lévignac, le 5 janvier 1844.

Curé de Saint-Pierre de Tonneins.

 

Ramondou (Henri), né à Penne, le 2 avril 1860.

Sous-préfet de Saint-Flour.

Officier d'Académie.

 

Rampillon (abbé Antoine), né à Monbahus, le 9 mars 1850.

Professeur au Petit séminaire d'Agen.

 

Randé (Jean-Albert-Eugène), né à Clermont-Dessus, le 16 décembre 1850.

Juge au Tribunal civil de Condom.

 

Ranse (Félix-Henri de), né à Razimet, le 12 juillet 1834.

Docteur en médecine à Paris, membre correspondant de l'Académie de médecine, rédacteur en chef de la Gazette médicale, médecin consultant aux eaux de Néris (Allier).

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Ratier (François-Ernest-Charles), né à Villeneuve- sur-Lot, le 5 avril 1853.

Membre de la Société académique d'Agen.

M. Ratier est l'auteur d'un grand nombre de petites poésies en français et en patois.

 

Ratoin (Emmanuel), né à Agen, le 3 mars 1862.

Avocat à la Cour d'appel d'Agen.

M. Ratoin a publié : Nos nouvelles colonies, Le Congo, in-8°, 1892.

A fait, paraître des études de vulgarisation et d'économie politique dans diverses revues : Revue scientifique, Journal des Economistes, La Nature, etc. ; a publié sous le pseudonyme de Jean Gascogne, un volume de nouvelles : Ne parlons pas politique, et plusieurs monologues et pièces de théâtres : Azor, un acte, joué au Théâtre moderne, Le Tatoué, un acte, en collaboration avec Pol Valence, Réserviste, un acte, joué aux Variétés, Corignan contre Cori­gnan, trois actes, en collaboration avec Georges Rolle, joués au théâtre Cluny.

 

Raynier (Paul), né à Ste-Livrade, le 18 avril 1866.

Juge suppléant près le Tribunal civil de première instance de Nérac.

 

Rébonis (Jean- Marie-Hippolyte), né à Valence d'Agen, le 16 avril 1856.

Ancien élève de l'École des chartes, archiviste-paléographe, licencié ès lettres, avocat.

Sous-bibliothécaire à la bibliothèque de la Sorbonne.

 

Rébouis (H.-Émile).

Archiviste paléographe, avocat, a publié :

Les Coutumes de l’Agenais, Monclar, Monflanquin, Saint-Maurin, in-8. - Les Coutumes de l'Agenais, Nomdieu, Sauvagnas, in-8. - Coutumes de Castel-Amouroux et de Saint-Pasteur-en-Agenais, in-8. - Coutumes de Castelsagrat en-Quercy, in-8. - Coutumes de Puymirol-en-Agenais, in-8. - Étude historique et critique sur la peste, in-8.

M. Rébouis a, de plus, traduit de l'anglais l'Histoire romaine de miss Corner.

 

Récéjac (Édouard-Jérôme, abbé), né à Villeneuve-sur-Lot, le 5 janvier 1853.

Docteur en théologie.

Curé de Camiran (Gironde).

M. l'abbé Récéjac est l'auteur de la Résurrection de la chair devant la raison et la science selon la doctrine de Saint Thomas d'Aquin.

 

Régis, né le 31 juillet 1841.

Receveur de l'Enregistrement à Agen. (Actes judiciaires et domaines.)

 

Regnault (Jean-Marie), né à Tonneins, le 8 décembre 1866.

Substitut du procureur de la République près le Tribunal civil de Saint-Lô.

 

Réjaut (Jean), né à Caumont-sur-Garonne, le 1er avril 1843.

Notaire à Beauville (1880).

Membre de la Chambre des notaires de l'arrondissement d'Agen.

Premier suppléant du juge de paix du canton de Beauville.

Agréé près le Tribunal de commerce de cette ville.

 

Ribet (Pierre), né à Lacaugne (Haute-Garonne), le 3 septembre 1855.

Substitut du procureur général près la Cour d'appel d'Agen.

 

Ricard (Jean-Étienne), né à Laroque-Timbaut, le 3 août 1854.

Docteur en médecine (Faculté de Paris, 1880), à Agen.

Chirurgien de l'hôpital Saint-Jacques.

Médecin du Bureau de bienfaisance.

Membre du Conseil d'hygiène et de salubrité publique du département de Lot-et-Garonne.

Médecin assermenté de l'administration.

Médecin légiste près du parquet d'Agen.

 

Ricard.

Membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton de Seyches.

 

Richemont (Philippe-Auguste-Albert, vicomte de), né à Bordeaux, le 18 juin 1841.

Docteur en droit, lauréat de la Faculté de droit de Paris.

Ancien maitre des requêtes au Conseil d'État. Maire de Tombebœuf.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

Chevalier de la Légion d'honneur.

Propriétaire du château de Boisverdun.

 

Richemont (Louis-Auguste-Ferdinand), né le 24 octobre 1843.

Officier supérieur de cavalerie.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Rigaud (Émile), né à Clairac.

Docteur en médecine à Agen.

Ancien interne des hôpitaux de Paris et de la Maternité.

Membre de la Société anatomique.

 

Riou-Kérangal.

Docteur en médecine de la Faculté de Montpellier (1884), exerce à Bouglon.

 

Ripert (Jules), né à Angers, le 22 décembre 1848.

Propriétaire du château de Rites, près Caudecoste.

 

Rivero.

Professeur de troisième au Lycée d'Agen.

Officier d'Académie.

 

Rivière (Madame).

Directrice de l'école primaire à Villeneuve-sur-Lot.

Membre du Conseil départemental de l'instruction publique.

 

Rizon.

Notaire à Montagnac-sur-Auvignon (1874).

Trésorier de la Chambre des notaires de l'arrondissement de Nérac.

 

Robin (G.).

Avoué à Nérac (1881).

Président de la Chambre des avoués de cet arrondissement.

 

Robin (Jean-Jules), né à Marmande, le 21 mars 1858.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris (22 novembre 1883).

 

Rocher (Armand), né à Baleyssagues, le 31 janvier 1851.

Pharmacien de 1ère classe à Duras.

Ancien conseiller d'arrondissement (canton de Duras).

 

Rocher.

Docteur-médecin à Monflanquin, a été reçu docteur, en 1890, par la Faculté de Paris.

 

Rochon-Duvigneaud (Émile-François-Joseph), né à Allemans (Dordogne), le 20 mars 1830.

Conseiller à la Cour d'appel d'Agen.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Rodié (Dominique-Maurice), né à Tonneins, le 15 avril 1845.

Chef d'escadron de gendarmerie, commandant la compagnie de la Haute-Garonne.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Rolland (Pierre-Germain-Georges), né à Agen, le 12 mars 1857.

Docteur en médecine, ancien interne des hôpitaux de Bordeaux.

 

Rolland de Lastous (Camille de), né à Agen, le 16 septembre 1845.

Capitaine d'infanterie en retraite.

Chevalier do la Légion d'honneur.

 

Rontin (Alcide), né à Mézin, le 22 octobre 1844.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, en 1873, maire de Mézin, membre du Conseil général de Lot-et-Garonne et du Conseil départemental de l'instruction publique.

 

Ronzet (Clément-Simon, du), né au château de Bourguet, commune de Saint-Hilaire-Peyroux (Corrèze).

Notaire à Bouglon (1886).

La famille du Ronzet est originaire du château de son nom, commune de Giat (Auvergne). Du XIIe au XIXe siècle, elle se répandit en Nivernais, en Berry, en Limousin, en Combrailles, en Auxerrois et dans la Marche.

Pendant la Révolution, un des du Ronzet fut maire de Namur (Belgique) ; un autre, député de la noblesse d'Auvergne, aux États généraux. Les autres branches que celles de la Marche, s'éteignirent dans le trouble du temps.

Vers le milieu du XVIIIe siècle, une des deux branches de la Marche, celle établie au château du Bosc, commune de Malleret, émigra à l’île de France (aujourd’hui île Maurice), où elle subsiste encore, assez nombreuse. L'autre, s'établit à Ussel (Limousin), puis à Felletin (Marche) ; c'est celle qui, il y a cinquante ans, était à Saint-Hilaire-Peyroux (Corrèze), et se trouve représentée, aujourd'hui, par le notaire de Bouglon.

Titres : marquis de La Roche, comtes du Ronzet, barons de Giat, etc., etc.

Armes : d'or à cinq bandes d'azur.

Devise : Fidelis honori.

La famille de La Roche du Ronzet, etc., serait de commune origine avec celle de La Roche-Aymon (voir d'Estrées (l'abbé), Généalogie de la maison de La Roche-Aymon. Paris, 1776 (in-folio). - Voir aussi Armorial général de la France, par d'Hozier (13 vol., 1628-1668), et plus de cinquante autres auteurs.

 

Roquemaurel (Guy-Louis-Joseph, comte de).

Propriétaire du château de Malvirade.

Officier d'artillerie de l'armée territoriale.

Roques (Pierre-Édouard), né à Villefranche-de-Belvès (Dordogne), le 22 juillet 1851.

Licencié en droit.

Notaire à Penne (1876).

Premier adjoint au maire et suppléant de la justice de paix.

 

Roques (Pierre), né à Villeneuve-sur-Lot, le 24 octobre 1866.

Directeur du Progrès de Lot-et-Garonne.

 

Roquette-Buisson (Marie-Joseph-Georges, comte de), né le 8 septembre 1841.

Ancien préfet.

Trésorier-payeur général à Agen.

 

Rouch, né le 19 juin 1856.

Sous-inspecteur de l'Enregistrement, des Domaines et du Timbre à Agen.

 

Rouget (Louis-Étienne), né le 18 février 1835.

Chef de bataillon commandant le bureau do recrutement de Marmande.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Rougier-Grangeneuve (É.), né à Caumont-sur-Garonne, le 20 octobre 1856.

Docteur en médecine.

 

Roulliès (Émile-François), né à Agen, le 21 janvier 1836.

Lieutenant-colonel du 3e hussards.

Officier de la Légion d'honneur.

 

Roulliès (Jacques-Louis-Antoine), né à Agen en 1862.

Docteur en médecine (Faculté de Paris, 1888), exerce à Agen.

 

Rouquarol.

Professeur de mathématiques physiques et naturelles au Lycée d'Agen.

Officier d'Académie.

 

Roussange (Étienne-Paul), né à Saint-Junien (Haute-Vienne), le 28 mars 1838.

Lieutenant-colonel commandant la 17e légion (bis) de gendarmerie à Agen.

Chevalier de la Légion d'honneur et du Mérite militaire (Espagne).

 

Roussel (Charles-Jean-Jules), né à Nîmes, le 8 février 1838.

Licencié ès lettres.

Proviseur du Lycée d'Agen.

Officier de l'Instruction publique et de l'ordre du Medjidieh.

 

Routier (Arnaud-Edmond), né à Astaffort, le 10 octobre 1853.

Docteur en médecine.

Chirurgien des hôpitaux de Paris.

 

Routier (André), né à Astaffort, le 9 octobre 1868.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 27 juillet 1893.

 

Routin.

Membre du Conseil général pour le canton de Mézin.

 

Roux (Bernard-Joseph-Adrien), né à la Plume, le 26 juillet 1837.

Docteur en médecine de la Faculté de Strasbourg (1861).

Médecin-major de 1ère classe en retraite.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Roux (Bertrand), né à Sarlat (Dordogne), le 3 mars 1836.

Président de Chambre à la Cour d'appel d'Agen.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Roux (Gabriel), né le 30 janvier 1853.

Docteur en droit.

Ancien juge suppléant au Tribunal de la Seine.

Substitut du procureur général près la Cour d'appel d'Agen.

On doit à M. Roux : Omer Talon et Denis Talon, discours de rentrée de la Cour d'Agen, octobre 1893.

 

Roux (Pierre), né en 1848.

Docteur-médecin de la Faculté de Paris (1872), M. Roux exerce à Tournon.

Il est chevalier de la Légion d'honneur.

 

Roux.

Membre du Conseil général pour le canton de Tournon-d'Agenais.

 

Rozès (Jean, abbé), né à Agen, le 20 avril 1856. Professeur d'histoire à l'institution Saint-Caprais d'Agen.

 

Rozières (Jean-Alphonse), né à Espiens, le 2 juillet, 1854.

Directeur de l'école publique de Casteljaloux,

 

Rumeau (l'abbé Joseph), né à Tournon d'Agenais, le 11 janvier 1849.

Vicaire général du diocèse d'Agen.

Sabatier (H.), né à Agen, le 30 avril 1848.

Secrétaire-archiviste de la Chambre de commerce d'Agen.

 

Sagan.

Docteur de la Faculté de médecine de Montpelliers depuis 1870, M. Sagan s'est fixé à Tonneins, où il exerce.

 

Saige (Élie-Jean-Baptiste-André), né à Bazas (Gironde), le 1er avril 1851.

Licencié en droit.

Receveur de l'Enregistrement à Tonneins.

 

Saint-Amant (Fournier de).

Président du Comice agricole de Nérac.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Saint-Arroman (Jean-Baptiste), né à Aubiet (Gers), le 1er juin 1853.

Notaire à Caudecoste (1881).

 

Saint-Exupéry (marquis de).

Membre de la Société des agriculteurs de France.

Propriétaire du château d'Arasse, par Agen.

 

Saint-James (Édouard), né à Issoudun, le 22 octobre 1851.

Docteur en droit.

Procureur de la République près le Tribunal civil de Marmande.

 

Saint-Loup (Roger, baron de), né à Toulouse, le 23 mars 1859.

Propriétaire du château de Saint-Loup, par Vérac.

La maison de Saint-Loup porte : D'azur à la croix de Lorraine accostée de deux étoiles et accompagnée en pointe d'une coquille, le tout d'or.

Elle est alliée aux de Sambucy de Sorgues, aux de Castillon de Saint-Victor, aux Lefranc de Pompignan.

 

Saint-Luc Courborieu (Romain), né à Montaut, le 2 août 1817.

Ancien conseiller à la Cour de cassation.

Officier de la Légion d'honneur.

 

Saint-Marc (Pierre-Victor-Henri), né à Miramont, le 29 mars 1855.

Professeur à la Faculté de droit de Bordeaux. Officier d'Académie.

 

Saint-Marc (François de Salles Pascal de Jaen), né à Agen, le 6 décembre 1829.

Avocat, M. Saint-Marc a publié les Généalogies des maisons de Mercœur et de Lastic.

 

Saint-Martin de Veyran (Georges). Propriétaire du château de Veyran.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

Conseiller municipal.

 

Sainte-Marie (Ch. de), né en 1829.

Docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, 1853, exerce à Port-Sainte-Marie.

 

Sajous (Jules), né à Arreau, le 21 mars 1842.

Receveur principal des Postes et Télégraphes à Agen.

 

Salebert (Philippe-Albert), né à Port-Sainte-Marie, le 21 juin 1858.

Médecin-major au 124e de ligne.

 

Salefranque (Jean-Joseph), né à Casteljaloux, le 19 mars 1818.

Ancien maire et ancien juge de paix de son pays natal, M. Salefranque est l'auteur d'un Poème national, in-8,

 

Salelles (Joseph).

Maire du Mas-d'Agenais.

Notaire (1856).

Président de la Chambre des notaires de l'arrondissement de Marmande.

 

Salse (Jean), né en 1819.

Médecin à Madaillan, M. Salse a été reçu docteur en médecine par la Faculté de Paris, en 1845.

 

Saltel (André), né à Rodez, le 21 novembre 1862. Licencié en droit.

Greffier en chef du Tribunal civil de Villeneuve-sur-Lot.

 

Samondès (Louis), né à Gontaud en 1852.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris en 1878.

Exerce la médecine à Gontaud.

Vice-président de l'Association des Médecins de Lot-et-Garonne.

Les Samondès sont originaires de Cambes près Ver­teuil ; depuis deux siècles ils ont suivi des carrières libérales. Citons en descendance directe : Étienne S., mort en 1693, maître-chirurgien, à Verteuil. - Joseph S., reçu docteur en 1777. - Jean-Baptiste S., docteur de la Faculté de Paris, en 1815. - Léon S., docteur de la Faculté de Paris, en 1847.

 

Sansac (Pierre de), né à Nérac, le 13 janvier 1835.

Juge de paix du canton de Damazan.

 

Sansey (Charles, abbé), né à Port-Sainte-Marie, le 20 octobre 1818.

Curé de cargues.

M. l'abbé Sansey est l'auteur de quelques poésies patoises.

 

Sardelys (Deville, marquis de).

Ancien trésorier-payeur général.

Chevalier de la Légion d'honneur.

Propriétaire du château d'Agmé, par Gontaut.

 

Sarraute (Pierre-Louis), né à la Havane, le 8 décembre 1850.

Lauréat de la Faculté des lettres et de droit et de l'Académie de législation de Toulouse.

Président du Tribunal civil de Villeneuve-sur-Lot propriétaire d'importants vignobles dans le Sauternais.

Membre de l'Académie de législation de Toulouse.

M. Sarraute est l'auteur de nombreux articles dans le Journal dit Ministère public, le Bulletin et l'Annuaire de la Société de législation comparée, dans les Archives de l'Anthropologie criminelle, etc., et des ouvrages suivants :

Le Caractère de la puissance paternelle chez les Romains, 1882, 1 brochure in-8 (ouvrage couronné par l'Académie de législation). - La Réforme des tribunaux correctionnels, les Assises correctionnelles en Italie, compte-rendu de l'ouvrage de M. Alianelli, intitulé : « Economie nell' amministrazione della giustizia correzionale », 1882, 1 brochure in-8. - Manuel théorique et pratique des greffiers des tribunaux civils des justices de paix et des Cours d'appel. - Traité théorique et pratique de la réhabilitation des condamnés (couronné par l'Académie de législation), in-80, 1884. - De l'Incapacité des aliénés (couronné par l'Académie de législation). - Des Applications judiciaires de la Sociologie criminelle, in-8°, 1889. - Manuel théorique et pratique du juge d'instruction, in-8°, 1890. - Le Code pénal pour le royaume d'Italie, traduit, annoté et précédé d'une introduction, in-8°, 1890.

Avant d'être président du Tribunal de Villeneuve, M. Sarraute a occupé les fonctions de substitut à Ribérac, à La fléole et de juge au Tribunal de Périgueux.

 

Sarrette (Hermann), né à Lacaussade, le 18 octobre 1822.

Ancien député de Lot-et-Garonne à l'Assemblée nationale (1871-1876), M. Sarrette représenta l'arrondissement de Villeneuve à la Chambre des députés de 1876 à 1885. Aux élections de 1885, il fut le seul élu de la liste conservatrice. En 1889, il a cessé de faire partie de la Chambre.

M. Sarrette est membre du Conseil général de Lot-et-Garonne, pour le canton de Monflanquin.

 

Sarrette (Edgar), né à Monflanquin, le 20 mai 1847.

Fils du précédent.

Licencié en droit.

Propriétaire du château de Caubel, par Monflanquin.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

Ancien officier de la garde mobile et de l'armée territoriale.

 

Sarrette (Pierre-Georges), né à Lacaussade, le 6 mai 1827.

Directeur des contributions directes en retraite.

 

Sarrette, né le 14 février 1865.

Fils de M. André Sarrette, colonel du 34 de ligne, décédé en 1869.

Receveur de l'Enregistrement, à Saint-Julien­-Chapteuil (Haute-Loire).

 

Sarrouille, né le 17 avril 1861.

Receveur de l'Enregistrement à Castillonnès.

 

Sassagnac (Gustave), né à Ligardes (Gers), le 16 juin 1847.

Notaire à Francescas (1873).

Président de la Chambre des notaires de l'arrondissement de Nérac.

 

Sauné (Étienne Calixte-Hermann), né à Marmont-Pachas, le 2 août 1841.

Docteur en médecine à Saint-Mézard (Gers).

Lauréat de l'Académie de médecine.

 

Schaeffer (Eugène), né à Obernai (Alsace), le 2 octobre 1845.

Chef d'escadron commandant la compagnie de gendarmerie du département de Lot-et-Garonne, à Agen.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Schlœsing (Fernand), né à Strasbourg, le 29 février 1852.

Ancien élève des Lycées d'Agen et de Bordeaux.

Ancien élève de l'École polytechnique.

Ancien ingénieur aux chemins de fer de l'Est.

Ingénieur-expert jouissant d'un grand crédit auprès des Tribunaux civils et administratifs.

Propriétaire du château de Pautard, par Monflanquin.

Suppléant du juge de paix du canton de Monflanquin.

Chef du parti républicain de ce canton.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Ségninard (Jean), né à Savignac (Gironde), le 25 août, 1856.

Notaire à Meillian (1885).

 

Seignouret (Pierre-Édouard), né à Agen, le 31 décembre 1825.

Ancien élève de l'École polytechnique.

Ancien maire de Preignac (Gironde).

Ancien président du Comice agricole de Lesparre.

M. Seignouret est l'auteur de nombreuses brochures ayant trait à l'agriculture et à l'économie politique.

 

Seilhan (Jean-Joseph-Raymond-Germain), né au Mas-d'Agenais, le 10 février 1862.

Juge au Tribunal de première instance de Corbeil.

 

Selsis (Claude-Bernard).

Agriculteur à Vienne.

Chevalier du Mérite agricole.

M. Selsis a apporté de notables perfectionnements à la viticulture en propageant l'emploi de nouveaux cépages.

 

Seré de Lanauze (Abel de), né au château de Sainte-Marthe, le 17 mai 1845.

Maire de Sainte-Marthe.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

La maison de Seré est originaire du Béarn. Raymond de Seré pourvu par le comte de Béarn, roi de Navarre, d'une charge dans ce royaume, s'allia vers 1480 à la maison de Lanuza, d'Aragon, maison déjà puissante qui allait donner un vice-roi à l'Aragon en 1520 en la personne de don Juan de Lanuza et plus tard plusieurs justizas dont les derniers portèrent leurs têtes sur l'échafaud pour avoir voulu défendre contre le despotisme du sombre Philippe II les fueros et les libertés de leur patrie, 1581. Après la perte de Pampelune, 1512, Jean d'Albret se relira pendant quelque temps dans les vieilles possessions de sa maison. Les fils de Raymon de Seré raccompagnèrent, se fixèrent définitivement à Sainte-Marthe et suivant l'usage espagnol, ajoutèrent le nom de leur mère à leur nom patronymique et c'est de cette circonstance qu'est venu l'usage dans cette famille de désigner le second des fils du nom de Lanauze (l'antique Lanuza francisé). En 1798, messire Raymond de Seré, écuyer, étant décédé sans postérité, son frère puîné Jean de Seré de Lanauze a définitivement réuni les deux noms que portent depuis cette époque tous les membres de cette famille.

 

Serr (Philippe-André-Henri), né à Villeneuve-sur-Lot, le 12 février 1857.

Sous-préfet de Montreuil-sur-Mer, du 7 janvier 1891.

A été nommé conseiller de préfecture de la Drôme, le 20 mars 1884, et du Pas-de-Calais, le 29 janvier 1888.

A reçu une médaille d'honneur du Ministre de l'Intérieur, à la suite de l'épidémie de choléra de '1892, dans l'arrondissement de Montreuil.

 

Serres (Pierre-Charles-Jérôme), né à la Roque­-Timbaut, le 21 octobre 1853.

Ancien rédacteur en chef de l'Indépendant du Lot-et-Garonne.

Ancien sous-préfet.

 

Serret (François-Jules), né à Agen, le 22 mai 1827.

Avocat, journaliste, membre de la Société académique d'Agen.

Outre un très grand nombre de brochures,

M. Serret a publié un important ouvrage in-8 intitulé : Les Sénéchaux, Préfets et Magistrats municipaux d'Agen, depuis les temps anciens jusqu'à nos jours, 1886.

 

Sevin (Armand de).

Ancien conseiller général de Lot-et-Garonne.

Propriétaire du château de Ferrussac.

 

Sibrac (Jean), né à Nérac, le 19 avril 1845.

Avocat, ancien maire de Nérac.

 

Sigalas (Antoine-Clément-Marie), né à Sainte-Bazeille, le 23 novembre 1866.

A fait ses études secondaires au Collège de Marmande.

Licencié ès-sciences physiques (1884).

Pharmacien de 1ère classe (1888).

Docteur en médecine (1890).

Lauréat de la Faculté de médecine de Bordeaux : Médaille d'or (1890), prix triennal Gintrac (1891).

Préparateur de physique à la même Faculté (1883).

Chef des travaux du laboratoire de physique (1886).

Chargé d'un cours complémentaire (1890).

Agrégé des Facultés de médecine (concours de 1892).

Travaux scientifiques : Recherches sur les phénomènes chimiques de la respiration chez l'homme. - Sur l'azote du sang. - Recherches expérimentales de calométrie animale. - Sur l'excitation galvanique des nerfs. - Sur la chaleur de coagulation du sang. - Sur l'action des bains froids sur les températures fébriles. - Variations corrélatives, sous l'influence des bains froids, de la température centrale et des combustions respiratoires.

 

Sigalas (Michel), né à Marmande, le 28 janvier 1812.

Ex-chirurgien de l'hôpital de Marmande ; ex-conservateur du virus-vaccin pour ce même arrondissement ; ex-membre du Conseil d'hygiène et, de salubrité publique. Honoré de récompenses nationales et départementales.

Retiré à Saint-Pierre-de-Nogaret, près Gontaud.

 

Simon (Jean-Pierre-Valmon), né à Sarrest, commune de Varès, le 9 septembre 1837.

Chef de bataillon d'infanterie en retraite.

Commandant du recrutement à Aurillac.

Chevalier de la Légion d'honneur.

M. Simon est plus connu, dans le canton de Tonneins, sous le nom de Tibulle Simon (de Sarrest).

Le fief de Sarrest appartient à la même famille depuis un temps immémorial : 1472, l'église paroissiale est délaissée aux habitants, et les terres nobles qui en dépendent sont laissées à un Sarrest ; 1645, Jean de Sarrest, advocat du Roy au Parlement de Bordeaux, marié à damoizelle Sarra Dupin ; vers 1710, Jean Sarrest, bourgeois de Tonneins, marié à damoizelle Marie Desclaux ; ensuite Alexandre Sar­rest, son fils aîné, maire et premier consul de la ville de Tonneins, marié à damoizelle Marthe d'Estérac ; 1793, Marie-Élisabeth Sarrest, sa fille, mariée à François Réau, maire de Vares, fils de Jacques Réau, capitaine de vaisseau de commerce, marie, en 1755, à damoizelle Besse de Belleprade ; 1854, enfin Marie-Félicité Réau, fille de François Réau, mariée en janvier 1836 à Simon Pierre-Alexandre, ancien fonctionnaire civil, qui l'a laissé a son fils aîné dénommé plus haut.

Le roi Louis XIII coucha au château de Sarrest le 21 juillet 1621, en allant avec son armée assiéger Clairac et venant d'Hautes-Vignes, une crue du Tolzat avait arrêté la marche de son armée.

 

Simon (Clément-Gustave), né à Tulle, le 4 juillet 1833.

Ancien procureur général près les Cours d'appel de Pau et d'Aix.

Membre de la Société académique d'Agen.

Chevalier de la Légion d'honneur.

On doit à ce savant magistrat : Le Testament du maréchal de Monluc. - Alain d'Albret et la succession de Bretagne. - Le Père Martial de Brive. - La muse séraphique au XVIIe siècle. - La gaieté et Baluze.

 

Simorre (Albert-Daniel de), né le 20 mars 1846. Licencié en droit.

Membre du Conseil de préfecture de Lot-et-Garonne (1ère classe personnelle).

 

Solmiac.

Avoué près le Tribunal civil de Villeneuve-sur-Lot (1850).

Secrétaire de la Chambre des avoués de cet arrondissement.

 

Sorbets (Pierre-Éloi), né à Nérac, le 22 mars 1850.

M. Sorbets a publié des poésies, des monologues et fait représenter deux comédies.

 

Soubiran (Jean).

Notaire à Puymirol (1890), maire de cette commune, conseiller général.

Suppléant de la justice de paix.

 

Soulage (Georges de).

Propriétaire à Toursac.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Soulard.

Professeur de dessin et d'enseignement spécial au collège communal de Marmande.

Officier d'Académie.

 

Soulé (Charles-Xavier), né à Lamontjoie, le 22 septembre 1828.

Ancien officier supérieur du génie, M. Saulé avait été nommé directeur des travaux publics au Sénégal (1885), mais son état de santé ne lui permit pas d'accepter ces importantes fonctions.

Il est chevalier de la Légion d'honneur.

 

Sourbès (Jean-Paul), né à Condom (Gers), le 19 mai 1841.

Docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, 1863, à Mézin.

 

Supervielle (Jean-Jules-René), né à Laugnac, le 14 mars 1853.

Ingénieur des Arts et Manufactures à Paris.

 

Tailhade, né le 4 août 1862.

Receveur de l'Enregistrement à Monclar.

 

Tailhé.

Avoué près le Tribunal civil de Villeneuve (1884).

Rapporteur de la Chambre des avoués de cet arrondissement.

Suppléant de la justice de paix.

 

Tamisey de Larroque (Jacques-Philippe), né à Gontaud, le 30 décembre 1828.

Littérateur, chevalier de la Légion d'honneur.

Son père, Alexandre Tamizey de Larroque, fut longtemps maire de la commune de Gontaud, où lui-même exerça ces fonctions, de 1868 à 1870 ; sa mère est une demoiselle Delmas de Grammont, sœur du général de division de ce nom, mort grand officier de la Légion d'honneur.

M. Tamizey de Larroque, éditeur de correspondances très estimées relatives à l'histoire, à la littérature et à la politique, est membre correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, depuis le 14 décembre 1875.

Il est l'auteur de nombreux travaux littéraires et de publications appréciées. Parmi ses ouvrages nous citerons : Le Sac de Béziers - La Guerre des Albigeois ; - Preuve que Thomas A Kempis n'a pas composé l'Imitation, 1862 ; - Blaise de Monluc ; - Jean Guiton, maire de La Rochelle ; - Notes pour servir à la biographie de Mascaron, 1863 ; - La Tour de Cordouan ; - Salluste du Bartas, documents inédits, 1864 ; - François de Noailles, évêque de Dax ; - La Vie des poètes gascons ; De la question d'emplacement d'Uxellodunum, 1865 ; De la fondation des bibliophiles de la Guyenne, 1866 ; - Le Château de Nérac ; - Essai sur la vie et les ouvrages de Florimond de Raymond ; - La Reprise de la Floride, 1867 ; - Jean de Monluc, évêque de Valence, 1868 ; - Histoire de la commune des Hautes-Vignes Valence ; Bertrand de Vignolles ; - Notice sur le prieuré de Sainte-Livrade, 1869 ; - Guy du Faur de Pibrac, - le Comte de Comminges ;        le Président de Banconnet, 1871 ; - Notice sur la ville de Marmande ; - le Maréchal d'Estrades ; - Des récents travaux sur Massillon, 1872 ; - Guillaume du Vair ; - Les Poètes Bordelais et Périgourdins ; - Jean-Louis de Balzac, 1873 ; - Documents inédits pour servir à l'histoire de l'Agenais ; - Le Cardinal d'Armagnac, 1874 ; - Documents inédits sur Gaffendi ; - Notes sur la vie et les ouvrages de l'abbé J.-J. Boileau ; - De la correspondance inédite de B. de Monfaucon, 1877 ; - De l'emprisonnement de l'abbé Faydit, notes et documents inédits, 1878 ; - Mazarinades inconnues, 1879 ; - Lettres de Jean Chapelain, 1880 ; - Documents inédits pour servir à l'histoire de la ville de Dax, 1894 ; - Recueil de la correspondance de Peiresc, lettres inédites annotées, formant une publication composée de 17 volumes complétés par des lettres des correspondants de Peiresc, parues dans diverses feuilles périodiques.

 

Tardieu (Gabriel), né à Bordeaux, le 12 mai 1855.

Élève de l'École militaire de Saint-Cyr, M. Tardieu est actuellement capitaine au 57e de ligne. Il a fait la campagne de Tunisie.

Le capitaine Tardieu est, devenu Agenais par son mariage avec Mlle Josèphe Amblard ; il occupe ses congés faire de l'agriculture au château de Quissac, près Agen ; fidèle en cela la vieille devise militaire : « Ense et arato. »

 

Taurel (Jean-Léon).

Instituteur en retraite à Monflanquin.

Administrateur de l'hospice.

Officier de l'Instruction publique.

 

Tauzin (Émile), né à Virazeil, le 15 janvier 1847.

Juge au Tribunal de commerce de Marmande.

 

Tauzin (Pierre-Fernand), né à Samazan, le 5 février 1859.

Docteur en médecine.

 

Termes (Henri), né à Sartoux (Alpes-Maritimes), le 31 janvier 1857.

Docteur en médecine de la Faculté de Lyon, exerce à Casteljaloux depuis 1886.

Médecin inspecteur du premier âge, médecin de l'hospice de Casteljaloux, médecin de la Compagnie des chemins de fer du Midi.

Délégué cantonal pour les écoles du canton.

M. le Dr Termes est le fils de M. Termes, entreposeur des tabacs en retraite à Aiguillon, lui-même originaire du Mas-d'Agenais.

 

Testat (Germain-Oscar), né à Devillac, le 6 août 1845.

Avocat, ancien chef de cabinet du préfet du Rhône.

M. Oscar Testut a publié, outre de nombreuses brochures :

L'Internationale ; son origine, son but, son caractère, ses moyens d'action, ses statuts, in-12. - Le Livre bleu de l'Internationale, in-12. - L'Internationale et le Jacobinisme, 2 vol. in-8.

 

Teyssier (Antoine-Théodore), né à Tulle (Corrèze), le 22 août 1832.

Directeur départemental des contributions directes à Agen.

D'une famille (Textor, en latin et Teyssier, en roman), établie en Bas-Limousin depuis plusieurs siècles, et qui a compté parmi ses membres ou ses alliés : Jean Teyssier, avocat, qui avait institué à Tulle le concours littéraire dit de l'Églantine, mort à Bordeaux, en 1555 ; Antoine de Latour, évêque de Tulle, mort en 1595 ; Bertrand de Latour ; Étienne Baluge (1630-1718), historien, qui fut bibliothécaire de Colbert ; des Trésoriers de France, en la généralité de Limoges (voir Institutio Ecclesie Tutellevsis, traduite par F. Bonnelye, page 3), le colonel Dumond, de Brive et le général Vachot.

 

Thibaut (Jean), né à Sainte-Bazeille, le 9 septembre 1823.

Inspecteur primaire en retraite, Officier d'Académie.

 

Tholin (Georges-Eustache), né à Amplepuis (Rhône), le 26 décembre 1843.

Ancien élève de l'École des Chartes, archiviste-paléographe, correspondant du Ministère de l'Instruction publique et des Beaux-arts et de la Société des antiquaires de France, M. Tholin est archiviste du département de Lot-et-Garonne depuis 1867.

Il est membre de la Société des sciences, lettres et arts d'Agen et officier de l'Instruction publique.

M. Tholin a publié :

Notice sur l'église d'Aubiac. - Notice sur l'église de Layrac. - Le Siège du château de Madaillan, per le maréchal de Monluc (1572-1575). Notices sur les sépultures anciennes découvertes dans le département de Lot-et-Garonne. - Études sur l'architecture religieuse de l'Agenais du Xe au XVIe siècle, in-8, avec supplément. - Des Tailles et des Impositions au pays d'Agenais durant le XVIe siècle, in-8. - Archives municipales d'Agen. Chartes (avec M. Ad. Magen), in-4°. - Aperçus généraux sur le régime municipal de la ville d'Agen au XVIe siècle. - Notes sur les stations, les oppidums, les camps et les refuges du département de Lot-et- Garonne. - Notes sur la chasse dans l'Agenais. - Les anciens Hôtels de Ville et le local du Musée d'Agen. - Le Livre de raison des Daurée d'Agen (1491-1571), in-18. - Quarante jours en Italie. Lettres à M. Ad. Magen. - Un mois en Algérie. - Documents sur le mobilier du château d'Aiguillon, confisqué en 1792. - Le Carnet d'un franc-tireur. - Documents inédits pour servir à l'histoire de l'Agenais. - Cahiers des doléances du Tiers-État du pays d'Agenais aux États généraux (1588, 1614, 1649, 1789), in-8. - Ville libre et barons. Essai sur les limites de la juridiction d'Agen, in-8. - Un Château gascon au moyen âge (avec M. P. Benouville). - Les Ordonnances de police des consuls d'Agen. - Catalogue des travaux personnels, dossiers généalogiques, pièces diverses et bibliothèque de Mme la comtesse Marie de Raymond, in-8. - Histoire et description de l'Hôtel de la Préfecture d'Agen. - Inventaire du mobilier de Jules Mascaron, évêque d'Agen.

M. Tholin a collaboré à la Grande Encyclopédie, à la Revue de l'Agenais, au Bulletin monumental, etc.

 

Tholouze (Nicolas-Marie-Louis de), né le 15 août 1826.

Ancien conseiller à la Cour d'appel d'Agen.

Thomas (Georges), né à Rochefort-sur-Mer, le 11 novembre 1841.

Fabricant de produits chimiques et pharmaceutiques à Agen.

Secrétaire-trésorier de la Chambre de commerce de Lot-et-Garonne.

Membre du Conseil d'hygiène.

Ancien juge au Tribunal de commerce.

Ancien premier adjoint au Maire d'Agen.

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

Tollemer (Jean-Jules-Marguerite-Barthélemy-Guillaume), né à Toulouse, le 28 janvier 1832.

Licencié en droit.

Directeur de l'Enregistrement, des Domaines et du Timbre à Agen.

 

Toulouse (Jean-Marie-Gabriel), né à Foix, le 28 janvier 1868.

Docteur en droit.

Substitut du procureur de la République près le Tribunal de Ire instance de Marmande.

 

Touret (François-Paul), né en 1837.

Docteur-médecin à Lavardac, M. Touret a été reçu docteur par la Faculté de Paris, en 1864.

 

Tourtarel (Louis), né à Monclar-d'Agenais, le 26 juillet 1867.

Docteur en médecine de la Faculté de Lyon.

On doit à M. le docteur Tourtarel : De l'Identité établie par l'étude du squelette (1892).

 

Treil (Jean-Sylvain), né à Miers (Lot), le 26 novembre 1862.

Notaire à Bouglon (1892).

 

Treilhes (Simon-Alfred), né à Laugnac, le 21 juin 1851.

Substitut du procureur général près la Cour d'appel de Bordeaux.

Avocat à Villeneuve-sur-Lot ; 7 février 1880, substitut à Villeneuve-sur-Lot ; 8 novembre 1880, substitut à Cahors ; 20 octobre 1883, procureur de la République à Lectoure ; 30 décembre 1890, substitut du procureur général à Bordeaux.

Auteur d'une étude intitulée : Le Triumvirat girondin : Vergniaud, Guadet, Gensonné. Discours prononcé, le 16 octobre 1891, à l'audience de rentrée de la Cour de Bordeaux.

 

Trenty (Joseph-Achille), né à Monsempron, le 7 juin 1841.

Avocat et juge suppléant près le Tribunal civil de Marmande.

 

Tréverret (Armand-Germain de), né à Paris, le 1er décembre 1836.

Docteur ès lettres.

Après avoir professé pendant onze ans la rhétorique au Lycée d'Agen, M. de Tréverret fut nommé professeur de littérature étrangère à la Faculté des lettres de Bordeaux (1869).

Membre correspondant de la Société d'agriculture, sciences, lettres et arts d'Agen et de l'Académie de la Langua Espanola (Madrid).

Membre résident de l'Académie de Bordeaux. Chevalier de l'ordre espagnol de Charles III, et chevalier de la Légion d'honneur (depuis 1877).

M. de Tréverret est l'auteur des ouvrages suivants : Du Panégyrique des saints au XVIIe siècle (thèse de doctorat). - L'Italie au XVIe siècle. Études littéraires morales et politiques, 2 vol. in-18. Articles divers sur les littératures anglaise, espagnole et portugaise.

 

Trézéguet (Jean), né à Lavardac, le 20 juillet 1831.

Conseiller à la Cour d'appel de Pau.

 

Trille (Pierre-François-Émile-Eugène), né à Paris, le 16 octobre 1858.

Avocat stagiaire le 21 novembre 1884, inscrit au tableau de l'ordre des avocats près la Cour d'appel d'Agen, depuis le 21 novembre 1887.

Juge suppléant au Tribunal civil d'Agen.

Conseiller municipal d'Agen, de 1888 à 1892.

 

Tronche (Jean-François-Louis), né à Tonneins, le 28 avril 1816.

Ancien sous-chef de bureau au Ministère de la Guerre.

Membre fondateur de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques et membre de la Société des gens de lettres.

Chevalier de la Légion d'honneur.

M. Tronche est l'auteur de : Chants de France, Album poétique, in-4. ; - Des Poèmes anecdotiques, in-12 de 263 pages, qui lui a valu une mention honorifique de l'Académie française (prix Montyon, 1878) et de différentes poésies dont quelques-unes ont été couronnées par l'Académie des Jeux Floraux de Toulouse (il a obtenu un œillet d'argent et une violette d'argent en 1877 et 1878).

Il a publié dans le « Bulletin de la Société des Gens de lettres » une série de Nouvelles qui ont été reproduites par un grand nombre de journaux de Franco et de l'étranger : Sabine, - Le Fils du banquier, - Yvonnette, - Une Vengeance italienne, - Pierre le Noiraud, etc., etc.

Parmi les pièces de théâtre qu'il a fait représenter à Paris, nous citerons notamment : La jeunesse de Benjamin Franklin, 5 actes, - Marc le Créole, 5 actes, - Les Nourrissons de la mère Fanfan, vaudeville, - On demande un Secrétaire, comédie en un acte (au théâtre des Variétés), - Une Ruse de guerre, jouée au Casino de Vichy. - Les Pécheurs de l'Atlantique, au théâtre de Boulogne-sur-Mer, etc.

M. Tronche a, en outre, publié en feuilletons, dans divers journaux : le Château de Fronsac, drame historique en 5 actes, - le Mal de la Peur, 4 actes, - les Deux Soufflets, comédie en un acte, en vers, et beaucoup d'autres œuvres intéressantes.

Il a collaboré au Journal de Lot-et-Garonne, à l'Écho de Marmande et au Journal de Nérac.

 

Tronche (Joseph-Adolphe-Albert), né à Paris, le 25 décembre 1850.

Fils du précédent, sous-chef de bureau au Ministère de la Guerre.

Chevalier de la Légion d'honneur, officier d'Académie.

M. Tronche fils s'est fait connaître comme poète, et comme écrivain. L'Écho de Marmande a inséré quelques-unes de ses productions.

 

Tronchet (Guillaume), né â Villeneuve-sur-Lot, le 22 octobre 1867.

Reçu le n° 3 à l'École des Beaux-arts en 1887 (Section d'architecture).

Élève de MM. André et Laloue, médaillé plusieurs fois dans les concours de l'École.

Archi., diplômé par le Gouvernement en 1891.

Expose au Salon depuis plusieurs années. Ses principales œuvres sont :

Villa Léony, à Villeneuve, 1889. - Église de Moret, aquarelle, 1890. - A Moret, aquarelle, 1891.1892, un Éden. - Projet de Bourse maritime et commerciale. - Une rue à Menton, aquarelle, 1893. - Projet d'opéra-comique. - Une sacristie, 1894.

A obtenu une mention honorable en 1892.

Second grand prix de Rome en 1892.

1ère mention honorable au concours de l'Institut : Achille Leclère, 1893.

 

Tropamer (Jean-Henri), né à Agen, le 30 juin 1815.

Avocat à la Cour d'appel d'Agen. - M. Tropamer est entré dans la magistrature le 31 mars 1842, comme substitut à Cahors (Lot). - Le 28 février 1847, il est substitut du procureur général à Agen, où, le 4 mars 1847, il reçoit des dispenses à raison de sa parenté, au degré prohibé, avec M. Tropamer, premier président. - M. Tropamer fut nommé, le 3 juillet 1852, conseiller à Agen, et, le 14 août 1863, chevalier de la Légion d'honneur. - Il était président de Chambre à Agen, depuis le 11 décembre 1869, lorsqu'il fut mis à la retraite par suite de la loi sur l'épuration de la magistrature (7 septembre 1883).

Vacquié.

Notaire à Saint-Maurin (1875).

Membre du Conseil général de Lot-et-Garonne pour le canton de Beauville.

 

Vassal de Sineuil (Jean-Marie-Albert, comte de) né à Bordeaux, le 2 mai 1832.

Ancien conseiller général de la Dordogne.

Propriétaire du château de Caudouin, près Agen.

 

Vassal-Montviel (Marie-Eugène de), né à Villeneuve-sur-Lot, le 16 août 1863.

Lieutenant au 7e hussards.

 

Védrènes (Jean-Alix), né à Fumel, le 13 janvier 186.

Médecin inspecteur de l'armée en retraite.

M. le docteur Védrènes a traduit du latin les « Expériences sur la régénération des os », de Michel

Troja.

 

Védrines (Étienne de).

Propriétaire du château de Martel, par Monflanquin.

Membre de la Société des agriculteurs de France.

 

Védrines (Lionel de).

Propriétaire du château de Cambes, par Monflanquin.

Membre de la Société des Agriculteurs de France.

 

Védrines (Frédéric-Philippe de), né à Monflanquin, le 18 avril 1862.

Garde général des Eaux et Forêts à Bagnères-de-Bigorre.

 

Verdaulon (Dominique-Louis-François-Joseph), né le 18 janvier 1863.

Juge au Tribunal civil de Marmande.

 

Verdier (Jean).

Propriétaire-éleveur à Casseneuil.

Chevalier du Mérite agricole.

 

 Vergez (Pierre-Marie), né le 16 janvier 1833.

Directeur départemental des contributions indirectes à Agen.

 

Vèzes (Pierre-Maurice), né à Agen, le 20 novembre 1864.

Fils d'un ancien procureur général à la Cour d'appel de Bastia.

Agrégé des sciences.

Ancien préparateur à l'École normale supérieure.

Maître de conférences à la Faculté des sciences de Rennes.

Officier d'Académie.

 

Vigneau (Simon-Osmin), né à Aiguillon, en 1814, décédé à Damazan le 26 mars 1893.

Maire de Damazan de 1851 à 1871.

Président (3 médailles d'honneur) de la Société de secours mutuel Saint-Jean-l'Évangéliste.

 

Vigneau (Ernest-Armand), né à Damazan, le 12 octobre 1836, fils du précédent.

Ancien Élève du Collège d'Agen.

Notaire à Puch depuis le 26 mai 1864.

Ancien président de la Chambre des notaires de l'arrondissement de Nérac.

Membre de la Société de secours aux blessés.

 

Vigneau (Jean-Jules), né à Damazan en 1842, fils et frère des précédents.

Inspecteur principal des Perceptions municipales de la ville de Paris.

 

Vigneau (Marie-Ernest-André), né à Puch, le 18 août 1870.

Fils de M. Vigneau Ernest-Armand.

Ancien élève du Collège de Bazas.

Licencié en droit.

 

Vigouroux (Paulin), né à Tournon.

Capitaine d'infanterie en retraite.

Chevalier de la Légion d'honneur.

M. le capitaine P. Vigouroux a été mis à la retraite le 28 novembre 1858 à la suite de la perte de l'usage d'un membre, d'une blessure reçue à l'Alma (Crimée).

Son nom est inscrit au Salon d'honneur du 7e de ligne.

 

Villatte (Aristide), né en 1810.

Docteur en médecine à Bruch, M. Villatte docteur de la Faculté de Paris, devant laquelle il soutint sa thèse en 1837.

 

Villepreux (Gabriel-Ignace-Louis-Marie-Joseph de), né à Marmande, le 31 juillet 1862.

Avocat à Marmande, M. de Villepreux est l'auteur d'une fantaisie en un acte, en vers : Le Mariage d'Arlequin, représentée à Bordeaux sur le théâtre du cercle des Arts ; et d'un recueil poétique intitulé les Dégoûts (Paris, Savine, 1890).

Il a donné sous son nom et sous divers pseudonymes, notamment sous celui de Jean Queyssel, de nombreux articles de critique littéraire qui ont paru dans le Courrier de la Gironde, le Patriote du Sud-Ouest et autres journaux de la région.

Il est le fils de feu Bernard-Marie-Louis de Villepreux, à qui l'on doit des études historiques très appréciées dont voici les titres : Éléonore de Guyenne (Hachette, 1862). - Le Premier Président de Gourgues et le duc d'Épernon (Paris, Cotillon, 1870). - Étienne Martial Charrié (étude biographique, Paris, Lévy, 1874). - La Restauration et l'Inamovibilité judiciaire (Paris, Gervais, 1881).

 

Villeréal de Lassaigne (Pierre-Louis-Joseph-Alban de).

Ancien maire de Villeréal.

Son père, conseiller à la Cour d'appel d'Agen, maire de Villeréal, a représenté ce canton au Conseil général de Lot-et-Garonne.

 

Villeréal de Lassaigne (P.-J.-Henri de), né le 14 mai 1856.

Fils du précédent.

Officier de cavalerie de l'armée territoriale.

 

Villeréal de Lassaigne (Louis-Paul), né à Fumel, le 5 novembre 1856.

Notaire à Fumel (1884).

Suppléant de la justice de paix.

Lieutenant, d'infanterie au 134e régiment territorial.

Adjoint au maire.

 

Vincens de Tapol (Jean-Timothée), né à Fauillet, le 31 août 1830.

Maire de la commune de Fauillet.

 

Vindrios (Pierre-Mars), né à Pujols, le 8 mars 1838.

Notaire à Penne (1865).

Président de la Chambre des notaires de l'arrondissement de Villeneuve-sur-Lot. Ancien maire.

 

Vinsonneau (Jean), né en 1846.

Docteur, depuis 1873, de la Faculté de Paris, M. Vinsonneau exerce la médecine à Seyches

 

Vital (Paul-François), né à Coussan, le 9 mars 1851.

Juge de paix du canton de Houeillès.

 

Vivie de Régie (Louis-Joseph de) né à Agnac, le 2 octobre 1841.

Ancien magistrat, avocat à Marmande.

 

Vivie de Régie (Jules de).

Avocat à la Cour d'appel de Bordeaux.

Les armes de la famille de Vivie de Régie, en Agenais, sont : D'azur, au chevron d'or, accompagné de trois grenades d'argent, ouvertes de gueules, tigées et feuillées de sinople, les tiges en haut.

 

Vivier.

Ingénieur des Ponts et, Chaussées à Villeneuve-sur-Lot.

Chevalier du Mérite agricole.

 

Werlé (Félix), né à Marmande.

Architecte à Paris, a obtenu une médaille de 3e classe en 1878 et une en bronze en 1889.

 

Witt (Cornélis de), né à Paris, le 29 mai 1852.

M. Cornélis de Witt est le fils de M. Cornélis de Witt, ancien député à l’Assemblée Nationale, ancien sous-secrétaire d’État à l’Intérieur, et le petit-fils de M. Guizot, l’illustre homme d’État.

Engagé volontaire en 1870. Démissionnaire en 1880.

A joué un rôle très actif dans les luttes politiques du département et de la région.

Fondateur des conférences monarchiques et directeur du journal le Paysan du Sud-Ouest.

Depuis quelques années M. Cornélis de Witt s’est surtout attaché à l’étude ses questions sociales et financières, et à la défense des intérêts agricoles.

Il est membre, à Paris, de plusieurs conseils d’administration importants.

 

 

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